Archive | octobre 2019

Los trenes se van al purgatorio de Hernán Rivera Letelier

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Hernán Rivera Letelier es un novelista y poeta chileno (Talca 1950). Se le conoce por sus novelas ambientadas en la pampa salitrera chilena. El hombre sabe sobre lo que escribe porque vivió su infancia en oficinas salitreras y trabajó como adulto en varias de ellas. Empezó su carrera literaria como poeta, ganando varios premios. Poco a poco ha ido construyendo una obra importante, dedicada al norte chileno, ese norte que albergó las salitreras que hicieron la riqueza de Chile en su momento y también de muchos extranjeros. Una pampa chilena que albergó más de 200 salitreras (entre Antofagasta y Tarapacá) y que Hernán Rivera Letelier conoció de cerca. ¿Quién mejor que él puede conocer ese ambiente rico en mitos y leyendas? Hoy en día es un mundo sumido en el olvido.

He comentado en este blog 9 libros de Hernán Rivera Letelier porque me gusta mucho su estilo sencillo con rico vocabulario y muy auténtico. Y como ya lo dije una vez, encuentro que tiene magia para encontrar los títulos de sus libros.

Los trenes se van al purgatorio (2000) es un libro precioso y una relectura para mi. Quise releerlo porque no me acordaba de nada y bien hice porque el libro reúne todo lo que Rivera Letelier sabe hacer a la perfección. Me doy cuenta que el escritor ama  su sujeto, describe a sus personajes con tanta mansedumbre y humanidad, hasta aquellos que son « malos ». Acabo de terminar un libro donde hay maldad en los personajes y puedo comparar con la escritura de Rivera Letelier, tan humana y llena de dulzura.

En este tomo el escritor nos cuenta sobre el Longino como le llamaban al tren Longitudinal Norte (entre La Calera e Iquique) construido entre 1851-1903 y que dejó de funcionar como tren de pasajeros a finales del siglo XX; se usó enseguida como transporte de carga. Este medio de locomoción cambió radicalmente la economía local entre las numerosas salitreras que funcionaban en el norte de Chile (hasta 200) y el resto del país.

En el libro, emprendimos viaje con el Longino, 4 días y 4 noches con 1800 Km de recorrido. Hernán Rivera Letelier nos va presentando sus personajes, todos truculentos, todos con una historia a cuestas, con diálogos y unas situaciones de lo más  enjundiosas y al mismo tiempo que llenas de ternura. Y es un purgatorio que la travesía del desierto de Atacama.

No es un viaje de placer, es un viaje de necesidad, con asientos de madera, sin restaurant y con los baños más apestosos del mundo, pero la gente se va ayudando e ingeniando a medida que pasan los días. El tren va parando en cada salitrera lo que permite una bajada a tierra, un poco de marcha y comprar algo para comer o libar.

Los personajes del libro son inolvidables : el enano parlanchín en búsqueda de su circo, la madre de luto que va a recuperar a su hijo, el músico en pos de su amada, el abuelo con su desvalida nietecita , los gitanos ladrones, las solteronas deslenguadas, la pitonisa erotómana con su madre, etc, etc. Todos juegan un rol en el viaje y tienen algo que contar. Hay momentos terriblemente jocosos y otros más dramáticos,  siempre con ese verbo truculento del autor.

Aparecen personajes que serán recurrentes como el chiflado Cristo de Elqui, el contador de historias y otros más.

Y donde sobresale el relato es cuando Hernán Rivera Letelier describe la pampa chilena, la travesía increíble del desierto más yermo del mundo. Yo creo que nadie lo ha hecho mejor que él hasta ahora.

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El Longino en plena pampa.

 

LOS TRENES SE VAN, Planeta 2000,  ISBN 956-247-257-4

L’île des chasseurs d’oiseaux (1) de Peter May

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Peter May est un romancier et scénariste pour la TV de nationalité écossaise (Glasgow 1951) résidant en France,  naturalisé français en 2016.

L’île des chasseurs d’oiseaux (The Blackhouse 2009) est le premier tome de la trilogie écossaise, un livre primé par le Prix Les Ancres 2010, le Cezam Prix 2011 et le Prix Barry 2013. Les deux tomes suivants sont L’Homme de Lewis (2012) et Le Braconnier du lac perdu (2013).

L’île aux chasseurs d’oiseaux est classé roman noir, policier, mais ce livre est infiniment plus que cela. Il y a une histoire policière avec un crime à élucider, un crime assez sauvage d’ailleurs, mais il y a aussi l’histoire personnelle très forte du policier envoyé de Glasgow pour résoudre ce crime et puis il y a surtout un descriptif magnifique de cette partie reculée du monde, les îles Hébrides extérieures au nord ouest de l’Ecosse.

Le policier en charge (partielle) de l’enquête est originaire de l’île de Lewis faisant partie de l’archipel et il s’est battu pour quitter  cette île. Cela fait 18 années que Finlay (Fionnlagh) Macleod alias Fin, est parti de Lewis et son retour lui fait revivre un passé difficile, semé de faits douloureux qu’il préférerait oublier, enterrer au plus profond de sa mémoire. Mais l’enquête policière fera qu’il devra raviver beaucoup de souvenirs anciens et côtoyer des gens resurgis d’un passé lointain.

De plus Macleod vient de vivre, un mois avant les faits, un deuil très proche et son mariage sombre pour de bon.

La vie sur l’île est assez confinée, ce qui est inéluctable. Les gens se  côtoient trop longtemps, ils vivent en circuit fermé et se connaissent trop bien pour pouvoir prendre de la distance par rapport aux évènements. Ce qui rend les rapports humains difficiles, abrupts, avec un climat infernal, des pluies violentes, des vents quasi permanents. Tout ceci favorise le fait que certains noient dans l’alcool leur spleen, leur désespoir, leur ennui. La consommation des pintes de bière ou whisky n’arrangent pas les échanges entr’eux (page 52:…rien à faire sur l’île, ou pas grand chose. Le poids de la religion, une économie en déroute, un chômage élevé. Un alcoolisme très répandu et un taux de suicide bien au-delà de la moyenne nationale).

Macleod aura du mal à progresser dans l’enquête mais il va y arriver, aidé par d’autres îliens et bien que desservi par son supérieur. En même temps il devra faire face à quelques vérités qu’il ignorait du fait de cet éloignement prolongé.

Les coutumes sont rudes par cette latitude, notamment la coutume ancestrale de la chasse aux oiseaux sur le rocher de An Sgeir dont le début remonte à la nuit des temps; c’est une véritable initiation pour tout mâle de l’île et un honneur d’y participer, même si le plus souvent c’est au péril de sa vie. Chaque année 12 heureux élus partent par voie de mer (presque une journée de voyage) sur le rocher afin de chasser environ 2000 bébés « guga », comme ils appellent en gaélique les bébés des fous de Bassan; cette expédition dure 15 jours et chaque étape est rituelle et bien codifiée. Le groupe revient avec les volatiles dépecés et conservés dans de la saumure pour le régal des villageois. Mais le danger  physique est bien réel puisque An Sgeir est un rocher calcaire, très glissant, battu par les vents, entouré de falaises, colonisé par des milliers d’oiseaux assez agressifs envers ces chasseurs.

Cette coutume ancestrale,  Macleod dût la subir autrefois et ce fut à l’origine d’un changement radical dans sa vie ainsi que dans celle de son ami d’enfance Artair.

Ce livre est envoûtant par la découverte du monde gaélique, avec des noms imprononçables qui nécessitent presque une traduction à l’anglais pour être compris. Il est envoûtant par la description extraordinaire de la nature environnante, farouche mais d’une beauté du début du monde, à couper le souffle, que ce soit le ciel, la mer ou la terre. Les habitants de cette contrée portent en eux une telle force, une telle présence, une telle aura de sincérité que le lecteur se sent petit et recroquevillé devant leur vécu.

Le titre original en anglais (Blackhouse) fait état de quelque chose d’important dans le récit, car c’est le nom qu’ils donnent aux maisons locales datant apparemment des années 20: des maisons aux murs en pierre chaulés de blanc ou en béton et des toits en ardoise, tôle ondulée ou de feutre bitumé; ces maisons sont venues remplacer les anciennes avec des murs en pierres sèches avec un toit de chaume où cohabitaient hommes et bêtes.

Difficile d’écrire un billet à la hauteur du livre sans tomber dans le spoiler car il se passe des choses assez terribles dans la narration. C’est un roman magnifique, fort, bien écrit (Bravo au traducteur Jean-René Dastugue qui a su lui donner tout ce climax sublime), aux rebondissements subtilement dosés jusqu’à une fin que j’ai adoré car c’est une porte ouverte vers autre chose. Il faut continuer avec L’homme de Lewis dès que possible.

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Le rocher d’An Sgeir, temps fort dans ce roman.

L’ÎLE DES CHASSEURS D’OISEAUX, Babel Noir 2011 (PM 2009),  ISBN 978-2-330-00133-9

Match Ball de Antonio Skármeta

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Antonio Skármeta es un escritor chileno (Antofagasta 1940) con estudios de Filosofía. Ha ganado numerosos premios y el más reciente es el Nacional de Literatura 2014. Hace parte de los escritores de la Generación del 60Novísima Generación como se la llamó también que abarcó escritores nacidos entre 1936 y 1945  que comenzaron a publicar por los años 70.

Me gusta leerlo porque tiene una escritura sencilla y por momentos bastante divertida y le he leído varios libros : Desnudo en el tejado (1969) una compilación de 6 cuentos de los cuales 2 me gustaron, con ese talento de Skármeta para lo divertido y lo chileno y lo más divertido es que el cuento del título, no existe; este libro obtuvo el Premio Casa de las Américas; El baile de la Victoria (2003), Premio Planeta del mismo año donde la Victoria es Victoria Ponce, 17 años, una bailarina clásica y anoréxica; una historia poco moral de hampones que retrata bien el Santiago actual. La boda del poeta (1999) que narra la historia de un ancestro croata del autor, sin más precisiones; encontré que el libro es bastante caótico, un poco loco aunque con buen vocabulario y muchos chilenismos. Un padre de película (2010) un libro corto, pero denso y fuerte, lindo. No pasó nada (1980) otro pequeño libro de solo 120 páginas, muy divertido y muy chileno sobre las vivencias de una familia en el exilio en Alemania. Los días del arco iris (2011) encontré que es una historia caótica, mal hilvanada, con mucha política y con personajes mal definidos. Y Ardiente paciencia (1985) como se llamó originalmente El cartero de Neruda, su obra más conocida, llevada dos veces al cine, una joyita.

Match Ball (1989) es otro libro del autor en un registro completamente diferente, un juego literario que narra una historia tirada por los pelos, pero en un lenguaje de lo más divertido, pertinente, lleno de referencias de lo más cosmopolitas. (No confundir con la película Match Point de Woody Allen !) El libro fue el objeto de una tesis por María Teresa Guevara sobre Máscaras y soledad en la novela Match Ball (Universidad de Chile, Departamento de Literatura).

Match ball o la última pelota, aquella que marca el partido es la historia de Raymond Papst, un médico graduado en Harvard, exitoso y radicado en Berlin, casado con una abogada berlinesa rica y bella, o sea, que tiene una vida perfecta vista por los otros, pero al parecer el hombre porta una máscara. Porque sobreviene el encuentro fortuito con una quinceañera, futura campeona internacional de tenis y el buen doctor Papst deja caer su máscara y se empecina en conquistar a la tenista. Es la repetición del mito de Lolita con su mentor. El doctor de 52 años deja todo  por la quinceañera y muestra comportamientos estrambóticos, producto del enamoramiento y de la pasión tardía. La muchacha tiene un comportamiento versátil y lo manipula cual un títere,  el pobre cincuentón va a tejer su desdicha tan ridícula hasta el clímax final.

Bajo un aspecto frívolo, liviano y muy cómico por momentos hay una buena descripción del caso clínico del buen doctor auto-embriagado en su pasión imposible haciendo frente a la actitud soberbia y cruel de la ninfa.

MATCH BALL, EDITORIAL SUDAMERICANA 1989,  ISBN 950-07-0564-8

Interdit de Karine Tuil

Résultat de recherche d'images pour "interdit karine tuil" Karin Tuil est un écrivain français (Paris 1972) ayant fait des études de Droit et de Sciences Politiques. Elle a déjà publié pas mal de livres et je ne l’avais pas lu. Tout récemment on m’a beaucoup recommandé son dernier livre  Les choses humaines et étant inscrite à ma bibliothèque en troisième position, j’ai trouvé celui-ci en rayon afin de faire connaissance avec l’auteur.

Bien m’en prit car  le livre Interdit (2001) j’ai adoré, c’est le deuxième roman de l’auteur: nominé au Prix Goncourt des Lycéens et lauréat du Prix Wizo. Le livre fut adapté au théâtre avec succès par Salomé Lelouch en 2014 sous le titre Le mariage de Monsieur Weissmann.

C’est un livre très-très drôle sur la crise identitaire de Saül Weizmann qui voudrait se remarier à 70 ans avec un laideron de sa religion, âgée de 43 ans et très pratiquante. Le pauvre Saül Weizmann aura connu toutes les misères et souffrances liées à sa condition de juif alors qu’il se verra refuser le mariage par un jeune rabbin sous prétexte qu’il n’est pas juif !

Ceci est narré de façon si drôle, si pertinente et avec un à-propos, que c’est un régal de lecture. Par moments la lecture me rappelait certains sketches de Popeck ou certains dialogues « à la Woody Allen ».

Vraiment quel bon moment de lecture et quelle bonne plume ! Le seul détail du livre qui m’a intrigué concerne la décision de la jeune mère de ne pas s’occuper de l’enfant. Il me semble que c’est peu crédible dans ce contexte. Mais mon appréciation est-elle correcte?

INTERDIT, PLON 2001,  ISBN 2-259-19520-2

El ojo del alma (7) de Ramón Díaz Eterovic

Ramón Díaz Eterovic

Ramon Díaz Eterovic es un escritor chileno (Punta Arenas 1956), creador del personaje del detective privado Heredia, protagonista de más de 20 títulos de novelas negras.

Una parte de la obra del autor fue adaptada para la TV chilena en 2005 bajo el título de Heredia & Asociados; se puede ver en Youtube aunque es una adaptación libre de los libros. Se ve con interés por el ambiente tan chileno-capitalino aunque va demasiado rápido, prefiero los libros.

Díaz Eterovic ha sido galardonado con numerosos premios y hasta tres veces con el Premio Municipal de Santiago género novela (1996, 2002 y 2007) y con el Premio del Consejo Nacional del Libro y de la Lectura (1995, 2008 y 2011).

El escritor utiliza la novela policial para hablar de temas sensibles en la sociedad chilena, como los detenidos desaparecidos, el narcotráfico, el tráfico de armas, la carencia de una real democracia, las traiciones de todo tipo, la ecología. Díaz Eterovic quiere escribir una comedia humana chilena con temas e historias que reflejen diferentes aspectos de la sociedad.

El autor ha sido objeto de estudios y publicaciones por el catedrático chileno Guillermo García-Corales, quien escribió « las novelas de Díaz Eterovic son novelas de consciencia y estética urbana y representan la mejor expresión del relato detectivesco en el Chile de la nueva narrativa de los años 90″. (cf « Poder y crimen en la narrativa chilena contemporánea: las novelas de Heredia » y « Ramón Díaz Eterovic, reflexiones sobre la narrativa chilena de los años 90″).

Publiqué en avril 2019 un billete sobre La ciudad está triste (1987) el primer tomo de la serie al cual le encontré « gusto a poco », pero como una promesa por venir. El segundo tomo, Solo en la oscuridad (1992) me gustó muchísimo más porque se perfila mejor la personalidad de Heredia y la del mundo en el que se mueve. Nadie sabe más que los muertos (1993) es el tercer opus de la serie y me gustó medianamente porque lo encontré bastante enrevesado con plétora de personajes y algo tirado por los pelos. Ángeles y solitarios (1995) es el quinto de la saga y fue premiado; me gustó  porque hay buena acción, pero me equivoqué con la cronología, publicándolo en realidad bajo el N°4 y dándome cuenta tras la lectura de Nunca enamores a un forastero (1994) que éste es anterior puesto que Díaz Eterovic menciona al tira Solís, amigo de juventud de Heredia en condiciones que Solís desaparece en Ángeles y solitariosLos 7 hijos de Simenon (6) es el sexto de la serie, lo encontré estupendo, ágil, entretenido y con una trama más renovada puesto que habla del medio ambiente y de la corrupción que se genera entre políticos y solicitantes con la obtención de mercados. Lo han destacado con el Premio Las Dos Orillas 2000 (Gijón).

El ojo del alma es el séptimo de la serie, Premio Anna Seghers (premio alemán) 1989 y tiene un título precioso, explicado en la contratapa por el autor : …Heredia piensa que las pistas hay que seguirlas con el ojo del alma, es decir, con los sentimientos más arraigados en su consciencia.

 En este tomo tenemos a un Heredia nuevamente instalado en Santiago, más solitario que nunca, fumando como bombero y bebiendo alcohol a lo largo del día. Su única compañía es el gato Simenon que le sirve como de fuero interno, como voz interior para clarificar las cosas, sobre todo que el pobre Heredia está casi siempre bajo el dominio del alcohol, cansado y perdido. La música y la lectura (con gustos muy eclécticos en cada rubro), hacen parte de su diario vivir. También recuerda a su amigo Solís el tira y compañero de andanzas y a Griseta, su joven amor que lo abandonó para seguir rumbo propio, pero que le escribe de vez en cuando, y al kiosquero Anselmo, su ex factotum, hoy en día casado con una pitonisa que se lo llevó a vivir a Viña del Mar donde se aburre a morir.

Esta vez, su amigo periodista Campbell solicita su ayuda para encontrar a un desaparecido, un tal Traverso que Heredia conoció allá por los atribulados años 1974 cuando retomó por un tiempo sus estudios en la Facultad de Leyes. De aquella época va a encontrar una foto donde casi todos los retratados están muertos, y Heredia hace parte de los vivos por lo que se siente inmediatamente involucrado. La persona que costea la pesquisa es otro compañero de Leyes, un tal Osorio que desempeñó otrora un rol de traidor o eso parece.

El desaparecido Traverso está dedicado exclusivamente a la política y por ahí empezará la pesquisa, por los derroteros de la sucia política.

Este tomo me resultó algo pesado a la lectura : mucha verborrea, mucha explicación y muy poca acción. El amigo Heredia se está poniendo pesado con sus raciocinios, sus frases todas hechas.

Pero la escritura es muy buena, especialmente en las descripciones del centro de Santiago. Hay una parte del relato que se vuelve guía turística con la enumeración de bares y lugares para libar, me imagino que no son nombres inventados, pero no tengo como comprobar. Y por momentos la prosa de Díaz Eterovic se vuelve sencillamente poético-urbana.

En este tomo tenemos una confidencia de Heredia sobre la mujer que fue su primer amor: una mujer española y mucho mayor llamada Eva, que lo dejó cuando obtuvo el divorcio para volver a su España natal, con una escueta nota de « Adiós, Heredia » y desde entonces vive sabiendo de antemano que llegará siempre a la misma soledad.

EL OJO DEL ALMA, LOM 2001 (RDE 1987),  ISBN 978-956-00-1008-7

Échafaudage d’Hélène Bonafous-Murat

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Hélène Bonafous-Murat est normalienne, agrégée d’anglais et écrivain français (Lesneven 1968), experte en estampes anciennes et modernes. Ses livres précédents ont été plusieurs fois primés, il faudra les lire car l’écriture est excellente et les sujets intéressants et documentés.

Son livre avancez masqués (2018) me l’a fait connaître et j’ai apprécié une écriture émaillée de connaissances sur le milieu de l’Art; le livre a été commenté dans ce blog en décembre 2018. L’ombre au tableau (2009) a reçu le Prix François Mauriac de l’Académie Française en 2010 (médaille de bronze) et je l’ai commenté en avril 2019; c’est au sujet des frères Le Nain.

Échafaudage (2007) est un roman qui tourne autour d’un immeuble parisien où, un siècle plus tôt, la mort atroce d’une locataire va littéralement obséder les occupants actuels. C’est un roman choral avec 3 narrateurs, chacun apportant son grain de sable à l’intrigue.

L’immeuble fût construit vers la fin du XIXèmè siècle et appartient de nos jours toujours aux descendants de la même famille avec des locataires. Chaque appartement avec ses occupants seront impliqués d’une manière ou d’une autre dans l’énigme constitué par la mort atroce sur place de l’Hirondelle, une belle et talentueuse chanteuse de cabaret, très connue dans le Paris de la Belle Époque. Il se trouve que la concierge actuelle de l’immeuble est Cecilia Henríquez, une descendante directe du premier concierge, des gens d’origine espagnole qui ont connu tous les occupants successifs et Cecilia est en possession de documents d’époque qu’elle garde jalousement.

La jeune femme assassinée avait un physique très fin et on l’a surnommé l’Hirondelle car elle s’habillait de noir et tenait des poses  hiératiques sur scène.

Parmi les 3 narrateurs il y a Damien, un garçonnet atteint d’une maladie neurologique dégénérative qui l’a privé de l’usage de ses jambes; c’est un garçon très intelligent et perspicace qui va se passionner par l’histoire de l’Hirondelle qui serait d’ailleurs morte dans sa chambre. Puis il y a Laurent qui occupe une mansarde et qui essaie d’écrire un livre sur l’Hirondelle avec beaucoup de mal car il manque d’informations et Cecilia ne veut pas lui confier ce qu’elle possède. Et le dernier narrateur est Jules, un tailleur de pierre et restaurateur des sculptures qui ornent l’immeuble; pendant les travaux, Jules va côtoyer et connaitre tous les occupants de l’immeuble et va se passionner aussi pour cette histoire.

Le côté artistique du livre est porté par un personnage fictif appelé Marielle Tonnerre peintre et sculptrice. C’est elle qui aurait sculpté les figures en pierre de l’immeuble ainsi que peint l’Hirondelle dont on va retrouver dans les combles, un portrait grand format lacéré.

Cette Hirondelle m’a fait penser par moments à Edith Piaf: un physique menu et des chansons gouailleuses.

Aussi, cette ambiance avec des lieux fermés imprégnés d’un passé dramatique, ces murs qui ont abrité des histoires truculentes et qui vibrent encore avec maléfice, me font penser à certains romans de Tatiana de Rosnay…Page 141  Laurent, l’écrivain, parle …notre immeuble au moins, même sans prestige, me semble voué d’une vie propre. Chacun de ses murs exsude des vapeurs anciennes, chaque placard secret recèle des souvenirs de la vie de l’Hirondelle. On dirait qu’il s’est édifié autour de la trace de son corps disparu, barricade de pierre contre le vide et l’absence qui nous hantent encore aujourd’hui, et s’insinuent dans nos crânes jusqu’à nous rendre fous, nous tant que nous sommes.

C’est un livre un peu difficile à digérer par la complexité des intervenants qui se croisent dans le temps. Nous avons des narrateurs du temps présent, bien individualisés, puis, des narrateurs qui surgissent du passé et là, la chose se complique et s’épaissit. Néanmoins, l’écriture est de belle facture avec des envolées poétiques, le tout signant une qualité certaine.

ÉCHAFAUDAGE, Le Passage 2007,  ISBN 978-2-84742-105-7

La Comedia del Arte de Adolfo Couve

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Adolfo Couve Rioseco fue un pintor y escritor chileno (Valparaiso 1940-Cartagena 1998). Después de un cursus en Bellas Artes en Santiago, Paris y Nueva York, se dedicó por completo a la narrativa hacia los años 70. Se le considera como un miembro de la Generación Literaria de 1960, junto con Antonio Skármeta, Carlos Cerda, Mauricio Wacquez, Ramiro Rivas etc. Se le concedió el Premio Municipal de Literatura de Santiago en 2001 por un libro de edición póstuma : Cuando pienso en mi falta de cabeza.

Adolfo Couve fue pintor y escritor, pero no fue las dos cosas al mismo tiempo. Sus cuadros son preciosos, especialmente aquellos que retratan el mar donde solo falta el ruido del oleaje para percibir la realidad.

La Generación del 60 o Novísima Generación como se la llamó también, abarcó escritores nacidos entre 1936 y 1945  que comenzaron a publicar por los años 70. El punto de convergencia de todos ellos fue, en el ámbito literario, la preocupación por el lenguaje y las técnicas textuales, lo que los unió en una discusión común. Distanciándose de los moldes anteriores, la verdadera renovación de este grupo estuvo en dicha área. Y tal como lo explicó Ramiro Rivas: « Estos narradores dan sepultura al seudo-lirismo, al seudo-filosofar, o la maraña metafísica, al constante falseamiento de la historia, a la adoración mitificada de la anécdota. En su gran mayoría dejaron atrás los caducos moldes del narrador omnisciente. Se dejó de narrar el exterior, desde esa atalaya que todo lo abarca. Se puede utilizar la temática urbano-social, por ejemplo, sin que el autor esté tomando partido o dictándonos cátedra insistentemente » (cf Memoria chilena).

Publiqué en avril 2017 un billete sobre su novela Balneario (1993), que reúne 4 relatos y 11 fragmentos de apenas una o dos páginas.

La Comedia del Arte (1995) es una novela corta de apenas 154 paginas, fácil de leer, pero difícil de ahondar porque tiene mensajes subliminales y alusiones diversas que necesitan cierta compenetración en la psiquis del autor. Porque el autor y  el personaje principal llamado Camondo se confunden un poco: ambos son pintores desencantados en búsqueda permanente de cierta perfección, siempre al acecho e hipersensibles como todo artista. Es una metanovela con pasarelas hacia varios derroteros y no siempre de alcance fácil.

Desde un comienzo Adolfo Couve interpela al lector anunciando que se trata de una novela fallida porque es la tercera tentativa de escritura. Y el resultado es ambiguo porque mezcla la ficción con probables retazos autobiográficos. El estilo es muy brillante: capítulos breves, precisión extrema en la descripción de los lugares (con una verdadera mirada de pintor detallista), un lugar cerrado (Cartagena, balneario donde vivió Couve hasta el final de su vida), historias delirantes con personajes esperpénticos.

Los personajes principales son dos: el pintor Camondo y su modelo Marieta instalados en el balneario chileno de Cartagena en la zona central. Camondo es un pintor realista y Marieta su modelo y amante desde hace tiempo. Camondo parte cada día con su caballete, mira el mar durante horas, pinta y transfigura sus obsesiones. Marieta, muy desmejorada lo va a traicionar malamente con un fotógrafo, personaje que representa el cambio y la modernidad.

Hay una excelente descripción de personajes secundarios como las veteranas que vegetan en la pensión donde se aloja la pareja y también de costumbres locales como por ejemplo la fabricación del dulce de membrillo. Y de pronto, en pleno relato pedestre saltamos con una invocación de los dioses del Olimpo, esto resulta de lo más anacrónico como resulta grotesco imaginar a Marieta pelando frijoles en el casco de Afrodita…

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Una hermosa pintura de Hugo Jorquera, pintor chileno que ilustra el balneario de Cartagena donde transcurre la acción de Comedia del Arte.

LA COMEDIA DEL ARTE, Planeta Biblioteca del Sur 1995,  ISBN 956-247-139-X