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Un été au Kansai de Romain Slocombe

Résultat de recherche d'images pour "romain slocombe" Romain Slocombe est un écrivain, réalisateur, traducteur, illustrateur (BD) et photographe français (Paris 1953). Il est très impliqué avec le Japon qu’il connaît bien.

J’ai lu des critiques élogieuses sur Un été au Kansai et j’ai souhaité le lire. C’est une lecture intéressante , ne serait-ce que par l’originalité du point de vue. Je suis impressionnée mais non conquise.

C’est un roman épistolaire à sens unique, basé sur les lettres que Friedrich Kessler, citoyen du III Reich en poste diplomatique au Japon écrit à sa soeur Liese, journaliste, restée à Berlin. La période se situe entre 1941 et la débâcle de 1945. Si le frère travaillait à l’Ambassade d’Allemagne au Japon, il se devait d’être national-socialiste et pro-nazi comme tout fonctionnaire des Affaires Etrangères et l’on peut imaginer aisément que cela n’était pas « négociable » au sein de la Chancellerie allemande…Quant à la sœur elle travaillait dans les medias allemands.

Le livre commence quand le journaliste Roman Wojak part en Basse Silésie interviewer Mme Liese Würhmann née Kessler et soeur de Friedrich, qui vit dans la bourgade de Görlitz à la frontière polonaise. Madame Wührmann possède une liasse de lettres que lui a adressé son frère depuis le Japon et le journaliste Wojak voudrait comprendre le passé national-socialiste du Ministère des Affaires Étrangères du Reich, considéré par certains comme une « organisation criminelle ».

A travers ces lettres très affectueuses nous apprenons que Friedrich Kessler est un « planqué »; il a voulu éviter à tout prix d’aller sur le front et ainsi, âgé  d’à peine 24 ans il a pu partir comme attaché d’ambassade à Tokyo au Service de la Propagande où il a mené une joyeuse vie malgré l’étroitesse et les intrigues permanentes inhérentes au milieu diplomatique. De plus il va beaucoup voyager et s’enticher d’estampes japonaises d’Hiroshige qu’il va collectionner, surtout celles relatives à la route du Kisokai-dô; ce livre décrit de l’intérieur la découverte du Japon par un jeune diplomate en poste à Tokyo. Quant à la soeur Liese, elle est restée de son plein gré à Berlin parce qu’elle se sentait faire partie du peuple allemand et qu’elle jugeait normal de partager son destin même sous l’aspect de ce qui de plus en plus s’apparentait à une dictature. Friedrich Kessler sentait bien que Hitler était excessif puisqu’il l’appelait « le fureur ».

Ce roman laisse paraître la naïveté avec laquelle une fraction du peuple allemand a vécu cette guerre menée par le Führer aux ambitions démesurées et fanatiques. Slocombe fait un rapprochement entre le fanatisme du Japon et celui de l’Allemagne nazie, entre un Empereur et un Führer intouchables et entre leurs thèmes de pensée, bouddhisme zen d’une part et les sources païennes du national socialisme allemand d’autre part.

Ce qui est intéressant est de confronter la fin de la guerre avec la prise de Berlin par les russes et les bombardements de Tokyo par les américains. Kessler raconte à sa sœur comment le Japon était pris d’une frénésie paranoïaque en voyant dans chaque occidental un espion à la solde des américains. Tout cela a abouti à l’anéantissement d’un côté comme de l’autre:  la souffrance des tokyoïtes et des berlinois fut indescriptible. En outre, à la fin du roman le jeune Kessler veut fuir Tokyo et part vers le Kansai si bien dépeint par Hiroshige; au cours de cette pérégrination il sera à Hiroshima le 6 août 1945 lors du lancement de la bombe atomique. Le descriptif de ce que fût cette bombe sur Hiroshima, correspond à l’Apocalypse. C’est insoutenable, c’est dément. Rien que pour cela, ce livre nous donne un aperçu de ce qu’a pu être cette horreur.

Après le suicide de Hitler un collègue de Kessler pense que « un grand homme est mort, c’est la seule chose dont je puis être certain aujourd’hui. Sans doute était-il mal entouré, cependant sa passion était sincère. Il aura marqué son époque et redonné sa fierté et son courage à notre peuple. Son but principal était de bâtir une Allemagne forte et indépendante, une forteresse contre le communisme. La catastrophe à laquelle tout cela a abouti, je ne puis l’en rendre entièrement responsable. Ce n’est pas la faute du Führer, ni des Allemands, si nos ennemis se sont révélés plus nombreux et plus forts que nous...(page 251)

Lorsque l’annonce de la mort de Hitler arrive à l’ambassade du Japon, l’ambassadeur fait mettre le drapeau en berne et invite la communauté allemande, le gouvernement japonais et amis à une « heure de commémoration pour le Führer Adolf Hitler tombé au combat pour l’Allemagne ».

Loin du Japon, Liese Kessler vécut l’horreur de Berlin et fût maintes fois violée par les russes.

On comprend l’accueil mitigé que l’on a reservé à ce livre en Allemagne. Exactement comme pour Une femme à Berlin, (d’auteur anonyme), autorisé de publication après la mort de l’auteure et qui décrit sous la forme d’un journal ce qu’elle a vécu jusqu’à l’entrée des russes. C’est le meilleur livre jamais lu sur cette part de la II Guerre. Hallucinant.

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Estampe d’Hiroshige: les 53 étapes de la route du Tōkaidō.

UN ÉTÉ À KANSAI, Arthaud 2015,  ISBN  978-2-0813-0079-8

Llamadme Alejandra de Espido Freire

Résultat de recherche d'images pour "llamadme alejandra"Espido Freire es el nombre de pluma de María Laura Espido Freire, una escritora y columnista española (Bilbao 1974). La autora fue en 1999 el autor/a más joven (25 años) en obtener el Premio Planeta con su libro Melocotones helados.

Le he leído dos libros a esta autora : Melocotones helados (1999), Premio Planeta, un libro difícil de resumir porque es complejo y algo desordenado pasando de un personaje a otro y de una época a otra de manera un poco confusa; es la historia de tres generaciones, la de los abuelos que tuvieron 2 hijos y una hija que desapareció y cuyo destino se conocerá al final del relato. Los dos hijos se casaron y tuvieron a su vez 2 hijas ambas llamadas Elsa en recuerdo de la hermana desaparecida; para diferenciarlas las llamaban Elsa la grande y Elsa la chica. La grande es pintora y tranquila, la chica es inquieta e insegura y se meterá en una secta de donde le cuesta escapar.  Hay un retorno al pueblo del abuelo(la imagen mítica del pueblo español!) en busca de amparo…El otro libro leído es Soria Mora (2007) que relata una historia de la burguesía inglesa instalada en Tenerife a finales del siglo XIX; no le encontré ningún interés.

Llamadme Alejandra (2017) premiado con el Premio Azorín del mismo año es una lectura que me conmovió. Es la historia algo novelada de la última zarina de Rusia asesinada fríamente con toda su familia por los bolcheviques en julio 1918, en la localidad de Ekaterimburgo.

El verdadero nombre de la zarina Alejandra Feodorovna era Alix de Hesse-Darmstadt nacida en 1872 del Gran Duque de Hesse y de la princesa  Alicia, una hija de la reina Victoria. Alix se casó a los 22 años con el hijo mayor del zar  de Rusia Alejandro III y tomó el nombre de su suegro y de Feodorovna como le correspondía como princesa extranjera. A la muerte del zar Alejandro III su marido accede al trono como Nicolás II y ella es la zarina de todas las Rusias, los esposos se comunicaban en inglés (el francés era aún el idioma de la corte, pero Alejandra no lo dominaba como no dominó nunca bien el ruso).

La zarina tenía un pasado trágico y una salud precaria. Sufría probablemente de problemas psicosomáticos graves con crisis de angustia y de espasmofilia. Tenía pánico ante la muchedumbre y solía vivir bastante reclusa y abocada a sus hijas y marido. Tuvo cuatro hijas sucesivamente, cuatro Grandes Duquesas (Olga, Tatiana, Maria y Anastasia) preciosas y llenas de vida, pero sufrió con no darle al zar un heredero al trono que solo vino con el quinto nacimiento. Al cabo de poco tiempo, cuando se supo que el zarévich estaba enfermo de hemofilia (heredada en los genes de la reina Victoria) la zarina se volvió aún más taciturna, celosa de su intimidad, arisca, enfermiza y alejada de la corte rusa que no se lo perdonaba. A tal punto llegó su desesperación que se volcó hacia una amistad férrea con el monje Rasputín lo que conmocionó a la corte y originó toda clase de especulaciones malévolas.

Con tanto morbo a su alrededor, la zarina no supo ver los cambios que se venían y aconsejar y rodear al zar con ciertas precauciones y prevenirlo de los complots que se tramaban. En enero de 1905, tras la matanza conocida como el Domingo Sangriento a las puertas del Palacio de Invierno, unos 200 000 obreros se reunieron mezclados con sus familias para pedir justicia al zar que no estaba presente. Fue uno de los tíos Romanov, Vladimir, quien dio la orden de tirar contra los manifestantes, matando a un millar de ellos. Esto fue el comienzo de la pérdida de la confianza hacia el zar. Después vinieron más y más traiciones.

Las cuatro preciosas duquesas vivieron casi en cautiverio sin salir jamás de la jaula dorada que se construyó poco a poco alrededor de ellas.

Espido Freire ha dicho que desde sus 8 años se sintió atraída por Alejandra Feodorovna, desde que vio una foto de ella que encontró tan triste. La escritora hace también un paralelismo con el destino también trágico de otra reina mal amada por los franceses : Maria Antonieta.

Encontré que este libro resalta muy bien el dolor moral permanente de la zarina con los sufrimientos que tuvo en su aislamiento y reclusión. El libro está armado como una confesión hacia sus adoradas hijas y esposo. Hay algunos capítulos sin interés donde las duquesas hablan de su vida diaria y de sus preocupaciones futiles y normales para su edad y rango.

El testigo invisible de Carmen Posadas (2013) evoca también el fin de los Romanov, en un estilo ameno e interesante, pero esta vez el relato lo lleva un deshollinador del palacio que acompañará a los zares durante una parte del cautiverio, por lo que los hechos tienen cierto distanciamiento. En el libro de Espido Freire los hechos suenan más dolorosos, más insoportables.

LLAMADME ALEJANDRA, Booket 2794 2018 (EF 2017),  ISBN 978-84-08-18150-7

Eva de Arturo Pérez-Reverte

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Arturo Pérez-Reverte (Murcia 1951), es un valor  de las letras hispánicas, es el autor español de más tirada. Es un escritor, periodista y reporter de guerra. Hace parte de la RAE desde 2003.

Su estupenda novela El maestro de esgrima (1988), la comenté en este blog en diciembre 2012 y El francotirador paciente (2013) en enero 2014, una novela que no me sedujo porque la encontré underground, decadente. Por supuesto que le he leído otros libros, pero como en aquella época no hacía fichas de lectura, no me siento autorizada para argumentarlos. Sobre mis cargados anaqueles espera lectura La Reina del Sur (2002).

Falcó (2016) es el primer tomo de una serie por venir y me gustó mucho : el intento ficticio por parte del espía Falcó de liberar de la prisión a Primo de Rivera. Este ágil tomo permite de descubrir a Lorenzo Falcó que trabaja para los servicios secretos de los nacionales (SNIO), un personaje de buena factura, cínico, elegante y mujeriego, pero « un cuchillero » sin estados de ánimo como diría su creador. Es un libro que se ha vendido bien : más de 300 000 ejemplares…

Eva es la segunda entrega (2017) y me ha gustado algo menos. Es más grueso y me aburrí un poco hacia la mitad del tomo, encontrando demasiada explicación. Vamos conociendo mejor a Lorenzo Falcó el ex traficante de armas, hoy espía y por ende me va gustando menos : un macho sans toit ni loi, mujeriego y depredador, carente de sentimientos, cínico, adicto a las cafiaspirinas, al alcohol y el tabaco, a los hoteles de lujo y a la ropa de marca. Su imagen de seductor empedernido no cuadra con la imagen de seductor sentimental que da en este opus.

La trama sucede esencialmente en mayo 1937, en Tánger, ciudad sobre la cual leí hace muy poco el libro Niebla en Tánger y también vi la excelente película La vida perra de Juanita Narboni, todo esto contribuyendo a dar una buena idea de esa ciudad internacional de los años 37 cuando Falcó parte a ésa para recuperar un cargamento de oro de España que los republicanos quieren mandar a Rusia para ponerlo a salvo; en esa época la ciudad de Tánger era un nido de espías y de esbirros de todo pelaje, de negociaciones turbias…

Todo el libro tiende a mantener una tensión psicológica con el encuentro entre Falcó y la rusa Eva Neretva, alias Eva Rangel en el primer tomo y Luisa Gómez en este, una rusa endoctrinada fanática y cruel, una espía sanguinaria, tan sanguinaria y despiadada como el propio Falcó.

El oro de España son 30 toneladas en la sentina de un barco republicano, el Mount Castle anclado en Tánger al cual se le opone el Martín Álvarez a cargo de los franquistas que deben recuperar el oro y llevarlo a España. La confrontación de los dos capitanes, de bandos opuestos, es muy bonita porque es la única parte del relato sana y honorable, con unos marinos que conocen el código del honor, la responsabilidad con la tripulación y con la carga, cierta dignidad, el sentido de la palabra dada.

Para nuestro héroe y para la rusa, la crueldad es solo un instrumento de trabajo y en ese sentido Lorenzo Falcó reconoce en la antipática rusa, su alter ego, una guerrera como él aunque ella es más implacable porque tiene fe en el futuro de la Humanidad, en su propio sacrificio, es heroica. Falcó no lo es, es por momentos un personaje despreciable.

Los personajes de la novela están bien trabajados, entre ellos el personaje del jefe de Falcó, el Almirante que lo maltrata y le confía misiones imposibles y arriesgadas. Al parecer la próxima aventura ya está esbozada : sucederá en Biarritz.

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Tánger 1937

EVA, Alfaguara 2017,  ISBN 978-84-204-1957-2

Falcó de Arturo Pérez-Reverte

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Arturo Pérez-Reverte (Murcia 1951), es un valor  de las letras hispánicas, es el autor español de más tirada. Es un escritor, periodista y reporter de guerra. Hace parte de la RAE desde 2003.

Su estupenda novela El maestro de esgrima (1988), la comenté en este blog en diciembre 2012 y El francotirador paciente (2013) en enero 2014, una novela que no me sedujo porque la encontré underground, algo decadente. Por supuesto que le he leído otros libros, pero como en aquella época no hacía fichas de lectura, no me siento autorizada para argumentarlos. Sobre mis cargados anaqueles espera lectura La Reina del Sur (2002).

Falcó (2016) es el primer tomo de una serie por venir involucrando al espía español Lorenzo Falcó ; ya está anunciado un segundo tomo para mañana (17/10/17) que se llamará Eva, un personaje equívoco que aparece en este primer tomo y que narrará nuevas aventuras con Falcó en Tánger.. Ya se han vendido más de 300 000 ejemplares en español de Falcó.

Pérez-Reverte inaugura otra serie ágil como fue aquella del capitán Alatriste.

Falcó es una novela corta ambientada en los principios de la guerra civil, cuando José Antonio Primo de Rivera, el caudillo y fundador de Falange española fue apresado en Madrid y luego trasladado a Salamanca donde fue ejecutado en noviembre 1936. Fue el principal mártir del régimen franquista y una teoría circula arguyendo que Franco habría hecho un sabotaje a la posibilidad de liberarlo porque la personalidad carismática de Primo de Rivera, en algún momento, hubiese entorpecido su caudillismo.

Como ficción de la novela, tenemos una tentativa de evasión de Primo de Rivera desde la prisión de Salamanca preparada por los servicios secretos, que eran numerosos y variados, en este caso preciso por el SNIO (Servicio Nacional de Informaciones y Operaciones) dirigido por el « Almirante » y supervisado por Nicolás Franco, hermano del Caudillo. El Almirante es el jefe directo de Lorenzo Falcó : un hombre de 37 años, ex-señorito jerezano que se buscaba la vida en el tráfico de armas y en el espionaje de los años 20-40, un cínico y un desalmado, un pistolero « chic », un sicario con aplomo y desenvoltura, que sufre de migrañas recurrentes y que está al servicio  del Almirante que lo define como un « hampón elegante ».

Su actitud cínica es interesante porque el personaje no se pronuncia por ninguno de los dos bandos, criticándolos separadamente. Es un hombre sans Dieu ni Maître, pero confiable a 100% en sus misiones. Tiene hábitos de lujo y cambia de mujeres como de camisa sin involucrarse nunca. Hete aquí como lo define Pérez-Reverte : para Falcó, palabras como patria, amor o futuro no tenían ningún sentido. Era un hombre del momento, entrenado para serlo. Un lobo en la sombra. Ávido y peligroso. Para Pérez-Reverte la Guerra Civil Española acabó con empate en hijos de puta. Qué bien dicho !

En este opus, el Almirante confiará a Falcó la dirección del comando que llegará a Salamanca por mar para liberar a Primo de Rivera de la cárcel. Todo ha sido calculado con minucia, hay mucha gente involucrada, muchos falangistas y simpatizantes, pero a última hora se anula el proyecto y Falcó comprende que todo el comando fue « entregado » a los rojos y que sólo él podrá salvar el pellejo junto con Eva, una cómplice del grupo y gracias a la intervención del Almirante.

Es un libro ágil que se lee bien porque la acción es trepidante y porque el tal Falcó es carismático a rabiar a pesar de ser un ser en apariencia inmoral, pero con códigos de honor nada despreciables.

Sigamos la aventura con Eva !

FALCÓ, Alfaguara 2016,  ISBN 978-84-2304-1968-8