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250 000

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250 000 entrées dans le blog ! Cela mérite quelques commentaires analytiques et les remerciements à tous mes lecteurs anonymes et assidus. J’ai comptabilisé 166 pays différents parmi les lecteurs, ce qui est un chiffre constant par rapport à la dernière analyse ( 200 000 entrées).

Ce modeste blog a démarré en décembre 2011 avec seulement deux livres publiés. Le blog a donc 6 ans et demi d’existence avec 642 livres commentés et une moyenne de 8 à 9,5 livres par mois. Ce n’est pas rien car cela implique un enchaînement constant dans la lecture qui reste pour le moment une « passion ».

Les livres les plus lus  émanent de la France (143), de l’Espagne (130) et du Chili (63) ce dernier presque ex-aequo avec l’Argentine et les USA.

Quels sont cette fois les livres en français les plus lus du blog ? Le plus lu est Celle qui fut et celle qui reste de l’italienne Elena Ferrante ( tome 3), suivi de Le poids des secrets de la japonaise-canadienne Aki Shimazaki qui publie directement en français et qui garde sa place et ensuite Les gens qui lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand. Mais le texte le plus lu du blog, et de loin, est le portail qui comporte les 5 dernières lectures, ce qui voudrait dire que les suiveurs vont plutôt voir ce qui a été lu plutôt que rechercher un livre en particulier. Il est vrai que je ne suis pas de près l’actualité littéraire, mais que je lis en suivant un parcours complètement chaotique et très personnel qui suit plusieurs pistes (bouche à oreille+++, achats, prêts, bibliothèques, cadeaux, réseaux de lecture, réunions littéraires, etc).

Mais si l’on regarde la totalité des livres lus, ceux en français n’arrivent qu’en 21 unième position, bien après les livres en espagnol. C’est intéressant de constater que parmi les 20 livres les plus lus en espagnol, 19 sont des classiques de la littérature hispano-américaine.

Quels sont les pays qui font le plus d’entrées ? Les USA, suivi du Mexique et de la France.

Pour clore, une belle phrase de De Rivarol…la lecture, charmant oubli de vous même et de la vie.

Et bonnes lectures à tous.

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250 000 entradas en el blog, 6 años y medio de existencia, 642 libros reseñados, con un promedio de 8 a 9 por mes. Es bastante tiempo consagrado y mucho placer de lectura.

Lo más consultado es el portal, de lejos, como si los lectores quisieran saber qué va apareciendo (aparecen los 5 últimos), más que una búsqueda sobre un libro en particular. Los tres libros más consultados del blog son en español : El laberinto de la soledad del mexicano Octavio Paz, Loreto del peruano Fernando Ampuero (esto es una sorpresa !) y Aura de Carlos Fuentes, otro mexicano. Y los 20 primeros libros más consultados son en español; el primer libro en francés aparece solamente en la 21ava posición. Entre los 20 libros más leídos, los 6 primeros son « clásicos » de la literatura hispano-americana, solo Loreto no lo es puesto que es un libro muy reciente (2014).

Hay 166 países diferentes que han consultado el blog; los 3 primeros son EEUU, seguido de Mexico y de Francia. Es probable que los lectores se repartan entre español y francés en el vasto continente norteamericano, con una neta predilección hacia el español.

Para terminar, les dejo una citación de Luisa May Alcott, la autora de mi libro preferido cuando fui joven, Mujercitas…es un buen libro aquel que se abre con expectación y se cierra con provecho.

Buenas y provechosas lecturas a todos.

 

 

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200 000

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200 000 entradas totalizadas en el blog este mes de agosto 2017, un blog que tiene 5 años; es el momento de pensar en los lectores y seguidores que lo visitan y que son un estímulo permanente para seguir una aventura que representa bastante trabajo y muchísimo placer.

Entonces gracias por vuestra fidelidad y si la aventura continua, es sólo para que mi incesante y heteróclita lectura sirva de algo, porque los libritos hay que leerlos y luego « trabajarlos » para darles algo de contexto. He notado que los « clásicos » de la literatura en español son consultados de manera irregular, pero con fuertes raptos de consultas, lo que me hace pensar que son estudiantes que buscan alguna información pedagógica o algún enfoque de la crítica, y ello me llena de satisfacción. Trato de esmerarme particularmente con los « clásicos » para que resulte didáctico y provechoso para los estudiantes.

Es el momento también de hacer un balance de las entradas y de las publicaciones. Las 200 000 entradas al blog emanan de 166 países diferentes, siendo los tres primeros : Estados Unidos, Francia y México.

Ahora, los libros publicados alternan impávidamente y sin ninguna excepción entre el francés ( idioma que practico) y el español (que poseo); en cuanto al inglés que también practico, hay por el momento  pocas publicaciones por la sencilla razón que ellas me piden más tiempo, y el tiempo es lo que menos tengo.

Lo más consultado del blog es la portada, de lejos, lo que deja pensar que existe cierta curiosidad por ver « lo que sale al aire » y no es un interés centrado en un solo libro.

Mis tres fuentes de autores en idioma castellano emanan de España, Chile y Argentina, éstos dos últimos casi en empate.

En español los autores  más consultados son de los tres países siguientes : México con El laberinto de la soledad de Octavio Paz, Colombia con El país de la canela de William Ospina y Chile con Antigua vida mía de Marcela Serrano. Curiosamente, de los diez libros más consultados en español, 9 son « clásicos », solo Marcela Serrano no lo es (por el momento…).

166 países diferentes han consultado el blog y los tres países hispano-hablantes que han hecho más entradas son : México, Chile y Argentina, en ese orden; pero si miramos la totalidad de los países, EEUU encabeza la lista ( no puedo saber si son lectores hispano-hablantes o de lengua francesa aunque presumo que hay una mezcla de los dos), seguido de Francia y de México.

Debo confesar que muchos libros empezados nunca fueron acabados : por malos, mal escritos, poco interesantes, majaderos, farragosos. En este caso, los elimino de la lectura y es el peor desprecio que puede tener una publicación, el retorno a la nada y no lo nombro para no transformar el blog en un vertedero de ponzoña.

Yo quisiera tener un poco más de intercambio con mis lectores para enriquecer el entorno de la lectura. Los billetes publicados reflejan una percepción ultra personal de la lectura y estoy consciente de que otros lectores podrían tener opiniones divergentes que sería interesante desarrollar y confrontar.

Les Séries issues de Livres : Mon Top 8

 

Chers lecteurs du blog, celui-ci a atteint plus de 200 000 entrées, c’est le moment du bilan et le moment de vous remercier de votre assiduité. Ce blog est  bilingue avec de temps en temps un billet en anglais, ce qui me demande plus de temps de rédaction, et c’est le facteur temps qui est critique dans cette activité « blogueuse », mais quand on aime, on ne compte pas, hein?

Ce qui est le plus consulté, et de loin, c’est le portail du blog avec les 5 dernières publications, ce qui  laisse à penser qu’il existe une curiosité pour connaitre les derniers titres publiés.

166 pays ont consulté le blog, mais la France n’est qu’en deuxième position après les États Unis, et le Mexique en troisième position; le Canada n’arrive qu’en 15è position.

Les livres en français les plus consultés sont : Le poids des secrets de la japonaise Aki Shimazaki, publié directement en français (Canada) en 23è position, L’Ogre de Jacques Chessex (Suisse) en 26è et Venise du français Jean Lorrain en 28è. Il se peut que mes choix de lecture dans la langue de Voltaire n’intéressent pas  la masse du lectorat qui ne trouve pas un écho parmi les parutions récentes (qui font légion : presque 800 cette rentrée !). Je n’ai pas à me justifier mais j’assume que mes choix en matière de lecture en français sont strictement personnels et ne suivent aucune tendance ni ordre ni obligation, c’est totalement hétéroclite. J’accorde une grande importance au bouche à oreille dans mes choix de lecture et aucune foi aux prix littéraires, sauf quand ils sont précédés d’un bouche à oreille fiable.

Inutile de préciser ici que beaucoup de livres commencés ne furent jamais terminés, ni mentionnés, pour les estimer nuls et dénués de tout intérêt, ou mal écrits. Et malheureusement ils font légion. Seulement les livres lus en entier figurent ici; et s’ils ne m’ont pas séduite, j’explique mon appréciation négative.

Je serais  heureuse d’échanger un peu plus avec le lectorat, d’avoir un peu plus de retour de lecture afin de m’enrichir avec ces échanges…Résultat de recherche d'images pour "books quotes"

 

 

Not many English publications on this blog, even though I have some books awaiting on my crowded shells…I’d love to do it more often but it takes me much more time. Anyway, the US has the biggest number of entries on the blog but I have no way of knowing if they are from French or Spanish readers…Surely a mix of both since half of the publications are in French and the other half in Spanish. Books from American authors are in fifth position in this blog, before the UK.

 

 

Quand nous étions orphelins de Kazuo Ishiguro

Résultat de recherche d'images pour "kazuo ishiguro"  Kazuo Ishiguro est un écrivain et romancier britannique d’origine japonaise (Nagasaki 1954). Il réside en Angleterre depuis 1960 et son oeuvre se signale par l’usage d’une langue d’adoption très maîtrisée et une grande empathie pour la culture et la mentalité de son pays d’adoption (la parfaite assimilation, bravo!).

Quand nous étions orphelins (When we were orphans, 2000) a été finaliste du Booker Prize, un prix important de langue anglaise pour un roman de fiction d’un auteur vivant.

C’est une lecture qui m’a laissé un peu perplexe. D’abord, le style, très compassé, très lent, un peu suranné, mais tellement correct et au-dessus de la moyenne. Ensuite par l’histoire, celle d’un petit anglais, Cristopher Banks, habitant avec ses parents la Concession internationale du vieux Shanghai dans les années 30 et qui devra regagner le Royaume Uni à la suite de la disparition des parents. Cet enfant plus tard deviendra detective après de brillantes études à Cambridge,(probablement une pulsion subliminale vrillée depuis la disparition de ses parents) et presque 20 années plus tard, Cristopher repartira à Shanghai à la recherche des parents ! Entretemps il sera devenu un detective à succès, ayant résolu plusieurs cas ardus.

Il faut savoir que le père de Cristopher travaillait pour une grosse entreprise britannique qui trafiquait de l’opium et que la mère, qui abhorrait cette pratique, avait fondé une association qui militait contre ce trafic.

Ce voyage au bout de tant d’années est un effort considérable de sa part ( est-ce réaliste?). Surtout que Cristopher Banks est le père adoptif d’une petite orpheline, Jennifer,  de laquelle il prend grand soin. Une fois à Shanghai il va recroiser Sarah Hemmings, une femme qu’il avait côtoyé à Londres, toujours entre deux soirées mondaines, sans pouvoir vraiment l’approcher mais ressentant une forte attirance. Cette fois, elle lui propose de partir ensemble à Macao et il accepte. Autrement dit, il abandonne l’idée de retrouver ses parents alors même qu’il a fourni tant d’efforts (est-ce bien logique?). Je pense que ceci manque de crédibilité.

D’évidence, plusieurs personnages dans ce livre sont en manque de quelque chose : Sarah Hemmings d’un grand amour, Akira de ses origines, Jennifer d’une meilleure vie, Cristopher de ses parents…Aussi presque tous les personnages sont marqués par la solitude.

Le livre est intéressant à plusieurs niveaux. C’est d’abord la description de Shanghai, années 30,  donnant cette impression de grouillement de l’Asie nuit et jour, cette impression de ville où tous les vices se retrouvent, ville vénéneuse et décadente. Puis, c’est cette ambiance de fin d’une époque où les européens vivent dans un enclos protégé, loin des contingences locales (la Chine occupée par le Japon à quelques pâtés de maisons…). On sent l’approche de la Deuxième Guerre Mondiale avec la Chine en guerre civile entre les nationalistes et les communistes. Intéressant aussi par la description d’une vie londonienne huppée des années 30 avec l’importance des relations que l’on pouvait nouer à Cambridge.

Au plan psychologique, le travail sur la mémoire que nous propose Ishiguro est remarquable: la transformation que la mémoire fait subir au réel et son influence sur les différences de perception entre les gens. Le coeur du livre est l’enfance de Cristopher, sa mémoire de l’enfance,  des lieux communs, ses amitiés, son entourage, les peurs de l’imaginaire, la quête de ses parents, la compromission des adultes avec leurs lâchetés et trahisons. L’amitié entre Cristopher et son ami japonais Akira entre 8 et 10 ans est très bien rendue. Par exemple, lorsque les parents renvoient Akira au Japon pour « l’acculturer », cela est un échec car il est rejeté au Japon comme impur, contaminé par la culture occidentale et je crois qu’il existe en japonais un vocable pour nommer un japonais qui a vécu à l’étranger, un impur (kikoku shijo). J’imagine que malgré ses origines japonaises, Ishiguro doit ressentir ceci lorsqu’il retourne au Japon.

Bref, une lecture singulière, qui mélange plusieurs genres (roman d’époque, roman d’initiation, roman policier). La personnalité de Cristopher Banks, le personnage principal, est particulière, comme détachée de la réalité, comme s’il était étranger au monde qui l’entoure; il y a aussi un réel manque d’émotions (aucun affect). Son énorme succès professionnel en tant que detective laisse présager un esprit très rationnel, ce qui  cadre mal avec les options qu’il prend dans le roman. Mais il y a dans ce roman un vrai climat (Shanghai, Londres) très bien recrée par Ishiguro.

Pour Cristopher Banks c’est l’autopsie d’une blessure intime sur fond d’enquête policière et de quête familiale au sein d’un roman proposant plusieurs niveaux de lecture.

Et citant Cristopher Banks…Notre destin, à nous et à nos semblables, est d’affronter le monde comme les orphelins que nous sommes, pourchassant au fil de longues années les ombres des parents évanouies. A cela, il n’est d’autre remède qu’essayer de mener nos missions à leur fin, du mieux que nous le pouvons, car aussi longtemps que nous n’y sommes pas parvenus, la quiétude nous est refusée.

QUAND NOUS ÉTIONS ORPHELINS, Folio 4986(Gallimard 2009), ISBN 978-2-07-035946-2

150 000

Afficher l'image d'origineChers Amis qui aimez les livres comme moi, ce billet vous est dédié afin de vous remercier de votre assiduité. Avec 150 000 entrées je voudrais faire un peu le point. J’éprouve toujours un plaisir intact à lire un nouveau livre et à écrire un billet sur cette lecture même si cela represente une tache non négligeable pour quelqu’un qui travaille encore et qui a bien d’autres activités qui n’ont absolument rien à voir avec le monde du livre. C’est un pur hobby porté au niveau de la passion. Je suis totalement d’accord que l’on puisse avoir d’autres opinions que les miennes car cela élargit ma ligne de mire et enrichit mes positions.

Je commence le billet en français parce que c’est la France qui a fait le plus d’entrées : 8 000 (les 142 000 autres concernent 32 autres pays). En France je ne peux pas faire la différence entre les lecteurs purement francophones et ceux qui sont purement hispanophones ou bilingues.

Quelle est la publication la plus lue? C’est le portail du blog avec le dernier livre commenté; là aussi on ne sait pas si c’est un livre en français ou un livre en espagnol puisque depuis août 2012 je veux systématiquement respecter l’alternance français-espagnol.

Le livre le plus lu est Le pays de la cannelle en espagnol, du colombien William Ospina avec 10 000 entrées, un livre baroque splendide; le premier livre en français n’arrive qu’en sixième position avec 3750 entrées : Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand.

Si on regarde d’où proviennent les auteurs, ce sont les auteurs français qui sont en tête : 120 auteurs français, suivis de 98 auteurs espagnols. Ce sont 525 livres qui ont fait l’objet d’un billet, ce qui donne une moyenne de 8 à 9 livres par mois; ce n’est pas mal considérant qu’il n’ya aucune obligation d’aucune espèce si ce n’est de tenir parole à ma fille, elle qui m’a poussé à écrire un blog parce qu’elle est aux antipodes et peut ainsi suivre les errances de sa mère sur Internet en matière de lecture. Je ne sais pas si elle va souvent sur le blog mais je suis enchainée à une promesse…

 

 

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Queridos lectores y fieles seguidores de este blog que cumple 4 años el próximo mes, GRACIAS por vuestra fidelidad. El blog ha llegado a 150 000 visitas por lo que creo necesario dar algunas luces sobre las estadísticas donde Ustedes están indirectamente involucrados.

Lo más solicitado es la portada con cada nueva publicación, pero la portada es una vez en español y la siguiente en francés, sin ninguna derogación.

¿Cual es el libro más leído ? Sigue siendo el maravilloso libro del colombiano William Ospina El país de la canela con más de 10 000 entradas. Lo siguen Aura de Carlos Fuentes y Antigua vida mía de Marcela Serrano. El libro más leído en francés llega solo en sexta posición. Son 525 reseñas de libros en el blog con un promedio de 8 a 9 libros por mes; es bastante sobre todo considerando que la lectora aún trabaja y esta pasión es solo un pasatiempo. Sucede también que las lecturas se acumulan en períodos vacacionales y que por eso suelen aparecer publicaciones diarias. Creo que leo bastante rápido (sin saltarme una línea) y soy organizada y bastante maniática en ciertos aspectos. Los libros que no me gustan, no están en el blog porque no quiero caer en la diatriba « destroy » y de todas maneras el desprecio más grande que puedo manifestar al encuentro de un libro es ignorarlo :  por mal escrito,  por vulgar,  por poco interesante, etc.

Los autores más leídos son en idioma francés (120) aunque de nacionalidades diversas, seguidos por los españoles (99) y luego los argentinos (55).

 

 

 

 

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Mariages de saison de Jean-Philippe Blondel

Afficher l'image d'origineJean -Philippe Blondel est un écrivain français (Troyes 1964),  professeur d´anglais dans sa ville natale.

Mariages de Saison (2016) est déjà son treizième Roman et le premier que je lis parmi une longue bibliographie (plus de 20 titres).

Mon opinion après lecture de ce livre est mitigée; ce livre m’a semblé trop léger, trop facile à la lecture et une fois refermé on l’oublie rapidement : roman doux-amer, en apparence léger mais qui  présente  des personnages dans un contexte de  » vraie vie ». Il est vrai que le romancier distille empathie et tendresse pour des personnages qu’il observe a travers la focale d’une camera comme si elle était tenue par un entomologiste.

C’est l’histoire de Corentin, un trentenaire qui travaille avec son parrain Yvan comme vidéaste pour des cérémonies de mariage, rôle tenu autre fois par un photographe. Il existe une très belle relation entre le parrain et son filleul qui ont 25 ans d’écart, même s’ils n’ont aucun point en commun.

A travers cinq reportages de mariages, le lecteur se rendra compte de la diversité des milieux évoqués et des différences vécues par les gens le jour des noces, avec un état de stress qui découle des préparatifs qui durent depuis des mois. Cette atmosphère survoltée révèle les gens sous leur vraie nature et l’ambiance est très propice  aux confidences en tout genre. Les constats sont sans complaisance mais sans  amertume ni agressivité.

Le roman s’étire sur un an et l’épilogue va surprendre plus d’un lecteur, endormi jusque la par un récit plutôt gentillet. Il semblerait que la préoccupation de Blondel est de parler du temps qui passe autour de personnages qui évoluent dans des univers clos.

 Dans ce roman Jean Philippe Blondel soulève une question de poids : qu’est-ce que un mariage au fond? Le debut d’un enfermement ou la conquête d’une indépendance a deux? Le roman propose des pistes sans s’attarder aux réponses. Chacun doit trouver chaussure a son pied (Oh la la la, quelle phrase si peu romantique dans un contexte pareil !) C’est intéressant de constater l’étendue des significations qui représentent pour les gens, le mariage: des enfants  à venir, l’achat d’un bien immobilier, des voyages en perspective, etc…Pour d’autres, en revanche ce sera un moment assez violent à vivre.

MARIAGES DE SAISON, Buchet-Chastel 2016,  ISBN 978-2-283-02839-1

Venises de Paul Morand

Afficher l'image d'originePaul Morand fut un écrivain, diplomate et académicien français (Paris 1888-1976), ainsi que un grand lecteur et grand voyageur. Il est considéré comme l’un des pères du « style moderne » en littérature. Il a laissé quelques 80 ouvrages. Après la deuxième Guerre Mondiale il devient, avec Jacques Chardonne, le modèle d’une nouvelle génération  d’écrivains appelée les Hussards, opposés aux Existentialistes. Pour certains, il est considéré parmi les grands écrivains du XXè siècle après Proust et Céline.

Venises est son livre le plus connu, une oeuvre assez tardive publiée en 1971 (à l’âge de 83 ans), seulement cinq années avant sa mort.

C’est une deuxième lecture pour moi, une lecture toujours différente car sédimentée par les ans, plus « pensée », alors que la première lecture était quelque peu avide, mue par la curiosité. C’est un livre écrit comme un journal de bord qui va nous relater  quelques soixante années de fréquentation entre l’écrivain et la Serenissime. Que de voyages, que de rencontres, que de réfléxions! Très peu de potins, non, le style ne s’y prête pas, car son style est assez sec, assez distant, démuni de la moindre sensibilité facile. Paul Morand ne fait étalage de rien et je pense sincèrement que les lecteurs (comme moi) qui recherchent certaines émotions ressenties lors des séjours à Venise, ne retrouveront presque rien, peu de lieux communs. Je ne suis pas déçue car la prose est de qualité, mais cela manque d’émotion.

En 1908, Morand a 20 ans, lui l’enfant unique, le solitaire, il écrit…Je veux en avoir le coeur net ; surmontant mon peu de goût pour moi même, j’ai donc pris Venise comme confidente; elle répondra à ma place. A Venise, je pense ma vie, mieux qu’ailleurs; tant pis si je montre le nez dans un coin du tableau, comme Véronèse dans La Maison de Lévi. Entre les cafés Quadri et Florian toute une société européenne vivait à Venise ses heures dernières…

Paul Morand dès 1911 parle d’un personnage lié à Venise, un Anglais excentrique, Frederick Rolfe alias le « Baron Corvo » a qui Michel Bulteau a consacré un livre, «  »Baron Corvo : l’exilé de Venise » qu’il faudrait lire un jour. Ce baron Corvo, ce fut une vie de solitude et de pauvreté, un caractère instable, excentrique, procédurier, méchant, vicieux, vindicatif; doué pour tous les arts; fâché avec tous ses amis; tireur d’horoscopes, épris du passé de l’Église, de la Renaissance; adorant les fastes catholiques, sans vocation de prêtrise, chassé de tous les collèges, des prébendes, des salons, des asiles; décevant.

En 1913 pour Morand Venise était devenue la ville la plus brillante d’Europe, une sorte de prolongement estival des Ballets russes; même origine, L’Orient. Diaghilev s’y laissait traîner par ses favoris, y traînait ses favorites toujours prêtes à le sortir de situations financières si désespérées qu’à vingt heures il n’était jamais certain de voir, une heure plus tard, se lever le rideau de ses spectacles.

En 1914 à Venise, la petite société française de sa jeunesse était devenue un cénacle littéraire. C’est à ce moment que Paul Morand parle pour la première fois  des longues moustaches, un terme qu’il a inventé en côtoyant Henri de Régnier et ses acolytes, tous français : Edmond Jaloux, Vaudoyer, Charles du Bos, Abel Bonnard, Émile Henriot, Julien et Fernand Ochsé et bien d’autres. Tous portaient la moustache fournie et soignée. Venise était La Mecque de ces délicats. Jaloux apportait son accent marseillais, Marsan ses cigares. Miomandre son érudition dansante. Henri Gonse son savoir bourru, Henri de Régnier sa silhouette de peuplier défeuillé par l’automne; homme exquis, où l’humour surveillait l’amour, ses courbes se contrariant en un ressac de contre-courbes, comme dans les bois dorés ou les stucs d’un rococo vénitien. Tous se ralliaient au fameux cri de guerre de leur maître Henri de Régnier : « Vivre avilit ». Princes de Ligne désabusés, d’une douceur sévère, avec des mots à la Rivarol, vite ennuyés, vite agacés, chevaleresques, irrités par tout ce que la vie leur refusait; ils se retrouvaient au Florian devant une peinture sous verre « sous le Chinois », comme ils disaient, ils collectionnaient les « bibelots », écritoires de laque, miroirs gravés ou cannes de jaspe. Michel Bulteau a écrit un livre sur ce club des longues moustaches, plein d’anecdotes et que j’ai commenté dans ce blog en janvier 2016.

Quelques citations sur Venise…Pour la santé de l’âme, pensais-je en quittant San Lazzaro, mieux vaut choisir une autre ville que l’androgyne Venise, « quand l’on ne sait où finit la terre, où commence l’eau »…Les maisons de Venise sont des immeubles, avec des nostalgies de bateau : d’où leurs rez-de-chaussée souvent inondés. Elles satisfont le goût du domicile fixe et du nomadisme…Comme une vieille sur ses béquilles, Venise s’appuie sur une forêt de pieux; il en a fallu un million rien que pour soutenir la Salute; et c’est insuffisant…Enserré dans les rii de Venise comme un signet entre les pages; certaines rues si étroites que Browning se plaignit de n’y pouvoir ouvrir son parapluie…

Ci-après une photo magnifique de Guillaume Crouzet :

 

VENISES, L’Imaginaire Gallimard 1971,  ISBN 2-07-024559-4

2015 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 36 000 fois en 2015. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 13 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.