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Quand nous étions orphelins de Kazuo Ishiguro

Résultat de recherche d'images pour "kazuo ishiguro"  Kazuo Ishiguro est un écrivain et romancier britannique d’origine japonaise (Nagasaki 1954). Il réside en Angleterre depuis 1960 et son oeuvre se signale par l’usage d’une langue d’adoption très maîtrisée et une grande empathie pour la culture et la mentalité de son pays d’adoption (la parfaite assimilation, bravo!).

Quand nous étions orphelins (When we were orphans, 2000) a été finaliste du Booker Prize, un prix important de langue anglaise pour un roman de fiction d’un auteur vivant.

C’est une lecture qui m’a laissé un peu perplexe. D’abord, le style, très compassé, très lent, un peu suranné, mais tellement correct et au-dessus de la moyenne. Ensuite par l’histoire, celle d’un petit anglais, Cristopher Banks, habitant avec ses parents la Concession internationale du vieux Shanghai dans les années 30 et qui devra regagner le Royaume Uni à la suite de la disparition des parents. Cet enfant plus tard deviendra detective après de brillantes études à Cambridge,(probablement une pulsion subliminale vrillée depuis la disparition de ses parents) et presque 20 années plus tard, Cristopher repartira à Shanghai à la recherche des parents ! Entretemps il sera devenu un detective à succès, ayant résolu plusieurs cas ardus.

Il faut savoir que le père de Cristopher travaillait pour une grosse entreprise britannique qui trafiquait de l’opium et que la mère, qui abhorrait cette pratique, avait fondé une association qui militait contre ce trafic.

Ce voyage au bout de tant d’années est un effort considérable de sa part ( est-ce réaliste?). Surtout que Cristopher Banks est le père adoptif d’une petite orpheline, Jennifer,  de laquelle il prend grand soin. Une fois à Shanghai il va recroiser Sarah Hemmings, une femme qu’il avait côtoyé à Londres, toujours entre deux soirées mondaines, sans pouvoir vraiment l’approcher mais ressentant une forte attirance. Cette fois, elle lui propose de partir ensemble à Macao et il accepte. Autrement dit, il abandonne l’idée de retrouver ses parents alors même qu’il a fourni tant d’efforts (est-ce bien logique?). Je pense que ceci manque de crédibilité.

D’évidence, plusieurs personnages dans ce livre sont en manque de quelque chose : Sarah Hemmings d’un grand amour, Akira de ses origines, Jennifer d’une meilleure vie, Cristopher de ses parents…Aussi presque tous les personnages sont marqués par la solitude.

Le livre est intéressant à plusieurs niveaux. C’est d’abord la description de Shanghai, années 30,  donnant cette impression de grouillement de l’Asie nuit et jour, cette impression de ville où tous les vices se retrouvent, ville vénéneuse et décadente. Puis, c’est cette ambiance de fin d’une époque où les européens vivent dans un enclos protégé, loin des contingences locales (la Chine occupée par le Japon à quelques pâtés de maisons…). On sent l’approche de la Deuxième Guerre Mondiale avec la Chine en guerre civile entre les nationalistes et les communistes. Intéressant aussi par la description d’une vie londonienne huppée des années 30 avec l’importance des relations que l’on pouvait nouer à Cambridge.

Au plan psychologique, le travail sur la mémoire que nous propose Ishiguro est remarquable: la transformation que la mémoire fait subir au réel et son influence sur les différences de perception entre les gens. Le coeur du livre est l’enfance de Cristopher, sa mémoire de l’enfance,  des lieux communs, ses amitiés, son entourage, les peurs de l’imaginaire, la quête de ses parents, la compromission des adultes avec leurs lâchetés et trahisons. L’amitié entre Cristopher et son ami japonais Akira entre 8 et 10 ans est très bien rendue. Par exemple, lorsque les parents renvoient Akira au Japon pour « l’acculturer », cela est un échec car il est rejeté au Japon comme impur, contaminé par la culture occidentale et je crois qu’il existe en japonais un vocable pour nommer un japonais qui a vécu à l’étranger, un impur (kikoku shijo). J’imagine que malgré ses origines japonaises, Ishiguro doit ressentir ceci lorsqu’il retourne au Japon.

Bref, une lecture singulière, qui mélange plusieurs genres (roman d’époque, roman d’initiation, roman policier). La personnalité de Cristopher Banks, le personnage principal, est particulière, comme détachée de la réalité, comme s’il était étranger au monde qui l’entoure; il y a aussi un réel manque d’émotions (aucun affect). Son énorme succès professionnel en tant que detective laisse présager un esprit très rationnel, ce qui  cadre mal avec les options qu’il prend dans le roman. Mais il y a dans ce roman un vrai climat (Shanghai, Londres) très bien recrée par Ishiguro.

Pour Cristopher Banks c’est l’autopsie d’une blessure intime sur fond d’enquête policière et de quête familiale au sein d’un roman proposant plusieurs niveaux de lecture.

Et citant Cristopher Banks…Notre destin, à nous et à nos semblables, est d’affronter le monde comme les orphelins que nous sommes, pourchassant au fil de longues années les ombres des parents évanouies. A cela, il n’est d’autre remède qu’essayer de mener nos missions à leur fin, du mieux que nous le pouvons, car aussi longtemps que nous n’y sommes pas parvenus, la quiétude nous est refusée.

QUAND NOUS ÉTIONS ORPHELINS, Folio 4986(Gallimard 2009), ISBN 978-2-07-035946-2

150 000

Afficher l'image d'origineChers Amis qui aimez les livres comme moi, ce billet vous est dédié afin de vous remercier de votre assiduité. Avec 150 000 entrées je voudrais faire un peu le point. J’éprouve toujours un plaisir intact à lire un nouveau livre et à écrire un billet sur cette lecture même si cela represente une tache non négligeable pour quelqu’un qui travaille encore et qui a bien d’autres activités qui n’ont absolument rien à voir avec le monde du livre. C’est un pur hobby porté au niveau de la passion. Je suis totalement d’accord que l’on puisse avoir d’autres opinions que les miennes car cela élargit ma ligne de mire et enrichit mes positions.

Je commence le billet en français parce que c’est la France qui a fait le plus d’entrées : 8 000 (les 142 000 autres concernent 32 autres pays). En France je ne peux pas faire la différence entre les lecteurs purement francophones et ceux qui sont purement hispanophones ou bilingues.

Quelle est la publication la plus lue? C’est le portail du blog avec le dernier livre commenté; là aussi on ne sait pas si c’est un livre en français ou un livre en espagnol puisque depuis août 2012 je veux systématiquement respecter l’alternance français-espagnol.

Le livre le plus lu est Le pays de la cannelle en espagnol, du colombien William Ospina avec 10 000 entrées, un livre baroque splendide; le premier livre en français n’arrive qu’en sixième position avec 3750 entrées : Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand.

Si on regarde d’où proviennent les auteurs, ce sont les auteurs français qui sont en tête : 120 auteurs français, suivis de 98 auteurs espagnols. Ce sont 525 livres qui ont fait l’objet d’un billet, ce qui donne une moyenne de 8 à 9 livres par mois; ce n’est pas mal considérant qu’il n’ya aucune obligation d’aucune espèce si ce n’est de tenir parole à ma fille, elle qui m’a poussé à écrire un blog parce qu’elle est aux antipodes et peut ainsi suivre les errances de sa mère sur Internet en matière de lecture. Je ne sais pas si elle va souvent sur le blog mais je suis enchainée à une promesse…

 

 

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Queridos lectores y fieles seguidores de este blog que cumple 4 años el próximo mes, GRACIAS por vuestra fidelidad. El blog ha llegado a 150 000 visitas por lo que creo necesario dar algunas luces sobre las estadísticas donde Ustedes están indirectamente involucrados.

Lo más solicitado es la portada con cada nueva publicación, pero la portada es una vez en español y la siguiente en francés, sin ninguna derogación.

¿Cual es el libro más leído ? Sigue siendo el maravilloso libro del colombiano William Ospina El país de la canela con más de 10 000 entradas. Lo siguen Aura de Carlos Fuentes y Antigua vida mía de Marcela Serrano. El libro más leído en francés llega solo en sexta posición. Son 525 reseñas de libros en el blog con un promedio de 8 a 9 libros por mes; es bastante sobre todo considerando que la lectora aún trabaja y esta pasión es solo un pasatiempo. Sucede también que las lecturas se acumulan en períodos vacacionales y que por eso suelen aparecer publicaciones diarias. Creo que leo bastante rápido (sin saltarme una línea) y soy organizada y bastante maniática en ciertos aspectos. Los libros que no me gustan, no están en el blog porque no quiero caer en la diatriba « destroy » y de todas maneras el desprecio más grande que puedo manifestar al encuentro de un libro es ignorarlo :  por mal escrito,  por vulgar,  por poco interesante, etc.

Los autores más leídos son en idioma francés (120) aunque de nacionalidades diversas, seguidos por los españoles (99) y luego los argentinos (55).

 

 

 

 

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Mariages de saison de Jean-Philippe Blondel

Afficher l'image d'origineJean -Philippe Blondel est un écrivain français (Troyes 1964),  professeur d´anglais dans sa ville natale.

Mariages de Saison (2016) est déjà son treizième Roman et le premier que je lis parmi une longue bibliographie (plus de 20 titres).

Mon opinion après lecture de ce livre est mitigée; ce livre m’a semblé trop léger, trop facile à la lecture et une fois refermé on l’oublie rapidement : roman doux-amer, en apparence léger mais qui  présente  des personnages dans un contexte de  » vraie vie ». Il est vrai que le romancier distille empathie et tendresse pour des personnages qu’il observe a travers la focale d’une camera comme si elle était tenue par un entomologiste.

C’est l’histoire de Corentin, un trentenaire qui travaille avec son parrain Yvan comme vidéaste pour des cérémonies de mariage, rôle tenu autre fois par un photographe. Il existe une très belle relation entre le parrain et son filleul qui ont 25 ans d’écart, même s’ils n’ont aucun point en commun.

A travers cinq reportages de mariages, le lecteur se rendra compte de la diversité des milieux évoqués et des différences vécues par les gens le jour des noces, avec un état de stress qui découle des préparatifs qui durent depuis des mois. Cette atmosphère survoltée révèle les gens sous leur vraie nature et l’ambiance est très propice  aux confidences en tout genre. Les constats sont sans complaisance mais sans  amertume ni agressivité.

Le roman s’étire sur un an et l’épilogue va surprendre plus d’un lecteur, endormi jusque la par un récit plutôt gentillet. Il semblerait que la préoccupation de Blondel est de parler du temps qui passe autour de personnages qui évoluent dans des univers clos.

 Dans ce roman Jean Philippe Blondel soulève une question de poids : qu’est-ce que un mariage au fond? Le debut d’un enfermement ou la conquête d’une indépendance a deux? Le roman propose des pistes sans s’attarder aux réponses. Chacun doit trouver chaussure a son pied (Oh la la la, quelle phrase si peu romantique dans un contexte pareil !) C’est intéressant de constater l’étendue des significations qui représentent pour les gens, le mariage: des enfants  à venir, l’achat d’un bien immobilier, des voyages en perspective, etc…Pour d’autres, en revanche ce sera un moment assez violent à vivre.

MARIAGES DE SAISON, Buchet-Chastel 2016,  ISBN 978-2-283-02839-1

Venises de Paul Morand

Afficher l'image d'originePaul Morand fut un écrivain, diplomate et académicien français (Paris 1888-1976), ainsi que un grand lecteur et grand voyageur. Il est considéré comme l’un des pères du « style moderne » en littérature. Il a laissé quelques 80 ouvrages. Après la deuxième Guerre Mondiale il devient, avec Jacques Chardonne, le modèle d’une nouvelle génération  d’écrivains appelée les Hussards, opposés aux Existentialistes. Pour certains, il est considéré parmi les grands écrivains du XXè siècle après Proust et Céline.

Venises est son livre le plus connu, une oeuvre assez tardive publiée en 1971 (à l’âge de 83 ans), seulement cinq années avant sa mort.

C’est une deuxième lecture pour moi, une lecture toujours différente car sédimentée par les ans, plus « pensée », alors que la première lecture était quelque peu avide, mue par la curiosité. C’est un livre écrit comme un journal de bord qui va nous relater  quelques soixante années de fréquentation entre l’écrivain et la Serenissime. Que de voyages, que de rencontres, que de réfléxions! Très peu de potins, non, le style ne s’y prête pas, car son style est assez sec, assez distant, démuni de la moindre sensibilité facile. Paul Morand ne fait étalage de rien et je pense sincèrement que les lecteurs (comme moi) qui recherchent certaines émotions ressenties lors des séjours à Venise, ne retrouveront presque rien, peu de lieux communs. Je ne suis pas déçue car la prose est de qualité, mais cela manque d’émotion.

En 1908, Morand a 20 ans, lui l’enfant unique, le solitaire, il écrit…Je veux en avoir le coeur net ; surmontant mon peu de goût pour moi même, j’ai donc pris Venise comme confidente; elle répondra à ma place. A Venise, je pense ma vie, mieux qu’ailleurs; tant pis si je montre le nez dans un coin du tableau, comme Véronèse dans La Maison de Lévi. Entre les cafés Quadri et Florian toute une société européenne vivait à Venise ses heures dernières…

Paul Morand dès 1911 parle d’un personnage lié à Venise, un Anglais excentrique, Frederick Rolfe alias le « Baron Corvo » a qui Michel Bulteau a consacré un livre, «  »Baron Corvo : l’exilé de Venise » qu’il faudrait lire un jour. Ce baron Corvo, ce fut une vie de solitude et de pauvreté, un caractère instable, excentrique, procédurier, méchant, vicieux, vindicatif; doué pour tous les arts; fâché avec tous ses amis; tireur d’horoscopes, épris du passé de l’Église, de la Renaissance; adorant les fastes catholiques, sans vocation de prêtrise, chassé de tous les collèges, des prébendes, des salons, des asiles; décevant.

En 1913 pour Morand Venise était devenue la ville la plus brillante d’Europe, une sorte de prolongement estival des Ballets russes; même origine, L’Orient. Diaghilev s’y laissait traîner par ses favoris, y traînait ses favorites toujours prêtes à le sortir de situations financières si désespérées qu’à vingt heures il n’était jamais certain de voir, une heure plus tard, se lever le rideau de ses spectacles.

En 1914 à Venise, la petite société française de sa jeunesse était devenue un cénacle littéraire. C’est à ce moment que Paul Morand parle pour la première fois  des longues moustaches, un terme qu’il a inventé en côtoyant Henri de Régnier et ses acolytes, tous français : Edmond Jaloux, Vaudoyer, Charles du Bos, Abel Bonnard, Émile Henriot, Julien et Fernand Ochsé et bien d’autres. Tous portaient la moustache fournie et soignée. Venise était La Mecque de ces délicats. Jaloux apportait son accent marseillais, Marsan ses cigares. Miomandre son érudition dansante. Henri Gonse son savoir bourru, Henri de Régnier sa silhouette de peuplier défeuillé par l’automne; homme exquis, où l’humour surveillait l’amour, ses courbes se contrariant en un ressac de contre-courbes, comme dans les bois dorés ou les stucs d’un rococo vénitien. Tous se ralliaient au fameux cri de guerre de leur maître Henri de Régnier : « Vivre avilit ». Princes de Ligne désabusés, d’une douceur sévère, avec des mots à la Rivarol, vite ennuyés, vite agacés, chevaleresques, irrités par tout ce que la vie leur refusait; ils se retrouvaient au Florian devant une peinture sous verre « sous le Chinois », comme ils disaient, ils collectionnaient les « bibelots », écritoires de laque, miroirs gravés ou cannes de jaspe. Michel Bulteau a écrit un livre sur ce club des longues moustaches, plein d’anecdotes et que j’ai commenté dans ce blog en janvier 2016.

Quelques citations sur Venise…Pour la santé de l’âme, pensais-je en quittant San Lazzaro, mieux vaut choisir une autre ville que l’androgyne Venise, « quand l’on ne sait où finit la terre, où commence l’eau »…Les maisons de Venise sont des immeubles, avec des nostalgies de bateau : d’où leurs rez-de-chaussée souvent inondés. Elles satisfont le goût du domicile fixe et du nomadisme…Comme une vieille sur ses béquilles, Venise s’appuie sur une forêt de pieux; il en a fallu un million rien que pour soutenir la Salute; et c’est insuffisant…Enserré dans les rii de Venise comme un signet entre les pages; certaines rues si étroites que Browning se plaignit de n’y pouvoir ouvrir son parapluie…

Ci-après une photo magnifique de Guillaume Crouzet :

 

VENISES, L’Imaginaire Gallimard 1971,  ISBN 2-07-024559-4

2015 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 36 000 fois en 2015. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 13 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

100 000

En ESPAÑOL, à la suite en FRANÇAIS, then in ENGLISH.

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Queridos lectores hispano hablantes , este billete os lo dedico con toda mi simpatía; gracias por leer y por seguir mi blog, un blog que  fue iniciado en diciembre 2011 en San Francisco, USA con el libro de Jonathan Franzen « Freedom » ; la creación del blog fue un pedido de mi hija quien quería saber acerca de los libros que leo ya que la lectura es para mi una actividad apasionante. 

Esta idea me pareció difícil y complicada porque la lectura es solo un pasatiempo  y yo aún trabajo  con horarios bastante despiadados, pero mi hija no solo insistió sino que me instaló todo el sistema con WordPress . Y aquí estoy , fiel con la tarea.

Desde  diciembre 2011 sigo leyendo y publicando lo que leo, excepto cuando la lectura es tan mala que no vale la pena un comentario. No sería  elegante escribir solo diatribas contra tal o cual libro. Prefiero ignorarlos. Y aunque el libro sea muy malo, hay detrás un trabajo titanesco.

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¿Por qué un blog en español y en francés ? se preguntarán muchos.  Pertenezco a un grupo de lectura en español desde mucho antes de la eclosión del blog. Tenemos tres reuniones por año, siempre animadas de manera brillante e interesante por Sonia, una profesora que aporta método y luces sobre las lecturas. Hemos hecho lecturas fabulosas como por ejemplo El Quijote de Cervantes y  La Regenta de Clarín, verdaderos monumentos literarios. El grupo es muy elástico pues no siempre vienen las mismas, pero es muy interesante porque  están representadas muchas nacionalidades con algunas francesas hispano hablantes. Cada nacionalidad aporta cosas interesantes y diferentes.

Al principio yo publicaba en desorden lo que leía,  en francés o en español , pero desde agosto del 2012 decidí respetar matemáticamente la alternancia de cada idioma porque las hispano hablantes  decían  » es un blog en francés » y las francesas  » es un blog en español ». Quise ser salomónica y que nadie me tilde de tendenciosa; desde entonces me atengo a una alternancia invariable.

Los países hispano hablantes más proveedores de lectores son : Argentina (11 700) seguida de Colombia y de México casi en empate con poco más de 10 000 cada uno. En total hay lectores de 140 países diferentes.

¿Y cuales son los libros más consultados en la lengua de Cervantes ? ( lo más consultado en realidad es la portada con las últimas publicaciones )  pero mirando individualmente los libros, la palma es para « El país de la canela » del colombiano William Ospina con más de 6 000 entradas,  luego Afficher l'image d'origine« Aura » del mexicano Carlos Fuentes con 5 000 y « Betibú de la argentina Claudia Piñeiro con también 5 000. Todos estos libros fueron muy apreciados por mi y a los cuales, espero, haberles rendido el homenaje que se merecen. « Aura » fue también una lectura deslumbrante con el grupo de lectura.

¿ Y de qué nacionalidad son los autores más leídos por mi ? Son los españoles, seguidos por los franceses y luego los argentinos. Y aunque los autores españoles son los más leídos en el blog, España ocupa sólo la quinta posición por el número de lectores. ¿ Y de cuántos países son los autores de las  publicaciones en el blog ? De 31 países diferentes con 415 libros publicados.

 

Chers lecteurs de langue française, merci de votre constance dans le suivi de ce modeste blog. La France est de loin le pays qui a fait le plus d’entrées (27 400) , mais il y a 139 autres pays impliqués dans les consultations.

Le palmarès des livres les plus consultés en français revient à Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand  avec 3 300 consultations (juin 2013), suivi de la pentalogie Le poids des secrets d’Aki Shimazaki (1 350 lecteurs) en avril 2012 (écrivain japonaise qui écrit directement en français, résidente au Canada) et La cuisinière de Himmler de Franz-Olivier Giesbert (juin 2013) avec 1 100 . Les livres en français viennent en deuxième position parmi les livres lus, après les livres d’auteurs espagnols, suivis par les lectures d’auteurs argentins que je tiens en grande estime pour la qualité de l’écriture et la grande variété des sujets traités.

 

Now about writing in English, I didn’t do it as I wrote it  time ago. Only two books in English, too poor : Ordinary thunderstorms from William Boyd (december 2012) and A Reliable wife from Robert Goolrick (september 2012). The point is  I can do it, but it takes me much longer since I’m not practising as I used to do it. Maybe one day, when retired I should try… . I thank you all. The US provided me 7 000 readers and the UK much less.

 

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Carazamba de Virgilio Rodríguez Macal

Afficher l'image d'origineVirgilio Rodríguez-Macal fue un periodista, escritor y diplomático guatemalteco (Ciudad de Guatemala 1916-1964). Su obra es muy popular en centroamérica, sus novelas son criollistas y el escritor fue varias veces galardonado. Su padre fue también diplomático e historiador y  durante una estadía en Chile  Virgilio Rodríguez Macal empezó a escribir en el diario El Mercurio.

Al escritor le gustaba mucho incursionar en las selvas del Petén, el departamento más grande, al norte de Guatemala y con frontera con México, de manera que conocía muy bien la flora,  la fauna y también las tradiciones guatemaltecas y éso resalta muy bien en esta novela.

De un viaje a Guatemala, me traje este libro, muy recomendado por una librera de Antigua. Estaba encantada de rencontrar la selva petenera donde visité las ruinas prodigiosas de Tikal, cuyas pirámides impresionantes sobrepasan las cimas de los frondosos árboles chicleros. Justamente, fueron unos « chicleros » que redescubrieron estas ruinas, trepando sobre los árboles para extraer el chicle vieron la cima de unas edificaciones…Asistí a una puesta de sol frente a las ruinas  de Tikal, y será uno de los recuerdos más bonitos que me llevaré de esta vida (gracias María Alicia P. por el dato).

Carazamba es una novela criollista al puro estilo de aventuras a la Indiana Jones en la  selva petenera. Es una aventura sentimental entre un hombre de 30 años, acomodado maderero y una extraña mujer que enloquece a los hombres y los lleva a una muerte violenta. Una fuga a través de la selva de los amantes,  sirve para describir este terrible magma verde, impenetrable, peligroso, lleno de alimañas venenosas. Hay una buena descripción de la flora y de la fauna, se nota que el escritor conoce el tema. La novela, ambientada en los años 40, habla de manera velada de la represión militar aunque no es la política el primum movens de este libro que se lee con facilidad,  sin dejar recuerdos imperecederos.

Selva petenera y Tikal

CARAZAMBA, Piedra Santa Editorial 1964,   ISBN 978-99922-1-031-4