Archive | novembre 2012

Las primas de Aurora Venturini

Aurora Venturini acaba de morir a los 85 años;  la escritora obtuvo dos premios con este libro: en 2007, la primera edición del Premio Nueva Novela Página/12  y en 2009 recibió la segunda edición del Premio Otras Voces , Otros Ámbitos ( premio sin dotación pecuniaria,  auspiciado por la tienda española El Corte Inglés para figurar en todos sus almacenes en buena posición para la venta), también en 2009 fue escogido en España como el mejor libro en español.

La escritora argentina(La Plata 1922-2015), se graduó en Filosofía y Ciencias de la Educación, fue una amiga íntima de Eva Perón con quien trabajó. Luego estudió Psicología en la Universidad de Paris donde se exilió 35 años huyendo la Revolución Libertadora ( =golpe militar que derrocó a Juan Domingo Perón en 1955 y que gobernó dos años). En Paris ella fue compañera de parranda de los existencialistas a los que conoció bien . Estuvo casada con el historiador Fermín Chávez. Es autora de más de 30 libros, muchos de ellos agotados : novelista, cuentista, poeta, traductora y ensayista. Es traductora del francés de obras de Villon, Rimbaud,etc, trabajo por el cual ha sido recompensada  por las letras francesas.

En este libro Las primas, Venturini hace suya una frase de Flaubert, frase que habría pronunciado Flaubert cuando se le acusó de inmoralidad con su libro Madame Bovary . Flaubert dijo para defenderse, «  Madame Bovary soy yo ». Pues la Señora Venturini proclama a su vez ,  Las primas , soy yo.

Es el libro más original y desconcertante que me ha tocado leer últimamente donde la ficción trata de la infancia hostil y minusválida, de la deformidad, de la locura y del desamor filial, en un estilo hilarante, cargado de humor negro , de candor y al mismo tiempo  de sapiencia. Un libro que obliga a cuestionarse sobre la frontera entre lo normal y lo anormal. Libro que deja entrever que a veces lo normal, lo convencional es lo anormal porque hay muchos tapujos e hipocresías. Al parecer en este libro de Venturini hay mucho de autobiográfico y la escritora no se oculta para decirlo, lo que agrega interés a la lectura.

La novela está ambientada en los años 40 con el personaje principal y narrador de Yuna y su minusvalía hecha de dislalia o fragilidad ante la gramática, un dolor por la sintaxis que la lleva a consultar el diccionario para superar su debilidad mental buscando palabras nuevas y altamente doctas para completar sus frases. Yuna tiene reales dones de pintora que la llevarán a la fama y al reconocimiento como gran artista. Físicamente es bastante agraciada.

Tiene una hermana un año menor, Betina,  francamente diforme, que será mancillada por el profesor de Arte de Yuna, contra el cual Yuna tramará una venganza perfecta. Hay otros personajes entrañables como el de la prima hermana Petra, una enana prostituta y perversa, que es el personaje más atractivo de la novela, el más osado, traicionero, jocoso y truculento y que se gana la vida con el sesoral ( asi llama ella al sexo oral). O el personaje histérico de la tía Nené, o el personaje de la mamá en maestra severa dando varazos con su puntero de maestra.

He aquí la descripción de su hermana Betina  un año más joven : mi hermana padecía de un corcovo vertebral, de espalda y sentada semejaba un bicho jorobado de piernecitas cortas y brazos increíbles. Cuando llegaban las horas de las comidas,  yo tenía que darle la comida a mi hermana y a propósito erraba el orificio y metía la cuchara en un ojo, en una oreja, en la nariz antes de llegar a la bocaza. Ah…ah…ah…gemía la sucia infeliz. Qué fea, qué horrible, cómo podía haber alguien tan feo y horrible, cabeza de búfalo, olor de trapo húmedo. Pobre…

Las otras  dos primas hermanas eran hijas de la tía Ingrazia, hermana de la mamá y casada con el primo Danielito: la mayor era Carina con seis deditos en cada pié y la segunda Petra la enana, ambas primas imbeciloides. La mayor morirá tras la complicación de un aborto y la segunda tendrá bastante éxito en el oficio más antiguo del mundo.

La dislalia de Yuna fue asesorada por una sicóloga y le permitió una escolaridad hasta el sexto grado. Se ejercitaba con un destrabalenguas como éste : María Chucena su choza techaba y un leñador que por ahí pasaba le dijo María Chucena vos techas tu choza o techas la ajena yo no techo mi choza ni techo la ajena solo techo la choza de María Chucena. (¡con un destrabalenguas parecido cualquiera se dislaliza! , Ndlr).

Excelente y desconcertante novela, original y morbosa, pero franca y jocosa en sus planteamientos. Bravissimo Señora Venturini !

LAS PRIMAS 2007, (Caballo de Troya 2009),  ISBN  978-84-96594-33-3

Les roses de Guernesey de Charlotte Link

Charlotte LinkCharlotte Link est née en Allemagne (Francfort) en 1963. Elle a publié son premier livre à 19 ans : elle écrit des livres pour enfants, des nouvelles, des romans et des articles dans des magazines et des quotidiens. Ses romans sont surtout des romans historiques et des thrillers psychologiques. En 2007 elle a reçu le Prix Goldene Feder pour l’ensemble de son oeuvre. C’est un des auteurs le plus populaires en Allemagne où elle a vendu plus de 9 millions de livres !  Elle est engagée activement dans la protection des animaux.

On lui doit plusieurs best sellers portés avec succès au petit écran dont la trilogie Le temps des orages ( Sturmzeit) en 1999.

Ce roman, Les roses de Guernesey (Die Rosenzüchterin) date de 2000, il a été publié en deux tomes dans la collection  « J’ai lu »: T1 Le fardeau du passé et T2 La brume se lève.

C’est au cours d’un voyage en Amérique Centrale que Jacqueline B. m’a parlé de ce livre dans des termes élogieux, alors que moi je lui citais l’excellent roman épistolaire des américaines Mary Ann Shaffer & Annie Barrows:  Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates (2009). Mais si les deux romans se passent à Guernesey, le roman de Charlotte Link concerne toute la période d’Occupation, alors que le livre des américaines concerne la fin de la guerre et l’évacuation des troupes allemandes. Deux très bons livres.

Les roses de Guernesey est un roman palpitant qui raconte la vie de Béatrice Shaye, originaire des îles Anglo-Normandes, qui avait 14 ans lorsque les troupes d’occupation allemandes arrivèrent sur l’île. La population avait fui en majorité vers Londres, mais lors de la fuite elle a été séparée de ses parents qui sont partis sans elle. Alors, le commandant allemand ayant choisi la maison des parents de Béatrice pour s’y installer avec sa femme Hélène, Béatrice sera prise en charge par le couple allemand. Elle pourra rester 5 années dans sa maison, mais devra subir constamment l’agression de la part du commandant qui était un grand dépressif; sa dépression et son agressivité connaîtront un climax avec la défaite de l’armée allemande. En revanche elle aura des relations tout à fait particulières avec Hélène, l’épouse du commandant.

L’épisode de l’occupation des îles est assez méconnu de l’Histoire. En effet, à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, ces îles furent abandonnées des deux côtés: des anglais et des allemands. C’est parce qu’ils avaient préféré garder leurs forces intactes pour affronter les troupes d’Hitler sur le continent, que les Alliés n’avaient pas inclus les îles dans leur projet de débarquement: malheureux confettis sans importance qui ne méritaient pas qu’on risquât des pertes en tentant de les libérer. Du jour au lendemain, ces minuscules têtes de pont du gouvernement allemand furent oubliés de tous au milieu de l’Atlantique et coupées du  » Grand Reich », qui jusque-là avait, tant bien que mal, assuré leur ravitaillement. Mais désormais plus rien ne bougeait et les seuls qui auraient pu faire parvenir des vivres étaient les Britanniques, mais Churchill, sachant que tout ce qui serait envoyé là-bas profiterait d’abord à l’ennemi, refusa qu’une aide quelconque soit apportée aux îles;  il choisit, pour ne pas soutenir l’ennemi, d’affamer ses concitoyens. Occupants et occupés souffraient également: ils avaient faim, ils avaient froid; ils partageaient la faim et le sentiment d’avoir été oubliés. Et dans les îles Anglo-Normandes , les relations entre occupants et occupés étaient particulières: l’isolement et l’étroitesse des lieux avaient contribué à faire naître un sentiment d’appartenance à une même communauté, sans que ce fût volontaire ou organisé ni d’un côté, ni de l’autre.

Il est difficile d’imaginer à quel degré d’incurie cette population s’est vu confinée: pour subsister, ils buvaient du thé fait avec des feuilles de mûrier, ils mangeaient des pissenlits, suçaient de l’écorce d’arbre pour tromper la faim, préparaient un breuvage avec des glands torréfiés pour remplacer le café. Il s’est fallu de très peu que cette population ne mange les pissenlits par la racine…

Et à la fin du conflit, Béatrice Shaye dut prendre en charge la femme du commandant, quand celui-ci s’est suicidé lorsque l’Allemagne capitula. Difficile d’entendre comment Béatrice put se charger d’un fardeau pareil, mais il faudra attendre la fin du roman pour connaître la raison à tout cela. et cette raison était valable, croyez-en. Certaines ficelles du roman sont trop faciles, mais les points abordés sont intéressants, voire captivants: la tyrannie de l’occupant, l’obligation de devoir se cacher et puis certaines attitudes des gens « occupés ».

Il paraît que ce roman fait penser à un autre roman du même auteur: L’invité de la dernière heure ( Der fremde Gast, 2005) autre roman riche en histoires se recoupant, exactement comme ici.

LES ROSES DE…, 2000(,Presses de la Cité 2004),  ISBN 2-7441-8201-X

Aura de Carlos Fuentes

Gran escritor mexicano nacido en 1928, fallecido en mayo de 2012 a los 83 años. Tiene una bibliografía impresionante. Recibió el Premio Nacional de Literatura de México en 1984 y el Cervantes en 1987. Tiene todos los premios imaginables, excepto el Nobel.

Le leí Los años con Laura Díaz de 1999 que me encantó por ser una novela total, extensa como la  vida misma de Laura Díaz y que abarca la historia de México entre 1915 y 1970 con un relato que se despliega  como un mural de Diego Rivera, prolijo en detalles y anécdotas, enriquecedor sobre la idiosincracia de los mexicanos.

También hubo en septiembre 2012 en este blog una reseña sobre  La gran novela Latinoamericana de Carlos Fuentes (2011) , libro muy interesante y completo, a lo que literatura se refiere.

Para escribir Aura, Carlos Fuentes se inspiró de otros autores como Henry James y  Los papeles de Aspern, de Dickens con Grandes esperanzas, de Poushkine con La Dama de picas, de Michelet y de sus brujas medievales, de la diosa Circe, esa  diosa experta en drogas y maleficios propicios a las metamorfosis.

En resumen, Aura narra la llegada de Felipe Montero, profesor de 27 años, a una casona del centro viejo de México DF. Responde el profesor a un aviso en un periódico donde ofrecen buen sueldo para quien pueda retomar las memorias del General Llorente, fallecido hace 60 años, exiliado en Paris y cuya viuda sigue en vida y enamorada de su marido, añorando  ese amor físico que se profesaron otrora. Asi Felipe Montero penetrará en un mundo femenino hecho de sombras, conocerá a la sobrina de la viuda, la bella Aura, que no es otra cosa que  la proyección del deseo de la anciana, y vivirá de esta manera una experiencia fuera de toda realidad . Finalmente Felipe Montero, desdoblado en General Llorente tendrá un acto carnal con la anciana como una inmolación final dentro de su nueva personalidad.

Esta escena carnal al final del libro, fue el objeto de un escándalo en México en 2001 cuando el entonces secretario del Trabajo del presidente Vicente Fox arguyó que era una lectura inapropiada para los estudiantes de secundaria, por el carácter sacrílego del acto carnal,  pidiendo que se tomaran medidas contra la profesora del Colegio de monjas Félix de Jesús Rougier. La profesora fue despedida.

Aura es una noveleta o novela corta de ficción, es un relato increíblemente interesante porque reúne varios géneros: la novela fantástica, una dosis de realismo mágico, notas de novela gótica con fondos negros, caras opacas, cuerpos rociados con poca luz. La narrativa es innovadora con una historia que va más allá del mundo de lo real y lo irreal, de lo tangible y de lo intangible, del sueño y de la vida. Una historia más allá de fantasmas, una historia de amores encontrados en un tiempo suspendido en una suposición entre el presente y el futuro.

Dentro de la historia hay dos elementos:

el olor: se huele a humedad, a viejo, a musgo, a raíces podridas, a encierro. Hay exaltación del sentido del olfato y los elementos aromáticos dan un soporte total y un tono real a la obra.

–  el color verde:  el verde en el vestido de Aura, el verde de sus ojos, el verde de las cortinas de terciopelo…Es un llamado a la vida, a las plantas, al bosque y a la juventud. El verde simboliza el amor joven de Consuelo a su marido, la bella Consuelo joven que no tuvo hijos y que  lleva a la vieja Consuelo a engendrar un ser que es parte de su vida, es parte de ella, ella la controla: Aura.

La noveleta está llena de simbolismos:

la casa, situada en el centro del mundo, centro del universo, el centro del viejo casco de México DF, la casa es una alegoría de lo femenino, identificada a la madre, al refugio o protección, al seno materno. La casa es acogedora pero también amenazante.

Aura y Consuelo: seres opuestos: la juventud y la vejez, partes opuestas, pero complementarias. Aura es una proyección de los deseos de Consuelo.

el color verde: color femenino, representa la esperanza, sinónimo de fuerza, de longevidad, color de la inmortalidad y en el mundo de la psicología es el regressus at uterum. Aura y Consuelo someten a Felipe Montero a una búsqueda de su verdadera identidad, ayudan a fecundar el otro lado de la personalidad de Montero: ese vientre que es la casa da a luz la verdadera personalidad del invitado.

Los animales de la novela tienen también un simbolismo:

el perro de la aldaba de la puerta de entrada se sitúa en un lugar de transición entre dos espacios: el afuera (ciudad) y el adentro (casa). El perro es mediador entre el mundo de los muertos y de los vivos, actúa como guía de la ánimas, de los muertos.

la coneja Saga es un simbolismo de las aguas fecundantes y regeneradoras, los conejos son seres lunares (duermen de día y brincan de noche), son el principio de la renovación cíclica de la vida. La coneja se llama Saga lo que implica continuidad, seguimiento de la historia de un clan, de una familia.

los gatos: son contradictorios en el texto porque son objeto de odio y maltrato, pero también de amor. Es un símbolo ambivalente: proteccción de la casa por el lado positivo y asociados a la hechicería por el lado negativo.

el macho cabrío es un animal trágico ( tragedia quiere decir canto del buco), canto religioso. Aquí representa al mundo de la masculinidad; está relacionado junto con el conejo a Afrodita: una naturaleza ardiente y prolífica.

Todos estos animales tienen relación con la fertilidad, con la vida y con la juventud.

En el libro hay rituales, actos de repetición porque el rito es el eterno retorno: las cenas con el mismo menu a base de riñones ( símbolo de la fertilidad), disposición de los cuatro cubiertos en la mesa del comedor, degollación del macho cabrío,  toque de la campana para pasar a la mesa, el martirio de los gatos, el rito de la consagración y de la comunión que están erotizados y pervertidos.

En resumen, una novela corta deslumbrante, desconcertante, inquietante. Brillante.

Aquí tienen un enlace para escuchar ad integrum esta noveleta de la propia voz de Carlos Fuentes con una dicción perfecta, gracias a los archivos de Youtube:

AURA, Alianza Editorial 1994,  ISBN 84-206-4626-1

Mendiants et orgueilleux de Albert Cossery

Albert Cossery est né au Caire en 1913 au sein d’une famille bourgeoise et il est décédé à 94 ans à Paris en 2008 où il a vécu depuis l’âge de 32 ans (  1945 )  à l’Hôtel La Louisiane à Saint Germain-des-Prés. C’est un auteur francophone d’origine égyptienne et presque tous ses romans se déroulent en Egypte; sa première publication date de 1940 avec Les hommes oubliés de Dieu; il a  écrit sur des personnages hauts en couleur, maniant volontiers l’ironie des situations sans jamais tomber dans le cynisme ce qui confère à son style une grâce dynamique et humoristique. Il a publié un livre tous les dix ans. On lui a décerné le Grand Prix de la Francophonie en 1990 pour l’ensemble de son oeuvre.

Deux de ses livres ont été adaptés en BD sous le pinceau de Golo: Les couleurs de l’infamie et  Mendiants et orgueilleux, aussi ce dernier a été adapté deux fois  au cinéma : par Jacques Poitrenaud en 1971 et par la réalisatrice Asmaa El Bakry en Egypte en 1991.

Chacun de ses livres est un joyau célébrant en français le mode de vie oriental avec beaucoup d’humour et une certaine sagesse philosophique. Cossery dit que les gens, même sans ressource peuvent garder leur dignité, seul luxe du pauvre et être bien plus heureux  que des gens riches. Il dit aussi que il n’y a pas des phrases pour rien dans ses livres. Il avait une vision épicurienne de l’existence et il ne s’intéressait que  aux gens qui avaient une conception originale de la vie tout simplement.

En résumé, le livre Mendiants et Orgueilleux parle de Gohar, homme cultivé et sage qui a choisi sa voie: être mendiant en distribuant sa sagesse. Il ne rêve que de partir en Syrie pour y cultiver et consommer du hachisch. Il en vient à tuer une prostituée dans la maison close dans laquelle il travaille occasionnellement comme scribe pour les pensionnaires. Il tue une jeune prostituée pour les faux bijoux qu’elle porte et qui pourraient lui payer son voyage et son hachisch. Mais il ne culpabilise pas, au contraire car son crime n’est rien devant la tyrannie de son gouvernement. L’officier de police qui suit l’affaire, Nour El Dine, un orgueilleux et puissant, finit dans son enquête par parvenir jusqu’à lui, mais il ne peut l’arrêter malgré les aveux de Gohar. Au contraire, l’officier finit par comprendre que Gohar a raison.

Ici l’intrigue policière se double d’une lancinante interrogation sur le sens de la vie, dans l’égarement d’une société qui cahote entre ses vices, perversions, misères variées et complémentaires. Comme souvent chez Cossery le bordel tient une place centrale dans un univers d’hommes plus ou moins désorientés et désœuvrés.

Quelques citations de Cossery:

[…] vivre en mendiant, c’était suivre la voix de la sagesse. Une vie à l’état primitif, sans contrainte.

[…] pour craindre la police, il faut avoir quelque chose à perdre. Et ici personne ne possédait rien.

[…] écrire pour qu’un jour un lecteur, en refermant l’un de ses livres, décide de ne plus jamais retourner au travail et rejoigne le royaume des amoureux du sommeil, des gueux philosophiques et magnifiques.

[…] être illettré, quelle chance de survie dans un monde voué au massacre.

[…] certes, la misère marquait leurs vêtements composés de hardes innommables,  inscrivait son empreinte indélébile sur les corps hâves et décharnés, elle n’ arrivait pas cependant à effacer de leurs visages la criante allégresse d’être encore vivants.

[…] l’incroyable, c’était cet orgueil qu’il découvrait partout autour de lui, et parmi les êtres les plus déshérités,  les moins faits pour en avoir. Le souvenir de ce mendiant famélique, au visage tuméfié et sanglant continuait de l’obséder. Drôle de type. Il ne voulait pas reconnaître qu’il avait été battu. Où donc allait se nicher l’orgueil? Nour El Dine se trouvait en face d’une énigme qu’il n’arrivait pas à percer, une énigme qui échappait à toute enquête policière. Qu’est-ce qui le retenait à faire ce métier de dupe? Est-ce qu’il  y croyait encore? Passer sa vie à voir défiler devant soi cette maudite engeance, subir l’effarant orgueil de ces va-nu-pieds, quel piètre enchantement! Et cela pendant que lui même avait abdiqué toute fierté.

Dans ce roman assez jouissif qui nous fait plonger dans le monde des mendiants professionnels et fiers de l’être,  cet infra monde où les mendiants parlent comme des seigneurs et se font moult salamalecs, je ferai deux remarques: la première concerne la totale absence de moralité des personnages,  la totale absence d’une quelconque éthique. Ici on tue pour rien, pour des bijoux en toc et sans   aucun regret. Ici on tue pour se procurer de la drogue et atteindre une certaine félicité artificielle, comme la chose la plus naturelle du monde. La deuxième remarque concerne le rôle de la femme dans ce livre: il n’y a aucune figure féminine qui soit positive ou considérée comme respectable. Á propos de la femme,  Albert Cossery écrit page 136,  » la frénésie accapareuse des femmes n’avait pas de bornes. Gohar était reconnaissant aux femmes, à cause de l’énorme somme de bêtise qu’elles apportaient dans les relations humaines. Elles étaient capables de faire une scène de jalousie à un âne, rien que pour se rendre intéressantes » . Ou page 91 quand on parle de El Kordi ( un fonctionnaire) » El Kordi est sous l’influence de toute une littérature européenne qui prétend faire de la femme le centre d’un mystère. El Kordi s’ingénie à croire que la femme est un être pensant; son besoin de justice le pousse à la défendre en tant qu’individu social. Mais au fond, il n’y croit pas. tout ce qu’il demande à la femme c’est de coucher avec lui.

Décidément , nous sommes dans une autre planète.

MENDIANTS ET…,Editions Joëlle Losfeld 1993, ( Julliard 1955)  ISBN978-2-84412-031-1

El último tango de Salvador Allende de Roberto Ampuero

Roberto Ampuero nació en 1953 en Valparaíso, Chile. Es un conocido y exitoso escritor que publicó  en 1993 el primer libro de las aventuras del exótico detective cubano en Chile, Cayetano Brulé   (Brulé es el segundo apellido del padre de Ampuero), secundado por su no menos exótico ayudante, Suzuki, un chileno-japonés; se trataba de ¿ Quién mató a Cristián Kustermann?. Ya lleva seis libros publicados con las sabrosas y entretenidas aventuras de Brulé.

Roberto Ampuero empezó estudios de Antropología Social y de Literatura Latinoamericana en Chile. Luego emigró a Europa, Cuba y a los Estados Unidos, Iowa,  donde obtuvo un PhD con la tesis La historia como conjetura. La narrativa de Jorge Edwards.  Aunque lleva 35 años viviendo fuera de Chile, dice que la literatura es el país donde él vive. Fue nombrado en noviembre del 2011 Embajador de Chile en México por Sebastián Piñera .

Su primer libro del 1993 con el detective cubano Cayetano Brulé tuvo un éxito rotundo. En los primeros libros de Ampuero hay un fuerte protagonismo  de los alemanes, probable reminiscencia de su educación en el Colegio Alemán de Valparaíso y de sus estadías en la ex RDA. También ha publicado otros libros, fuera del contexto de Cayetano Brulé y creo haberlos  leído casi todos. Me gustan porque son amenos, entretenidos y sobre todo me recuerdan a Chile y a su gente. El propio Ampuero  considera su temática como un realismo cosmopolita; yo encuentro que son muy chilenos y no estoy segura de que leídos en el extranjero, los lectores puedan captar bien todo lo atávicamente chileno que ellos conllevan.  Es curioso que Ampuero haya conservado su  alma de chileno impoluta, después de 35 años en el extranjero, ello denota una fuerte chilenidad de su parte.

El último tango de Salvador Allende acaba de ser publicado y arrasa con todas las ventas. Si se vende tanto es porque gusta aunque ya lo están criticando en Chile. El diario chileno The Clinic lo ha criticado con una virulencia increíble,  diciendo del libro que es imaginería lacrimógena, efecto buscado meramente comercial, fraseo cursi, estructura simplona, novela floja, etc. Ésto me parece excesivo y portador de cierta envidia de bajo monto por los fuertes rankings de ventas:  es la misma crítica  que se le hace a Isabel Allende y a Marcela Serrano. Son escritores de literatura sencilla , pero amena, entretenida, divertida, bastante bien articulada, con bastante sicología nacional y a veces internacional puesto que son escritores que han vivido largos períodos en el extranjero y pueden situarse fuera de la estrecha banda nacional.

Esta novela conlleva una doble historia: los últimos días de la presidencia de Salvador Allende y la de un ex- agente de la CIA que vuelve a Chile en pos de un gran amor de su hija fallecida en los EEUU.

Salvador Allende vive sus últimos días como Presidente y como ser humano. Ampuero nos relata su vida privada en la calle Tomás Moro y el caos reinante en el país en esos días a través de un antiguo amigo de los cerros de Valparaíso, cuando se estaba formando como líder izquierdista. A este amigo, Rufino el panadero, lo llevará a su ámbito más íntimo, a su casa de la calle Tomás Moro y será su último y más cercano factotum, él lo iniciará al tango porque Rufino es un fanático de esta música.

La otra historia es la  del gringo ex-CIA que busca en Chile al  gran amor de su hija  ; la hija que  siguió cursos de Antropología  en Chile, y que  tuvo este amor de juventud. Años más tarde esta hija, casada con norteamericano y residente en USA,  entrará en agonía por un cáncer al pecho y le pedirá a su padre que lleve parte de sus cenizas a Chile.  Así este padre, otrora agente de la CIA, que ayudó al derrocamiento de Salvador Allende, hace su viacrucis y entiende todo el mal que hizo y lo poco que conoció a su única hija.

El tema de Allende es tratado respetuosamente por Ampuero. Sólo cuenta  cosas que fueron o que son vox populi . En ningún momento de la historia trata al presidente de Gran Demagogo, que es lo que fue.

La historia está muy bien articulada porque el suspenso dura hasta el final.  Buena y entretenida novela.

Aquí va un enlace para escuchar a Roberto Ampuero hablar del libro y de su posición como escritor en este libro, la encuentro interesante y moderada (duración:26 minutos) :

http://terratv.terra.cl/videos/Noticias/La-Entrevistacon/4570-385218/Roberto-Ampuero-habla-de-su-nueva-novela-sobre-Salvador-Allende.htm

EL ÚLTIMO TANGO DE…, Sudamericana 2012,  ISBN 978-956-262-386-5

Les chiens de Riga de Henning Mankell

Henning Mankell, est un auteur à succès de romans policiers. Il est d’origine suédoise, mais il a choisi de vivre en Afrique. Il est le chef de file de cette génération d’auteurs de polars scandinaves  qui ont proliféré de façon incroyable et que l ‘on appelle le boom des auteurs scandinaves. J’ai fait la connaissance des livres de Mankell il y a très longtemps, grâce à Corinne L.  Depuis, je crois que j’en ai lu beaucoup, et mon impression est qu’ ils sont inégaux quant au sujet et au suspense. Dans ce blog, j’ai commenté Le chinois aussi de Mankell, en mars 2012.

Les chiens de Riga est un polar a forte connotation politique, entre la Suède et la Lettonie. Le titre comportant le mot chien viendrait du fait que les chiens sont très nombreux à Riga, ils pullulent. Dans ce roman nous suivons une nouvelle enquête en Scanie (comté du sud de la Suède) de l’inspecteur Kurt Wallander, le héros de Mankell, la quarantaine, désabusé, fatigué et découragé, sortant mal d’un divorce et très seul entre son père et sa fille unique avec lesquels  il ne s’entend pas. Et tellement humain. Buvant du café toute la journée pour tenir le coup, se demandant périodiquement s’il ne ferait pas mieux de quitter la police et de passer dans le privé, amateur d’opéras et fan de la Callas …

Dans ce roman, deux cadavres tués à bout portant après  avoir été torturés, sont découverts dans un canot pneumatique que des vents forts ont traîné jusqu’en Suède. Très vite, on apprend qu’il s’agit de deux hommes d’origine russe au casier judiciaire chargé,  en provenance de Lettonie . Les lettons enverront un major de la brigade criminelle de Riga pour aider les suédois dans les  débuts de l’enquête; le major expliquera à Wallander que,  bien que les russes ne représentent que 15% de la population en Lettonie, ils dominent les lettons à tout point de vue car l’implantation de citoyens russes est l’une des méthodes, peut être la plus efficace du communisme de Moscou, pour asservir la Lettonie. Le KGB et la maffia sont liés par des fils invisibles. Le major letton sera assassiné dès son retour en Lettonie et Kurt Wallander est envoyé en mission à Riga pour essayer de découvrir les raisons de cet assassinat. Là bas il fera la connaissance de la veuve du major et  en tombera éperdument amoureux. Pour des raisons purement sentimentales, il voudra aider cette veuve à trouver les mémoires du major qu’il avait cachés soigneusement car ils sont plus que compromettants pour la hiérarchie de la police lettone. Le fond de l’affaire est la drogue avec la prolifération de fabriques d’amphétamines dans les pays de l’Est où le marché de la Suède représente la part la plus convoitée  par les gangs lettons car la côte accidentée du pays est excellente pour la contrebande par voie maritime.

Prétexte pour nous embarquer dans un pays  d’une grisaille infinie, la Lettonie,   où tout est contrôlé d’après le modèle soviétique. De plus,  l’affaire des « Bérets noirs » était récente, les forces spéciales soviétiques avaient tiré sur le bâtiment du ministère de l’Intérieur dans le centre de Riga et tué plusieurs civils dans la fusillade. L’État totalitaire letton avait un aspect fuyant qui rendait infiniment plus difficile la collecte des informations et la constitution d’un ensemble de preuves. Dans ce pays on risque la mort si on parle. On risque la mort si on se tait, ou si on ne dit pas ce qu’il faut, ou si on ne s’adresse pas aux personnes qu’il faut…les dés sont pipés…

Au bout d’une traque incroyable, Wallander réussira à s’approprier des documents nécessaires pour accuser les coupables et à sauver sa peau de justesse. Mais il ne réussira pas à échapper aux flèches de Cupidon, ce qui va le rendre terriblement mélancolique.

Ce livre me rappelle un autre livre, le best seller de la finnoise Sofi Oksanen, Purge, qui a raflé tous les prix dans l’Europe du Nord, et qui raconte l’évolution du stalinisme, du communisme le plus étouffant au post-communisme le plus avilissant et glauque dans une autre république soviétique, l’Estonie. D’autres écrivains nordiques ont jeté des ponts secrets entre une histoire douloureuse et un présent qui balbutie: Stieg Larsson, Arnaldur Indridason…

Un Mankell moyen, avec beaucoup de politique pour faire passer le suspense.

LES CHIENS DE RIGA  1992, ( Éditions du Seuil 2003),  ISBN 2-7441-6780-0

Alumbramiento de Andrés Neuman

Andrés Neuman,  escritor ibero-argentino que tiene buena y reconocida prosa lleva varias reseñas en este blog: en julio 2012 con Como viajar sin ver, en agosto 2012 con Le bonheur ou pas y en octubre 2012 con Hacerse el muerto. El autor reside en Andalucía y ha sido reconocido por la revista Granta (de Cambridge), entre los 7 autores más prometedores  de la nueva narrativa argentina y entre los mejores 22 literatos hispano-americanos de los últimos años.  Andrés Neuman es un gran defensor del género breve y tiene razón porque es más difícil plasmar una historia completa en pocos párrafos y también captar desde el introito, la total atención del volátil lector. Neuman encontró una frase muy buena para definir este tipo de literatura:…las novelas cortas son la música de cámara de la literatura…, frase que debe de haber encantado a sus progenitores, músicos profesionales.

Alumbramiento comprende 36 relatos cortos o cuentos, divididos en tres partes:

– en la primera parte llamada Otros Hombres se cuestiona el rol masculino tradicional, se analiza y ahonda al macho en sus funciones totémicas: el padre, el amante, el héroe, el justiciero, el luchador, el aventurero…Los varones son puestos en jaque y no sólo sexualmente. Puede que sea difícil para un varón leer ciertos pasajes que transgreden sus fronteras sacro-santas de macho relativamente invicto.

– en la segunda parte, llamada Miniaturas, tenemos llaves que abren ventanas inmensas: son ramilletes de reflexiones, chistes, agudezas sobre los temas que le son más  predilectos: la ambigüedad del deseo, la distancia entre el ser y sus succédaneos, lo sentimental. Andrés Neuman va a conformar una especie de bestiario que revela su minuciosidad y su gusto por dejar que el lector construya sentidos solito.

– la tercera parte o Sección Lecturas guiñan el ojo a la crítica y a la teoría literaria en boga. Hay una clave humorística e irónica de diferentes aspectos del mundo literario: los clásicos, la traducción, la relación con los editores, los géneros literarios, la función del lector, etc.

En total, 36 cuentos variopintos, un verdadero homenaje al cuento con, como regalo  final, dos dodécalogos del perfecto cuentista, donde Neuman nos muestra sus cartas. Porque el autor asevera que contar un cuento es saber guardar un secreto, y apoya su decir aseverando que vive a gusto en la frontera. En la vena de su colega Ricardo Piglia que profesa que el cuento es un relato que encierra un relato secreto.

Entre las Miniaturas, les cito una que me gustó mucho : Justino y a continuación va el cuento completo:

Al pasar por la puerta de la sala, Justino, el jardinero, encogía los hombros para no molestar. Era uno de esos hombres que parecen flacos por convicción. Arrugaba el ceño blanco y fino como quien dobla un pañuelo. Apretaba los labios, degustando su silencio. Justino, el jardinero, se avergonzaba ligeramente cada vez que lo invitábamos a almorzar con nosotros, en la misma mesa que toda la familia, y uno comprendía que nuestra amabilidad lo ponía en un compromiso: si aceptaba, podría parecer aprovechado o-peor aún- famélico; pero si se negaba, parecería descortés. Entonces, afligido, Justino aceptaba nuestra invitación. Deslizaba su asiento por detrás de la espalda, las patas de la silla flotaban casi, y uno podía imaginar cómo de joven tuvo que ser buen bailarín. « Que tengan buen provecho los señores », pronunciaba en voz baja, y en ese susurro suyo había un afecto laborioso. Para no darnos una mala impresión precipitándose sobre el plato ni tampoco importunarnos con ninguna demora, Justino comenzaba a comer siempre el último y terminaba el primero. Tampoco mucho antes. Dos, tres cucharadas.

Al principio le servíamos raciones abundantes: lo estimábamos y sabíamos de su duro trabajo, de su empeño al rasurar los arbustos, podar cada rama o regar nuestro césped infinitesimal. Procurábamos llenarle el plato, pero empezamos a disminuír las raciones cuando observamos que Justino se dejaba más o menos un cuarto. Entonces dimos las instrucciones pertinentes a la criada y, a partir de aquel día, las raciones de Justino empezaron a ser como la de los niños o incluso más escasas. Lo que nos preocupó fue  comprobar que en sus platos bien rebañados, invariablemente, aún permanecía un cuarto de ración intacto. Nos llamaba la  atención que Justino fuese hombre de tan poco apetito. Pero su esmerada flaqueza y sus ademanes transparentes nos convencieron de que, para no incomodarlo, las porciones debían ser todavía más pequeñas. Como quiera que Justino perseveraba en consumir tres cuartas partes de lo que le servíamos, nosotros, deseosos de hallar su medida exacta, seguimos reduciéndole el almuerzo hasta manchar apenas el plato con tres o cuatro máculas de legumbre.

El último mediodía que pasamos con Justino fue en apariencia igual a los otros y, sin embargo, supe desde el principio que nada sería idéntico. Su débil arrastrarse. Su voz un tanto desganada. Incluso los bordes no del todo impecables de nuestros abetos, todo me hizo temer por él y sus discretísimas cucharadas. Se sentó como siempre, eso sí, haciendo que la silla pareciera ingrávida, susurró un  » que tengan buen provecho los señores » con una voz de lámina y esperó su ración juntando las manos. Unas manos ágiles, huesudas, pulcras: un par de tijeras. Por no perder la buena educación, pese al aroma tenso que rodeaba la mesa, le hice a la criada una señal para que comenzase a servir. Cuando vio cómo la solitaria y diminuta lenteja se posaba en el centro de su plato hondo, Justino se levantó con parsimonia, pidió permiso para retirarse y no volvió por casa jamás nunca.

Pocas veces se puede leer un tal concentrado de crueldad humana. Al final del cuento tuve escalofríos . Magistral. Brillante. ¡Qué talento éste de Neuman!

Así como Julio Ramón Ribeyro ( uno de los autores más consultados del blog, quizá por escolares en pos de tareas) cuyo Decálogo para cuentistas figura en la reseña de sus Cuentos Completos de agosto de este año, el brillante Andrés Neuman da al final del compendio un par de dodecálogos para el cuentista. Les citaré el primero que me gustó más que el segundo.

DODÉCALOGO DE UN CUENTISTA

I       Contar un cuento es saber guardar un secreto

II     Aunque hablen en pretérito, los cuentos suceden siempre ahora. No hay tiempo para más y ni falta que hace.

III    El excesivo desarrollo de la acción es la anemia del cuento, o su muerte por asfixia.

IV     En las primeras líneas un cuento se juega la vida; en las últimas líneas, la resurrección. En cuanto al título, paradójicamente, si es demasiado brillante se olvida pronto.

V       Los personajes no se presentan: actúan.

VI     La atmósfera puede ser lo más memorable del argumento. La mirada, el personaje principal.

VII    El lirismo contenido produce magia. El lirismo sin freno, trucos.

VIII   La voz del narrador tiene tanta importancia que no debe escucharse demasiado.

IX       Corregir: reducir.

X         El talento es el ritmo. Los problemas más sutiles empiezan en la puntuación.

XI       En el cuento, un minuto puede ser eterno y la eternidad caber en un minuto.

XII      Narrar es seducir: jamás satisfagas del todo la curiosidad del lector.

¿ Qué les parece ? A mi me parece genial.

ALUMBRAMIENTO, Páginas de Espuma 2006,  ISBN 84-95642-85-9