Archive | novembre 2019

Dix-sept ans d’Éric Fottorino

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Éric Fottorino est un journaliste, romancier et essayiste français (Nice 1960).

J’ai commenté son roman Chevrotine (2014) en juillet 2019 ,  un roman tragique construit autour d’une mésalliance entre un pêcheur éperdu d’amour, Alcide  Chapireau et une belle manipulatrice, Laura.

Dix-sept ans (2018) est un roman avec un sujet fort autour d’une quête identitaire. J’étais bien avancée dans la lecture en me demandant où l’auteur avait pu trouver un sujet pareil, quand j’ai appris que c’était un roman autobiographique, ce qui a ajouté un peu plus d’émotion. On a ici la preuve que  la fiction est dépassée par la réalité.

Éric est le narrateur. Né d’une mère célibataire d’à peine 17 ans (ces dix-sept ans volcaniques qui donneront le titre au livre). Cette jeune fille, Lina, qui avait une mère rigide et un père qui a délaissé sa famille quand Lina aura 15 ans.

Et à dix-sept ans Lina se retrouve mère célibataire, accouchant à Nice, loin des siens pour estomper la honte familiale, et avec un enfant qu’on lui arrache pour le placer en nourrice. C’est cet enfant qui aura une crise identitaire plus de 50 ans plus tard, le poussant à suivre les pas de cette mère enceinte et abandonnée à Nice pour accoucher de lui.

La vie de Lina aura d’autres surprises qu’elle cachera à Éric et aux deux garçons qu’elle aura plus tard avec son mari. Et à  70 ans elle leur révélera un terrible secret.

Éric ne sait pas s’il aime cette femme, sa mère;  il communique mal avec elle, les contacts physiques lui sont désagréables. Il se rend compte qu’il ne connait pas sa mère.

Le roman est ponctué de phrases courtes qui martèlent le récit et par moments j’avais du mal avec les personnages entre les frères et les fils de Lina; je trouvais que c’était un peu confus.

Et lorsque à la fin du livre il se rend pour la première fois à Nice avec sa mère, j’ai été surprise qu’ils ne contactent pas la personne qui lui avait révélé son lieu de naissance puisqu’elle avait accouché en même temps que Lina. Aussi, après la révélation d’un tel secret de famille, il n’y a aucune réaction de la part des 3 fils…sont-ils anéantis par la teneur de la nouvelle?

Une histoire poignante,  une belle écriture et une catharsis pour l’auteur.

DIX-SEPT ANS, Gallimard 2018,  ISBN 978-2-07-014112-8

Hasta que puedas quererte solo de Pablo Ramos

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Pablo Ramos es un escritor y poeta argentino (Avellaneda 1966), destacado por sus libros que reflejan su historia personal frente a la dependencia al alcohol y a la cocaína desde sus 18 años. El autor dijo en una entrevista que este libro es « una respuesta estética a un problema moral« . La frase me parece muy justa.

El libro me fue muy recomendado por una librera, junto con otros, por mi paso por Ushuaia. Le agradezco su consejo porque hasta ahora las opciones han resultado excelentes.

Su via crucis personal está descrito en este libro (2016) que es muy autorreferencial  y tiene un bonito título que encontramos en el prólogo del libro : cito…escribo estas palabras con las manos endurecidas. El cuerpo tiene sed y el alma se siente sola, pero me siento mejor al rememorar las palabras de mi anfitrión (el hombre que lo acogió en 1997 para la primera reunión de Adictos Anónimos), las palabras que me dijo el compañero cincuentón, ese que el azar quiso que yo nunca volviera a ver, ese del cual no recuerdo casi nada, excepto lo que me dijo « pase lo que pase vos vení, que acá te vamos a querer, hasta que puedas quererte solo ».

Son 12 capítulos que él llama « pasos » como los pasos que se deben seguir durante la rehabilitación con los Adictos Anónimos y los Alcohólicos Anónimos en Argentina.

Al principio de cada « paso » van las reflexiones del autor que luego ilustra con un caso real. Cada historia es diferente, conmovedora e hiperrealista. La prosa es perfecta, clara y sin patetismo en los relatos.

El autor dice sentir cierto alivio considerando que el cuadro de la adicción es una enfermedad, como si la medicalización aliviara el sentido de culpa. Pero en realidad, la enfermedad es la consecuencia del abuso de alcohol y drogas que destruyen poco a poco el cuerpo y la mente,  llevando a la gente a la abulia. Tiene suerte el escritor Ramos de haber podido conservar intacto su intelecto y así brindar un testimonio de vida tan bien escrito.

Un párrafo terrible y significativo (página 60): la vergüenza en la cara de los adictos: ese sentimiento metido en la carne, el sentimiento de ser deficientes morales, crea una extraña, una horrible distancia.

Sus invocaciones espirituales son muy personales y probablemente necesarias para hacer frente a tales desmanes físicos y mentales. Ese es un tópico personal al autor y que se debe respetar, pero me pareció el menos convincente aunque muy necesario.

Una obra que obliga al lector a bajar a los infiernos al mismo tiempo que rogar  por una mejoría.

HASTA QUE PUEDAS, Alfaguara 2016,  ISBN 978-987-738-225-9

Ainsi passe la gloire du monde de Robert Goolrick

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Écrivain américain (Virginie 1948) venu tardivement à la littérature pour devenir un grand dès le départ.

J’ai publié 3 billets en septembre 2012 sur 3 de ses livres : Féroces (2007) un roman autofictionnel dévastateur sur son enfance, A reliable wife (2009) un belle et forte histoire et Arrive un vagabond (2012) inspiré sur des faits réels survenus en Russie mais transposés en Virginie.

Ainsi passe la gloire du monde c’est le titre en français (cette manie des titres longs) de Prisoner, écrit et paru uniquement pour la France considérée comme « une terre d’asile littéraire ».

C’est un livre autofictionnel qui vient clore une trilogie autofictionnelle après Féroces et La Chute des Princes (non lu)  qui  reçut le Prix Fitzgerald 2015.

J’ai eu du mal à m’accrocher au début car il me semblait décousu, avec des souvenirs primesautiers, un peu à l’emporte pièce comme émanant d’un cerveau un peu sénile.

Nous n’avons pas ici une histoire linéaire mais bien une suite d’évènements sous la forme de souvenirs autour du personnage narrateur Rooney, un alter ego de l’écrivain; on a par moments l’impression qu’il veut brouiller les pistes car il ne va jamais jusqu’au fond des nombreuses histoires qui jalonnent sa vie.

Rooney a été un Golden Boy des années 80, puis il a été éjecté de La Firme et on ne saura pas pourquoi. Sa vie fut électrique et vaine. Il se retrouve complètement seul et malade avec pour seule compagnie celle de son chien fidèle Judge; c’est un ange déchu qui se remémore sa vie. Le choc ressenti dans Féroces ressort à nouveau dans ce tome, un traumatisme de l’enfance dont personne  ne peut se départir, comme une marque au fer rouge. Terrible.

Rooney s’en prend à Trump ouvertement, il le ridiculise à outrance, il l’accuse de mener son beau pays au suicide et aussi, de trahison nationale; il ne lui fait aucune concession et lui trouve des noms ravageurs : Despotrump, Dévastatrump, Ventripotrump, etc. Page 99…mais tout ce que touche Trump meurt, chaque jour, des Américains se suicident, à chaque heure, aux antalgiques et à l’alcool, ou dans des voitures qui roulent trop vite. Ils fabriquent de la meth dans leurs bouges de pèquenauds. Il n’y aura pas d’autre vie que celle-ci, avec le Gros Lard orange, un type qui ne sait même pas boutonner sa veste ou nouer sa cravate, avec son gros bide, ses tricheries au golf, ses mensonges sans fin, qu’il répète ad nauseam, un type qui ignore tout de l’histoire, du protocole, ou même de la décence la plus élémentaire.

Un livre sombre et désabusé et qui donne l’impression que ce grand pays est en ce moment un bateau ivre. On comprend que ce livre n’ait pas été publié aux EEUU.

AINSI PASSE LA GLOIRE, Éditions Anne Carrière 2019,  ISBN 978-2-8433-7961-1

De perlas y cicatrices de Pedro Lemebel

Résultat de recherche d'images pour "de perlas y cicatrices pedro lemebel pdf" Pedro Lemebel  fue un escritor, ensayista y artista plástico chileno (Santiago 1952-2015). Su obra escrita aborda una marginalidad chilena en un estilo irreverente, con una prosa barroca.

Le he leído varios libros y su estilo me ha asombrado por su calidad y la pertinencia de sus escritos, haciéndome sonreír muchas veces, pero con un dejo de tristeza. Su prosa no conlleva agresividad, sino claridad sin perfidia. Ha sido nominado y ha ganado varios premios.

Tengo miedo torero (2001) describe de manera divertida el medio homosexual santiaguino entorno al atentado contra el General Pinochet, descrito como alejado de cierta realidad en un Chile bastante verosímil; la obra fue adaptada al teatro. Adiós mariquita linda (2004) cuenta sin tapujos la homosexualidad del escritor. Serenata cafiola (2008) son las crónicas de la drag-queen santiaguina que fue Lemebel , escritas con perspicacia, atino y cierto dolor sin rencor.

De perlas y cicatrices (1998) es un compendio de sus artículos radiofónicos, con capítulos cortos y variopintos, muy bien escritos y algunos francamente desopilantes. El autor tenía un verdadero don de pluma, acertada, a veces con vitriolo.

A propósito del Paseo Ahumada (calle céntrica de Santiago)= Y si no fuera el calor, y si fuera otra cosa que nos anda asorochando a las tres de la tarde con la cabeza abombada tratando de tirar unas ideas para hilar esta crónica, unas reflexiones novedosas sobre la urbe y esa fiebre pegajosa que hace del verano en la ciudad un horno irrespirable. Sobre todo si hay que pasar por el centro, bajarse justo en la estación Universidad de Chile del Metro. Treparse en esas escaleras de metal, donde sube y baja la marea apurada de gente que se mira de reojo cuando se cruzan cara a cara. Pero esa mirada no alcanza a ser un gesto de comunicación, apenas visualizar pañuelos que secan la frente y limpian maquillajes descorridos por la gota grasa del sudor, un ascensor de carne mojada en el trotar sofocante de la masa que evapora sus trámites y compras en la aglomeración del Paseo Ahumada. La calle restregón y pugna por salir del atolladero de cuerpos que se atajan, que se chocan, que se amasan calientes en el traqueteo nervioso del paseo público (pg 138).

A propósito del libro Guiness de los récords= Así había que demostrar el milagro económico chileno en las veinte mil piruetas del Libro Guiness, el despertar de un país que se levanta con orgullo de garrapata triunfal que dejó atrás al tercer mundo. Una fonda del extremo sur que renovó su escabeche tricolor por el pollo Roast Beef y las hamburguesas sintéticas de los malls, pubs, shoppings, donde se remata el hambre consumista. Una hilacha de país que mira sobre el hombro a sus vecinos pobres. La Meca Dólar del continente que habla de tú a tú con el Mercado Común Europeo. El ejemplo de prosperidad para los indios piojosos de Latinoamérica; aquellos peruanos, bolivianos, paraguayos que aún no conocen a la Claudia Schiffer, que nunca podrán competir en el Libro Guiness como lo hace Chile, demostrándole al mundo que aquí sobra la comida. Por eso se hizo el completo más largo que medía 20 Km de salchicha alemana por la carretera. Casi de mar a cordillera, el Hot-Dog gigante dividió al país entre chukrut y ketchup. Y se necesitaron tantos huevos para la mayonesa, que se llevaron camionadas de gallinas a Investigaciones donde les picanearon con electricidad para que pusieran más rápido. Y para qué hablar de la vienesa, esa tripa que salía y salía de una máquina como intestino interminable. Después se vendió por metros esa porquería hecha a la rápida, y la cagada diarrea fue tan grande, que Chile se hubiera ganado otra medalla en el Libro Guiness, pero por desgracia no tenía esa churreteada especialidad.(pg 171).

DE PERLAS Y CICATRICES, LOM 1998,  ISBN 956-282-154-4

La bible de néon de John Kennedy Toole

Résultat de recherche d'images pour "the neon bible john kennedy toole pdf" John Kennedy Toole fut un romancier américain (La Nouvelle Orleans 1937-1969); l’écrivain s’est donné la mort à 31 ans par asphyxie, après l’échec de publication de son livre La Conjuration des imbéciles qui lui valut le Prix Pulitzer à titre posthume.

La bible de néon, écrit vers 1953 à l’âge de 16 ans a été trouvé par sa mère dans les papiers de l’écrivain et publié en 1989, vingt ans après son suicide et après l’énorme succès de La Conjuration des imbéciles. C’est un roman de jeunesse, un roman de formation et un roman posthume, comportant des maladresses certaines mais un charme indéniable, beaucoup d’émotion et une maturité étonnante.

Un film a été adapté du livre en 1995 par le britannique Terence Davies avec Gena Rowlands dans le rôle de Tante Mae.

C’est l’histoire de David. Sa famille fait partie des ces blancs pauvres du Deep South américain, dans le Mississippi des années 50. Une terre âpre pour ces gens pauvres qui n’ont parfois pas de quoi manger. C’est la guerre en Europe et ils ont des tickets de rationnement (c’est la première fois que je tombe sur cette notion de ticket de rationnement dans l’opulente Amérique). Une soeur de la mère de David, tante Mae, vient vivre avec eux, c’est une femme autour de la soixantaine qui a bien roulé sa bosse, elle a été cabaretière. La morale du bourg est gérée par le pasteur et ses acolytes qui se mêlent de tout. La famille de David est si pauvre qu’ils ne peuvent pas payer les deniers de l’église et de ce fait le pasteur les harcèle. Tout mariage avec un étranger/étrangère est très mal vu et les couples mixtes sont chassés. Du fait de sa condition de pauvre David sera harcelé à l’école, ce qui l’empêchera de finir sa scolarité et devra se contenter de travailler à la supérette du coin.

Depuis une fenêtre de sa maison David aperçoit sur le toit du temple, une énorme bible de néon que lui rappelle la position précaire de sa famille.

C’est un récit bien triste que celui de cette famille américaine qui ne s’en sort pas. Les choses vont empirer avec le temps et les aléas qui vont se présenter jusqu’au climax final, surprenant et dévastateur.

Le ton du récit est assez primaire, par moments simpliste, mais tellement juste. Je ne pouvais pas imaginer que à cette date, les années 50, et parmi les blancs américains des gens puissent vivre aussi dénués.

Cette histoire me rappelle certains livres de Truman Capote et aussi un petit peu le chef d’oeuvre de Harper Lee, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur.

Un petit bijou qui nous montre une Amérique qui rejette la différence sans chercher à comprendre.Résultat de recherche d'images pour "affiche the neon bible film"

LA BIBLE DE NÉON, Pavillons Poche 2016 (JKT 1989),  ISBN 978-2-221-19571-0

El hombre que pregunta (8) de Ramón Díaz Eterovic

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Ramon Díaz Eterovic es un escritor chileno (Punta Arenas 1956), creador del detective privado Heredia, un personaje protagonista de más de 20 títulos de novelas negras.

Una parte de la obra del autor fue adaptada para la TV chilena en 2005 bajo el título de Heredia & Asociados; se puede ver algunos capítulos en Youtube aunque es una adaptación libre de los libros. Se mira con interés por el ambiente tan chileno-capitalino aunque va demasiado rápido, prefiero los libros.

Díaz Eterovic ha sido galardonado con numerosos premios y hasta tres veces con el Premio Municipal de Santiago género novela (1996, 2002 y 2007) y con el Premio del Consejo Nacional del Libro y de la Lectura (1995, 2008 y 2011).

El escritor utiliza la novela policial para hablar de temas sensibles en la sociedad chilena, como los detenidos desaparecidos, el narcotráfico, el tráfico de armas, la carencia de una real democracia, las traiciones de todo tipo, la ecología. Díaz Eterovic quiere escribir una comedia humana chilena con temas e historias que reflejen diferentes aspectos de la sociedad.

El autor ha sido objeto de estudios y publicaciones por el catedrático chileno Guillermo García-Corales, quien escribió « las novelas de Díaz Eterovic son novelas de consciencia y estética urbana y representan la mejor expresión del relato detectivesco en el Chile de la nueva narrativa de los años 90″. (cf « Poder y crimen en la narrativa chilena contemporánea: las novelas de Heredia » y « Ramón Díaz Eterovic, reflexiones sobre la narrativa chilena de los años 90″).

Estoy leyendo estas aventuras en orden de publicación porque me encanta el entorno de estos policiales aunque el personaje de Heredia me da lástima al mismo tiempo que admiración por su afición a la literatura. Empecé a publicar en avril 2019  La ciudad está triste (1987) el primer tomo de la serie al cual le encontré « gusto a poco », pero como una promesa por venir. El segundo tomo, Solo en la oscuridad (1992) me gustó muchísimo más porque se perfila mejor la personalidad de Heredia y la del mundo en el que se mueve. Nadie sabe más que los muertos (1993) es el tercer opus de la serie y me gustó medianamente porque lo encontré bastante enrevesado con plétora de personajes y algo tirado por los pelos. Ángeles y solitarios (1995) es el quinto de la saga y fue premiado; me gustó  porque hay buena acción, pero me equivoqué con la cronología, publicándolo en realidad bajo el N°4 y dándome cuenta tras la lectura de Nunca enamores a un forastero (1994) que éste es anterior puesto que Díaz Eterovic menciona al tira Solís, amigo de juventud de Heredia en condiciones que Solís desaparece en Ángeles y solitariosLos 7 hijos de Simenon (1999) es el sexto de la serie, lo encontré estupendo, ágil, entretenido y con una trama más renovada ya que habla del medio ambiente y de la corrupción que se genera entre políticos y solicitantes con la obtención de mercados. Lo han destacado con el Premio Las Dos Orillas 2000 (Gijón). El ojo del alma (2001) es el séptimo de la serie, ganador del Premio Municipal de Santiago 2002, un tomo que conlleva una buena descripción de bares santiaguinos y del Santiago céntrico,  lo encontré algo verborreico.

El hombre que pregunta (2002) me gustó porque trata de literatura y de literatos aunque encontré la trama algo floja. El hombre que pregunta no es otro que Heredia, siempre indagando y preguntando para llegar a la conclusión de sus casos. Y el hombre encuentra, con sus pocos medios, con su cuasi embriaguez permanente, pero tiene ángel y cacumen.

Esta vez un abogado santiaguino y ex compañero de Leyes lo solicita tras la muerte de un crítico literario también santiaguino muy conocido y temido. La ex compañera del crítico literario y vecina de domicilio, está segura que no fue muerte accidental como se dice, sino asesinato.

Nuestro Heredia se introduce en el medio literario santiaguino y comienza su pesquisa. Tenemos en tela de fondo un microsistema de lo más pintoresco, pero nada original porque el caso tiene universalidad : envidias, comidillas, jugadas chuecas, traiciones y más traiciones, plagios, robos, delaciones, etc, etc. El detective Heredia brilla en este medio porque sabe de literatura  asombrando a más de uno y porque liba mucho conversando, es una verdadera esponja este Heredia.

Va a vivir su buen romance con una escritora conocida y neurótica, pero no sabemos si tendrá duración en el tiempo. Ya casi no se acuerda de su joven amor Griseta, pero si recuerda al tira Dagoberto Solís, su amigo y compañero de ruta. Reaparece el periodista Campbell del tomo anterior. Hay mucha soledad urbana en las novelas de Heredia.

Un buen opus, sin politiquería y con el inefable gato Simenon, el fuero interno de Heredia.

Una muestra de la poesía urbana del escritor…Había dejado de llover y las calles parecían el rostro lloroso de una ciudad que sentía pena de si misma y de los seres que la recorrían buscando refugio contra el hálito destemplado del invierno.

EL HOMBRE QUE PREGUNTA, LOM Ediciones 2002,  ISBN 978-956-00-1007-0

L’amour fou d’André Breton

Afficher l’image source André Breton fut un écrivain et poète français (Tinchebray(Orne) 1896-Paris 1966), le principal théoricien et fondateur du surréalisme.

Le surréalisme, ce mouvement artistique du XXè qui utilisa toutes les forces psychiques libérées du contrôle de la raison et qui luttent contre les valeurs reçues. André Breton fut le seul artiste avec Benjamin Péret à avoir appartenu toute sa vie au mouvement.

La littérature du surréalisme est particulière car c’est une écriture automatique qui cherche à échapper aux contraintes de la logique laissant s’exprimer la voix intérieure inconsciente. On écrit ce qui vient à l’esprit sans s’occuper du sens. L’objet est de déconnecter l’esprit, c’est une écriture sexualisée parce que l’acte sexuel libère nos pulsions. C’est en 1934 que se confirme l’audience internationale du surréalisme.

L’Amour fou  a été écrit entre 1934-36 et publié en 1937; tout de suite après sa rencontre avec Jacqueline Lamba le 29 mai 1934. Ce tome vient conclure une trilogie débutée avec Nadja (1928) puis Les vases communicants (1932). L’Amour fou relate des expériences vécues après sa rencontre avec Jacqueline Lamba, personnage principal et muse absolue du livre, sa deuxième épouse, qu’il épousa 3 mois après leur rencontre. Une femme très belle et talentueuse (peintre, décoratrice) surnommée « Quatorze-Juillet » par sa personnalité marquée.

L’Amour fou est un livre d’à peine 175 pages dans cette édition de poche, mais richement illustré avec des photos d’artistes de premier plan comme Man Ray, Brassaï, Dora Maar, etc. Ce fut une lecture ardue, difficile à suivre, mais à ressentir. Sauf le dernier chapitre du livre, celui dédié à la fille qu’il eut avec Jacqueline Lamba, née en 1935.

On ne peut pas résumer un tel ouvrage pour les raisons invoquées dans le troisième paragraphe. Cette lecture nécessite concentration, mais même ainsi il ne reste rien après lecture, rien que la logique cartésienne puisse analyser ni décortiquer.

Regardons de près le texte, chapitre III: C’est à la récréation de cet état particulier de l’esprit que le surréalisme a toujours aspiré, dédaignant en dernière analyse la proie et l’ombre pour ce qui n’est déjà plus l’ombre et n’est pas encore la proie: l’ombre et la proie fondues dans un éclair unique. Il s’agit de ne pas, derrière soi, laisser s’embroussailler les chemins du désir. Rien n’en garde moins, dans l’art, dans les sciences, que cette volonté d’applications, de butin, de récolte.

C’est sur le modèle de l’observation médicale que le surréalisme a toujours proposé que la relation en fût entreprise. Pas un incident ne peut être omis, pas même un nom ne peut être modifié sans que rentre aussitôt l’arbitraire. La mise en évidence de l’irrationalité immédiate, confondante, de certains événements nécessite la stricte authenticité du document humain qui les enregistre.

Seule l’adaptation plus ou moins résignée aux conditions sociales actuelles est de nature à faire admettre que la fantasmagorie de l’amour est uniquement fonction du manque de connaissance où l’on est de l’être aimé, je veux dire passe pour prendre fin de l’instant où cet être ne se dérobe plus. Cette croyance à la désertion rapide, en pareil cas, de l’esprit, en tout ce qui regarde l’exercice de ses facultés les plus exaltantes et les plus rares, ne peut naturellement être mise au compte que d’un reliquat le plus souvent atavique d’éducation religieuse, qui veille à ce que l’être humain soit toujours prêt à différer la possession de la vérité et du bonheur, à reporter toute velléité d’accomplissement intégral de ses désirs dans un « au-delà » fallacieux qui, à plus ample informé, s’avère, comme on l’a fort bien dit, n’être d’ailleurs qu’un « en-deçà ».

L’insolite est inséparable de l’amour, il préside à sa révélation aussi bien en ce qu’elle a d’individuel que de collectif. Le sexe de l’homme et celui de la femme ne sont aimantés l’un vers l’autre que moyennant l’introduction entre eux d’une trame d’incertitudes sans cesse renaissantes, vrai lâcher d’oiseaux-mouches qui seraient allés se faire lisser les plumes jusqu’en enfer.

Prose incandescente, assez absconse, née d’un intense prurit cérébral.

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Jacqueline Lamba la muse de l’Amour fou

L’AMOUR FOU, Folio N° 723, 1997 (AB 1937),  ISBN 2-07-036723-1