Archive | janvier 2018

El intenso calor de la luna de Gioconda Belli

  Gioconda Belli es una novelista, poetisa, periodista y activista sandinista nicaragüense (Managua 1948). El erotismo baña su obra al mismo tiempo que reivindica el papel de las mujeres en la sociedad; en su obra existe también una importante referencia bibliográfica hacia otras mujeres escritoras (Ursula Le Guin, Ana María Rodas, Alejandra Pizarnik). Actualmente vive entre Nicaragua y los EEUU.

Le he leído varias obras. Por supuesto su primer libro, el más conocido La mujer habitada (1988) que tuvo gran éxito entre América Latina y Europa con nada menos que 1 millón de ejemplares vendidos en Alemania ; es un libro que me gustó medianamente y que conlleva dos historias imbricadas : la de una mujer de 23 años, arquitecto, que debe crear una casa para un general del régimen dictatorial y sin que nada la destine a ello, se une a un movimiento de liberación nacional involucrándose en un atentado; al mismo tiempo leeremos sobre la reencarnación de una indígena que luchó contra los españoles en la época de La Conquista, en un naranjo que crece en el bello jardín de la protagonista y que influye en sus sensaciones y decisiones (en el más puro estilo del realismo mágico latinoamericano). También le leí Waslala (1996), unas aventuras « a la Indiana Jones » mezclando esoterismo a la corrupción local (drogas, desechos radioactivos): un relato inverosímil y tonto. Y por último El infinito en la palma de la mano (2008) una historia de Adán y Eva a la cual no le encontré el más mínimo interés de lectura, casi un bodrio.

El intenso calor de la luna (2014) me reconcilia un poco con la autora aunque encontré que es una novela con demasiados estereotipos e inverosímil, pero que sirve de esqueleto para hablar de un tema aún bastante tabú : la menopausia femenina, fase ineludible en la vida de toda mujer.

El título de la novela está bastante acertado con la inclusión de la luna y su simbolismo, luna que representa el poder femenino; su relación con la oscuridad hace que la luna simbolice al mundo anímico y su zona recóndita del subconsciente en el cual se asientan los instintos primarios, la pasión incontrolada y los innumerables deseos no confesados (cf Liza Hume).

La protagonista de la novela es Emma, una estupenda mujer de 48 años, una émula de otra Emma, la Emma Bovary de Flaubert también casada con un médico de provincias y que se consume de hastío y de insatisfacción. La Emma nicaragüense, después de haber criado dignamente a sus dos hijos, no tiene otra meta en la vida que de acicalarse y verse hermosa y lozana, siempre compitiendo con sus amigas que tampoco tienen otros objetivos. Cuando a los 48 años le llega la menopausia, esta Emma centroamericana entra en shock pensando que perderá toda su atracción de hembra. Para suerte, atropellará a un bello ebanista treintañero llamado Ernesto que la hará aterrizar en el mundo de lo real donde hay necesidades vitales, pobreza, enfermedades devastadoras, urgencias, etc. al mismo tiempo que la hará conocer una gran pasión amatoria.

Es casi un libro de auto-ayuda para toda fémina en mal de menopausia porque queda claramente establecido que la menopausia (descripta con lujo de detalles) es una etapa ideal para darle un vuelco a la vida monótona, una etapa zafada de toda procreación, abierta a vivir pasiones desaforadas y sin riesgo, a ser feliz como jamás se hubiese podido ni siquiera imaginar.

¿ Y el marido en esta historia? Sale ganando porque vive una aventura romántica con un patito feo, pero caliente que tiene menos de la mitad de la edad de Emma. Todos felices y contentos, menos los hijos que no entienden nada porque nunca ven a los padres como seres sexuados y necesitarán años para metabolizar estos cambios radicales en la vida de sus padres.

EL INTENSO CALOR DE LA LUNA, Seix Barral 2014,  ISBN 978-84-322-2296-2

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Les mouettes de Sándor Márai

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Sándor Márai est un  écrivain et journaliste hongrois né en 1900; il s’est donné la mort à San Diego, USA, en 1989 où il vivait exilé depuis 1980; il avait pris la nationalité américaine. Márai s’est exilé en 1948 lors de l’entrée des chars russes à Budapest, d’abord en Suisse puis en Italie et ensuite aux USA.

Pendant son exil et à partir de 1948, l’écrivain avait été oublié en Europe où il sera redécouvert en 1990 après sa mort  grâce aux Éditions Albin Michel.

Aujourd’hui l’œuvre de Márai est considérée comme faisant partie du patrimoine européen avec une réputation à l’égal de Stefan Zweig, Joseph Roth, Arthur Schnitzler, Musil, Rilke, Kafka, Kundera,  etc. Ce sont des écrivains consacrés de la Mitteleuropa et Márai est l’un des derniers représentants de la culture brillante et cosmopolite de cette Mitteleuropa emportée par la chute de l’Empire austro-hongrois et par les totalitarismes. L’écrivain croyait sur la victoire de la morale sur les instincts, en la force de l’esprit et en sa capacité de maitriser les pulsions meurtrières de la horde. L’homme s’est tristement trompé.

 C’est un écrivain qui n’est pas facile à lire, son oeuvre est profonde, psychologique et désenchantée car elle reflète bien la fin d’un monde civilisé et cosmopolite qui s’est effondré avec l’arrivée des communistes en Europe de l’Est; de fait, ses livres furent brûlés par les communistes en place publique car ils représentaient une certaine idée de la bourgeoisie.

Les mouettes (1943) est le quatrième livre de Márai commenté dans ce blog, après La soeur en mai 2012, Les étrangers en  mars 2013 et Ce que j’ai voulu taire en avril 2015. Ce n’est pas mon préféré (mon préféré:Les Braises) parmi tous les livres lus car je l’ai trouvé par moments assez pontifiant, trop solennel et bavard. Cela étant dit, c’est du pur Márai avec une brillante confrontation entre deux personnages et un récit dans un espace restreint, un peu comme une pièce de théâtre : le bureau d’un haut fonctionnaire, l’Opéra de Budapest et la résidence du haut fonctionnaire.

Une jeune et belle femme arrive au ministère solliciter un visa de séjour et de travail à Budapest.La jeune femme est finlandaise, elle s’appelle Aino Laine et parle plusieurs langues, elle est d’origine finno-ougrienne comme le fonctionnaire, elle a traversé l’Europe pour arriver jusqu’à Budapest…mais surtout elle est le sosie d’une autre jeune femme, Ilona, que le fonctionnaire a aimé naguère bien qu’elle ne l’ait pas aimé. C’est une jeune femme assez énigmatique qui a vécu des expériences et dont la motivation n’est pas clairement exprimée.

C’est un moment crucial pour la Hongrie car sous peu elle va rentrer en guerre et tout va basculer. Le fonctionnaire  est très conscient de son importance dans la rédaction de documents en ce moment historique pour son pays et cette jeune femme surgit à un moment de grande tension.

Ainsi, par une froide et neigeuse journée suivie d’une nuit en huis clos, cet homme et cette femme intrigués l’un par l’autre, vont entamer un face à face et parler jusqu’à plus soif dans un questionnement universel de l’humain : leur vie, leurs positions face à Dieu, à l’amour, à la mort.

Le fonctionnaire a 45 ans et il sent que sa jeunesse est derrière lui, il se sent déjà vieux et probablement accablé par l’entrée en guerre de la Hongrie,  il est obsédé par ses souvenirs. Curieusement ce personnage a le même âge que Márai puisque l’écrivain, né en 1900, devait avoir 42 ans lors de l’écriture de ce roman…comment ne pas coucher sur le papier toutes ses angoisses, ses doutes, son stress vis-à-vis du cataclysme qui se préparait.

Le titre Les mouettes  est expliqué page 42 : …elles s’envolent, mues par des incitations obscures ou des informations mystérieuses, on dirait que quelque chose leur vient à l’esprit ou que quelqu’un leur souffle une nouvelle concernant la vie, la nourriture, les événements. Elles prennent leur envol par groupes de trois, quatre, leurs battements d’ailes effleurent la surface de la rambarde et elles tournoient en l’air. Elles crient et descendent en chute libre comme des suicidées. Et page 89…oui, comme les mouettes qui atterrissent ici, guidées par leur instinct qui les emmène du Nord dans cette direction parce que, dans leur lutte pour la vie, elles espèrent y trouver les conditions atmosphériques et la subsistance dont elles ont besoin. Ce n’est pas une expérience banale, ordinaire…C’est Aino Laine, la mouette, qui cherche à survivre.

Le roman est assez flou, mystérieux, l’ambiance est hypnotique et par moments onirique, le style est assez littéraire et élégant.

LES MOUETTES, Albin Michel 2013 (SM 1943),  ISBN 978-2-226-25206-7

Un asunto sentimental de Jorge Eduardo Benavides

Résultat de recherche d'images pour "un asunto sentimental jorge eduardo benavides"  Jorge Eduardo Benavides es un escritor peruano (Arequipa 1964). Su primera novela Los años difíciles (2002) fue reseñada en este blog en septiembre 2012 : una novela política sobre los últimos años de la primera presidencia de Alan García, ella hace parte de una trilogía de novelas políticas junto con El año que rompí contigo (2003) y Un millón de soles (2008), estas dos últimas no han sido leídas.

Un asunto sentimental (2012) es una novela muy entretenida, bien escrita y bastante compleja porque se la puede clasificar de varias maneras: novela sentimental, relato de viajes, novela metaliteraria en toda su acepción, cotilleo del mundo literario en general, novela política, ejemplo de cajas chinas, etc.

Veamos cada parte separadamente. El asunto sentimental no es unívoco, hay varios. El más destacado es la historia de amor de dos hombres por la misma, bella y enigmática mujer que lleva varios apodos en el libro: Dinorah Manssur, Tina, Dina… una siria cristiana que llegó al Perú con sus padres como tantos otros sirios cristianos que emigraron a América del Sur ( en Chile, por ejemplo,  se les llama genéricamente « los turquitos » porque los nacionales no saben hacer la diferencia entre las diferentes etnias del Medio Oriente). Las otras historias de amor son la del escritor catalán Albert Cremades (personaje ficticio) con su mujer y luego con Dina Manssur. O la del propio Jorge Eduardo Benavides que se pone con pelos y señales en el relato, pero que sirve de señuelo y no se sabe si estamos en la ficción o en la autobiografía, y ése es uno de los puntos interesantes de esta novela : el límite entre realidad y ficción es magistralmente confuso.

El relato de viajes nos pasea por doce ciudades míticas; para comenzar la novela se abre y termina en Venecia y nos lleva también a Berlín, Damasco, Barcelona, Estambul, Madrid, Nueva York, Tenerife, Ginebra, París, Lima y Cusco. ¿Qué más quieren? Y cada urbe lleva anotaciones, locuciones, direcciones y detalles que hacen grato recordar ciertas vivencias. Siempre la narración está anclada en estas ciudades y no es una mera y latosa enumeración.

Una obra muy metaliteraria donde el autor es un personaje de la trama y hace tambalear al lector porque lo descoloca al mismo tiempo que lo interesa altamente al desarrollo de la acción.

El cotilleo permanente del mundillo literario está muy bien logrado con nombres de autores conocidos y otros ficticios donde es por momentos difícil de poner el límite entre realidad y ficción. Poco importa, porque lo que se lee se puede resumir en las cantidades ingentes de alcohol que beben, la nicotina  consumida, las drogas (a veces) que circulan y el chismorreo digno de la prensa amarilla. Nadie se salva, pero creo que para ellos lo importante es ser sujeto de conversación y no silencio pernicioso. Hay muy buenos párrafos a este respecto.

Es una novela política porque hay un trasfondo con Sendero Luminoso, los Farc y el terrorismo islámico de triste actualidad.

Hay un buen ejemplo de la técnica literaria llamada de « las cajas chinas » porque dentro de la novela Un asunto sentimental, hay otra novela escrita por el personaje ficticio de Albert Cremades sobre los amoríos de la bella Dinorah Manssur y aquí surge el acmé de esta buena novela con un final que esclarece las 338 páginas del libro que se leen de un tirón.

UN ASUNTO SENTIMENTAL, Alfaguara 2012,  ISBN 978-84-204-1414-0

Millénium 4 (Ce qui ne me tue pas) de David Lagercrantz

Résultat de recherche d'images pour "david lagercrantz" David Lagercrantz est un journaliste et auteur de best sellers suédois (Solna 1962). Il a relevé le défi de continuer la trilogie de Stieg Larsson qui avait connu un succès planétaire avec 6 millions d’exemplaires vendus. Cette saga, imaginée au début des années 2000 par Larsson a été publiée après sa mort car Stieg Larsson est décédé en 2004 à l’âge de 50 ans de crise cardiaque et seulement 10 mois avant la parution du premier tome. Il paraît que Larsson voulait écrire une dizaine de tomes, donc quelque part, continuer la saga c’est respecter sa mémoire et son souhait.

Bien sûr, j’ai lu la trilogie et je l’ai appréciée énormément, devenant presque addict, car prenant sur mes heures de sommeil pour avancer dans l’histoire…J’ai été littéralement fascinée par le personnage de Lisbeth Salander, la punkette pourfendeuse de justice tellement brillante. Lorsque j’ai su que Larsson s’était inspiré du personnage de Fifi Brindacier d’Astrid Lindgren pour construire le personnage de Salander, j’ai acheté l’intégrale des romans sur Fifi et je dois dire que je me suis régalée avec cette lecture : c’est tellement drôle et en même temps tellement osé, limite méchant, ce que je trouve assez caractéristique du monde des enfants qui ne sont pas toujours des anges ni si innocents que cela…

Aussi, à l’occasion d’un voyage à Stockholm j’ai suivi un circuit « Millénium » avec un groupe de mordus de la trilogie, originaires du monde entier. On nous a promenés sur les lieux du roman jusqu’à aller boire un café puis une bière dans les lieux cités dans le livre et visiter la rue où se situe l’appartement ayant servi de modèle à Larsson. Un peu à la façon du circuit Da Vinci Code monté à Paris (pour les Américains) ou le circuit provençal d’après les livres de Peter Mayle pour les Anglais…

Millénium 4 est sorti simultanément dans 24 pays, c’est déjà un exploit incroyable. Des clauses de confidentialité et le secret le plus absolu ont été  exigés avant la parution du livre.

Franchement, j’étais réticente à lire Millénium 4, mais je ne le regrette pas car c’est un bon thriller qui ne copie en rien à Larsson mais reprend les personnages clés de la trilogie donnant une part d’or au journaliste Blomkvist et à l’ineffable punkette Salander. Il y a deux aspects du livre qui m’ont paru difficiles : les noms suédois des lieux cités et les personnages qui surgissaient au fil des chapitres et que j’avais du mal à situer…(manque de concentration de ma part?)

Dans ce tome le journaliste Blomkvist au début semble assez désabusé, son journal Millénium est en crise car les ventes sont en chute libre et la publicité à la baisse, il existe une forte pression de la part des actionnaires pour trouver des sujets « vendeurs » et le journal a dû se résigner à accepter l’entrée de capitaux émanant d’un milieu porteur de valeurs éloignées de celles de Blomkvist. Il y a dans ce tome une critique assez virulente envers la presse suédoise.

Blomkvist et Salander vont reprendre contact via Internet. Il se trouve que la brillante Salander va pirater rien de moins que la NSA (National Security Agency). Nous aurons la description fouillée de l’espionnage industriel à haut niveau qui emploie des hackers recrutés au niveau de la planète et qui gravitent dans un monde fermé, cryptique, impitoyable; ils se connaissent entr’eux par des pseudonymes et communiquent de façon ultra sécrète car derrière cet infra monde circule beaucoup trop d’argent sale.

Le livre s’ouvre sur un brillant professeur-chercheur d’université suédois qui fait de la recherche à haut niveau sur l’Intelligence Artificielle (IA). Cet homme veut reprendre avec lui son fils autiste, qu’il a négligé. L’introduction de cet enfant autiste dans le récit est un trait de génie de la part de Lagercrantz car il nous introduit dans le milieu peu connu et fascinant, celui des autistes génies qui sont programmés pour réaliser certaines prouesses bien précises dans les domaines mathématiques, de la musique, du dessin ou de la mémoire tout court. C’est très intéressant.

Le livre est très documenté en ce qui concerne l’IA et le monde très fermé des hackers et leurs techniques. Aussi, nous serons ébaubis par l’importance de l’espionnage industriel au niveau planétaire.

Le titre de cet opus émane d’une phrase que le père de Salander, le bandit russe Zalachenko avait noté sur une feuille de papier « ce qui ne me tue pas me rend plus fort« , une citation attribuée à Nietzsche et qui était le mot de passe de son ordinateur (une brute cultivée, alors?).

Un thriller haletant, avec de l’action musclée, de l’information intéressante et une Salander plus fascinante que jamais car on devine que la suite va s’articuler autour de son passé obscur et très violent. Vivement le tome 5.

MILLÉNIUM 4, Babel Noir N° 180, 2015,  ISBN 978-2-330-07678-8

Luisa y los espejos de Marta Robles

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Marta Robles es una periodista y escritora española (Madrid 1963).

El libro Luisa y los espejos ha sido galardonado con el Premio  Fernando Lara 2013. Es una lectura que me gustó porque me permitió descubrir a un personaje absolutamente estrambótico e increíble como fue Luisa Casati, conocida como la Marchesa Casati (1881-1957), una mujer que quiso convertirse en una obra de arte viviente y que fue un buen ejemplo del decadentismo, aquel movimiento artístico-literario de finales del siglo XIX con ideales « del arte por el arte » en franca oposición con el convencionalismo.

La Marchesa Casati nació bajo el nombre de Luisa Ammam, hija de un millonario que hizo un matrimonio « de conveniencia » a los 19 años con el marqués Camillo Casati Stampa di Soncino. El matrimonio se separó rápidamente y cada uno vivió su vida a su manera; la hija que nació de la unión, llamada Cristina, fue criada fuera de la esfera maternal y paternal.

Luisa Casati tuvo su época de gloria durante la Belle Epoque (fines del siglo XIX hasta la PGM), cuando fue una musa absoluta de la moda, de las artes y de la excentricidad la más alocada, un personaje que podríamos tildar de gótico porque asociaba lo morboso y lo siniestro, con mucho negro en el maquillage y la vestimenta. Le gustaba poseer animales repelentes como serpientes, con las cuales se adornaba; poseyó  también un boa constrictor y varios félidos que le gustaba pasear con riendas ornadas de joyas (para la Casati el arte lo justificaba todo : su despótico comportamiento, su excentricidad, el derroche de su fortuna y su amoralidad, página 175).

Luisa Casati tuvo su gloria en Europa y los EEUU (Italia y Francia principalmente) entre principios del siglo XX y el comienzo de la Gran Guerra (14-18), fue un ícono de una moda extravagante, poseía una figura estilizada y una estatura fuera de lo común (más de 1m80), un rostro donde predominaban dos ojos verdes de una rara intensidad que ella maquillaba con exceso y una cabellera pelirroja refulgente (más abajo, retrato de la Casati por Augustus John). Fue también una musa de pintores famosos. Se dice que la Casati ha sido la tercera mujer más retratada de la Historia después de Cleopatra y de la Virgen María…Se le conocen retratos y fotos, entre otros, de Boldini, Van Dongen, Man Ray, Augustus John, Adolf de Meyer, Zuloaga, Martini, Romaine Brooks, etc.

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Fue una mujer exageradamente rica, manirrota, que compró palacios y organizó unas fiestas que dieron mucho que hablar en aquella época. Pero Luisa Casati terminó arruinada, con problemas de dependencia al alcohol y a las drogas.

Luisa Casati tuvo muchos amantes y el primero de la serie fue el poeta italiano Gabriele d’Annunzio, otro decadente, quien mantuvo con la musa una larga y apasionada relación.

Luisa y los espejos está articulado alrededor de dos historias. Una real, la de Luisa Casati y otra ficticia, la de Luisa Aldazábal, una mujer española de 45 años que despierta de un coma post infarto, con ganas de retomar su vida de pintora que había abandonado para dedicarse a una vida de mujer casada y de madre.

Luisa Aldazábal vivirá habitada literalmente por el espíritu de la otra Luisa y partirá a Venecia en pos de recuerdos de la Marchesa Casati y de cierta inspiración y del coraje para iniciar una nueva vida independiente volcada en su pintura. En Venecia conocerá de manera extraña a un escultor español llamado Gabriel Quiroga. Tenemos dos Luisas con dos Gabrieles…y seguirán las coincidencias entre las dos mujeres, siempre orquestadas alrededor de espejos y/o imágenes especulares, lo que crea una situación misteriosa y por ende bastante gótica.

La alternancia de una historia real apasionante y de una historia ficticia poco interesante,  le quitó algún interés a mi lectura, aunque el final resulte sorprendente y altamente gótico: es un juego de espejos entre pasado y presente, entre dos épocas, dos mundos y dos historias.

Résultat de recherche d'images pour "luisa casati images"   Luisa Casati por Giovanni Boldini, 1908.

LUISA Y LOS ESPEJOS, Planeta 2013,  ISBN 978-84-08-11435-2

Dans la brume électrique de James Lee Burke

Résultat de recherche d'images pour "james lee burke in the electric mist with confederate dead"   James Lee Burke est un écrivain nord-américain (Houston 1936) connu par ses romans policiers, surtout pour la série avec le shérif David Robicheaux à New Iberia en Louisianne. L’écrivain est détenteur de nombreux prix et d’au moins deux adaptations pour le cinéma.

J’ai commenté le 9 décembre 2017 La descente de Pégase, un polar avec le shérif Robicheaux, un premier livre lu de Burke et qui m’avait interpellé par une écriture fouillée et assez riche, donnant une bonne idée de la Louisianne, le Deep South.

Voici Dans la brume électrique dont le nom exact est Dans la brume électrique avec les morts confédérés (In the Electric Mist with Confederate Dead, 1992), un deuxième roman de Lee Burke lu assez rapidement après le premier;  de plus il existe un consensus pour dire que ce serait son meilleur opus.

L’intrigue policière est assez complexe et perdue dans les méandres d’autres soucis. La description de la nature de la Louisianne est toujours aussi somptueuse et tellement juste que l’on croit sentir des odeurs et percevoir des bruits. Le shérif Robicheaux est toujours sujet à ses vieux démons, c’est à dire, aux accès de violence et à son passé d’alcoolo. En lisant ce roman, il découle l’idée que dans la petite ville de New Iberia, il y a une forte collusion entre les autorités locales, les notables et une mafia tentaculaire qui touche à la drogue (largement répandue), à la prostitution organisée en réseaux, aux jeux.

En gros, une équipe de filmation arrive à New Iberia pour tourner un film sur la Guerre de Sécession, cela signifie de l’argent à gagner pour le patelin et ses commerces, mais  l’un des commanditaires  est Julie Balboni un caïd de la drogue et de la prostitution et un ancien camarade d’école de Robicheaux. Les deux hommes ont un vieux contentieux à régler,  Balboni est très susceptible, mais il fait faire le sale boulot à des sbires. Des meurtres assez sauvages seront perpétrés sur des jeunes femmes  et Robicheaux est persuadé que ces affaires sont en rapport avec Balboni.

L’enquête traîne et toute sortes d’entraves apparaissent pour, soit cacher la vérité, soit dissuader le shérif de poursuivre son travail; l’affaire sera poussée jusqu’à recevoir des menaces sur sa vie privée. Le FBI est impliqué dans l’enquête puisqu’ils envoient l’agent Rose Gomez, spécialisée dans le langage corporel pour aider une enquête difficile.

C’est un polar assez dur où l’intrigue est secondaire par rapport aux « à côtés » : la justice, la corruption, la violence, la drogue, la prostitution omniprésente, les réseaux divers, et couronnant le tout, ce climat si particulier, chaud, humide, malsain, soumis à des intempéries violentes, particulier à La Louisianne.

Bien que bénéficiant du label « meilleur livre » de Lee Burke, j’ai eu plus de mal à le finir que La descente de Pégase, peut-être parce que j’ai ressenti des longueurs dans la narration et que pour moi un polar doit rester musclé surtout vers la fin.

Un film fut tourné par Bertrand Tavernier en 2009 avec Tommy Lee Jones dans le rôle de Robicheaux, film que je n’ai pas vu pour le moment. Je trouve que l’acteur Tommy Lee Jones correspond bien à l’image que je me faisais de Robicheaux.

 

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DANS LA BRUME ÉLECTRIQUE, Rivages/Noir N°314-1999(JLB 1992), ISBN 978-2-7436-1814-8