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Vengaré tu muerte de Carme Riera

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Carme Riera es una escritora española (Palma de Mallorca 1948) que escribe en catalán y en castellano. Es la octava mujer que ocupa desde 2012 un sillón de la RAE. Ha sido galardonada con numerosos premios.

Lei dos libros suyos, el cuatro veces premiado En el último azul (1994) que narra la expulsión de los judíos de Mallorca durante la Inquisición, pero no pude leer más de la mitad porque el tema no logró interesarme a pesar de ser un libro docto y bien escrito. Y Las últimas palabras (2017) una novela corta, interesante, que relata la vida secreta del archiduque Luis Salvador de Habsburgo-Lorena que llegó a Palma de Mallorca en 1867, a la edad de 20 años y quedó tan embelesado con el lugar, que decidió radicarse en la isla.

Vengaré tu muerte (2018) es una novela estupenda que me ha impresionado por lo original. Me explico, tenemos un thriller con un enigma por resolver: el asesinato (o suicidio) de un empresario catalán y la que lleva la encuesta es la detective Elena Martínez Castiñeiras, 40 años, divorciada, que trabaja en free-lance para la Agencia de detectives Holmes & Holmes (vaya predestinación!) y que vive con un perro que adora, Jimmy

La viuda del empresario la va a contratar personalmente porque está convencida de que no es un suicidio, sino que han montado un escenario.

Poco a poco Elena irá indagando y penetrando en el mundo privado del empresario y descubriendo cosas cada vez más escabrosas. Cada uno de los familiares del empresario tiene cosas que esconder : la viuda, los dos hijos, los socios (desaparecidos), la secretaria (asesinada).

¿Qué pito toca el perro Jimmy aquí? Pues a Elena le van a asesinar salvajemente a su querido y fiel perro. A partir de este percance, Elena se vuelve una fiera y querrá venganza divina. Para ayudar con las pesquisas, Elena pasará los datos del caso a los mossos (policías) y renunciará a su puesto free lance con Holmes & Holmes (para no tener conflicto de intereses con la investigación ya que la viuda la había remunerado directamente).

Una originalidad de este libro reside en que una vez resuelto el caso del « suicidio » del empresario, el lector cree que ya se terminó el asunto. pero no, el relato parte sobre otra pista y volverá todavía a repartir una tercera vez, cada vez más escabroso.

Otra originalidad es que la detective, que me pareció poco destacada en el relato, como « esfumada », termina dedicándose a la costura para sobrevivir. Esto si que es original.

La escritura de Riera es muy buena y moderna, llena de humor y crítica social de lo más acertada. Nadie se salva y el lector no se aburre. El libro merecía un título más rimbombante que Vengaré tu muerte que se refiere a la muerte del perro Jimmy.

VENGARÉ TU MUERTE, Alfaguara 2018,  ISBN 978-84-204-3297-7

Wonderland Avenue de Michael Connelly

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Michael Connelly est un très grand auteur de polars nord-américain (Philadelphie 1956) ; c’est le « père »  du  detective de LAPD Hyeronimus Bosch, alias Harry Bosch, que j’affectionne particulièrement parce que sa personnalité taciturne me plait. Connelly est un écrivain très prolifique avec une publication par an et parfois jusqu’à deux!  Je crois qu’à la date d’aujourd’hui il arrive à plus de 28 publications depuis 1992.

C’est le sixième livre de Connelly commenté dans ce blog après : La lune était noire (2000) en juillet 2013, Le cinquième témoin (2011) en février 2015, Mariachi Plaza (2014) en août 2017, Le dernier Coyote (1995) en juillet 2018, Deuil Interdit (2005) en septembre 2018. D’autres suivront, c’est sûr car pour certains ce sont des relectures et c’est un plaisir renouvelé où je m’attarde sur des détails concernant la vie de Bosch plus que sur les cas policiers. La série Bosch a été aussi une agréable découverte sur Amazon avec des visages à mettre sur des personnages récurrents et un Harry Bosch plus vrai que nature dans la personne du comédien Titus Welliver que je ne connaissais pas et que maintenant je ne peux dissocier de mon imaginaire.

Wonderland Avenue (City of Bones, 2002) est un bon opus, très présent dans la série télévisée correspondante, mais avec une énorme différence avec le livre dans le traitement de l’épisode où la petite amie (et subordonnée) de Bosch braque un suspect. (Pas de spoiler ici).

Un chien va déterrer des ossements sur une colline boisée et escarpée appelée Laurel Canyon à Los Angeles. Rapidement on saura que ce sont des ossements d’un enfant d’environ 10 ans mort assassiné plus de 20 ans auparavant. Bosch sera chargé de ce cas avec Edgar, son coéquipier depuis 10 ans. Il se trouve que tout près de l’endroit où les restes sont déterrés par un chien, vit un décorateur de cinéma accusé des années auparavant de viol sur un gamin. Tous les indices convergent vers lui mais c’est sans compter sur la sagacité de Bosch.

De fil en aiguille il va trouver des pistes et faire des déductions là où personne en avait fait. Toujours ce Bosch avec son aura d’électron libre et une hiérarchie qui ne le défend plus à cause de certaines attitudes au bord du rasoir. Il va faire la connaissance d’une jolie femme, avocate de formation ayant préféré intégrer LAPD, une belle rencontre et des affinités certaines mais une situation difficile à vivre car la jeune femme est une bleue et leur liaison est mal vue au sein de la police. Cette femme policière voudrait gravir les échelons rapidement car la patrouille ne lui convient pas. Elle va commettre des bévues et se heurtera à un Harry Bosch intransigeant qui ne laisse rien passer.

A la fin de l’épisode, alors que le chef du LAPD,  Irvin Irving l’ami/ennemi de Bosch, avait menacé Harry Bosch de mise à la retraite et autres gentillesses, il va le promouvoir en le faisant revenir au Département Vol et Homicides d’où Harry avait été éjecté par décision disciplinaire ! Ceci apparemment pour l’avoir sous contrôle plus près et le virer à la moindre incartade. Pauvre Harry Bosch qui ne trouve son contentement que dans l’exercice de son métier.

Pas facile la vie de flic. Page 144 nous avons un commentaire de Connelly…chaque jour, dans chaque commissariat, des flics mettaient leur badge et tentaient de faire de leur mieux dans une ville où la population ne les comprenait pas, ne les aimait pas particulièrement et, dans beaucoup de cas, les méprisait ouvertement.

WONDERLAND AVENUE, Seuil Policiers 2002,  ISBN 2-02-052437-6

Little Bird de Craig Johnson

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Little Bird (The Cold Dish 2004) est le premier tome de la série sur un total de 16 pour le moment.  Little Bird a été plusieurs fois primé et sélectionné pour des prix : Dilys Award, Grand Prix de Littérature Policière France, et aussi choisi parmi les 10 meilleurs polars de l’année selon la revue française Lire.

Une série pour la TV américaine fût tournée entre 2012 et 2017 avec Robert Taylor dans le rôle titre, totalisant 63 épisodes de 45 minutes sur 6 saisons. En France on a pu voir  la série sur D8;  elle est actuellement visible sur Netflix aux USA.

J’ai adoré ce polar non tant par l’intrigue policière qui est plutôt lente bien que suffisamment sanglante, que par la qualité humaine de tous les personnages y compris les personnages secondaires. Il y a aussi un humour assez féroce et décapant entre tous les acteurs de l’épisode ( un exemple …je trouvai cela aussi tentant qu’un gargarisme avec des lames de rasoir).

Le shérif Walt Longmire exerce depuis pas mal de temps, il a perdu sa femme Martha depuis 3 ans et il se laisse un peu aller sur le plan personnel. Toutes les femmes du comté lui courent après car c’est un homme séduisant. Il a des rapports spéciaux avec ses adjoints et ses administrés et plus spécialement avec son adjointe Vic, une vraie langue de vipère. Son meilleur ami est Henry Standing Bear un amérindien  Cheyenne avec qui il a fait le Viet Nam; ils se connaissent bien et s’envoient des vannes bien senties tout en veillant l’un sur l’autre. Henry appartient à la nation Cheyenne et ces cheyennes vivent dans une  Réserve où Henry a des parents, la famille Little Bird.

Quelques 3 ans auparavant une jeune fille déficiente mentale, Melissa Little Bird, a été abusée par 4 gars du comté qui vont s’en tirer (après un procès) avec des peines plutôt légères. Quelque temps après on commencera à éliminer par arme à feu les gars à l’origine du viol de Melissa. Le shérif Longmire et tous ses collaborateurs seront mis à très rude épreuve.

L’enquête policière est lente, on avance difficilement et cela est un bon prétexte pour nous décrire une nature somptueuse, siège d’un climat très rude, entourée de montagnes aux paysages à couper le souffle, riches en gibier et pêche.

Parmi la gente féminine qui tourne autour du séduisant shérif, il y a Vonnie, sa préférée. Le couple va se rapprocher peu à peu sans se brusquer et la suite sentimentale de cette histoire est une vraie surprise.

J’ai trouvé que la fin du livre était un peu « bavarde », longuette, mais je dois reconnaitre que cela n’enlève rien au charme de cette lecture entre western et étude psychologique avec de vrais personnages trempant dans la « vraie vie » de l’Ouest, et dans un cadre naturel sans égal.

LITTLE BIRD, Gallmeister 2011 (CJ 2005),  ISBN 978-2-35178-509-6)

La légende de Santiago de Boris Quercia

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Il est l’auteur d’une trilogie avec l’enquêteur Santiago Quiñones. Le premier tome Les rues de Santiago (2010) est un excellent polar ultra noir et réaliste au sein de la grande ville qui est Santiago du Chili. Le deuxième opus Tant de chiens (2015) a obtenu le Grand Prix de Littérature policière Étrangère 2016 en France et le Grand Prix du Festival de Beaune de la même année.

Le troisième tome est La légende de Santiago paru en 2018 en France et qui paraîtra seulement en 2019 au Chili. Ils est excellent dès la première page, trépidant et ultra noir. Cela faisait longtemps que je ne lisais pas un polar aussi irrémédiablement noir.

Une série est en cours de préparation pour la TV chilienne avec l’acteur Tiago Correa dans le rôle principal.

Dans ce polar, écrit comme un scénario nous assistons à la dégringolade du flic Santiago Quiñones avec une vision tragique du monde globalisé. Le centre-ville de Santiago du Chili  est colonisé par des hordes d’étrangers nécessiteux qui vivotent sans papiers et appartiennent assez souvent à des mafias et pratiquent la délinquance. La corruption gronde partout  y compris au sein de la police (devrais-je dire surtout?).

Santiago Quiñones est en plein burn-out, il est à côté de la plaque dans tout ce qu’il touche :  avec le cas de sa mère, avec ses collègues, avec la dépendance à la coke, avec sa compagne Marina l’infirmière. Chaque pas, chaque situation vécue, l’enfoncent un peu plus dans le néant alors qu’il est devenu une légende seulement pour les autres.

Un très bon polar à lire même s’il laisse KO et un mot pour la traductrice Isabel Siklodi qui a su rendre le texte tellement en adéquation avec l’histoire.

LA LÉGENDE DE SANTIAGO, Asphalte 2018,  ISBN 978-2-918767-82-4

Rouge-gorge de Jo Nesbø

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Jo Nesbø est un écrivain et scénariste norvégien (Oslo 1960), auteur de polars et de livres pour la jeunesse. Son héros récurrent est l’inspecteur Harry Hole, un stéréotype d’inspecteur entre ours-alcoolo-tabagique et loup solitaire qui utilise des méthodes peu orthodoxes pour résoudre les cas, mais qui néanmoins est le meilleur dans sa branche. Les épisodes peuvent se dérouler en Norvège ou à l’étranger.

L’auteur Jo Nesbø a vendu plus de 34 millions d’exemplaires de par le monde et il a été traduit dans plus de 50 langues. C’est tout à fait impressionnant.

Un film sortira en novembre de cette année (2018) sur son livre Le Bonhomme de neige (2007) avec Michael Fassbinder dans le rôle d’Harry Hole: cela correspond au septième opus avec ce détective.

J’ai commenté en mars 2018 mon premier Jo Nesbø: La Soif,  le 11ème de la série et je suis restée pas mal impressionnée  souhaitant en lire d’autres mais dans l’ordre: L’homme chauve-souris (1997) est le premier de la série, commenté en avril 2018, un livre qui m’a plu moyennement car j’ai trouvé qu’il faisait un peu catalogue touristique sur l’Australie, brodé autour de l’assassinat d’une jeune norvégienne; dans le livre on comprend pourquoi l’inspecteur Hole est envoyé aux antipodes par sa hiérarchie: c’est pour se faire pardonner une bourde professionnelle énorme qui a valu la mort d’un collègue alors que l’inspecteur était passablement imbibé d’alcool. En juillet 2018 j’ai commenté le N°2 Les cafards, qui se déroule en Thaïlande où Harry Hole doit résoudre un cas délicat de meurtre d’un diplomate norvégien dans des conditions plus que louches.

Rouge-gorge est le N°3 avec Harry Hole et cette fois nous sommes en Norvège. Cela a été pour moi une lecture plus que laborieuse car je me suis ennuyée par moments. Disons que j’ai dû lire une centaine de pages avant de comprendre clairement les tenants et aboutissants, puis 300 pages pour ressentir que la lecture devenait palpitante.

Et pourtant le sujet est intéressant: la Deuxième Guerre Mondiale et les soldats norvégiens engagés dans les troupes allemandes, partis faire la guerre avec les allemands. Beaucoup en sont morts et les rescapés ont soit déserté à Leningrad, soit regagné la Norvège où ils furent considérés comme traitres à la Patrie et emprisonnés. Dans ce contexte de nazisme s’insère la trame de Rouge-Gorge qui navigue entre 1944 et l’année 2000 autour de l’existence de groupes néonazis en Norvège et en Suède.

Le pauvre Harry Hole, trois ans après l’affaire thaïlandaise et qui n’est pas tout à fait guéri de son alcoolisme intrinsèque, tout en étant un policier hors pair, va être embarqué dans ces milieux interlopes de néonazis après une bavure (encore une!) avec les services secrets américains à l’occasion d’une visite du président des USA en Norvège et aussi après la terrible mésaventure de sa coéquipière Ellen. La hiérarchie va l’assigner au SSP (Service de Surveillance de la Police) comme une façon de le mettre à l’abri. Au sein de cette branche de la police, il fera la connaissance de Rakel Fauke, une belle femme qui travaille dans le même service et avec qui il se trouvera très vite des atomes crochus. Mais c’est sans compter que Berndt Brandhaug, un conseiller aux Affaires Étrangères (qui ressemble comme une goutte d’eau à DSK…), a jeté aussi son dévolu sur la belle et dans ce cas, la hiérarchie ne trouve rien de plus normal que de délocaliser Hole et de l’envoyer au fin fond de la Suède « surveiller » des groupes néonazis…

Mais le pauvre Harry reviendra très vite à Oslo car l’affaire se complique et on a tellement besoin de lui…

J’ai trouvé toute cette affaire tellement compliquée, tarabiscotée, avec beaucoup trop de personnages qui surgissaient à l’improviste, porteurs de noms difficiles à mémoriser et à différencier. Bref, par moments je pédalais dans la choucroute et cela m’a été désagréable. Le côté sympa du roman tient aux chapitres ultra courts, mais tout de même il faut tenir 600 pages en édition de poche !

Et Rouge-Gorge dans tout cela ? C’est le surnom de Gudbrand Johansen quelqu’un que l’on recherchera longtemps dans le roman et qui pensait que la façon « la plus humaine » de tuer, c’était à la baïonnette en coupant la carotide. Le seul moment jouissif du roman, c’est quand il dégomme Berndt Brandhaug, le magnifique salopard.

Attendons le N°4 et la rédemption avec ce cher Harry Hole.

ROUGE-GORGE, Folio Policier 450, 2018 (JN 2000),  ISBN 978-2-07-270809-1

Témoin involontaire de Gianrico Carofiglio

Résultat de recherche d'images pour "témoin involontaire" Gianrico Carofiglio est un magistrat, écrivain et homme politique italien (Bari 1961).

Témoin involontaire (2002) est le premier tome d’une série avec l’avocat Guido Guerrieri de la ville de Bari; quatre autres tomes sont déjà publiés et traduits en français. Un film pour la TV italienne fût tourné en 2007 par Alberto Sironi et vous pouvez le voir sur Youtube en italien sous le titre original de Testimone inconsapevole (durée 1h47); avec Emilio Solfrizzi dans le rôle de l’avocat Guido Guerrieri. C’est un film à part entière très fidèle au texte, avec moins de détails quotidiens que dans le livre, très axé sur le procès et avec une fin modifiée par rapport au livre qui va « plus vite » avec la relation entre Guido et Margherita.

Dans ce premier tome Carofiglio développe richement l’art du contre-interrogatoire avec ses modèles d’interaction et c’est intéressant.

Ce livre m’avait été chaudement recommandé et je dois avouer que au début j’ai été décontenancée par cette lecture en me disant « mais, qu’est-ce que j’ai à faire des mésaventures de cet avocat avec un profil de loser, de anti héros? ». Puis, lorsque l’humour ravageur du personnage et l’explication de sa dépression furent évidentes, j’ai trouvé que la lecture était très addictive, plus intéressante que bien d’autres lectures similaires et sémillante de détails de la quotidienneté de l’avocat! La richesse du texte va jusqu’à nous donner une recette de cuisine (les polpetti de poulet que je vous donnerai en fin d’article) et un vin de la région de Lecce (Pouilles) que j’ai réussi à trouver dans un magasin de vins italiens et qui est délicieux, velouté et équilibré : le Salice Salentino-Riserva que je vous recommande (attention, il titre 16°5).

Le polar tourne autour d’une affaire judiciaire relativement simple : un Sénégalais, Abdou Thiam,  vendeur à la sauvette sur une plage de Bari est accusé du meurtre d’un petit garçon de 9 ans qui réside tous les étés à Bari avec les grands parents et qui fréquente la plage tous les jours; il était ami avec Thiam. Tout, absolument tout accuse le Sénégalais. L’avocat pénaliste Guerrieri, sera contacté afin d’assurer la défense de Thiam et peu à peu sera convaincu de la sincérité de l’accusé. Le procès ira aux assises et la plaidoirie est essentielle pour convaincre les jurés. Aucun détail ne peut être négligé car Thiam risque la peine à perpétuité.

La deuxième partie du roman développe la construction de la défense. C’est intéressant et instructif.

L’intérêt de ce polar pour moi n’est pas dans la partie judiciaire mais dans tout ce qui entoure la vie de l’avocat et la psychologie de Guido Guerrieri.

Ce livre me rappelle le cinéma italien néoréaliste de la post guerre avec une  foultitude de petits détails contenus dans la narration qui sont d’une richesse incroyable comme dans la tétralogie d’Elsa Ferrante : c’est très cinématographique.

Il faudra suivre la trajectoire de Guido Guerrieri car le lecteur est bien conscient qu’il va entamer sous nos yeux une nouvelle relation sentimentale avec l’énergique Margherita…

POLPETTIS  DE POULET (=CROQUETTES): cuire puis hacher le poulet avec 100 grammes de jambon cuit. Mettre le tout dans un saladier avec un oeuf, du parmesan râpé, une pincée de noix muscade, sel et poivre. Mélanger à la cuillère de bois puis former les croquettes avec les mains, grosses comme un oeuf. Les passer dans un autre jaune d’oeuf battu avec un peu de sel et une goutte de vin. Rouler les croquettes dans la chapelure mélangée avec un soupçon de noix muscade et les faire dorer à feu modéré dans de l’huile d’olive. Accompagner  d’un Salice Salentino ou n’importe quel autre vin sous la main. Buon appetito.

NB : ni la quantité de poulet ni le vin pour la préparation ne sont donnés; la recette figure page 103.

TÉMOIN INVOLONTAIRE, Rivages/Noir 658, 2018 (GC 2002),  ISBN 978-2-743-61-7202

Mi querido asesino en serie de Alicia Giménez Bartlett

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Alicia Giménez Bartlett (Albacete 1951) estudió Filología Española y se doctoró en Literatura Española en Barcelona; es una escritora   conocida por sus novelas policíacas protagonizadas por la petulante inspectora Petra Delicado: una mujer profesional moderna  que  totaliza protagonismo en 11 libros con su inseparable colega el subinspector Fermín Garzón.

Alicia Giménez Bartlett obtuvo el Premio Nadal 2011 con el libro  Donde nadie te encuentre y el Planeta 2015 con Hombres desnudos. Son los dos premios editoriales más cotizados de España.

 La primera novela de la serie fue publicada en 1996:  Ritos de muerte, serie que   valió a la escritora  el Premio Raymond Chandler 2008. Petra Delicado (interesante la elección de la autora para darle nombre y apellido antinómicos a la inspectora  :Petra y Delicado, lo que refleja estupendamente el lado paradójico del personaje de Petra): una mujer moderna, super calificada, que trabajó un tiempo como abogada, pero se desinteresó de la profesión prefiriendo ingresar a la Academia de Policía. En lo personal, acarrea dos divorcios, tres matrimonios sin hijos, pero lidia con los hijos de sus maridos y con la suegra. Es una mujer independiente, autosuficiente que gusta de la soledad en su casa de Poblenou y puede marcharse sola de vacaciones. Tiene carácter fuerte, a veces contradictorio; detesta las cosas convencionales y las politiquerías. Pero en general la encuentran encantadora, especialmente sus amantes. Su contrapunto es el bonachón subinspector Fermín Garzón, quien detesta la soledad, le gusta comer y libar pase lo que pase, tiene  sentido común y mucha calma y una verborrea de concurso, él da la imagen de un policía tradicional. Entre Petra y él mantienen verdaderos duelos verbales, jocosos y enjundiosos.

Para Alicia Giménez Bartlett la novela negra es un arma para decir cosas; a la autora le interesa la verosimilitud en sus relatos. Yo le celebro muy particularmente sus reflexiones en torno a la pareja, al matrimonio, que me parecen acertadísimas. Y en este tomo sobre la soledad de los seres y de la urbe (“Saber a qué grado de soledad puede llegar una persona era un ejercicio sociológico muy difícil de realizar. Barcelona es una ciudad discreta, donde los ciudadanos conviven sin preguntarse gran cosa, casi sin mirarse por no interferir en la vida del otro, por no molestar. Todo sucede en medio de un silencio social compartido, como una especie de pacto implícito.”)

He leído toda su bibliografía y debo decir que me encanta esta heroína moderna que he visto evolucionar, envejecer, sufrir y amar con el paso de los episodios. Los libros tienen la propiedad de poder leerse perfectamente separados porque están muy bien armados y no se necesitan los unos a los otros.

Petra Delicado es una profesional casi al borde del desgaste profesional porque su dura vida de policía es trepidante, peligrosa,  por momentos insoportable, lo que la pone de humor de perros y es capaz de soltar una traca de tacos y mandar al infierno al propio jefe. Es una mujer moderna,  llena de contradicciones, con polos temperamentales opuestos y fuertes, o sea,  dura y tierna, femenina y brutal, justa e insoportable, adicta al trabajo. Para soportar tanto estrés, la cantidad de alcohol que ingiere esta mujer es espeluznante, pero nunca bebe sola, siempre en compañía de su Sancho Panza, el subinspector Garzón o de algún colega. Es una mujer físicamente muy atractiva, pero aquí Alicia Giménez Bartlett tiene que explicar cómo hace la inspectora para guardar su belleza y atractivo después de pasar  parte de su tiempo libando alcoholes.

Mi querido asesino en serie es el undécimo opus con Petra Delicado, un libro que se devora no tanto por la historia policial que por los diálogos entre la inspectora y su binomio el subinspector Garzón. Son hilarantes y zas zas.

En este tomo el binomio se completa con Roberto Fraile, un inspector de los mossos de esquadra que es otro cuerpo policial, eterno rival de la policía urbana (habla Petra…colaborar con los mossos no me hacía maldita gracia. No te digo nada si el equipo está formado por individuos que vienen de distintos cuerpos policiales. Entonces la cosa suele ponerse al rojo vivo. Al deseo de ser el más listo, el que lo hace mejor, se suma el orgullo corporativo, y entonces no hay dios que se entienda). La confrontación de los tres personajes que llevan la investigación es todo el atractivo de este tomo.

El caso policial trata de encontrar a un asesino en serie que se ensaña salvajemente con mujeres maduras y solitarias, a navajazos y todas según el mismo molde. Un caso sigue al otro y los inspectores pierden el sueño y casi la salud en la investigación. Es interesante seguir paso a paso los tejes y manejes de la policía para avanzar con la pesquisa.

El caso será resuelto, no sin sobresaltos ni penas y gracias a un cabello. Pero el cabello pudo perfectamente pertenecer a un segundo personaje…(¿no?)

Una lectura muy entretenida y simpática, adictiva desde la primera página. Una novela brillante porque refleja una cotidianidad a todos los niveles (víctimas e investigadores).

Me gustan los libros de Giménez Bartlett porque pasan muy en alto el test de Bechdel-Wallace (=el test de Bechdel, también conocido como test de Bechdel/Wallace o the rule, es un método para evaluar si un guion de película, serie, cómic o una obra de ficción cumple con los estándares mínimos para evitar la brecha de género.  Su invención se atribuye a Liz Wallace, una  amiga de Bechdel.

MI QUERIDO ASESINO, Destino 2017,  ISBN 978-84-233-5286-9