Archive | juin 2019

L’étoile du diable (5) de Jo Nesbø

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Jo Nesbø est un écrivain et scénariste norvégien (Oslo 1960), auteur de polars et de livres pour la jeunesse. Son héros récurrent est l’inspecteur Harry Hole un stéréotype d’inspecteur de Police entre ours-alcoolo-tabagique et loup solitaire qui utilise des méthodes peu orthodoxes pour résoudre les cas, mais qui néanmoins est le meilleur dans sa branche. Les épisodes peuvent se dérouler en Norvège ou à l’étranger.

L’auteur Jo Nesbø a vendu plus de 34 millions d’exemplaires de par le monde et il a été traduit dans plus de 50 langues. C’est tout à fait impressionnant.

Un film est sorti en novembre 2017 sur son livre Le Bonhomme de neige (2007) avec Michael Fassbinder dans le rôle d’Harry Hole: cela correspond au septième opus avec le détective.

J’ai commenté en mars 2018 mon premier Jo Nesbø: La Soif (2017),  le 11ème de la série et je suis restée pas mal impressionnée  souhaitant en lire d’autres mais dans l’ordre chronologique car les histoires tournent surtout autour du personnage et de la personnalité de Harry Hole. L’homme chauve-souris (1997) est le premier de la série, commenté en avril 2018, un livre qui m’a plu moyennement car j’ai trouvé qu’il faisait un peu catalogue touristique sur l’Australie, brodé autour de l’assassinat d’une jeune norvégienne; dans ce livre on comprend pourquoi l’inspecteur Hole est envoyé aux antipodes par sa hiérarchie: c’est pour se faire pardonner une bourde professionnelle énorme qui a valu la mort d’un collègue alors que l’inspecteur était passablement imbibé d’alcool. En juillet 2018 j’ai commenté le N°2 Les cafards (1998), qui se déroule en Thaïlande où Harry Hole doit résoudre un cas délicat de meurtre d’un diplomate norvégien dans des conditions plus que louches. Le N° 3 Rouge-Gorge (2004) m’a plu moyennement car ce fut une lecture un peu laborieuse quoique sur un sujet intéressant (les soldats norvégiens engagés dans la Wehrmacht lors de la DGM), laborieuse car comportant trop de personnages et un rythme trop lent. Le Harry Hole N°4 est Rue Sans-Souci (2005), un opus pas mal du tout autour de braquages de banques et de mafia au niveau de l’Europe.

L’étoile du diable (2003) n’est pas mal non plus avec quelques réserves: la trame est un peu surchargée, la première partie un peu lente, mais cela vaut la peine d’attendre la fin…. Harry Hole se remet très mal de la mort de sa collègue Ellen Gjelten assassinée en pleine rue (la tête éclatée, il y a trois ans) alors qu’ils traquaient des bandits. Harry a des problèmes plus que sérieux avec l’alcool et c’est très étonnant que la hiérarchie supporte des débordements pareils. De plus Harry Hole est persuadé que son collègue Tom Waaler est un ripou et il passera une bonne partie du roman à la recherche de preuves. Le chef de la Police d’Oslo nommera ce Waaler chargé de l’enquête et Harry se verra proposer assez rapidement des affaires louches (dans le dessein de le compromettre ?).

Ce tome concerne des crimes perpétrés avec un rituel diabolique par un assassin en série lors d’un été torride à Oslo quand la police criminelle manque d’effectifs pour les filatures et autres actions. C’est en raison de ce manque d’effectifs que Hole est toléré dans le Service (Solitaire. poivrot. L’enfant terrible de la section. Mais- à côté de Tom Waaler- le meilleur enquêteur du cinquième étage).

La vie privée de Hole est un chaos perpétuel et les beuveries se succèdent. Sa compagne Rakel l’a largué malgré l’attachement que Harry profère au jeune enfant de sa compagne, le petit Oleg.

Le suspense et l’action sont débridés. Par moments cela sonne peu crédible, par moments l’action s’étire un peu trop avec moult explications. Les titres des chapitres m’ont paru superflus et difficiles à interpréter, déjà qu’avec tous les noms propres norvégiens c’est très difficile pour le lecteur.

J’ai trouvé que la scène finale  dans l’ascenseur (grandiose !)  avec la présence du petit Oleg est surréaliste: voici un enfant qui est présent à l’occasion d’un acte de violence inouï et les choses se passent comme s’il n’avait rien vu, sans explications ni aide psychologique.

Le côté intéressant est l’information fournie au sujet des assassins en série, ce qu’on appelle « le profilage » des tueurs : le tueur en série est un homme blanc, âgé de 24 à 40 ans. Il agit en général seul, mais il peut aussi s’entourer d’autres personnes, pour fonctionner en binôme. La mutilation des victimes est le signe qu’il est seul. Les victimes peuvent être n’importe qui mais elles sont en principe issues du même groupe ethnique que lui, et ce n’est qu’exceptionnellement qu’il les connaissait déjà. Il trouve généralement la première victime dans une zone qu’il connait bien. Quand on est en présence de rituels, il est souvent question de meurtres en série. On distingue deux types de tueurs en série : le psychopathe et le sociopathe. Seul le tueur en série psychopathe ne sait pas ce qu’il fait au moment du drame, il est souvent une personne inadaptée, sans travail, sans éducation, avec un casier judiciaire et toute une tapée de problèmes sociaux. Au contraire du sociopathe, qui est intelligent, apparemment adapté et qui mène une vie normale. Le psychopathe se distingue et devient rapidement un suspect potentiel, tandis que le sociopathe se fond dans la masse. C’est souvent un choc pour les voisins et les proches quand un sociopathe est démasqué. Pour un « profiler », connaitre l’heure du crime est important car si le crime est commis le WE ou les vacances, cela indique que le meurtrier est dans la vie active et cela augmente la probabilité qu’il soit un sociopathe, une catégorie souvent très sûrs d’eux, ils suivent l’enquête policière de près et profitent des occasions pour être physiquement proches de l’endroit où l’enquête a lieu.

Jo Nesbø sait créer le suspense et garde une dose d’humour noir tout le long du récit, ce qui est déjà une originalité dans la cohorte d’inspecteurs imbibés et anti-héros (Wallander, Bosch, Rebus, Heredia…).

L’ÉTOILE DU DIABLE, Folio Policier2009 (JN 2003),  ISBN 978-2-07-035872-4

Fractura de Andrés Neuman

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Andrés Neuman nació en Buenos Aires en 1977; a los 14 años se radicó en Granada con sus padres donde cursó estudios secundarios y luego Filología hispánica, con un doctorado en esta materia. Es un escritor, poeta, cuentista, autor de aforismos; actualmente es columnista en la Revista Ñ del diario Clarín y también del suplemento cultural del diario ABC en España. Tiene un excelente blog en español, considerado como uno de los mejores blogs en este idioma que les invito a descubrir : Microrréplicas :http://andresneuman.blogspot.fr/

Fue destacado por la lista Bogotá-39 del año 2007 como uno de los mejores autores latinoamericanos de menos de 39 años. Ha sido también galardonado con el Premio Alfaguara 2009 y semi-finalista del Premio Rómulo Gallegos por El viajero del siglo (2009), una novela total elegida entre las 5 mejores del año en lengua española por los críticos del diario El País; fue también dos veces semi finalista del Herralde con Bariloche en 1999 y Una vez Argentina en 2003 y finalista del Nadal en 1999 con Levantar ciudades.

Es el séptimo libro de Andrés Neuman que reseño en este blog, casi todo lo leído me ha gustado y encuentro que tiene un estilo bien personal: ultra escueto, condensado. Será por eso que los aforismos se le dan muy bien.  Me queda por leer El viajero del siglo, detentor de dos premios, un libro muy elogiado.

Fractura (2017)  necesitó 7 años de escritura, ha sido Finalista del Premio San Clemente; podría ser una novela total a través del ciclo de vida completo del protagonista Yoshie Watanabe (un apellido muy común en Japón), un sobreviviente de la bomba de Hiroshima. El título y la portada ilustran muy bien el contenido del libro con una metáfora muy bonita con la palabra japonesa kintsugi que consiste en la reparación de un objeto en cerámica quebrado con un barniz de resina o de polvo de oro o de plata, dejando bien expuestas las « cicatrices » en vez de esconderlas, una manera de otorgarle una nueva belleza.

Andrés Neuman  se inspiró, entre otras cosas, en una historia real para escribir este libro, la historia del señor Tsutomu Yamaguchi que sobrevivió a las dos bombas atómicas : estaba el 6 de agosto en Hiroshima cuando explotó la bomba, cogió un tren a tiempo para estar en Nagasaki y contarle a su familia el horror que acababa de presenciar, le tocó contemplar la segunda bomba, sobrevivir a las dos y morir con casi 100 años ! Como dice el escritor Neuman, tuvo la mejor mala suerte del mundo o la peor mala suerte de la Historia.

El libro comienza y termina en Japón. Yoshie Watanabe es un crío cuando ve morir a su padre aplastado por un árbol en el momento de la deflagración atómica en Hiroshima. La madre y las dos hermanas mueren en Nagasaki con la otra bomba. Unos tíos se preocupan de criarlo. Queda dañado con cicatrices en los brazos y en la espalda. No habla del accidente, no lo saca a relucir como tantos otros damnificados que prefieren callar el episodio traumático.

Yoshie desea estudiar en Francia y con sacrificio, su tío lo envía a Paris a estudiar administración de empresas; en Paris vivirá su primer amor con Violet en los años 60. Tendrá buena situación económica en una empresa nipona de electrónica. Luego aceptará un traslado a Nueva York donde conocerá a la periodista Lorrie con quien convivirá durante los años 70 y será su primera pareja seria. En la década del 80 será trasladado a Buenos Aires donde vivirá los años difíciles de la post dictadura y de la crisis económica, tendrá pareja con Mariela una intérprete y traductora porteña con quien tendrá cierta vida familiar ya que Yoshie acepta de convivir con el pasado familiar de Mariela. Finalmente terminará su carrera en Madrid donde hará pareja con Carmen, una fisioterapeuta, será un amor otoñal quizás el más conmovedor.

Con todas sus mujeres Yoshie se lleva bien , cada una de ellas le ha enseñado a vivir, a crecer y a gozar con culturas diferentes. Cada mujer corresponde a edades diferentes y a fases diferentes en la manera de amar. Cada cambio en la vida del atribulado Yoshie será como una terapia del olvido, cada vez Watanabe se descompone en otro personaje ávido de integrarse, ávido de fundirse en el paisaje.

En Madrid y en los años 90 de la crisis española, la empresa japonesa de electrónica está de capa caída. Es el momento en que Yoshie se jubila, lo que para un japonés representa un abismo porque un japonés vive para el trabajo. Carmen no quiere seguirlo a Japón, no se siente capaz de cambiar de rumbo. Finalmente Yoshie Watanabe partirá solo y le costará ambientarse en su propio país, la gente casi no entiende su hablar…

El terremoto de marzo 2011 va a reactivar sus cicatrices que se abrirán, sobre todo después del tsunami y el accidente de Fukushima. Yoshie decide partir hacia la zona contaminada para compartir con la gente que no ha querido dejar sus casas porque quisiera redimirse de haber huído toda su vida de sus recuerdos, de lo indicible, de lo inénarrable. Fukushima despierta sus viejos fantasmas y resulta tan metafórico ver a Watanabe circular en coche por la zona contaminada sorteando baches, sorteando grietas, tratando de pasar por los lados, esquivando obstáculos, pero las grietas están siempre ahí haga lo que haga, como sus recuerdos (un terremoto fractura el presente, quiebra la perspectiva, remueve las placas de la memoria…página 19).

Es un libro curioso, diferente, interesante, misterioso, que conlleva tres fuerzas : la energía (aquí atómica), la economía (aquí la electrónica japonesa y los diversos problemas económicos en los países atravesados) y el amor. Son corrientes poderosas, profundas, como las corrientes marinas evocadas al final del libro. Y los viajes incesantes de Yoshie son instrumentos humanistas que permiten el acercamiento entre seres; así, el Japón aparece como un espejismo de lejanía que se va acercando a medida que transcurre la historia.

Curioso como el único país que sufrió la bomba atómica haya invertido en una central nuclear, dominio en Japón supeditado a un poder arcaico de la sociedad japonesa que no tiene nada que ver con un medio científico especializado.

Dice el autor que quiso escribir, no sobre Japón o sobre Fukushima, sino narrar hasta donde llega la onda expansiva de algo lejano, pero que te persigue por todas partes. Y el dilema de la memoria es que no todo es recuerdo ni tampoco 100% olvido.

El final del libro es esperanzador porque Watanabe sale de su espacio de confort para afrontar su pasado. Es un verdadero sobreviviente.

Las escenas descritas en el libro sobre Hiroshima y Nagasaki son espeluznantes. Pero no son tan descriptivas como en el libro de Romain Slocombe Un été au Kansai que les recomiendo.

FRACTURA, Alfaguara 2018,  ISBN 978-84-204-3242-7

Julius Winsome de Gerard Donovan

Résultat de recherche d'images pour "gerard donovan" Gerard Donovan est un écrivain, poète et nouvelliste irlandais (Wexford 1959). Il réside actuellement aux USA.

Julius Winsome (2006) est son premier livre traduit en français, un livre spécial dans un style très poétique avec une bonne balance entre la Nature et cette violence archaïque de l’homme, souvent associée à la chasse. Le personnage principal, Julius Winsome, est un taiseux de 50 ans qui vit tel un ermite au milieu de la forêt du Maine avec comme seul compagnon, son chien « Hobbes ».

Ceci me rappelle l’écriture de Franck Bouysse et sa belle flamboyance. Un hommage au traducteur qui a su rendre cette poésie: Georges-Michel Sarotte.

On va tuer son chien « Hobbes » à bout portant et Julius verra en chaque chasseur un possible assassin de son compagnon; ce roman est monté comme une tragédie classique avec l’unicité du lieu, un temps court (1 semaine) autour d’une action de vengeance. Le lieu est la forêt du Maine en hiver, un univers blanc qui voudrait symboliser la pureté, pureté violée par le meurtre gratuit d’Hobbes.

Julius vit ici en harmonie totale avec son habitat. Il a reçu cette cabane de son grand père et de son père, tous les deux réchappés de la Grande Guerre (1914-18) et de la DGM (1939-45). Il a surtout reçu en héritage une bibliothèque de plus de 3000 volumes qui lui tiennent compagnie durant le long hiver du Nord, spécialement les oeuvres de Shakespeare d’où il s’amuse à extirper de vieux mots d’anglais élisabéthain qu’il note sur des feuilles de papier.

Jusqu’au jour où il sera agressé directement par la mort de son chien.

A partir de ce moment, Julius sera une autre personne, il sera polarisé par un désir de vengeance aveugle, froid et calculé, et sans éprouver de remords. Les descriptions édéniques du lieu vont se transformer en thriller impitoyable d’une force tellurique et homérique inouïes.

C’est un texte puissant, tellement puissant que l’on arrive à ressentir beaucoup d’empathie pour ce tueur froid mais si juste.

A propos de Julius Winsome et de sa bibliothèque…étrangement, je me revoyais en train d’écrire ces mots en particulier, me rappelais l’odeur de la pièce, les objets aperçus au moment où je les traçais, la sensation éprouvée en formant les lettres, les vêtements portés, l’étroitesse et la sécurité du monde d’alors, la chaleur du feu, la tranquille affirmation de la part de mon père qu’il était important de posséder des livres mais qu’il importait encore plus de les lire. A présent que ce monde était parti au diable pour ne plus jamais revenir, ces souvenirs semblaient compter d’autant plus. Tout se trouve dans les livres, regarde tous ces livres, une existence entière anime ces murs (page 133).

JULIUS WINSOME, Points 2359 (GD 2006),  ISBN 978-2-7578-1751-3

Nunca es tarde de Jerónimo Tristante

Résultat de recherche d'images pour "nunca es tarde jeronimo tristante"  Jerónimo Salmerón Tristante es un escritor español (Murcia 1969) de novelas de misterio y aventuras, muy documentadas históricamente. Es el creador del personaje de Victor Ros, un detective de fines del siglo XIX con varios tomos y una adaptación para la TVE; miré la serie (2 temporadas) y me gustó bastante con unos decorados suntuosos y unos actores de primera.

Nunca es tarde (2017) le valió el Premio Ateneo de Sevilla de novela del mismo año. Es un libro que me resultó grato y ameno de leer, incluso si la trama era bastante evidente hacia el final. Pero no importa porque el libro está escrito en un estilo diáfano, con capítulos orquestados a la perfección y personajes perfectamente presentados al lector.

Se trata de una novela policial,bastante terrorífica y que lleva dos historias : asesinatos de 3 chicas perpetrados 41 años ha, nunca resueltos y la repetición de otros tres asesinatos a la manera de copycat. Todo acaece en el mismo pueblito de los Pirineos aragoneses, un verdadero lugar edénico donde todos se conocen y también se espían. El autor llama al pueblo El Valle y me parece que es un nombre inventado para situar la acción en cualquiera de aquellos numerosos valles que contiene la región que es muy turística en invierno gracias a la abundante nieve y en verano con la posibilidad de excursiones fantásticas.

Los personajes de la novela son entrañables, comenzando por la protagonista, Isabel, una cuarentona despechada y amarga porque el marido la engaña a todas luces y desde hace tiempo y los tres hijos han salido del nido. Isabel se encuentra gorda y se aborrece por ello; su gordura es la resultante de su tedio profundo y falta de centros de interés. De manera totalmente inesperada, Isabel se informará sobre los asesinatos acaecidos hace tiempo atrás y quedará asombrada porque en su casa nunca se habló del terrible suceso. La disponibilidad de Isabel y su curiosidad nata harán que investigue de una manera temeraria arriesgando el pellejo sin complejos ni miramientos.

Conocerá a un noruego que vive aislado en eremita en el monte y con él harán un duo espectacular para  la pesquisa.

Los diálogos son a veces muy divertidos, especialmente los de Isabel. Aunque la acción no tiene nada de divertida porque los muertos van en ristra. Hay una buena definición página 143 (profiler) de lo que es un asesino en serie :suele ser un varón de raza blanca, que vive en un país industrializado, que se declara heterosexual y que sabe simular una vida absolutamente normal, aunque carece de empatía. Ve a los demás como piezas de un tablero de ajedrez con las que puede jugar. Su inteligencia emocional es cero, pero ojo, sabe simular, ser amable cuando es necesario e incluso tener amistades. Muchos mantienen matrimonios aparentemente normales, tienen hijos y están integrados en su comunidad. Fingen muy bien.

Una lectura ágil, de lo más simpática, con buena escritura, un pasatiempo delectable. Qué premio tan merecido !

Uno de los numerosos valles pirenaicos.

NUNCA ES TARDE, Algaida 2017,  ISBN 978-84-9067-853-4

Méchant loup de Nele Neuhaus

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Cornelia « Nele » Neuhaus est une écrivaine allemande (Münster 1967) de polars et de livres pour la jeunesse. Elle est la créatrice du duo d’enquêteurs formé par le distingué commissaire Oliver von Bodenstein et de sa co-équipière,  Pia Kirchhoff, aujourd’hui aussi commissaire.

Il en existe 9 épisodes avec ce duo, dont Flétrissures serait le N°3 et le premier à avoir été traduit en français. Je l’ai commenté en mars 2019 : c’est un polar brûlant qui parle de l’insertion dans la haute société allemande d’anciens nazis.

Je ne sais pas où Madame Neuhaus trouve des sujets aussi difficiles, mais en voilà un autre avec le thème de la pédophilie dans les hautes sphères avec des gens prêts à tout, y compris le meurtre commandité, afin de préserver leurs pratiques anormales et perverses. Pour ma part, j’éprouve de l’épouvante lorsque l’on s’attaque aux enfants et cette fois je n’ai pas échappé à une sensation de nausée en lisant le livre, dont la mise en tension est savamment orchestrée.

Cela me rappelle les efforts des suédois Henning Mankell et Stieg Larsson pour dénoncer une certaine décadence de la société suédoise en ce qui concerne la corruption et les compromissions à tous les niveaux. Il faut croire que cette lèpre se répand…

Méchant Loup (2012) est le sixième tome de la saga avec von Bodenstein et Pia Kirchhoff, deux personnages assez attachants et avec  Pia devenue commissaire à la Krimi de Francfort; elle joue dans cet épisode un rôle plus affirmé que son chef, l’exquis von Bodenstein, lequel traverse une période de turbulences personnelles.

Cette fois il est question de pédophilie à grande échelle; ce sont des pervers des hautes sphères de la société avec des ramifications à l’international (et moult sbires dans les classes populaires). L’intrigue démarre avec la découverte du cadavre d’une jeune fille repêchée dans le Main; par la suite les affaires vont s’enchaîner, chaque fois un peu plus glauques. Heureusement que la sensibilité du lecteur est épargnée car la description n’est pas trop gore.

Pia sera rudement malmenée y compris sur le plan personnel parce qu’elle va fourrer son nez là où il ne faut pas.

J’ai été gênée par les incessants changements de narrateur au fil des paragraphes. Parfois je devais recommencer à le lire pour situer le personnage. L’action est rondement menée et le lecteur est maintenu en haleine, surtout vers la fin.

J’ai trouvé que compte-tenu de l’ampleur du sujet, la fin était un peu floue : par exemple le rôle de Nicole Engel, la chef de la criminelle,  impliquée dans l’affaire sans que l’on en connaisse la suite; ce réseau international de pédophilie qui va jusqu’à passer des contrats de meurtre sur des personnes, etc. Il me semblait que l’affaire était suffisamment grave pour qu’il y ait des sanctions et des recherches exceptionnelles…mais rien. Ce qui est sûr c’est que le réseau fonctionne bien puisque l’un des principaux coupables s’en tire avec un passeport diplomatique argentin et il est accueilli comme un VIP à Stockholm…

Lecture crispante d’une intrigue haletante; quel talent.

MÉCHANT LOUP, Babel Noir 148 (NN 2012),  ISBN 978-2-330-05874-6

Nadie sabe más que los muertos (3) de Ramón Díaz Eterovic

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Ramon Díaz Eterovic es un escritor chileno (Punta Arenas 1956), creador del personaje del detective privado Heredia, protagonista de más de 20 títulos de novelas negras.

Una parte de la obra del autor fue adaptada para la TV chilena en 2005 bajo el título de Heredia & Asociados; se puede ver en Youtube aunque es una adaptación libre de los libros. Se ve con interés por el ambiente tan chileno-capitalino aunque va demasiado rápido, prefiero los libros.

Díaz Eterovic ha sido galardonado con numerosos premios y hasta tres veces con el Premio Municipal de Santiago género novela (1996, 2002 y 2007) y con el Premio del Consejo Nacional del Libro y de la Lectura (1995, 2008 y 2011).

El escritor utiliza la novela policial para hablar de temas sensibles en la sociedad chilena, como los detenidos desaparecidos, el narcotráfico, la carencia de una real democracia, las traiciones de todo tipo. Díaz Eterovic quisiera escribir una comedia humana chilena con temas e historias que reflejan diferentes aspectos de la sociedad.

El autor ha sido objeto de estudios y publicaciones por el catedrático chileno Guillermo García-Corales, quien escribió « las novelas de Díaz Eterovic son novelas de consciencia y estética urbana y representan la mejor expresión del relato detectivesco en el Chile de la nueva narrativa de los años 90″. (cf « Poder y crimen en la narrativa chilena contemporánea: las novelas de Heredia » y « Ramón Díaz Eterovic, reflexiones sobre la narrativa chilena de los años 90″).

Nadie sabe más que los muertos (1993), es un opus que no me ha gustado mucho porque lo encontré enrevesado con demasiados personajes que a veces no tenían mayor relevancia y un final ya el colmo de lo complicado y tirado por los pelos. Para coronar el todo, la encuadernación de la novela, alargada y estrecha, impedía una lectura fácil.

¿De qué se trata? Heredia es solicitado por un juez para buscar a una pareja de estudiantes universitarios desaparecidos, el matrimonio Cancino. El juez recurre a la vía no oficial que representa Heredia y lo trata de la manera más despectiva que se pueda imaginar. La señora Cancino estaba encinta. Por otro lado, los padres de Cancino también solicitan Heredia para que busque a la criatura que esperaba la nuera porque al parecer en esa atribulada época hubo tráfico de niños con ventas o adopciones…

 Heredia se va a emparejar rápidamente con una morenaza que conoce en un Burger y la lleva a su domicilio donde la mujer se instala. Pero no es todo lo que parece y pronto descubriremos que no hay nada de natural en todo este rollo…Hay otras implicaciones de lo más estrafalarias.

Heredia sigue siendo el anti-héroe borrachín que erra de bar en bar y consume alcohol hasta la borrachera. Aún no se repone de la partida de la cabaretera Andrea quien por lo demás se ha casado y tiene un hijo. Sigue siendo solitario y temerario, todos lo tratan mal y despectivamente, pero sigue luchando. A su amigo del colegio, el tira Dagoberto Solís, lo han dado de baja del Servicio de Investigaciones a causa de reiterados entredichos con agentes de la Central de Informaciones del Gobierno (estamos en el período Pinochet) y ha abierto un bar en la región de Quinteros.

En este tomo, las aventuras de Heredia no me han interesado. Lo que si resalta en el texto y con fuerza, es cierta poesía urbana en torno a un Santiago céntrico alrededor de la Estación Mapocho con sus tugurios y locales de mala muerte. Y esa descripción tan certera del centro de Santiago vaciada de sus oficinistas durante los fines de semana es Impresionante de veracidad.

NADIE SABE MÁS, LOM 1993,  ISBN 956-282-479-9

Le nouveau de Tracy Chevalier

Résultat de recherche d'images pour "tracy chevalier new boy" Tracy Chevalier est une écrivaine nord-américaine (Washington 1962) spécialisée  dans les romans historiques . Elle réside à Londres depuis 1984.

J’ai lu plusieurs de ses livres et ma lecture la plus mémorable fût La jeune fille à la perle (1999) qui m’a littéralement enchantée: la trame du roman est construite autour d’un tableau éponyme de Johannes Vermeer; le film tiré du livre en 2004 avec Peter Webber comme directeur fût aussi beau qu’un tableau du maître flamand, un film riche en clairs-obscurs avec les couleurs mordorées de l’Europe du Nord. Un pur régal, une féerie.

Autres livres lus : Le récital des anges (2001) un roman victorien qui se passe presque entièrement dans un cimetière avec tous les poncifs de l’époque victorienne et la rigidité des mentalités; je l’ai trouvé quelque peu rasoir; La dame à la licorne (2003) une histoire de lissiers en Belgique en même temps qu’une histoire d’amour entre un peintre de cartons servant à fabriquer des tapisseries et la fille aveugle d’un maître lissier; Prodigieuses créatures (2009) un livre délicieux au ton austenien par la finesse dans la description des traits de caractère et des situations psychologiques : le livre relate la vie d’une vieille fille Elizabeth Philipot, collectionneuse de fossiles et de Mary Anning, sauvageonne et illettrée mais qui connait mieux que personne la science des fossiles.

Le nouveau ( New Boy, 2017) est un livre dont la lecture ne m’a pas intéressé du tout. La publication  a un rapport avec la commémoration des 400 ans de la mort du barde anglais William Shakespeare. L’Éditorial Hogarth Press a lancé un défi d’écriture autour de thèmes shakespeariens  et plusieurs plumes très connues ont relevé le défi.

Voyons cela de plus près: autour de La Tempête, Margaret Atwood a écrit Graine de Sorcière (Hag Seed, 2016);  autour du  Marchand de Venise Howard Jacobson a écrit en 2016 Shylock is my Name; Jo Nesbø en 2018 a publié Macbeth; autour du Conte d’Hiver Jeanette Winterson a publié  La faille du Temps (The Gap of Time, 2015); autour de La Mégère Apprivoisée Anne Tyler en 2018 a publié Vinegar Girl; autour du Roi Lear Edward Saint Aubyn en 2019 a sorti Dunbar et ses filles...d’autres suivront peut-être.

Le nouveau se base sur Othello et se passe en une seule journée de 1974; le livre comporte 5 chapitres comme dans le drame de Shakespeare: un garçon noir de 11 ans arrive un mois avant la fin de l’année scolaire dans une école où il est  le seul enfant noir. (Et quand on apprend que cette école est située en banlieue de Washington DC, cela me paraît déjà trop invraisemblable, même en 1974 qu’il n’y ait pas d’élève de race noire). Le garçon se prénomme Osei Kokote et il a déjà beaucoup roulé sa bosse car le père est diplomate ghanéen (étrange qu’on balade un gamin en fin d’année scolaire du primaire surtout s’ils viennent de New York…on aurait pu éviter à Osei ce stress juste en attendant un mois…).

Il est évident que Osei tombera comme un cheveu sur la soupe et que très vite les animosités contre lui vont se déchainer y compris de la part des enseignants !

Le thème du roman est la jalousie et la trahison, version culottes courtes avec en plus un fond de racisme. Dans les rôles titres du drame nous avons Othello-Osei, Desdémone-Dee, Iago-Ian et Rod dans le rôle du factotum de Iago, etc.

Osei débarque dans cette école et réveille la curiosité et l’empathie de la plus populaire des filles :Dee. Cela va réveiller les foudres de certains et Iago-Ian, la personnification du mal, va ourdir un plan machiavélique pour compromettre sérieusement Othello-Osei.

La fin du court roman est digne de Shakespeare.

J’ai trouvé que ces enfants en fin d’Éducation primaire, âgés d’à peine 10-11 ans s’expriment comme des adultes et ont des comportements inappropriés pour leur âge et leur expérience de la vie. Cela enlève beaucoup de crédibilité au récit.

Tracy Chevalier aurait vécu une expérience similaire dans son enfance puisque j’ai lu quelque part qu’elle aurait fréquenté une école dans l’état de Washington où elle était presque la seule blanche . Cela a dû la marquer dans l’autre sens.

LE NOUVEAU, Phébus 2019, (TC 2017),  ISBN 978-2-7529-1163-6

El fuego invisible de Javier Sierra

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Javier Sierra es un escritor y periodista español (Teruel 1971). Con su libro La Cena Secreta (2006) consiguió ser el segundo español más traducido del año según The New York Times.

El fuego invisible es su octava novela que necesitó cuatro años de trabajo, ganadora del Planeta 2017. Una novela que me enganchó rápidamente porque está bien escrita y atañe temas interesantes como la presencia del Grial en España, específicamente en la región de los Pirineos. El libro es ágil, ameno y despierta la curiosidad.

El postulado no es tirado por los pelos : en el peor momento de la persecución de los cristianos, se habría sacado desde Roma el Vaso Sagrado (con el cual Cristo habría celebrado su última cena) para esconderlo en tierras ibéricas en los frondosos montes pirineicos…

La ocultación de tamaña joya para los cristianos no es un asunto menor. Se concibe el revuelo y la emoción si aquello sucedió realmente así.

En todo caso esta región española tiene muchas iglesias con frescos y símbolos esotéricos que nuestra novela rastrea.

La historia transcurre en un lapso de 7 días y la finalidad es la búsqueda de lo oculto. David Salas es un joven lingüista, recién titulado en el Trinity College de Dublin, nieto de un escritor bastante reconocido y emigrado a Dublin. El abuelo tenía trato con Victoria Goodman, una reconocida escritora española de misterio, gran amiga de la mamá de David Salas. Al término de su cursus universitario, David será enviado a Madrid bajo un pretexto falaz, el pretexto de buscar un libro raro, pero en realidad es ponerlo en contacto con la Sra Goodman e incorporarlo a una asociación secreta llamada La Montaña Mágica que busca el Santo Grial partiendo del cuento de Chretien de Troyes de 1180 que lo menciona. Pero hay datos que remontan el descubrimiento a mucho antes.

La escritora Goodman anima también una Escuela de Literatura Experimental que busca el fuego iniciador del acto literario. Una especie de soplo vital que vendría de mundos ocultos, subterráneos, esotéricos. En uno de los primeros contactos que tiene con David la escritora le plantea lo siguiente…Parménides fue el primer pensador de la historia que se preocupó por averiguar de dónde vienen las grandes ideas. Ya sabes: el invisible manantial del que beben literatos, matemáticos, filósofos: la luz que saca de nosotros todo arte verdadero; el fuego invisible que es capaz de alumbrar mundos nuevos.

David se verá involucrado en una lucha sin piedad y tendrá como pareja a Paula Esteve, una historiadora del arte hacia la cual se sentirá atraído desde un comienzo. La historia sentimental de esta pareja me pareció una pieza agregada sin ninguna credibilidad con el relato.

Según Javier Sierra, la idea de este libro surgió en un encuentro con el escritor Fernando Sánchez Dragó en Soria en 2014 y también del libro de Valle Inclán « La lámpara maravillosa » donde se habla de visiones secretas. Y la vinculación entre Chretien de Troyes y el Grial parte de una conferencia de la medievista Victoria Cirlot.

Un libro entretenido, pero algo confuso. La trama de la novela me resultó algo descabellada con personajes que se involucran demasiado o demasiado poco y al final del libro no me quedó todo claro.

EL FUEGO INVISIBLE, Planeta 2017,  ISBN 978-84-08-17894-1

La louve blanche de Theresa Révay

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Theresa Révay est une écrivaine et traductrice française (Paris 1965) spécialisée dans les romans historiques.

La louve blanche (2008) est son cinquième roman avec une suite en 2009: Tous les rêves du monde. Le livre La louve blanche a nécessité un an de documentation et un an d’écriture.

Ce titre « la louve blanche » nous situe la protagoniste du livre : la belle et courageuse Xénia Ossoline, une russe blanche qui fuit la Russie après la Révolution bolchévique et qui devient le pilier et la force de ce qui reste de sa famille. En matière de subconscient (rêves) une louve blanche symbolise l’instinct maternel, un instinct si fort, qu’il dépasse la notion d’espèce et d’individu. Page 464 l’oncle Sacha de Xénia s’exprime ainsi…c’est une louve, avait-il pensé, impressionné par sa détermination et son courage. Une louve blanche, souveraine, qui donnerait sa vie pour défendre les siens…

C’est un livre très romanesque sur un amour fou sur fond historique de l’Europe entre 1917 et 1945. C’est un roman choral avec plusieurs personnages définis avec profondeur et un fond historique et culturel très riche en détails.

J’ai lu tellement de livres sur cette période, avec  des évènements qui se répètent, mais ici, dans ce récit, j’ai trouvé quelques éléments rarement exposés comme par exemple l’idée que le peuple allemand était parfaitement au courant des camps qui ont existé très tôt avant de devenir des camps d’extermination; aussi l’idée de la résistance au régime nazi y compris au sein même de l’armée et d’une fraction de la population civile; comme l’existence d’ateliers de couture au sein de certains camps (comme j’ai appris il y a peu de temps l’existence de bordels au niveau de ces camps).

Le descriptif de la chute de Berlin est hallucinant, dantesque, mais pas aussi cru que celui décrit dans le livre posthume Une femme à Berlin, d’auteure inconnue; en fait un journal de vie tenu par une femme jeune sur les derniers jours de Berlin avant l’entrée des russes. Un récit à vous dresser les cheveux sur la tête. Et une attitude des soldats russes pas aussi séraphique que dans le roman de Mme Révay.

Aussi, les pages qui décrivent l’Exode de Paris m’ont rappelé les pages d’Irène Nemirovsky sur le même sujet dans son livre remarquable Suite Française, encore plus crues car vécues par l’écrivaine.

Revenons au livre. C’est une histoire d’amour entre deux personnages fictifs crées par l’écrivaine.

ELLE : Xénia Ossoline, une russe blanche qui avait 15 ans le jour de la Révolution bolchevique; une jeune fille de la meilleure société puisque sa famille fréquente le tsar Alexandre III. Le père sera sauvagement assassiné devant ses yeux, sa famille dépossédée de tout. Elle fuira et s’établira en France avec une soeur, un frère et une vieille servante. Ils connaitront la misère la plus noire jusqu’à ce qu’elle soit remarquée par un grand couturier. C’est elle qui s’occupera de nourrir sa famille, de les défendre, de les porter en avant. Elle fera la connaissance dans une galerie à la mode de Max von Passau, un photographe allemand de renom.

LUI : Max von Passau appartient à une très bonne famille berlinoise, il a une soeur très délurée, fantasque qui épousera un pro-nazi. Il devient très apprécié par ses photographies et sans le vouloir, il sera proche du parti national-socialiste qui connait un essor croissant. Il sera très amoureux de Xénia mais n’arrivera pas à la convaincre de le suivre en Allemagne.

Les années passent, la guerre éclate avec son chapelet d’horreurs. En Allemagne d’abord avec le nazisme, une doctrine de plus en plus sanguinaire; en France ensuite, qui sera occupée, anéantie, humiliée et rendue exsangue. Avec le reste de l’Europe à feu et à sang.

Les éléments historiques dans ce roman sont nombreux et riches en détails et anecdotes, ce qui rend la lecture moins pesante : l’exil des russes blancs, la révolution bolchévique, les années folles à Paris et Berlin, la montée du nazisme, etc.

Il y a dans ce roman deux caractères féminins très forts et très bien campés : celui de l’héroïne Xénia Ossoline et celui de Sara Lindner: deux parangons de courage inouï et en même temps deux femmes avec des faiblesses bien humaines, ce qui les rend d’autant plus crédibles.

Un livre que j’ai lu avec émotion même si je suis réfractaire aux histoires trop romanesques.

LA LOUVE BLANCHE, Pocket 13891, 2009 (Belfond 2008),  ISBN 978-2-266-18956-9

 

Mi verdadera historia de Juan José Millás

Résultat de recherche d'images pour "juan josé millas" Juan José Millás es un escritor y periodista español (Valencia 1946), traducido a más de 23 idiomas y ganador de muchos premios literarios y periodísticos.

En su obra predomina la introspección psicológica donde cualquier detalle se puede transformar en un hecho fantástico. Ha creado un género literario muy personal : el articuento, en el que una historia cotidiana se transforma por obra de la fantasía en un punto de vista para mirar la realidad de forma crítica.

Le he leído varios libros : La soledad era esto (Nadal 1990), un relato bastante corto, angustioso y profundo sobre el mal vivir de una mujer que se descubre a ella misma al cabo del tiempo y los avatares de la vida; No mires debajo de la cama (1999) un texto sin igual para dar vida a objetos inanimados con designios funestos dando  la impresión de realizar un trip de drogadicto con un muy logrado desasosiego del lector; Dos mujeres en Praga ((Premio Primavera 2002) es un libro original, interesante y con un argumento complicado: los personajes viven al lado de una realidad que trastocan por fantasmas personales; El mundo (Planeta 2007) un libro autobiográfico muy « a lo Millás« , es decir, un poco volado con límite extraño entre una realidad y la despersonalización total y que retoma algo del estilo en No mires debajo de la cama.

Mi verdadera historia (2017) con ilustraciones de Lucas Climent Baró es otra novela corta (107 páginas) y muy bien escrita que bajo una historia muy sencilla, encierra tesoros de introspección, de ética, de psicología, de problemas sociales, familiares y de amores mal correspondidos y con mucho humor soterrado ! El tema ahonda muy bien esta época tan difícil e insegura de la adolescencia con esa tendencia patológica hacia el morbo. Según el autor, algo tiene de autobiográfico el libro aunque no corresponde en nada con la aventura del chico protagonista.

Juan José Millás la define como una novela insecto, es decir, una novela simple y compleja a la vez porque a él « le gustan las novelas complejamente sencillas o sencillamente complejas ».

Es una novela de aprendizaje donde un chico de 12 años inicia su adolescencia con un secreto terrible agregando sufrimiento en un momento de la vida en que se sufre tanto. El tema es universal con una narración a la primera persona que habla de sufrimiento, de culpa, de secreto guardado, de relaciones familiares difíciles, de rivalidad entre padres e hijos, de amor. El narrador interpela al lector en permanencia, de ahí que una vez cerrado el libro, el lector quedará meditabundo un buen momento. Porque desde la portada del libro Millás interpela a su lector con esta pregunta pertinente  Y tú…¿qué escondes?

El protagonista de 12 años (sin nombre) es infeliz porque no tiene diálogo con sus padres : la madre tiene sus propios pesares y lo encuentra « rarito » y el padre vive sumido en sus lecturas (es crítico literario) y no le presta ninguna atención. El chico decide suicidarse tirándose de un puente para ser aplastado como un insecto y así, quizás, lograr algo de atención por parte del padre.

Pero antes de pasar al acto, arrojará del puente una canica que ocasionará un accidente automovilístico mortal matando a los padres y a un niño, dejando como única sobreviviente a una chica de su edad, Irene, afeada por una cicatriz y lisiada para siempre.

El chico huye despavorido, oculta su secreto y vive una pesadilla durante años, absorto en su culpabilidad. El lector intuye lo atroz de la situación, sobre todo que la relación con los padres irá empeorando. Con el tiempo el chico está obsesionado con Irene y la busca, se cree enamorado como una expiación/reparación de la monstruosidad de su acto. Hasta que la madre los encuentra en situación evidente y comprometedora, pero la madre e Irene ya intuían el porqué del comportamiento del chico.

El joven adolescente (lo acompañaremos hasta los 18 años) acabará siendo escritor y ganará un premio lo que lo acercará por fin al padre porque de esta manera se ha transformado en un personaje que el padre aceptará de leer.

Todos los protagonistas de esta novela son anti-héroes, seres comunes y corrientes atrapados en sus secretos y tormentos.

¿De qué va en definitiva este libro? Pues en palabras del propio Millás: “Por de pronto toda mi última novela está basada en la ambivalencia, en un complejo sentimiento de culpa: un adolescente provoca de la manera más tonta un accidente de tráfico de gravísimas consecuencias, y eso desencadena una culpa que remodela toda su vida”.

Y muy justamente escribía una bloguera « Juan José Millás nuevamente ha logrado escribir una historia tan redonda como una canica ». Vaya comentario tan a propósito.

MI VERDADERA HISTORIA, Seix Barral 2017,  ISBN 978-84-322-3242-8