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No leer de Alejandro Zambra

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Alejandro Zambra Infantas es un poeta y narrador chileno (Santiago 1975) que fue destacado como uno de los 39 mejores escritores latinoamericanos menores de 39 años en Bogotá en 2007 (sólo 2 chilenos) y también como uno de los 22 mejores escritores de lengua española de menos de 35 años, por la Revista británica Granta en 2010 (Cambridge). Zambra es Licenciado en Literatura Hispánica con un Magister en España en filología . Hace parte  de la que llaman « generación Bogotá 39″.

Comenté en este blog cuatro libros suyos que me gustaron porque encuentro que escribe bien sin ser  complicado, plantea bien sus temas y puede ser muy « visual » y hasta a veces divertido, siempre coloquial. En febrero 2015 publiqué un billete sobre Bonsái,  en julio 2015 sobre La vida privada de los árboles,  en febrero 2017 sobre Mis documentos y en avril 2017 sobre Facsímil.  Todas estas lecturas me han resultado interesantes y permiten apreciar el estilo muy sui-generis de Zambra en el ámbito literario chileno.

Tenía muchas ganas de descubrir No leer, una compilación de notas sobre literatura : lecturas y autores. Estuve a punto de sentirme defraudada al principio, encontrándolas poco interesantes, pero vino un vuelco en el contenido que captó toda mi atención y hasta hizo  mi deleite,  página 50 cuando A. Zambra empieza a hablar de Borges (éso de que Borges necesita a Bioy y Bioy necesita a Borges porque el inventor necesita a su invención, el inventado necesita que su inventor lo siga soñando, me suena  acertado).

Hay buenas notas de lectura sobre el argentino Manuel Puig sobre quien Mario Vargas Llosa escribió que su escritura carecía de ideas y de estilo a lo cual Puig comparó a « la » Vargas Llosa con Esther Williams, tan disciplinada y seria y a « la » García Márquez con Liz Taylor, que era bella pero con las patas cortas…así se tratan de bien los literatos entre ellos.

Hay bastantes páginas sobre Roberto Bolaño, que me parece algo sobrevalorado, y malas vibras hacia Jorge Edwards.

Anoto un nombre de las letras mexicanas que no había cruzado : el de la escritora Josefina Vicens con Los años falsos y El libro vacío que habrá que leer porque parece una autora interesante.

Zambra tiene toda la razón cuando alega que no se quiere quitar el placer de no leer algunos libros…Y confiesa no haber leído a Sándor Márai; algún día se dará cuenta de lo que se ha perdido con no leer al genial húngaro, maestro absoluto en la confrontación de dos personajes (cf El último encuentro) y gran joya entre los escritores de la Mittel Europa.

NO LEER, Universidad Diego Portales, Colección Huellas (2010),  978-956-314-105-4

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Nos voisins du dessous de Bill Bryson

Afficher l'image d'origine William (Bill) MacGuire Bryson est né en 1951 dans l’Iowa, États-Unis;  c’est un auteur  de récits de voyages humoristiques, mais aussi de livres traitant de la langue anglaise et de sujets scientifiques. Il a vécu presque toute sa vie d’adulte dans le Royaume-Uni, travaillant dans le journalisme entre 1977 et 1987 ,  puis retournant aux États- Unis pour terminer son diplôme. Il s’est installé définitivement dans le Norfolk (UK ) avec son épouse anglaise Cynthia et ses enfants. Vous verrez toujours Bill Bryson souriant sur les photos, je pense qu’il doit son caractère joyeux à son ascendance nord-américaine : l’optimisme avant tout.

J’ai écrit un billet en octobre 2012 sur son livre très drôle « Ma fabuleuse enfance dans l’Amérique des Années 50« , un recueil désopilant d’anecdotes de ce qui a du être son enfance dans l’Amérique profonde et riche des années 50.

Nos voisins du dessous- chroniques australiennes date de 2000 (Down Under); c’est encore un livre très drôle surtout dans l’auto-dérision mais aussi terriblement intéressant sur ce continent si mal connu et ce pays si récent qui est l’Australie. Ce livre m’a rappelé le très drôle La vengeance du Wombat de Kenneth Cook (billet en février 2016), mais le livre de Cook est un recueil d’anecdotes désopilantes alors que le livre de Bryson est fortement charpenté avec un itinéraire infernal qui traverse tout le continent et donne des tonnes d’informations.

Le pays est si vaste que le désert de Simpson est grand comme neuf fois la Belgique, c’est le outback australien : c’est si grand que cette terre farouche est encore inconnue. Le fabuleux site d’Ayers Rock aujourd’hui rendu aux aborigènes a été rebaptisé Uluru; il y a un siècle, il n’était connu que de ses gardiens aborigènes. Il correspond à une formation géologique appelée inselberg : un gros morceau de roche, plus résistant que les autres, épargné par l’érosion, d’une taille et d’une symétrie parfaites. Pour les australiens tout ce qui est rural est classé comme bush et au-delà d’un seuil indéterminé, le bush devient l’outback; parcourez encore 3 000 Km et le outback redevient bush, puis vous tombez sur une ville, et puis c’est l’océan. Et voilà, on a traversé l’Australie.

Bill Bryson adore l’Australie parce que les gens sont incroyablement sympathiques, ils sont joyeux, extravertis, vifs et serviables au possible; les villes sont propres et presque toujours bâties au bord de l’eau; la société y est prospère, bien ordonnée et d’inspiration égalitaire; on y mange bien; on vous sert la bière glacée; le soleil brille presque en permanence; on trouve du café à tous les coins de rue. C’est sans doute le vide impressionnant de leur patrie qui rend les Australiens aussi sociables.

L’Australie est un pays de clubs – clubs de sport, club d’associations ouvrières, clubs d’anciens militaires, clubs affiliés à différents partis politiques – tous voués très activement au bien-être d’une couche particulière de la société. Leur véritable mission, cependant, est de dégager de gros bénéfices à partir de deux ressources principales : la boisson et les jeux de hasard. Les Australiens seraient les plus gros joueurs de la planète. Mais il n’en a pas été toujours ainsi : au début l’Australie était un bagne et les premiers habitants sont arrivés couverts de chaînes mais ce passé de colonie pénitentiaire n’aime pas être évoqué par les australiens.

La ruée vers l’or vers 1846 allait transformer complètement l’Australie. Il y avait de l’or partout. En moins de 10 ans le pays s’enrichit de 600 000 têtes, ce qui fit doubler sa population avec la croissance la plus forte dans l’État de Victoria qui recelait les gisements les plus riches. La principale conséquence de cette ruée fut qu’on mis fin à la déportation des forçats. Lorsque les autorités de Londres comprirent que l’exil vers l’Australie était devenu une récompense plus qu’une punition, que les condamnés brûlaient d’envie d’y être déportés, tout ce concept de colonie pénitentiaire s’est effondré.

Pendant 60 millions d’années, depuis la formation de la cordillère Australienne, l’Australie s’est tenue coite sur le plan géologique, ce que lui a permis de conserver certains des plus anciens vestiges terrestres : les terrains et fossiles les plus vieux, les premières traces d’animaux ou de rivières. De tous les continents habités l’Australie est le plus aride, le plus plat, le plus chaud, le plus déshydraté, le plus infertile et le plus agressif du point de vue climatique. C’est un lieu si inerte que le sol peut être considéré comme un fossile et pourtant il regorge d’une vie incroyable : les scientifiques n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le nombre d’espèces : 100 000 ou 200 000 dont le tiers demeure un mystère pour la science encore. Rien que l’histoire de la fourmi Nothomyrmecia est incroyable : en 1931 en Australie, des naturalistes amateurs tombèrent sur cet insecte que personne n’avait encore jamais vu : elle ressemblait à une fourmi mais était jaune pâle et avait des yeux étranges. Ils expédièrent quelques insectes sur le bureau d’un expert à Melbourne qui l’identifia sur le champ : personne n’avait vu cet insecte depuis 100 millions d’années. C’était une protofourmi survivante d’une époque où les fourmis commençaient à se différencier des guêpes (c’était comme de découvrir un troupeau de tricératops en train de brouter sur de lointains pâturages !)

La Grande Barrière de corail couvre entre 280 000 et 350 000 Km carrés. Elle s’étend sur 1900 Km du nord au sud. Elle est plus grande que le Kansas, que l’Italie, que le Royaume Uni. C’est l’équivalent marin de la forêt amazonienne; elle abrite au moins 1500 espèces de poissons, 400 types de coraux et 4000 variétés de mollusques. Ce sont des estimations car personne ne les a comptées.

Il y a environ 45 à 60 000 ans le continent a été envahi par un peuple mystérieux, les Aborigènes sans aucune similitude raciale ni linguistique avec les peuplades voisines. Leur présence ne peut s’expliquer que s’ils ont inventé la navigation transocéanique bien avant le reste de l’humanité pour se livrer à une sorte d’exode de masse, mais ces mêmes gens auraient oublié ensuite toutes ces techniques de navigation… La seconde invasion a commencé avec l’arrivée du capitaine Cook sur le navire HMS Endeavour en 1770 dans la rade de Botany Bay. Il s’en est fallu d’un cheveu que ce soit le comte La Pérouse qui découvre l’Australie car il est arrivé à Botany Bay par l’est avec deux bateaux sous ses ordres en accomplissant un voyage d’exploration de deux ans dans le Pacifique. Si La Pérouse avait été plus rapide, il aurait pu proclamer l’Australie terre française et épargner ainsi à ce pays deux cents ans de cuisine britannique !

On ignore combien l’Australie comptait d’Aborigènes à l’arrivée des premiers Britanniques. Entre 300 000 et un million selon les sources. Mais durant le premier siècle de la colonisation leur nombre décrut de façon catastrophique car ils n’offraient aucune résistance aux maladies européennes – variole, pleurésie, syphilis, varicelle, grippe.

La faune australienne est surprenante. Il y a même des vestiges des premières structures organiques apparues sur terre, encore vivantes aujourd’hui après trois milliards d’années (soit les 3/4 de l’existence de la planète Terre). Ce sont les stromatolites dont toute la vie se déroule en surface (comme pour le corail) ; ce que l’on voit est la masse morte des générations précédentes; ils sont difficiles à décrire car ils sont d’une nature si primitive qu’ils n’adoptent pas une forme régulière et ils se développent sans plan précis, en grosses masses irrégulières. En regardant bien l’on aperçoit quelques bulles d’oxygène qui s’échappent en chapelet de la formation solide. Cette émission d’oxygène est la seule chose que savent faire les stromatolites, mais c’est la chose qui a permis la vie sur terre. Les bulles sont produites par des cyanobactéries en forme d’algues, des micro-organismes vivant à la surface de la masse rocheuse- plus de trois milliards par mètre carré- qui captent les molécules de dioxyde de carbone et une fraction d’énergie solaire. Le sous- produit de ce simple processus est la production infinitésimale  d’oxygène qui s’est répétée pendant des milliards d’années, ce qui a permis l’éclosion de la vie. Cette forme de vie a fait augmenter de 20% le niveau d’oxygène terrestre assez pour permettre le développement d’organismes plus complexes.

Parmi les formes évoluées du règne animal, l’Australie possède plus de bestioles tueuses que le reste du monde : les dix serpents les plus venimeux sont tous australiens; cinq autres créatures qui y vivent sont les plus mortelles de leur catégorie : l’araignée, la méduse, le poulpe, la tique et le poisson-pierre. Il possède aussi les vers géants du Gippsland : Megascolides australis, les plus grands vers du monde : ils atteignent 4 mètres de long et 15 cm de diamètre, on les entend se déplacer sous terre avec des borborygmes sourds.

On dénombre en Australie quelque 700 variétés d’eucalyptus : eucalyptus blanc, fantôme, rouge, faiseur de veuve, eucalyptus gribouillé, gommier bâtard, etc sans oublier le fameux stringybark dont l’écorce se détache en longs lambeaux avec ses branches qui pendent en grappes fibreuses. Comment expliquer qu’un pays qui semble si hostile à toute forme de vie ait pu produire une telle diversité botanique? Ce paradoxe s’explique en partie par la pauvreté du sol. Les plantes ont tendance à se spécialiser.  Telle plante tolérera de fortes concentrations de nickel, telle autre deviendra résistante au cuivre, une autre s’habituera au nickel et au cuivre. A plantes spécialisées, insectes spécialisés. L’autre explication tient à l’isolement de l’Australie. Avec 50 millions d’années d’insularité la vie indigène a été protégée de toute compétition et certaines espèces ont pu développer une sorte de monopole (eucalyptus, marsupiaux). Globalement, on peut décrire le pays comme un ensemble de petites poches de vie séparées par d’immenses étendues d’aridité.

Un livre qui se dévore, tant il fourmille d’anecdotes et de données intéressantes. Mais je dois vous avouer quelque chose : cela ne me donne pas envie de le visiter : trop loin, trop de déplacements et…ces bestioles.

NOS VOISINS DU DESSOUS, Petite Bibliothèque Payot 554 (2005)  ISBN 978-2-228-89991-8

EL WHISKY de los POETAS de Jorge Edwards

Afficher l'image d'origineJorge Edwards Valdés es un gran escritor chileno (Santiago 1931) que estudió leyes, siguiendo después la carrera diplomática que culminó con el puesto de Embajador de Chile en Paris. Ha recibido numerosos premios siendo el Cervantes 1999 el más prestigioso. Actualmente reside en Madrid.

Son once libros que he reseñado de este autor en el blog (pronto le habré leído la bibliografía completa…), no haré la enumeración porque puede resultar majadero. Es un autor que me gusta muchísimo : el estilo elegante, el humor irónico, su atavismo chilensis. El ultimo libro reseñado fue Fantasmas de carne y hueso en marzo 2016.

En este libro tenemos un compendio de crónicas que datan de 1968- 1996; la crónica es una veta conocida y apreciada del escritor. Las crónicas fueron escritas para periódicos como La Tercera o El Mercurio de Chile o La Vanguardia de Barcelona u otros. La crónica no tiene por qué ser tributaria de los acontecimientos del día. La crónica es un género literario más : un género conciso y digresivo, burlón y poético, situado a mitad de camino entre el ensayo, el epigrama, el reportaje, dice Jorge Edwards.

La temática de estas crónicas es muy variada con la preponderancia de temas políticos y literarios, también los viajes. Prefiero de lejos leer lo que Edwards escribe sobre literatura porque conoce bien el tópico y es un lector avezado. Las otras crónicas no me interesaron, más bien me aburrieron. Es el primer libro del escritor que me atrae tan poco.

En el prólogo de la edición de 1997, revisado en 1996, Jorge Edwards arregla cuentas con el lector chileno : …el lector chileno, que no es capaz de elogiar sin añadir su dosis de pesadez o de ponzoña, como para quedar en paz con su conciencia inquisidora, suele decirme : « Tus crónicas me gustan más que tus obras de ficción, las que en verdad, para serte franco, no me gustan nada ». Es el sistema del elogio compensado y debidamente neutralizadoEn Chile tenemos el prurito provinciano de las comparaciones. Nuestros novelistas no están a la altura de los del Perú o de Colombia. La admiración histérica de todo lo que tiene consagración internacional y el menosprecio à priori de lo que se crea en Chile son dos caras de una misma medalla, de una misma incapacidad de crítica.

Aprecié particularmente la citación (una oración) de Gesualdo Bufalino, el escritor siciliano en Argos el ciego : »¡Odiable, amable vida! Cruel, misericordiosa. Que caminas, caminas. Y estás ahora entre mis manos : una espada, una naranja, una rosa. Estás, no estás : una nube, un viento, un perfume…Vida, cuanto más languidece tu fuego más lo amo. Gota de miel, no te caigas. Minuto de oro, no te vayas! ».

Una lectura accesoria dentro de la bibliografía del literato Edwards.

EL WHISKY DE LOS POETAS, Alfaguara Bolsillo 1997 (Jorge Edwards 1994),  ISBN 84-204-2891-4