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Le dernier coyote de Michael Connelly

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Michael Connelly est un très grand auteur de polars nord-américain (Philadelphie 1956) ; c’est le « père »  du  detective de LAPD Hyeronimus Bosch, alias Harry Bosch, que j’affectionne particulièrement parce que sa personnalité taciturne me plait. Connelly est un écrivain très prolifique avec une publication par an et parfois jusqu’à deux.  Je crois qu’à la date d’aujourd’hui il arrive à plus de 28 publications depuis 1992.

C’est le quatrième livre de Connelly publié dans ce blog après : La lune était noire (2000) en juillet 2013, Le cinquième témoin (2011) en février 2015 et Mariachi Plaza (2014) en août 2017.

Le dernier coyote (1995) est une relecture et je dois dire que j’ai davantage apprécié que la première fois, étant particulièrement interpellée par la douleur du personnage de Harry Bosch, par le profond bouleversement de son for intérieur, par les implications dans sa vie de l’assassinat de sa mère.

Dans ce tome, Harry Bosch est suspendu de ses fonctions et renvoyé chez la psychologue du Service après qu’il eut agressé physiquement un collègue en le faisant passer à travers une vitre (il aurait pu le tuer!), mais Harry Bosch, à très juste titre, est excédé par les positions et le jeu de sape de son collègue.

Cette suspension dans ses fonctions d’inspecteur dans le LAPD fait que Harry va réouvrir un dossier vieux de 33 ans, non résolu. C’est le dossier de l’assassinat de sa mère, une prostituée retrouvée dans une benne et dont le crime n’a pas été élucidé; en outre ce dossier montre des signes évidents de défaillance dans l’investigation.

L’histoire malheureuse de Harry Bosch, qui décide de devenir policier à la suite d’un passé lourd comme celui-ci, me rappelle un autre très bon roman policier à succès : Le Dahlia Noir de James Ellroy, une autre histoire de crime non élucidé  sur une starlette de LA, assassinée dans les années 50 (Elizabeth Short); la mère de James Ellroy sera aussi assassinée quelques 11 années après et le crime ne sera pas résolu non plus.

Dans Le dernier coyote Harry Bosch va ressortir le vieux dossier et essayer de reconstituer l’histoire. Très vite il va s’apercevoir que le cas gêne encore certains milieux politiques…Il aura le plus grand mal à réunir des preuves. Il recevra des menaces. Tout au long du roman on a l’impression que le sort s’acharne sur lui : radié du poste d’inspecteur, vilipendé par les collègues, sa maison détruite par le tremblement de terre de 1994 et vouée à la démolition, son histoire d’amour compliquée avec Jasmine…

Le titre du livre émane de l’apparition recurrente d’un coyote efflanqué qui vivote dans le canyon où Harry possède sa maison. Harry est littéralement hanté par la vision du coyote qui a l’air perdu et malheureux comme lui même.

Un excellent Connelly, pétri dans la douleur morale d’un Harry Bosch plus fragile que jamais, plus sauvage que jamais, plus déterminé que jamais et qui ira jusqu’au bout de l’affaire et dont la clef du mystère surprendra le lecteur. Un de mes préférés.

LE DERNIER COYOTE, Points Roman N° P781, (MC 1995), ISBN 978-2-02-043813-1

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La herida de Jorge Fernández Díaz

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Jorge Fernández Díaz es un periodista y escritor argentino, nacido  en Buenos Aires en 1960 (barrio de Palermo) . Fundador de la revista cultural « adnCultura » junto con otro periodista y amigo, hoy día fallecido,  Tomás Eloy Martínez; esta revista fue  reconocida en 2009 con el Premio Atlántida.

El escritor Jorge Fernández Díaz Tiene un estilo muy personal, irónico y  sentimental, lo que me gusta. Su formación de periodista hace que sus escritos sean muy informativos.

Ya fueron comentados en este blog 4 libros de JFD: « Las mujeres más solas del mundo » en enero de 2013, « Alguien quiere ver muerto » a Emilio Malbrán » en junio 2013, « El puñal » en abril 2015 y « Te amaré locamente » en agosto 2016.

La herida (2017) es una secuela de El puñal con el protagonismo de Remil, el pistolero a sueldo de los servicios secretos argentinos, Remil como hijo de las remil putas como lo calificaban durante la guerra de las Malvinas. es un esbirro despiadado aunque sentimental a la orden del coronel Cálgaris que lo maltrata y desprecia. Es una novela que se ha vendido a más de 65 000 ejemplares en Argentina y que va por la tercera edición. Una película se prepara de El puñal.

Este tomo me ha gustado muchísimo menos que el primero por denso y algo verboso, por enrevesado hasta sentirme por momentos perdida entre los personajes y la acción.

Hay 2 líneas directivas en esta novela :  1) la búsqueda de una monja de origen italiano desaparecida de los barrios bajos de Buenos Aires donde ella tenía una permanencia en medio del narcotráfico comanditado por unos gangs peruanos. Remil partirá en busca de la monja a Italia, pero en Nápoles será el objeto de una encerrona que lo va a ridiculizar totalmente ante su cuerpo laboral, lo que indignará al coronel Cálgaris que lo mandará a la Patagonia y 2)  tendrá que proteger en Patagonia a dos señoras que trabajarán la imagen pública de un gobernador: una es estratega en comunicación y la otra es una diva del cine, dos personajes muy bien perfilados. De esta manera tendremos una descripción detallada de lo que puede ser la corrupción, la colusión en política (aquí y en la quebrada del ají…). El periodista utiliza la ficción para darnos un panorama atroz de una realidad quizás peor…

El final de la novela es algo abierto por lo que habrá probablemente otra entrega.

LA HERIDA, Destino 2017,  ISBN 978-84-233-5319-4

Ragdoll de Daniel Cole

Résultat de recherche d'images pour "daniel cole ragdoll" Daniel Cole est un écrivain britannique né en 1984 qui vit à Bournemouth. Ragdoll est son premier roman avec déjà une suite en librairie L’appât (Hangman, 2018).

Ragdoll est un thriller écrit comme un script de cinéma, trépidant et assez compliqué par moments. L’on ne s’ennuie pas mais on peut par moments se sentir agacé par une intrigue assez compliquée. Le titre resume le noeud gordien de ce polar : poupée de chiffon (ragdoll), le cadavre en 6 morceaux autour duquel s’emmanche l’action.

Nous sommes à Londres, au sein de la Police qui s’occupe des homicides. Une vedette de cette police c’est William-Oliver Layton-Fawkes, alias Wolf, qui a été suspendu de ses fonctions lorsque à la fin d’un procès retentissant, l’accusé (27 meurtres de 27 gamines en 27 jours) est déclaré innocent . Alors Wolf, persuadé de sa culpabilité lui saute à la gorge et essaye de le tuer ce qui lui vaudra 4 années de suspension et l’internement dans un hôpital psychiatrique…Et l’innocenté accusé va récidiver…Ce qui vaudra à Wolf d’être réintégré au sein de sa brigade.

Cette brigade de police londonienne est bien particulière car ils sont tous des anti-héros patentés, tous.

Déjà le pauvre Wolf n’est pas en odeur de sainteté. Sa co-équipière Emily Baxter non plus, avec son mauvais caractère, son penchant pour la divine bouteille et son amour non partagé pour Wolf…Les autres aussi  sont tous des personnages extrêmes : à la base, ils peinent au boulot et vers le haut de la hiérarchie, la seule chose qui compte est l’image que la police donne aux politiciens (contenter tout le monde coûte que coûte, ô démagogie des temps modernes). De plus, l’ex femme de Wolf, Andrea Hall, est une journaliste prête à tout pour grimper dans le métier, avide de scoops et tiraillée entre éthique personnelle et intérêt professionnel.

Puis, très rapidement surgit un nouveau cas (qui donnera le titre au polar): un cadavre grossièrement recousu comportant 6 morceaux différents en provenance de six personnes différentes. La tête émane du serial killer innocenté par la justice 4 années auparavant ( chic, il y a justice immanente, alors?). Ce qui est confondant c’est que le cadavre recomposé darde un doigt accusateur vers l’appartement de ce pauvre Wolf qui habite, comme par hasard, juste en face dans un quartier plutôt pourri.

Andrea Hall va recevoir une enveloppe contenant des photos macabres et aussi une liste de 6 personnages que le tueur en série condamne à mourir en précisant la date et l’heure. De la part des forces de police,il va s’engager une course contre la montre pour trouver le tueur et ce d’autant que la sixième personne sur la liste est Wolf ! (18 jours chrono pour résoudre le cas).

Le thriller n’est pas du tout gore et en général les scènes sont assez correctes et ne dégoûtent pas le lecteur. Tout au plus on lira qu’il y avait une « mare de sang », ce sera le maximum de l’évidence. En revanche, et c’est là que le thriller est sympathique, il y a beaucoup d’humour et le lecteur a l’occasion de se dilater la rate.

L’auteur, Cole, fera réfléchir le lecteur en essayant de le mener dans des sentiers tortueux et finalement les découvertes des crimes et du tueur seront révélées à la fin.

On ne s’ennuie pas dans ce roman mais il reste des énigmes non expliqués comme par exemple où son passés les 6 macchabées servant au montage de la poupée de chiffon? Tout de même, six corps disparus…Le serial killer à la fin du livre apparaît comme sorti de la cuisse de Jupiter, personne ne l’attendait celui-là…Le serial killer semblait trop bien informé sur les mouvements de la police; qui en était l’informateur ?

RAGDOLL, Pocket 17007(DC 2017),  ISBN 978-2-266-27657-3

Policiales (3) de Hernán Rivera Letelier

Résultat de recherche d'images pour "hernan rivera letelier"Hernán Rivera Letelier es un novelista y poeta chileno (Talca 1950). Se le conoce por sus novelas ambientadas en la pampa salitrera chilena. El hombre sabe sobre lo que escribe porque vivió su infancia en oficinas salitreras y trabajó como adulto en varias de ellas. Empezó su carrera literaria como poeta, ganando varios premios. Poco a poco ha ido construyendo una obra importante, dedicada al norte chileno, ese norte que albergó las salitreras que hicieron la riqueza de Chile, pero también de muchos extranjeros. Una pampa chilena que albergó más de 200 salitreras (entre Antofagasta y Tarapacá) y que Hernán Rivera Letelier conoció de cerca. ¿Quién mejor que él puede conocer este ambiente rico en mitos y leyendas? Hoy en día es un mundo sumido en el olvido.

He comentado en este blog 5 libros de Hernán Rivera Letelier siendo estos los 6°, 7° y octavo puesto que decidí leerlos uno tras otro para no perder el hilo de los personajes.

Rivera Letelier se lanza esta vez con una serie policial ambientada en el norte de Chile. Es la moda en el medio literario, todos se ensayan con el género policial que ha cobrado sus letras de nobleza con el tiempo y que tiene miles de lectores; en este caso el excelente autor nos ambienta su trama policial con usos, costumbres y personajes del gran norte pampino. Yo estaba muy expectante por leer sus libros y he tenido la suerte de que Ximena, una amiga generosa, me regaló los tres !

 

  1.  LA MUERTE ES UNA VIEJA HISTORIA: es el primero de la serie con la presentación de los personajes principales que son dos: el investigador privado Recaredo Gutiérrez alias el Tira Gutiérrez y la hermana evangélica Tegualda López Valverde.Résultat de recherche d'images pour "la muerte es una vieja historia"

Él es un antiguo minero de las salitreras reconvertido en detective privado después de obtener un diploma por correspondencia en Argentina ! Ella, una bella mujer joven es la asistenta del Tira, aficionada a recitar pasajes de la biblia. El lector se pregunta qué diablos hace una hermana evangélica en este medio tan procaz de las investigaciones judiciales…Pero en el transcurso del relato se irán revelando detalles sobre la motivación profunda de la hermana que provocarán el asombro al mismo tiempo que el espanto del lector.

Nótese al paso, el talento de Rivera Letelier para encontrar nombres sabrosos a sus personajes: Recaredo, Tegualda y casi todos los otros, con la neta propensión- tan chilena- de ponerle un apodo a la gente según particularidades físicas y/o sicológicas.

La trama policial no tiene mucha envergadura, se trata de encontrar a un violador reincidente que opera en un cementerio. Hay un personaje a quien todo acusa, pero el par de detectives aclara poco a poco el asunto, especialmente con las dotes de raciocinio de la hermana Tegualda.

El personaje del Tira Gutiérrez lo encontré poco definido, excepto por su mechón de pelo blanco al cual le da soplidos en los momentos de tensión. Es un tipo aparentemente buenmozo, pero bastante apocado. Ella es bella y despierta la lujuria en los hombres aunque se vista como un espantapájaros…Ese contraste entre la mosquita muerta y la concupiscencia que despierta en los hombres, crea cierta tensión en la lectura, pero encuentro que el personaje cae como una mosca en la sopa, se ve demasiado, no resulta creíble.

A mi modesto parecer, el interés del libro reside en la descripción del norte de Chile, de la ciudad de Antofagasta y de sus alrededores, pero sobre todo de los personajes tan nortinos y truculentos. La prosa del escritor es muy coloquial-chilena aunque al mismo tiempo conlleva bastante vocabulario exquisito.

Alfaguara febrero 2015,  ISBN 978-956-9583-06-3

 

     2. LA MUERTE TIENE OLOR A PACHULÍ : el tomo dos parte con la constatación de que en un año, el negocio de los dos investigadores de la serie no anda muy floreciente, lejos de eso. En este tomo tenemos dos investigaciones principales (porque las más corrientes y repetidas son los casos de adulterio y la búsqueda de perritos perdidos… !): se trata de la investigación de un túnel y la desaparición de un militar en la época de la dictadura del General Pinochet.

El túnel será descubierto con motivo del traslado de la antigua prisión de Antofagasta hacia un sector más alejado. Y este túnel conectaba la antigua prisión con nada menos que una casa de lenocinio (casa de « trato »,  como la llama la mojigata  Tegualda);hay toda una historia con este túnel, truculenta y populachera. En cuanto a la desaparición del militar, es bastante escabrosa porque el tipo era un perfecto desalmado, un sinvergüenza y se comportaba mal con las niñas de la casa de lenocinio, pretexto para darnos informaciones sobre el funcionamiento de este negocio y algunos abusos por parte de los uniformados. Los personajes son siempre truculentos y muy nortinos, pero la trama policial es muy floja.

El pachulí del título hace referencia al perfume barato que usan las niñas de la casa de lenocinio de Doña Nirvana, todas con el mismo olor por orden de la madam que creía en los poderes naturales y sobrenaturales del pachulí que hechizaba a los hombres y les aumentaba el deseo sexual.

La intriga policial solo sirve para poner en evidencia la fatal atracción que siente el tira Gutiérrez por su asistenta, buena indagadora y no tan santurrona como al principio de la aventura.

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Alfaguara junio 2016,  ISBN 978-956-9583-69-8

 

 

3.  LA MUERTE SE DESNUDA EN LA HABANA:  es el tercer opus con el Tira Gutiérrez y Tegualda, es el que menos me ha gustado. La pareja parte a Cuba a investigar el caso de un muchacho chileno que ha sido acusado de canibalismo y cuyo padre quiere rescatar de las garras de la justicia cubana. Aquí la historia policial se transforma en un mero guía turístico de segunda orden con un texto plagado de clichés. Insoportable. La intriga policial no tiene ningún interés y termina de manera poco clara. En cuanto a la colaboración profesional entre el Tira y Tegualda, esta va a terminar de una manera bastante poco creíble para mi porque los personajes carecen de toda profundidad psicológica y de todo carisma.

 

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LA MUERTE SE DESNUDA EN LA HABANA, Alfaguara octubre 2017,  ISBN 978-956-384-031-5

Una lectura que no me ha resultado interesante ni grata y que no agrega nada a la buena opinión que tenía de los libros del autor.

 

 

L’homme chauve-souris de Jo Nesbø

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  Jo Nesbø est un écrivain et scénariste norvégien (Oslo 1960), auteur de polars et de livres pour la jeunesse. Son héros récurrent est l’inspecteur Harry Hole, un stéréotype d’inspecteur entre ours-alcoolo-tabagique et loup solitaire qui utilise des méthodes peu orthodoxes pour résoudre les cas, mais qui néanmoins est le meilleur dans sa branche. Les épisodes peuvent se dérouler en Norvège ou à l’étranger.

L’auteur Jo Nesbø a vendu plus de 34 millions d’exemplaires de par le monde et il a été traduit dans plus de 50 langues. C’est tout à fait impressionnant.

Un film sortira en novembre de cette année sur son livre Le Bonhomme de neige (2007) avec Michael Fassbinder dans le rôle d’Harry Hole; c’est le septième opus avec ce détective.

J’ai commenté en mars 2018 mon premier Harry Hole: La Soif, qui correspond au dernier tome paru, soit le 11ème de la série. Je dois dire que j’en suis restée passablement impressionnée et que je souhaitais en lire d’autres…Voilà, c’est fait et cette fois en commençant par le premier de la série qui date de 1997. En règle générale j’évite de lire deux livres du même auteur de façon rapprochée afin d’éviter les redites.

L’homme chauve-souris m’a surpris par le changement de style, ce n’est pas du tout le même style que dans La soif, mais 20 années sont passées par là et Nesbø, naturellement, a dû affiner un style que j’ai trouvé affuté au scalpel dans le 11ème de la série.

Dans L’homme chauve-souris l’inspecteur Harry Hole doit partir en Australie aider des collègues australiens afin de résoudre le meurtre d’une jeune norvégienne sauvagement assassinée.

Nous saurons que Hole sort d’un sérieux problème d’alcoolisme:  sa hiérarchie ne peut l’ignorer car Hole, ayant été passablement imbibé le jour d’une poursuite en voiture, fût à l’origine d’un accident ayant occasionné plusieurs morts dont un collègue et ami…Voilà une casserole plus que lourde à porter…De plus ce cher inspecteur sort meurtri d’une histoire d’amour avec celle qui fut la compagne de son meilleur ami…Oh la la la, too much pour un même mec.

D’où l’empressement de la hiérarchie à l’envoyer aux antipodes résoudre un cas qui implique une jolie compatriote. Imaginez du peu, envoyer un homme du grand froid dans une contrée très chaude, cela ne manque pas de conséquences…

A partir du moment où Harry Hole débarque en Australie, le livre se transforme plus ou moins en guide touristique avec force descriptions de lieux, des us et des coutumes locaux, des comparaisons en tout genre. Ce n’est pas du tout inintéressant, mais le polar est oublié au profit des informations en tout genre, et l’enquête devient quelque peu mollassonne.

Pour ceux qui seraient intéressés par l’Australie, je conseille vivement l’ouvrage de l’américain Bill Bryson Nos voisins du dessous qui charrie des tonnes d’informations sur l’Australie dans un ton par moments désopilant !

On va apprendre plus sur la vie et les états d’âme de ce pauvre Harry Hole que sur cette affaire de meurtre qui est en fait bien plus compliquée qu’elle ne semblait au début. Déjà on perçoit le talent de Nesbø pour brouiller les pistes au lecteur…

Il y a aussi par moments pas mal d’humour ce qui m’a paru délectable. Par exemple, la scène avec le marsupial appelé diable de Tasmanie, une race assez coriace, l’équivalent chez nous du rottweiler ou quelque chose comme ça et dont le propriétaire l’avait transformé en végétarien quoique gardant son naturel agressif. Ou quand Harry Hole se fait inviter dans un bon restaurant par un collègue australien qui lui explique que « les serveurs, ici, sont à l’instar de Pluton. Ils gravitent aux confins de l’espace, n’apparaissent que tous les vingt ans et, même à ce moment là, ils sont invisibles à l’oeil nu« . Il y a comme cela plusieurs situations ou des commentaires pleins de drôlerie.

Quand Nesbø écrit sur la Norvège il fait parler Hole et il règle ses comptes…Harry parla des fjords, des montagnes et des gens qui s’étaient installés quelque part entre les deux. D’unions, d’oppressions, d’Ibsen, de Nansen et de Grieg. De ce pays si septentrional qui se considérait comme un peuple industrieux et visionnaire mais qui faisait davantage penser à une république bananière. Ce pays qui possédait des forêts et des ports quand les Hollandais et les Anglais avaient besoin de bois, qui avait des chutes d’eau quand on avait découvert l’électricité, et où, pour couronner le tout, on trouvait du pétrole en creusant au petit bonheur (page 212)

Une lecture intéressante, pas tant sur le cas policier que sur les débuts de cet auteur talentueux que je continuerai à découvrir. Cap sur le tome 2 !

L’HOMME CHAUVE-SOURIS, Folio Policier 366 (2017)(JN 1997),  ISBN 978-2-07-270807-7

Perro muerto de Boris Quercia

 

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  Boris Quercia es un actor, director, guionista, productor y escritor chileno (Santiago 1967). Es el autor de una película de mucho éxito « Sexo con amor » del 2003, ganadora del Premio Altazor 2004.

Santiago Quiñones, tira (2010)  su primera novela policial con el tira Quiñones (Les rues de Santiago en francés) fue comentada en este blog en febrero 2018 , una novela que me encantó a pesar de ser extremadamente negra porque hiperrealista.

Su segunda novela es ésta, Perro Muerto (2015, Tant de chiens en francés) que le valdrá nada menos que el Premio de la Mejor Novela Policial Extranjera 2016, un Premio muy seguido en Francia donde las novelas del género policial tienen  un vasto público. Se dice que Quercia trabaja en una tercera entrega con el tira Quiñones y que la trilogía será el objeto de una serie para la TV; ya tienen un actor para el rol estelar que también lleva el nombre de Santiago : se trata de Tiago Correa.

Es otra novela negra que me encantó, tanto como la primera y que me gustaría leer traducida al francés porque el original conlleva tantos modismos « en chileno » que estoy curiosa de saber cómo se han traducido; he leído por ahí que la traductora ha hecho un trabajo soberbio.

Perro muerto, el título, no tiene nada que ver con la expresión chilena de « hacer perro muerto », es decir, partir sin pagar de un lugar. En la novela de Quercia se parte y se termina con una historia de perro y los pobres perritos no la pasan nada de bien, especialmente el quiltro del final.

Tenemos dos protagonistas : el tira Quiñones y el centro de la ciudad de Santiago. La novela comienza con una balacera entre narcos y policías donde Jiménez, un colega y amigo de Quiñones será herido mortalmente y legará al tira una investigación personal y fuera de la jerarquía sobre corrupción involucrando a menores de edad.

El tira se verá involucrado en una investigación sobre abuso sexual en menores abandonados en centros especializados y asesorados por el Estado ! Es una red de prostitución que involucra a políticos, policías, jueces y delincuentes. Este tira Quiñones vive a salto de mata, cada día más cínico y amoral y paradójico, porque al mismo tiempo ambiciona una vida de lo más normal, pero se deja ir a sus instintos y le va mal por todos lados. No se porta nada de bien, pero nadie se porta bien en la novela, hasta Marina, la enfermera y pareja del tira hace sus tráficos con morfina que saca de la clínica !

La ciudad céntrica de Santiago aparece como una urbe asfixiante y saturada de smog, un antro de inseguridad y de violencia donde los maleantes parecen más protegidos que los policías.

El autor opina de pasada sobre temas interesantes. Cito página 14…es un tipo largo, calvo, medio encorvado, como le pasa a la gente alta en Chile. Este es un país que castiga al que sobresale. La gente alta trata de pasar desapercibida, y los muy altos, como este tipo, se encorvan para sumarse al promedio…

La novela atrapa desde la primera página y no hay forma de soltarla hasta en desenlace final. Es una novela corta y ágil por lo que se lee de un tirón. Esperando el tomo tres, la voy a leer en francés para apreciar la traducción…

PS (avril 18,2018): lo leí en francés y aunque la traducción es muy buena, se pierde todo el lado « sabroso » de la prosa de Quercia. Cuando la frase es muy coloquial-chilena, desaparece de la traducción. Pero creo que es algo inevitable y que sólo leyendo la obra en el idioma vernáculo se pueden apreciar los matices y riquezas de una prosa. (Gracias a la amigota del alma, Fanfan, que me regaló el libro en francés).

PERRO MUERTO, Roja y Negra 2016 (BQ 2010),  ISBN 978-956-9659-26-3

La soif de Jo Nesbø

Jo Nesbø  Jo Nesbø est un écrivain et scénariste norvégien (Oslo 1960) auteur de polars et de livres pour la jeunesse. Son héros récurrent est l’inspecteur Harry Hole, un stéréotype d’inspecteur entre ours-alcoolo-tabagique, loup solitaire qui utilise des méthodes peu orthodoxes pour résoudre les cas, mais qui néanmoins est le meilleur dans sa branche. Les épisodes peuvent se dérouler en Norvège ou à l’étranger.

L’auteur Jo Nesbø a vendu plus de 30 millions d’exemplaires de par le monde. C’est impressionnant.

Un film sortira en novembre de cette année sur son livre Le Bonhomme de neige (2007) avec Michael Fassbinder dans le rôle d’Harry Hole.

La soif  est le 11ème épisode avec l’inspecteur Harry Hole et le premier polar que je lis de Nesbø. Je dois dire que je suis séduite; voici une lecture qui m’a rendu addicte, je ne pouvais pas arrêter de lire l’ouvrage de presque 600 pages que j’ai lu en trois fois…Ceci ne m’arrivait pas depuis la trilogie de Millenium du regretté Larson ou dans un degré moindre, avec Je ne suis pas Pilgrim de Terry Hayes. Mais franchement, en comparaison, Millenium me semble un manuel pour maternelle à côté de cette bombe d’horreur et d’efficacité.

Pour Nesbø, Harry Hole est un tissu de contradictions et c’est probablement ceci qui le rend si spécial, si humain.

Dans cet opus, Harry Hole est un homme marié et heureux avec sa femme Rakel, il a réussi (presque) à se sevrer de l’alcool et il est devenu maître de conférences à l’École Supérieure de Police. Mais des crimes sont ciblés sur des jeunes femmes qui utilisent une application pour un site de rencontres; ces crimes comportent des aberrations connues sous le nom de vampirisme : des individus aberrants qui boivent le sang des victimes suivant un rituel et qui éprouvent un assouvissement sexuel dans l’acte. A partir du deuxième cas, Harry Hole est prié de reprendre du service car le chef de la police d’Oslo a des prétentions politiques et il voudrait se servir de la résolution rapide de cette affaire pour obtenir le poste.

Très rapidement l’énigmatique Harry Hole va trouver quelques ressemblances avec l’unique enquête non résolue de sa carrière et cela va le booster terriblement dans la traque.

On apprend dans ce livre qu’il y aurait deux sortes de vampirismes : une première sorte où ils sont relativement inoffensifs, attirés par le mythe du demi-dieu buveur de sang et immortel sur lequel se bâtissent les récits de vampires modernes, une  sorte qui a été commentée par Freud. Mais il y a une deuxième sorte, appelée vampirisme clinique ou syndrome de Renfield caractérisé par l’obsession de boire du sang et en rapport avec des crimes d’une rare violence.

C’est le deuxième cas qui est exposé dans cet excellent polar qui vous maintient en haleine jusqu’à la fin avec un serial killer hors normes. J’ai découvert aussi la manipulation subtile et réussie de l’écrivain pour semer de fausses pistes et égarer le lecteur…L’hémoglobine dans ce polar se mesure au litre.

Ce serait de mauvais goût que de narrer la teneur du roman car les éventuels lecteurs n’auraient plus des découvertes à faire. Ce qui est sûr, c’est que je lirai d’autres tomes sur Harry Hole car plusieurs personnes m’ont dit que tous  étaient très bons.

LA SOIF, Gallimard 2017,  ISBN 978-2-070-14504-1