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Muchos gatos para un solo crimen de Ramón Díaz Eterovic

El detective Heredia debuta en el cómic con historias inéditas ...

Ramon Díaz Eterovic es un escritor chileno (Punta Arenas 1956), santiaguino desde 1974, creador del detective privado Heredia, un personaje protagonista de más de 20 títulos de novelas negras ambientadas en un Santiago urbano y céntrico; un autor traducido en más de 20 países.

Una parte de la obra del autor fue adaptada para la TV chilena en 2005 bajo el título de Heredia & Asociados; se pueden ver algunos capítulos en Youtube, pero es una adaptación libre de los libros. Se mira con interés por el ambiente tan chileno-capitalino aunque va demasiado rápido, prefiero los libros. En este librito los cuentos dieron vida a dos capítulos de la serie de televisión.

Díaz Eterovic ha sido galardonado con numerosos premios y hasta tres veces con el Premio Municipal de Santiago género novela (1996, 2002 y 2007) y con el Premio del Consejo Nacional del Libro y de la Lectura (1995, 2008 y 2011).

El escritor utiliza la novela policial para hablar de temas sensibles en la sociedad chilena, como los detenidos desaparecidos, el narcotráfico, el tráfico de armas, la carencia de una real democracia, las traiciones de todo tipo, la ecología, etc. Díaz Eterovic quiere escribir una comedia humana y chilena con temas e historias que reflejen diferentes aspectos actuales de la sociedad. Se dice que Díaz Eterovic es un habitué del bar La Piojera de la calle Aillavillú, cerca de la estación Mapocho donde se sitúa el antro del detective Heredia.

El autor ha sido objeto de estudios y publicaciones por el catedrático chileno Guillermo García-Corales, quien escribió « las novelas de Díaz Eterovic son novelas de consciencia y estética urbana y representan la mejor expresión del relato detectivesco en el Chile de la nueva narrativa de los años 90″. (cf « Poder y crimen en la narrativa chilena contemporánea: las novelas de Heredia » y « Ramón Díaz Eterovic, reflexiones sobre la narrativa chilena de los años 90″).

Estoy leyendo estas aventuras en orden cronológico de publicación porque me encanta el entorno de estos policiales, aunque el personaje de Heredia me da lástima por su inmensa soledad compensada por un sobre consumo de alcohol, al mismo tiempo que me causa admiración  su afición a la literatura. Vive quejándose y emprende soliloquios con el gato Simenon que le sirve de válvula de escape; a veces no tiene ni dinero para comer, pero no siempre cobra por sus servicios…es un hombre paradójico.

Muchos gatos para un solo crimen es un libro -miniatura de sólo 54 páginas que leí con fruición y gran placer, sobre todo que lo leí después de una lectura « espesa » que me tenía hastiada (no cito ni libro ni autor, eh?). Y no hace parte de la serie que estoy leyendo. Son 3 historias verdaderamente policiales y simpáticas, más un relato sobre su compañero inseparable, el gordo y regalón gato Simenon, propenso al soliloquio filosófico con el detective (en realidad  le sirve de consciencia al solitario Heredia) y a veces se pone hasta pesado de tan reflexivo.

Las tres historias son :  Por amor a la señorita Blandish, donde Heredia toma parte y pedazo en el relato,  Ví morir a Hank Quilan, donde el cine tiene la parte principal y donde se nota el interés de Díaz Eterovic por el Séptimo Arte y  Muchos gatos para un solo crimen que da el nombre al fascículo, es la historia que me pareció más « floja ».

En los 3 relatos aparece un Heredia más tranquilo y menos alcoholizado. Sin nuevos amores contingentes y siempre desgraciados.

El final del libro es interesante porque el autor nos da luces sobre el nacimiento y el rol del gato Simenon en sus libros. El gato aparece desde el tomo 2 de la saga : Solo en la oscuridad (1992).

MUCHOS GATOS, Libros del Ciudadano(LOM) 2005,  ISBN 956-282-733-X

Coule la Seine de Fred Vargas

Fred Vargas (auteur de Pars vite et reviens tard) - Babelio  Fred Vargas est le nom de plume de Frédérique Audoin-Rouzeau, écrivaine, archéo-zoologue et médieviste française (Paris 1957). Elle est connue pour ses polars mettant en scène le Commissaire Jean-Baptiste Adamsberg. Elle fait partie des 10 romanciers les plus vendus en France.

Cela faisait trop longtemps que je n’avais pas lu un Vargas et le dernier livre pour lequel j’ai écrit une fiche de lecture, c’est Sous les vents de Neptune (2004), le 4ème de la série avec le Commissaire Adamsberg, qui reçut le Trophée 813 francophone de la même année, adapté pour la TV en 2008 par Josée Dayan.  Dans ma fiche, j’ai donné une appréciation moyenne avec un polar un peu compliqué dont l’histoire se passe  entre Paris et Québec, peu crédible, mettant  en scène un meurtrier en série de toute une vie, traumatisé dans son enfance par une mère hautaine et un père souffreteux.

Coule la Seine (2002) c’est un recueil de 166 pages avec 3 nouvelles du Commissaire Adamsberg, histoires déjà publiées ailleurs : Salut et Liberté (1997), La nuit des brutes (1999) et Cinq francs pièce (2000). Les trois histoires mettent en valeur le Commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, un personnage atypique, flâneur, ayant une nette tendance réflexive et aux méthodes peu orthodoxes, flanqué de son deuxième (et anti-thèse), le Capitaine Danglard, un homme méthodique et scientifique adonné au vin blanc et à la bière.

Ce fût un régal de lecture avec des dialogues fantastiques, d’une fraîcheur et drôlerie avec un à-propos délicieux. Le cadre est très parisien et charmeur.

Je me suis régalée de ces trois histoires où les cas policiers n’étaient, en fait que des faire-valoir pour un langage fleuri, non dénué de profondeur, qui transpire l’amour envers l’humain. Je comprends l’engouement unanime du lectorat pour cette auteure.

COULE LA SEINE, Viviane Hamy 2002,  ISBN 978-2-087858-166-9

Heather Mallander a disparu (1) de Robert Goddard

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Robert Goddard est un romancier anglais né en 1954 dans le Hampshire, auteur de romans policiers et de romans à énigmes. Il a étudié l’Histoire à Cambridge puis travaillé dans le journalisme, dans l’enseignement et dans l’administration scolaire avant de se consacrer exclusivement à l’écriture. Il possède une vaste bibliographie de plus de 28 romans parus depuis 1986, mais pour le moment seulement 10 ont été traduits en français et publiés par  Sonatine Éditions. Il a été redécouvert aux États Unis avec un grand succès. Actuellement l’écrivain vit en Cornouailles.

C’est un romancier qui se laisse lire, qui amuse et intéresse par ses intrigues pleines de rebondissements et souvent une conspiration longtemps gardée secrète dont la révélation va bouleverser une vie. C’est très délassant , il suffit de ne pas le lire les uns après les autres pour mieux les apprécier car son style se répète.

J’ai déjà commenté trois de ses romans dans le blog :  Par un matin d’automne ( In Pale Battalions, 1988) en juillet 2013, un roman  épais qui m’avait captivé par ses rebondissements incessants, un vrai page-turner, mon premier Goddard. Puis Le temps d’un autre (Borrowed Time, 1995) en janvier 2016 qui m’avait un peu moins séduite par un côté invraisemblable: cette espèce d’attraction maladive du protagoniste pour l’énigmatique Lady Paxton.  Les Mystères d’Avebury (Sight Seen, 2005) en juin 2017, un  « pur » Goddard et encore un page-turner construit autour de secrets avec un vrai tempo de thriller.

Heather Mallander a disparu (Into the Blue 1990) est le quatrième opus que je lis à R. Goddard. Il a reçu le Prix Smith Good Read Award et le Prix des Lecteurs 2013; ce livre forme partie d’une série chronologique de trois livres avec comme personnage principal Harry Barnett, suivi de Out of the Sun (1996) et de Never Go Back (2006), ces deux derniers non encore traduits en français. Heather Mallander a disparu a été porté à la TV anglaise en 1997  sous le  titre en anglais  par Jack Gold comme directeur.

Heather Mallander a disparu est une lecture de 700 pages très agréable, avec plein de personnages bien campés, des péripéties, des mystères et une trame si compliquée et riche en événements que la résumer c’est vous l’éventer.

Raconter l’intrigue ce serait spoiler le livre et c’est bien dommage parce que c’est tout l’attrait de cette lecture. Disons en gros que Heather Mallander est une belle anglaise de 27 ans venue soigner ses peines à Rhodes où Alan Dysart (député et sous secrétaire d’État) possède une belle maison gardée à l’année par Harold (Harry) Barnett. Ce Harry Barnett est un peu un anti-héros, falot à souhait, mais c’est lui qui mènera la danse. La belle Heather va disparaitre alors qu’elle se promenait avec Harry. Alors, tout accuse Harry qui mènera sa propre enquête à partir de photos laissées par Heather. Nous avons droit au déroulement de la dite enquête à la manière d’Agatha Christie où tous les personnages ont quelque chose à se reprocher; ici les personnages  sont assez bien campés et suffisamment différents pour que l’on s’intéresse à eux. Ils comportent tous une part de mystère avec parfois de la menace latente ce qui ajoute des petits frissons à la lecture.

Nous avons une histoire pleine de rebondissements qui se tient bien. Comme à son habitude Goddard apporte mystères et résolutions au fil des pages avec parfois un descriptif très long mais qui éclaire bien les lieux et les habitudes des habitants, même si par moments cette minutie descriptive lasse un peu.

J’ai été frappée par la médiocrité du personnage central, Harry Barnett, un profil si bas confronté à des situations hautes en couleurs et pleines de significations. Il y a une belle brochette de salauds en haut de l’échelle sociale, prêts à tout pour garder la mainmise sur les affaires. Et Heather Mallander dans ce récit? C’est une des figures féminines très énigmatiques jusqu’au dénouement final.

Une lecture épatante pour se distraire avec un argument complexe où l’auteur se fait plaisir pour nous égarer en conjectures. Mais toutes les astuces seront expliquées à la fin. Un autre aspect positif de ce roman, à mon goût, est le descriptif détaillé de l’entourage, que ce soit de l’Angleterre, de l’île de Rhodes ou de la Grèce. C’est très fouillé  et cela me rappelait le divin Balzac et ses descriptifs.

C’est un autre « pur » Goddard avec tous ses ingrédients favoris: mystères, secrets, sentiments variés, études de moeurs, bon ancrage géographique. Dans celui-ci il y une énigme assez prenante et insidieuse. J’ai trouvé la fin assez gore. Et par association d’idées, je n’ai pas cessé de penser à l’excellent film A couteaux tirés (2019) de Rian Johnson, un régal. Et dont on annonce une suite pour 2021.

Into the Blue Poster

 

 

HEATHER MALLANDER, Livre de Poche N°32874, 2013(RG 1990),  ISBN 978-2-253-16953-6

Le Service des manuscrits d’Antoine Laurain

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Antoine Laurain est un écrivain français (Paris 1972) dont Le Service des manuscrits est déjà sa 8ème publication.  Avec Le Chapeau de Mitterrand (2012) il connut un grand succès et le roman a été porté à la TV en 2015, adapté par Robin Davis.

Le Service des manuscrits (2020) est le premier roman que je lui lis et  c’est un roman qui avait tout pour me séduire et m’intéresser autour d’une histoire qui montre l’envers du décor du monde de l’édition avec ses lectrices et lecteurs. Qué de détails intéressants sur des partenaires dont on fait peu allusion et dont le travail doit être, pour le moins, assez éreintant. On lit par exemple,  que 2 millions de français rêvent d’être publiés, alors que la plupart n’écriront jamais un livre: tous ces livres fantômes forment une sorte de matière gazeuse qui entoure la littérature comme la couche d’ozone la Terre (page 12). Et tout de même cinq cent mille refusés par an ! toutes maisons d’édition confondues et les trois quart des auteurs désirent récupérer le précieux exemplaire.

Je lis dans ce livre qu’il y a trois signes pour noter les manuscrits : un carré pour les refusés, un croissant de lune pour un texte qui retient l’attention et un soleil pour la pépite à publier.

Ici l’histoire bascule sur un cas policier certes, assez original, mais qui ne m’a pas convaincu surtout lors de la résolution du cas : une éditrice reconnue, Violaine Lepage,  reçoit un manuscrit sous le titre de Les fleurs de sucre qui décrit des meurtres qui vont se reproduire dans la réalité; ce manuscrit est sélectionné pour le Goncourt, mais on n’arrive pas à démasquer l’auteur…Ce roman Les fleurs de sucre est un livre porté en abîme (roman dans le roman) et l’axe même du livre d’Antoine Laurain.

Lecture légère, agréable avec une certaine originalité dans le montage mais qui m’a laissé une impression mitigée, en raison d’un certain flou autour de l’histoire policière.

LE SERVICE DES MANUSCRITS, Flammarion 2020,  ISBN 978-2-0814-8609-6

A la sombra del dinero (10) de Ramón Díaz Eterovic

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Ramon Díaz Eterovic es un escritor chileno (Punta Arenas 1956) que se ha hecho santiaguino desde 1974, creador del detective privado Heredia, un personaje protagonista de más de 20 títulos de novelas negras ambientadas en un Santiago urbano y céntrico; traducido en más de 20 países.

Una parte de la obra del autor fue adaptada para la TV chilena en 2005 bajo el título de Heredia & Asociados; se pueden ver algunos capítulos en Youtube, pero es una adaptación libre de los libros. Se mira con interés por el ambiente tan chileno-capitalino aunque va demasiado rápido, prefiero los libros.

Díaz Eterovic ha sido galardonado con numerosos premios y hasta tres veces con el Premio Municipal de Santiago género novela (1996, 2002 y 2007) y con el Premio del Consejo Nacional del Libro y de la Lectura (1995, 2008 y 2011).

El escritor utiliza la novela policial para hablar de temas sensibles en la sociedad chilena, como los detenidos desaparecidos, el narcotráfico, el tráfico de armas, la carencia de una real democracia, las traiciones de todo tipo, la ecología, etc. Díaz Eterovic quiere escribir una comedia humana y chilena con temas e historias que reflejen diferentes aspectos actuales de la sociedad. Se dice que Díaz Eterovic es un habitué del bar La Piojera de la calle Aillavillú, cerca de la estación Mapocho donde se sitúa el antro del detective Heredia.

El autor ha sido objeto de estudios y publicaciones por el catedrático chileno Guillermo García-Corales, quien escribió « las novelas de Díaz Eterovic son novelas de consciencia y estética urbana y representan la mejor expresión del relato detectivesco en el Chile de la nueva narrativa de los años 90″. (cf « Poder y crimen en la narrativa chilena contemporánea: las novelas de Heredia » y « Ramón Díaz Eterovic, reflexiones sobre la narrativa chilena de los años 90″).

Estoy leyendo estas aventuras en orden de publicación porque me encanta el entorno de estos policiales, aunque el personaje de Heredia me da lástima por su inmensa soledad compensada por un sobre consumo de alcohol, al mismo tiempo que me causa admiración  su afición a la literatura. Vive quejándose y soliloquea con su gato Simenon que le sirve de válvula de escape; a veces no tiene ni dinero para comer, pero no siempre cobra por sus servicios…es un hombre paradójico.

Empecé a publicar los billetes en avril 2019 con  La ciudad está triste (1987), el primer tomo de la serie al cual le encontré « gusto a poco », pero como una promesa por venir. El segundo tomo, Solo en la oscuridad (1992) me gustó muchísimo más porque se perfila mejor la personalidad de Heredia y la del mundo en el que se mueve. Nadie sabe más que los muertos (1993) es el tercer opus de la serie y me gustó medianamente porque lo encontré enrevesado con plétora de personajes y algo tirado por los pelos. Ángeles y solitarios (1995) es el quinto de la saga y fue premiado; me gustó  porque hay buena acción (pero me equivoqué con la cronología, publicándolo en realidad bajo el N°4) y dándome cuenta tras la lectura de Nunca enamores a un forastero (1999) que éste es anterior porque Díaz Eterovic menciona al tira Solís, amigo de juventud de Heredia en condiciones que Solís desaparece en Ángeles y solitariosLos 7 hijos de Simenon (2000) es el sexto de la serie, lo encontré estupendo, ágil, entretenido y con una trama más renovada ya que habla del medio ambiente y de la corrupción que se genera entre políticos y solicitantes con la obtención de mercados. Lo han destacado con el Premio Las Dos Orillas 2000 (Gijón). El ojo del alma (2001) es el séptimo de la serie, ganador del Premio Municipal de Santiago 2002, un tomo que conlleva una buena descripción de bares santiaguinos y del Santiago céntrico,  lo encontré algo verborreico, cansador. El hombre que pregunta (2002) me gustó porque trata de literatura y de literatos. El color de la piel (2003) me gustó aunque lo encontré triste con un Heredia más solo qué nunca, avejentado, sin dinero y que vive trasnochando, libando y soliloquiando con el gato Simenon, que ya me resulta antipático con sus reflexiones pseudo-gatunas.

A la sombra del dinero (2005) es otro opus tristón con un Heredia de 48 años, más solo que nunca, casi sin trabajo y sobreviviendo gracias al dinero que le pasa su amigo kiosquero, Anselmo; en esta aventura el consumo de alcohol de Heredia parece más moderado y el detective vivirá un comienzo de aventura amorosa con una policía. Surge nuevamente su amistad con el periodista Campbell quien le ayuda en sus pesquisas y se sirve de la prensa amarilla para avanzar en los casos. Hay un buen descriptivo de lo que sucede en los ministerios públicos y detrás del telón de la política : robos, colusiones, corrupción, falsificaciones, mentiras, tráficos de toda índole, amenazas. La amoralidad impera y el lema único es EL DINERO que lo mueve todo, que todo lo puede y a cualquier costo. Y para justificar el título se lee página 138 « funcionario muere a la sombra del dinero« .

El caso esta vez tiene que ver con corrupción en el seno de la administración, precisamente en el Departamento de Inversiones Públicas donde un funcionario ha detectado robo al erario público. Rápidamente este funcionario probo desaparecerá y Heredia se aferrará a buscar pruebas con el peligro de su vida, como siempre. El gato Simenon, su fiel  compañía, le sirve para filosofar y Heredia vive filosofando y teniendo respuesta a todo; por momentos se vuelve cargante.

La escritura de Díaz Eterovic es bella, poética, muy metaliteraria (la próxima vez anotaré las referencias literarias, por lo general son policiales, pero no exclusivamente).

Una cita página 238…estaba cansado hasta de mi sombra y la vida era una vieja mañosa que reiteraba sus triquiñuelas. Necesitaba alguna idea nueva; una pequeña llama para anidar en mis bolsillos antes que la noche llegara a cubrirme con su raída capa de murmullos. No era más que uno de los tantos seres anónimos que arrastraban sus días por las calles del vecindario, aletargados por el falso sueño de tropezar con un trozo de felicidad a la vuelta de la esquina. Encendí un cigarrillo, aparté mis oscuros pensamientos y entre el bullicio de los clientes descubrí el sentido de mis próximos movimientos...

A LA SOMBRA, LOM 2005,  ISBN 956-282-720-8

Le sauveur (6) de Jo Nesbø

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Jo Nesbø est un écrivain et scénariste norvégien (Oslo 1960), auteur de polars et de livres pour la jeunesse. Son héros récurrent est l’inspecteur Harry Hole un stéréotype d’inspecteur de Police entre ours-alcoolo-tabagique et électron libre qui utilise des méthodes peu orthodoxes pour résoudre les cas, mais qui néanmoins est le meilleur dans sa branche. Les épisodes peuvent se dérouler en Norvège ou à l’étranger.

L’auteur Jo Nesbø a vendu plus de 34 millions d’exemplaires de par le monde et il a été traduit dans plus de 50 langues. C’est tout à fait impressionnant.

Un film est sorti en novembre 2017 sur son livre Le Bonhomme de neige (2007) avec Michael Fassbinder dans le rôle d’Harry Hole: cela correspond au septième opus avec le détective, non encore lu.

J’ai commenté en mars 2018 mon premier Jo Nesbø: La Soif (2017),  qui correspond au 11ème de la série et je suis restée impressionnée,  souhaitant en lire d’autres mais de préférence dans l’ordre chronologique car les histoires tournent surtout autour du personnage et de la personnalité de Harry Hole.

L’homme chauve-souris (1997) est le premier de la série, commenté en avril 2018, un livre qui m’a plu moyennement car j’ai trouvé qu’il faisait un peu catalogue touristique sur l’Australie (pauvre Australie ces jours-ci), brodé autour de l’assassinat d’une jeune norvégienne; dans ce livre on comprend pourquoi l’inspecteur Hole est envoyé aux antipodes par sa hiérarchie: c’est pour se faire pardonner une bourde professionnelle énorme avec la mort d’un collègue alors que l’inspecteur Hole était passablement imbibé d’alcool. En juillet 2018 j’ai commenté le N°2 Les cafards (1998), qui se déroule en Thaïlande où Harry Hole doit résoudre un cas délicat du meurtre d’un diplomate norvégien dans des conditions plus que louches. Le N° 3 Rouge-Gorge (2000) m’a plu moyennement car ce fut une lecture laborieuse quoique sur un sujet intéressant: les soldats norvégiens engagés dans la Wehrmacht lors de la DGM; lecture  laborieuse car comportant trop de personnages et un rythme trop lent. Le Harry Hole N°4 est Rue Sans-Souci (2002), un opus pas mal du tout autour de braquages de banques et de mafia au niveau de l’Europe. L’étoile du diable (2003) n’est pas mal non plus avec quelques réserves: la trame est un peu surchargée mais le suspense intense.

Le Sauveur (2005) est un polar qui m’a intéressé moyennement, mais je sais que mon opinion va à contre courant du sentiment général. Et puis, j’ai laissé passer trop de temps avant de reprendre un Harry Hole: 64 livres exactement, j’ai quelque peu perdu le fil.

Dans ce tome très noir et au coeur du rude hiver norvégien, je retrouve un Harry Hole assez solitaire, avec un nouveau chef, Gunnar Hagen, et un coéquipier, Halvorsen,  qui va se faire sérieusement amocher. L’intrigue m’a paru assez compliquée entre l’Armée du Salut norvégienne et un tueur venu de Croatie dont je n’ai pas compris clairement les motivations. Hole va prendre l’initiative de se rendre en Croatie à ses frais et sans en parler à la hiérarchie!

Si j’ai compris quelque chose, cette Armée du Salut est toute puissante et riche en capital immobilier. Il y a de la spéculation immobilière même pas camouflée et des assassinats louches au sein même de l’organisation (dans le roman).

Je n’ai rien compris au problème des serbes et des croates sur fond de vieille guerre et de vendetta. Les voyages à Zagreb m’ont paru extravagants.

Au sujet de la vie privée de Harry, il a rompu avec Rakel, mais il continue de voir le fils de Rakel, Oleg, qui l’adore. Il va vivre une courte liaison avec Martine Eckhoff, la fille du plus haut gradé de l’Armée du Salut. Harry Hole se bat toujours avec l’alcool et continue de fréquenter les AA. On sent une grande détresse dans ce policier mais en même temps il est d’une témérité hors normes et bien toléré par son nouveau supérieur.

Page 240 il y a une description physique de l’inspecteur Hole : un grand type aux cheveux courts, la peau pâle et le nez rouge, les traits durs et marqués et contredits par une bouche sensuelle.

Un tome avec beaucoup trop de personnages et une intrigue peu claire, même si les meurtres sont assez spectaculaires. Et constamment des changements de narrateurs, ce qui rend le suivi plus difficile. J’ai aimé moyennement.

LE SAUVEUR, Folio Policier 552 2018(JN 2005),  ISBN 978-2-07-270812-1

El color de la piel (9) de Ramón Díaz Eterovic

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Ramon Díaz Eterovic es un escritor chileno (Punta Arenas 1956) que se ha hecho santiaguino desde 1974, creador del detective privado Heredia, un personaje protagonista de más de 20 títulos de novelas negras ambientadas en un Santiago urbano y céntrico, publicado en más de 20 países.

Una parte de la obra del autor fue adaptada para la TV chilena en 2005 bajo el título de Heredia & Asociados; se pueden ver algunos capítulos en Youtube pero es una adaptación libre de los libros. Se mira con interés por el ambiente tan chileno-capitalino aunque va demasiado rápido, prefiero los libros.

Díaz Eterovic ha sido galardonado con numerosos premios y hasta tres veces con el Premio Municipal de Santiago género novela (1996, 2002 y 2007) y con el Premio del Consejo Nacional del Libro y de la Lectura (1995, 2008 y 2011).

El escritor utiliza la novela policial para hablar de temas sensibles en la sociedad chilena, como los detenidos desaparecidos, el narcotráfico, el tráfico de armas, la carencia de una real democracia, las traiciones de todo tipo, la ecología, etc. Díaz Eterovic quiere escribir una comedia humana chilena con temas e historias que reflejen diferentes aspectos actuales de la sociedad. Se dice que Díaz Eterovic es un habitué del bar La Piojera de la calle Aillavillú, cerca de la estación Mapocho donde se sitúa el antro del detective Heredia.

El autor ha sido objeto de estudios y publicaciones por el catedrático chileno Guillermo García-Corales, quien escribió « las novelas de Díaz Eterovic son novelas de consciencia y estética urbana y representan la mejor expresión del relato detectivesco en el Chile de la nueva narrativa de los años 90″. (cf « Poder y crimen en la narrativa chilena contemporánea: las novelas de Heredia » y « Ramón Díaz Eterovic, reflexiones sobre la narrativa chilena de los años 90″).

Estoy leyendo estas aventuras en orden de publicación porque me encanta el entorno de estos policiales aunque el personaje de Heredia me da lástima por su inmensa soledad compensada por las diarias libaciones, al mismo tiempo que me causa admiración  su afición a la literatura. Vive quejándose y soliloquea con su gato Simenon que le sirve de válvula de escape; a veces no tiene ni dinero para comer, pero no siempre cobra por sus servicios…entonces no hay que quejarse.

Empecé a publicar en avril 2019  La ciudad está triste (1987) el primer tomo de la serie al cual le encontré « gusto a poco », pero como una promesa por venir. El segundo tomo, Solo en la oscuridad (1992) me gustó muchísimo más porque se perfila mejor la personalidad de Heredia y la del mundo en el que se mueve. Nadie sabe más que los muertos (1993) es el tercer opus de la serie y me gustó medianamente porque lo encontré bastante enrevesado con plétora de personajes y algo tirado por los pelos. Ángeles y solitarios (1995) es el quinto de la saga y fue premiado; me gustó  porque hay buena acción, pero me equivoqué con la cronología, publicándolo en realidad bajo el N°4 y dándome cuenta tras la lectura de Nunca enamores a un forastero (1999) que éste es anterior puesto que Díaz Eterovic menciona al tira Solís, amigo de juventud de Heredia en condiciones que Solís desaparece en Ángeles y solitariosLos 7 hijos de Simenon (2000) es el sexto de la serie, lo encontré estupendo, ágil, entretenido y con una trama más renovada ya que habla del medio ambiente y de la corrupción que se genera entre políticos y solicitantes con la obtención de mercados. Lo han destacado con el Premio Las Dos Orillas 2000 (Gijón). El ojo del alma (2001) es el séptimo de la serie, ganador del Premio Municipal de Santiago 2002, un tomo que conlleva una buena descripción de bares santiaguinos y del Santiago céntrico,  lo encontré algo verborreico, cansador. El hombre que pregunta (2002) me gustó porque trata de literatura y de literatos.

El color de la piel (2003) me gustó aunque lo encontré triste con un Heredia más solo qué nunca, avejentado, sin dinero y que vive trasnochando, libando y soliloquiando con el gato Simenon que ya me parece antipático con tanta reflexión gatuna.

En este tomo suceden cosas agradables como el retorno del kiosquero Anselmo, cansado con su matrimonio viñamarino con la pitonisa y que sale huyendo y retomando su negocio, lo que es una compañía y seguridad para el pobre Heredia. Además le procura buenos datos para las apuestas hípicas cuyas ganancias sacan de apuro al detective. También entabla una nueva amistad con un inspector llamado Cardoza que lo apuntala con los datos que Heredia necesita para investigar. Por el lado de los amores, en este tomo el sabueso tendrá una corta pero buena relación con una peruana que trabaja en un bar y que podría reanudarse si la peruana vuelve algún día a Santiago.

El caso policial esta vez atañe a la búsqueda de un joven peruano que desaparece. Hace parte de los miles de peruanos que ingresan a Chile sin papeles y viven en condiciones precarias. El hermano del joven peruano, que representa otro caso de trabajador sin papeles, contrata a Heredia.

Heredia va investigar y acercarse a esta población flotante de extranjeros que sobreviven duramente y son muy solidarios entre ellos. Provocan por lo general el rechazo de los chilenos que los acusan de participar en todo tipo de delitos.

Heredia va a resolver el caso que no es nada limpio y tiene ramificaciones más que turbias y corruptas. El joven peruano no andaba con buenas juntas…Y página 82 se lee…a la falta de hospitalidad, a la estupidez de creernos superiores a los demás. El mundo está lleno de racismos intolerantes y preocuparse por el color de la piel es un camino que no conduce a nada bueno.

Y siempre esa poesía urbana que sabe escribir Díaz Eterovic, desde el primer párrafo del libro nos brinda la entrada en materia…en el comienzo de una tranquila noche de verano, el barrio vivía sin sobresaltos su rutina de construcciones viejas y calles en penumbras. Una franja azul se reflejaba sobre las lejanas cumbres de la Cordillera de Los Andes, negándose a seguir al sol en su muerte cotidiana. Desde la oficina, y con algo de imaginación, podía escuchar el murmullo del río Mapocho avanzando sobre piedras y matorrales, sin entusiasmo, convertido en un hilillo barroso, anémico.

Página 200 el tono sigue terriblemente melancólico…encendí un cigarrillo y me detuve a escuchar el rumor de la calle. Era una tarde cualquiera, igual a tantas otras en la ciudad, con sus murmullos y sus rabias, sus gritos y llantos, su manera empecinada de reproducirse, horas tras horas, acogiendo los sueños de la gente, absorbiendo su esperanza de muro en muro, atormentada y feliz de girar, en su incansable carrusel. En apariencia nada nuevo en la ciudad; y yo en ella, solo, como un vigía fatigado de observar a las personas. El juego del testigo que recarga su memoria de datos inútiles y al final del día cree conocer la ciudad pero solo ve un lado de ella, porque la otra cara, tal vez la más auténtica, permanece rodeada de sombras, de palabras dichas de frente a la intimidad de un espejo o al silencio anterior a la decisión de cerrar los ojos y dormir.

Heredia está un poco resquebrajado moralmente y estima  página 42 que ya ha vivido los dos primeros tercios de su vida y que le queda un tercio más por vivir. Probablemente el más difícil, el del cansancio y las despedidas. No tiene las certezas de otras épocas ni el consuelo del futuro. Sólo queda la repetición de algunos gestos conocidos y las burlas de un cuerpo cansado. Los golpes duelen el doble, las resacas le desprenden la piel y no consigue revivir los sentimientos de antaño. Heredia recuerda a menudo su pasado en el orfanato.

Es probable que el escritor se auto refiere en este tomo con « un escritor » a quien Heredia cuenta sus casos aunque con una buena cantidad de mentiras. El escritor ordena las  historias y las publica en forma de novela aunque Heredia no sabe si el tipo vende bien sus libros, pero en todo caso se entretiene con lo que él le cuenta y eso ya es bastante. No se puede pedir todo en la vida (página 81).

Un tomo triste y melancólico con una excelente descripción de un Santiago céntrico.

EL COLOR DE LA PIEL, LOM 2013,(RDE 2003),  ISBN 978-956-00-0430-7