Archive | mars 2019

Flétrissure de Nele Neuhaus

Résultat de recherche d'images pour "nele neuhaus tiefe wunden"

Cornelia « Nele » Neuhaus est une écrivaine allemande (Münster 1967) de polars  et de livres pour la jeunesse. Elle est la créatrice du duo d’enquêteurs formé par le distingué commissaire Oliver von Bodenstein et de sa co-équipière, Pia Kirchhoff.

Il en existe 9 épisodes avec ce duo dont Flétrissures serait le N°3 mais le premier à avoir été traduit en français. C’est aussi le premier que je lis à cette auteure, chaudement recommandée par mon amie Françoise.

C’est un copieux polar à l’intérêt soutenu avec un changement de cap permanent et un plongeon dans la noirceur de familles allemandes 60 ans après la II Guerre. Le sujet est assez original et assez scabreux, car il évoque la substitution d’identité par des militaires nazis à des juifs internés dans les camps d’extermination dans le but d’échapper aux sanctions. Et ayant très bien réussi puisque les personnages impliqués arrivent à occuper de hautes fonctions qui vont avec de la haute considération dans cette prospère Allemagne.

Mein Gott ! Il y a ici double peine, c’est à peine croyable. Comment au sein d’une grande famille allemande  les secrets les plus sordides peuvent exister.

Pia et son patron seront parfaits. Von Bodenstein est un seigneur et sait se comporter comme un prussien de haut rang. Ils viendront au bout de cet incroyable imbroglio non sans peine et en y laissant quelques plumes.

J’ai été quelque peu gênée par la surabondance de personnages et à la fin je me demandais si cela est tout de même vraisemblable…Mais la lecture est réellement addictive par moments (et j’attends avec une certaine impatience d’attaquer l’autre tome qui serait encore meilleur, selon le bouche à oreille.

FLÉTRISSURE, Babel Noir N°66, 2016(NN 2009),  ISBN 978-2-330-01304-2

Dándole pena a la tristeza de Alfredo Bryce Echenique

Résultat de recherche d'images pour "alfredo bryce echenique dandole pena a la tristeza"

Alfredo Bryce Echenique es un escritor peruano (Lima 1939), muy conocido por su novela Un Mundo para Julius.

Le leí Un mundo para Julius (1970) y me reí con las peripecias del personaje pensando que el pasado de Julius pudo suceder en cualquier parte del mundo acaudalado de esa época y que el libro tiene poco sabor a Lima; el libro refleja una gran añoranza hacia un pasado glorioso y pintoresco. Reo de nocturnidad (1997), un título bonito para una historia original : la de un profesor de literatura comparada que llega a la ciudad francesa de Montpellier destrozado por una historia de amor sin arreglo que lo vuelve insomne, luego medio loco, alejándolo de una cierta realidad que necesita su ingreso en una clínica psiquiátrica; el relato es jocoso, pero se alarga demasiado. Dos Señoras conversan (1990) son tres relatos diferentes en el tono ya conocido entre divertido-satírico del autor. La amigdalitis de Tarzán (1999), con ese título risueño y original tenemos un libro que se quiere divertido , pero que resulta triste y desesperado con los amores platónicos y epistolares entre un cantautor peruano y una salvadoreña trotamundos e infeliz que viven sus amores por cartas mientras pasan los años y la vida. El huerto de mi amada (2002) obtuvo el Premio Planeta del mismo año , libro que encontré sin interés: la historia de un muchacho de 17 años que se inicia a la sensualidad con una mujer de 33, el relato puede resultar jocoso por momentos y la historia recuerda aquella de la película El graduado + un toque limeño high society. La vida exagerada de Martín Romaña (1981) es un mamotreto de 600 páginas por momentos francamente jocoso y otros, francamente delirante que narra las aventuras en París de un muchacho de buena familia confrontado a compatriotas revolucionarios y a mayo 68. No me esperen en abril (1995) es un mamotreto de 600 páginas lleno de emoción y articulado alrededor de un amor de toda la vida en la Lima de 1953-1980; me gustó más que Un mundo para Julius.

En este blog publiqué un billete sobre Cuentos y relatos en enero 2019 : una impresión de lectura más bien mediocre, donde nada descolla.

Dándole pena a la tristeza (2012) tiene un título precioso y nostálgico que no está explicado en el texto y que debe emanar del humor del autor. Es la saga a través de 3 generaciones de una familia de potentados peruanos, los de Ontañeta, un clan fundado por el antepasado Tadeo y continuado por Fermín Antonio y que se termina con Ramón. Al cabo de las tres generaciones quedan 7 sobrinos, como los 7 vicios y que cierran el pasado decoroso de la familia. La fortuna del clan proviene de la explotación de la minería andina.

Como en toda gran familia, los personajes son de toda calaña, viles o magníficos y con esa prepotencia que da el apellido, una estirpe que debe perdurar cueste lo que cueste, aunque sea un asesinato.

Y como a menudo en las grandes familias, ésta se va debilitando, envileciendo, degenerando y conociendo los avatares de la vida con el alcoholismo, la locura, la depresión, los malos instintos, la deshonestidad.

Otra vez Bryce Echenique escoge la alta sociedad limeña para narrar sus desperfectos y su inevitable « fin de race » con personajes esperpénticos y un aburrido y repetitivo cuadro costumbrista de cierta oligarquía limeño-europea.

DÁNDOLE PENA, Peisa 2012,  ISBN 978-612-305-024-5

Frantumaglia d’Elena Ferrante

Résultat de recherche d'images pour "frantumaglia"

Elena Ferrante est le pseudonyme d’un écrivain italien qui cultive l’énigme depuis 25 ans . On pense qu’Elena Ferrante est originaire de Naples et qu’elle  serait née vers 1940. Le journaliste italien Claudio Gatti a soulevé l’hypothèse qu’il pourrait s’agir de la traductrice romaine Anita Raja de 64 ans aujourd’hui, hypothèse basée sur l’explosion des revenus de Mme Raja ainsi que ceux de la maison d’édition E/O qui publie Mme Ferrante. Il faut dire que depuis 20 ans cet écrivain se cache et qu’elle avait prévenu son éditeur avec ces mots… »de tous vos écrivains, je serai celle qui vous importunera le moins. Je vous épargnerai jusqu’à ma présence ».

Le nom d’Elena Ferrante serait inspiré d’Elsa Morante, l’un des écrivains préférés d’Elena Ferrante (le jeu des boîtes chinoises en plus…). Cet auteur mystérieux est plébiscité dans le monde entier avec 10 millions (2 millions en France pour les 3 premiers volumes) d’exemplaires vendus et des traductions dans 42 pays… L’auteur reconnaît dans des entrevues données par écrit la part importante de l’autobiographie dans son oeuvre. Derrière ses livres on sent une grande sincérité, un ton viscéral, un regard sur la condition des femmes et une approche très psychologique des personnages et des situations.

Frantumaglia (2019) est une compilation d’entrevues et de courriers épistolaires choisis ou de mails, échangés entre Madame Ferrante et divers journalistes du monde entier ainsi que avec ses amis éditeurs  « E/O », gardiens de son anonymat, les époux Sandra Ozzola et Sandro Ferri.

Frantumaglia est une locution dialectale napolitaine trouvée par la mère de Ferrante pour décrire un état d’esprit lorsqu’on éprouve des impressions contradictoires qui tiraillent et déchirent, c’est à dire, un mal être inqualifiable autrement.

C’est probablement le sentiment ressenti par cette écrivaine littéralement harcelée sans relâche par les medias afin d’obtenir son vrai visage et son vrai nom, alors qu’elle proclame depuis des années son désir absolu d’anonymat pour que l’on puisse détacher son oeuvre de son image personnelle. Sa lutte fût longue et vaine puisque son identité a été dévoilée en 2016 par un journaliste italien de la façon la plus vile et indiscrète imaginable, tellement vile que je ne vais pas la raconter ici car cela m’écoeure. Que recherchaient ces journalistes après tout ? Le scoop médiatique coûte que coûte, l’appât du gain, le panem et circenses de la Roma antique?

Ce livre est donc assez répétitif, et Madame Ferrante répète sans cesse les mêmes choses afin de justifier son silence médiatique. Nous apprenons au passage quelques renseignements très intéressants sur son inspiration, son travail d’écriture, ses doutes, son vécu. J’ai été séduite par sa soif de lecture (vaste et éclectique) et sa connaissance en matière littéraire; c’est une vraie amoureuse de la littérature qui sait citer, par exemple quand elle cite Freud dans Totem et Tabou (1912-13) pour souligner le cas d’une patiente qui refusait de se servir de son nom, redoutant qu’on s’en empare pour lui dérober sa personnalité. Quelques interviews sont plus percutantes que d’autres, plus intelligentes; quelques unes frôlent l’insolence et d’autres la malveillance pure et dure.

Elena Ferrante a connu un grand succès avec sa tétralogie sur Naples et les trois ouvrages qui ont précédé la publication de cette tétralogie, bien qu’ayant connu un moindre succès, sont largement cités et expliqués dans ce livre. Des trois ouvrages j’ai seulement lu Les jours de mon abandon qui m’a semblé remarquable et que j’ai commenté en août 2016. Les autres ouvrages sont L’amour harcelant (1992)et Poupée volée (2006).

Quelques citations :

Et puis les véritables livres ne sont écrits que pour être lus. En revanche, l’activisme promotionnel des auteurs tend à effacer de plus en plus les ouvrages et la nécessité de les lire. Dans de nombreux cas, le nom de l’auteur, son image et ses opinions nous sont bien plus connus que ses textes, et cela vaut non seulement pour les contemporains, mais désormais aussi, hélas, pour les classiques….Je désire que mon espace d’écriture reste un lieu caché, sans surveillance ou urgence d’aucune sorte(page100).

Sur l’attachement atavique de Ferrante avec Naples l’ensorcelante : …avec Naples, de toute façon, les comptes ne sont jamais réglés, pas même si l’on s’en éloigne. J’ai séjourné pendant des périodes assez longues dans d’autres endroits, mais cette ville n’est pas un endroit quelconque, c’est un prolongement du corps, c’est une matrice de la perception, c’est le terme de comparaison de toute expérience. Tout ce qui a revêtu pour moi un sens durable s’est déroulé à Naples et s’exprime dans son dialecte. La ville où j’ai grandi m’est longtemps apparue comme le lieu de tous les dangers. C’était une ville de querelles subites, de coups, de larmes faciles, de petits conflits qui s’achevaient en insultes, en obscénités indicibles et en fractures inguérissables, de sentiments exhibés au point de devenir insupportablement faux. Ma Naples est la Naples « vulgaire » de gens toujours habités par la crainte de devoir toujours recommencer à vivre au jour le jour, pompeusement honnêtes, mais prêts en réalité à se livrer à de petites infamies pour éviter de faire mauvaise figure, tapageurs, bruyants, fanfarons, glorieux, mais aussi, sous certains aspects, stalinistes, noyés dans le dialecte le plus anguleux, criards et sensuels, encore privés de la dignité bourgeoise, mais désireux de se doter au moins de ses signe superficiels, convenables et potentiellement criminels, prêts à se sacrifier à l’occasion, ou à la nécessité de ne pas avoir l’air plus bêtes que les autres (page 76).

Un livre adressé à ceux qui s’intéressent de très près au travail littéraire de Madame Ferrante.

FRANTUMAGLIA, Gallimard 2019 (EF 2016),  ISBN 978-2-07-273467-0

Quién no de Claudia Piñeiro

Résultat de recherche d'images pour "claudia piñeiro quien no"

Claudia Piñeiro es una escritora, dramaturga y guionista argentina (Buenos Aires 1960 ) con formación de contadora. Tiene amplia bibliografía con varios premios y muchos libros llevados al cine. Le he leído casi todo lo publicado porque me gustan sus libros, que encuentro ahondados en lo humano y bien anclados en lo real. Esta es la quinta reseña en el blog de un libro de Claudia Piñeiro después de Betibú (avril 2012) con casi 9 000 consultas, Un comunista en calzoncillos (mayo 2014), Una suerte pequeña (enero 2016) y Las maldiciones (diciembre 2017).

Quién no (2018) es una selección de 16 textos de diferentes épocas, algunos antiguos, todos selectos y escritos a lo largo de la carrera de la autora. El estilo es telegráfico, muy periodístico y a mi gusto el valor no está en la forma sino en el contenido. Son escenas cotidianas con secretos familiares, con silencios, con extrañezas, sobre temas como las relaciones de parejas y las relaciones de familia. El cuento más reciente sería La madre de Mariano Osorno escrito en 2014.

Según la autora en estos cuentos hay una revelación en el relato que queda librada al lector con una precisión de instrumento de relojería. Y el hilo conductor son personajes ante un abismo y ese abismo es el mundo que devuelve una respuesta diferente a la esperada; se necesita tomar una decisión y actuar en consecuencia. Claudia Piñeiro asevera que en muchos de sus cuentos aparecen sus obsesiones y los fantasmas de cosas que ella escribe: en unos casos es el secreto, en otros el silencio.

En general me gustaron aunque no los encontré parejos: algunos los encontré sobresalientes y otros sin interés.

Creo que me quedo con Dos valijas y su excelsa extrañeza, Claro y contundente con su crueldad, Bendito aire de Buenos Aires con sus problemas de comunicación tan urbanos y falsos, Lo mejor de vos y su sabia progresión en lo absurdo y el mejor para mi, Alquiler temporario que logró helarme la sangre.

QUIÉN NO, Alfaguara 2018,  ISBN 978-987-738-507-6

Le mystère Henri Pick de David Foenkinos

Résultat de recherche d'images pour "david foenkinos"

Romancier français (Paris 1974) ayant fait des études de lettres à la Sorbonne et ayant une solide formation musicale (jazz). Dans ses livres il décline le thème de l’amour, surtout autour du couple, avec humour et pas mal de sensibilité, parfois loufoquerie; c’est un parisien fin observateur des comportements humains un peu névrosés et nombrilistes de ses contemporains, et qui traite de l’absurdité et d’une certaine fascination pour la sensualité (cette dernière affirmation émane de lui). Il a déjà publié une quinzaine de romans qui ont été traduits dans une trentaine de langues, il a été plusieurs fois primé.

J’ai publié un billet en janvier 2014 sur son roman »Le potentiel érotique de ma femme »(2004) qui était fort divertissant, léger.

Le mystère Henri Pick (2016) est aussi un court roman léger comme une bulle de champagne. Il y a dans le roman plusieurs histoires imbriquées, c’est par moments très loufoque avec un roman qui part dans plusieurs histoires; j’ai dévoré les pages sur le milieu de l’édition et leurs moeurs, sur le monde des écrivains et leurs manies, sur la gloire que se forgent certains journalistes de l’écrit, sur les gloires et déchéances de ce monde là, assez impitoyable tout de même et où les opinions se veulent péremptoires voire définitives. C’est un milieu assez fermé. C’est un monde  d’un « parisianisme » caricatural.

Ce qui est bien dans le roman c’est de nous montrer ce Paris surexcité, contrebalancé par une vie provinciale située dans un village de rêve, Crozon dans le Finistère, où les gens se connaissent bien, s’épient beaucoup, vivent au rythme de la nature dans un cadre de carte postale.

Le ton du livre est assez enlevé, avec quelques remarques pleines de sel et d’autres plus plates. L’ensemble est assez jouissif. Le sujet du livre est original : on retrouve un manuscrit refusé, signé Henri Pick et déposé dans la petite bibliothèque municipale de Crozon dont l’ancien bibliothécaire (décédé) a eu l’idée (d’après un modèle nord-américain) d’accueillir les manuscrits refusés. (combien de refusés pour UN élu? Il paraît qu’en France il y aurait plus d’écrivains en cernes que de lecteurs!).

Et c’est une jeune éditrice parisienne, déjà auréolée d’un flair hors pair, qui va porter ce manuscrit à la publication ce qui va déclencher un tapage médiatique monstre autour dudit manuscrit qui serait signé par l’ex propriétaire de la Pizzeria du coin, Monsieur Henri Pick qui n’écrivait même pas ses listes de courses !

Surgit alors un journaliste assez teigneux, Rouche,  qui flaire d’emblée la mystification, mais il doit la prouver. Nous voilà partis pour des aventures extravagantes. Il y a dans le livre plusieurs autres histoires de teneur sentimentale ou franchement sexuelle qui pimentent le récit.

Lecture divertissante, rafraichissante et qui fait du bien après d’autres lectures terriblement pesantes.

LE FILM : cette semaine est sorti le film tiré du livre et je me suis précipitée pour le voir (la vérité étant que je me suis précipitée pour lire le livre qui attendait sagement sur ma PAL …Bref, j’ai fini la lecture à 17h et j’étais au cinéma à 21h). C’est un film très agréable à regarder, avec des images très belles dans un Crozon de carte postale (même s’il bruine, et il bruine souvent…).Résultat de recherche d'images pour "le mystere henri pick"

Le scénario a été très modifié par rapport au livre. Ils ont rendu l’histoire beaucoup plus linéaire en se focalisant uniquement sur l’histoire du manuscrit. Ils font apparaitre le journaliste teigneux (excellent Fabrice Luchini) dès le début alors que dans le livre il ne surgit que vers la moitié. Presque toutes les histoires secondaires du livre n’apparaissent pas (le magasin de Josephine (transformée en prof dans le film), Magali et son mari, Magali et son jeune amant, Madeleine et sa langue bien pendue, les parents de Delphine, Rouche tout fauché dans le livre et qui se loge dans le Bristol en buvant des cocktails sophistiqués alors qu’il se pinte à la bière dans le livre! etc. J’ai adoré voir des maisons pleines de livres où les gens lisent tout le temps et parlent des livres. Et il y a quelques trouvailles dans le film comme l’incroyable club de lectrices de Crozon (à mourir de rire).

Le film est très chouette à lui tout seul et ce n’est pas pénalisant de ne pas avoir lu le livre auparavant. C’est un film co-écrit et réalisé par Rémi Bezançon avec Fabrice Luchini qui apparait dès le début du film qui excelle dans le rôle du journaliste littéraire qui terrorise son monde, Camille Cottin parfaite dans Josephine (qui est beaucoup plus âgée dans le livre, ce qui plait à Rouche), Alice Isaaz délicieuse de fraîcheur dans le rôle de la jeune éditrice au bon flair (un peu trop fraîche pour le rôle).

J’ai bien aimé ce film baignant dans la littérature du début à la fin.

LE MYSTĖRE, Folio N° 6403, 2017 (DF 2016),  ISBN 978-2-07-276203-1

Grandes cuentos chilenos del siglo XX de Camilo Marks (compilador)

Résultat de recherche d'images pour "camilo marks el mercurio"

Camilo Marks es un abogado, académico, escritor y crítico literario chileno (Santiago 1948). La grafía original de su apellido emana del francés Marcques, pronunciado Marks en español.

Hace poco publiqué una reseña sobre su libro Canon (2010) que me encantó porque habla de libros: críticas literarias desde autores decimonónicos hasta autores modernos.

Grandes cuentos es una recopilación de 24 relatos variopintos y bastante cortos, todos buenos y que deben corresponder al gusto del autor. Los 24 relatos emanan de escritores muy conocidos, por no decir de glorias nacionales y abarcan un siglo de literatura chilena.

De manera estrictamente personal, destaco dos de ellos : Juancho de Marta Brunet, un cuento corto, rebosante de emoción y con esa escritura tan pulcra y perfecta de Brunet y La Señora de Federico Gana, otra escritura recia e impecable.

Todos los otros 22 cuentos son buenos y diferentes, interesantes.

Últimos días de nuestro vecino de Jaime Collyer y En provincia de Augusto D’Halmar los encontré crueles. La gallina de los huevos de luz de Francisco Coloanne lo encontré terrible, desolador. El cumpleaños del Sr Balande comienza como una diversión y termina de manera atroz. Oh, colibrí de Gonzalo Contreras es divertido. El hombrecito de José Donoso es trágico. Cumpleaños feliz de Jorge Edwards es finamente irónico y probablemente autobiográfico. Pelando a Rocío de Alberto Fuguet es muy chileno, divertido, pero muy grosero. El conferencista de Claudio Giaconi me pareció extraño y poco claro. Necesidad de compañía de José Santos González Vera relata una historia increíble de un ménage à trois. Carta al papá de Carlos Iturra es un drama familiar. La camarera de Marta Jara es una historia muy psicológica y urbana. El prisionero de Fernando Josseau es una historia magnífica con algo de sobrenatural y una prosa estupenda, etc.

GRANDES CUENTOS, Editorial Sudamericana Narrativa 2001,  ISBN 956-262-160-X

Sur Proust de Pierre Klossowski

Résultat de recherche d'images pour "pierre klossowski sur proust"Pierre Klossowski fût un romancier, essayiste, philosophe, traducteur, scénariste et peintre français (Paris 1905-2001).

Sur Proust est un court texte (40 pages) autour de notes de lecture par Monsieur Klossowski sur le divin Marcel, à l’occasion de la préparation du film « Proust et les sens » dont le scénario fût écrit par Michel Butor et Pierre Favart, un film diffusé en 1972.

La sérieuse formation religieuse de Klossowski l’a amené à penser que le processus d’écriture  proustien consiste en la préparation d’un état extatique né de la dissolution de tous les êtres, donnant ainsi une vision occidentale du bouddhisme.

Ici, l’interprétation très personnelle de l’oeuvre de Proust me dépasse quelque peu et me laisse sans opinion.

Dans la préface de Luc Lagarde du livre, je lis…chaque lecture, passée comme à venir, l’atteste à sa manière. Parce que Proust est un homme sans confession, que ses paradis sont multiples et qu’il trouve ainsi le vecteur de destinées profitant à chacun. C’est la roue du temps qui en donne les clefs.

Ayant lu Proust et avec difficulté (une difficulté « délicieuse » dirait Michel Butor) et jusqu’au bout, avec des allers-retours incessants au fil des pages, car je perdais par moments l’enchaînement du récit…Que recherchais-je dans cette lecture? Un challenge, c’est sûr, la possibilité d’aller jusqu’au bout d’un texte assez rébarbatif par son côté répétitif, hypnotique, et aussi la possibilité d’en garder quelque chose après. Qu’ai-je gardé ? Une sensation de beauté incantatoire de la langue française, des images fantomatiques traversant un temps non défini, intemporelles. Un texte lu comme un flux de conscience, dense, riche, insondable.

Et je voudrais en rester là.

La leçon de Marcel Proust par Michel Butor, avec simplicité et une diction fabuleuse:

SUR PROUST, Serge Safran Éditeur 2019,  ISBN 979-10-97594-19-0