Archive | février 2018

Eva de Arturo Pérez-Reverte

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Arturo Pérez-Reverte (Murcia 1951), es un valor  de las letras hispánicas, es el autor español de más tirada. Es un escritor, periodista y reporter de guerra. Hace parte de la RAE desde 2003.

Su estupenda novela El maestro de esgrima (1988), la comenté en este blog en diciembre 2012 y El francotirador paciente (2013) en enero 2014, una novela que no me sedujo porque la encontré underground, decadente. Por supuesto que le he leído otros libros, pero como en aquella época no hacía fichas de lectura, no me siento autorizada para argumentarlos. Sobre mis cargados anaqueles espera lectura La Reina del Sur (2002).

Falcó (2016) es el primer tomo de una serie por venir y me gustó mucho : el intento ficticio por parte del espía Falcó de liberar de la prisión a Primo de Rivera. Este ágil tomo permite de descubrir a Lorenzo Falcó que trabaja para los servicios secretos de los nacionales (SNIO), un personaje de buena factura, cínico, elegante y mujeriego, pero « un cuchillero » sin estados de ánimo como diría su creador. Es un libro que se ha vendido bien : más de 300 000 ejemplares…

Eva es la segunda entrega (2017) y me ha gustado algo menos. Es más grueso y me aburrí un poco hacia la mitad del tomo, encontrando demasiada explicación. Vamos conociendo mejor a Lorenzo Falcó el ex traficante de armas, hoy espía y por ende me va gustando menos : un macho sans toit ni loi, mujeriego y depredador, carente de sentimientos, cínico, adicto a las cafiaspirinas, al alcohol y el tabaco, a los hoteles de lujo y a la ropa de marca. Su imagen de seductor empedernido no cuadra con la imagen de seductor sentimental que da en este opus.

La trama sucede esencialmente en mayo 1937, en Tánger, ciudad sobre la cual leí hace muy poco el libro Niebla en Tánger y también vi la excelente película La vida perra de Juanita Narboni, todo esto contribuyendo a dar una buena idea de esa ciudad internacional de los años 37 cuando Falcó parte a ésa para recuperar un cargamento de oro de España que los republicanos quieren mandar a Rusia para ponerlo a salvo; en esa época la ciudad de Tánger era un nido de espías y de esbirros de todo pelaje, de negociaciones turbias…

Todo el libro tiende a mantener una tensión psicológica con el encuentro entre Falcó y la rusa Eva Neretva, alias Eva Rangel en el primer tomo y Luisa Gómez en este, una rusa endoctrinada fanática y cruel, una espía sanguinaria, tan sanguinaria y despiadada como el propio Falcó.

El oro de España son 30 toneladas en la sentina de un barco republicano, el Mount Castle anclado en Tánger al cual se le opone el Martín Álvarez a cargo de los franquistas que deben recuperar el oro y llevarlo a España. La confrontación de los dos capitanes, de bandos opuestos, es muy bonita porque es la única parte del relato sana y honorable, con unos marinos que conocen el código del honor, la responsabilidad con la tripulación y con la carga, cierta dignidad, el sentido de la palabra dada.

Para nuestro héroe y para la rusa, la crueldad es solo un instrumento de trabajo y en ese sentido Lorenzo Falcó reconoce en la antipática rusa, su alter ego, una guerrera como él aunque ella es más implacable porque tiene fe en el futuro de la Humanidad, en su propio sacrificio, es heroica. Falcó no lo es, es por momentos un personaje despreciable.

Los personajes de la novela están bien trabajados, entre ellos el personaje del jefe de Falcó, el Almirante que lo maltrata y le confía misiones imposibles y arriesgadas. Al parecer la próxima aventura ya está esbozada : sucederá en Biarritz.

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Tánger 1937

EVA, Alfaguara 2017,  ISBN 978-84-204-1957-2

Le français qui possédait l’Amérique de Pierre Ménard

Résultat d’images pour pierre menard le français qui possédait l amerique Pierre Ménard est un écrivain français (Paris 1991) avec un diplôme d’HEC. Il a déjà à son actif deux autres publications antérieures a celle-ci à moins de 25 ans.

Le français qui possédait l’Amérique (2017) est un livre passionnant et très intéressant qui a nécessité deux années de travail et des recherches dans les archives  de plusieurs pays. De plus, il est écrit dans un style amène, facile et agréable à lire. On voudrait retenir un maximum d’informations, tellement le livre foisonne en faits historiques de grand intérêt. Le détail qui m’amena à cette lecture est ce patronyme : CROZAT (à bon entendeur, salut!).

Ce grand inconnu et inspirateur de cette biographie incroyable est Antoine Crozat (dit Antoine II dans le livre), un manant dont le grand-père était bonnetier à Albi et le père, Antoine I, était aussi marchand ; Antoine II est né à Toulouse en 1655 et mourra à Paris  en 1737 à l’âge de 82 ans, un record de longévité pour l’époque. Cet Antoine Crozat va s’initier à Toulouse au maniement de l’argent auprès d’une relation de son père, Pierre-Louis Reich de Pennautier qui occupe la charge de trésorier général de la Bourse des États du Languedoc, une des provinces les plus riches de France, et il occupe aussi l’office de receveur général du clergé de France.

Antoine II va s’écarter de son mentor vers 1690 car il fera l’acquisition de l’une des charges les plus importantes du royaume : receveur général des finances de Bordeaux. Il devient à 34 ans l’un des principaux financiers du Roi-Soleil. Il va se marier à 35 ans à Marguerite Le Gendre de quinze ans sa cadette qui lui donnera 4 enfants, 3 garçons et une fille.

A la mort d’Antoine I, il deviendra encore plus riche car son père, pour conserver sa fortune, l’a legué essentiellement à Antoine pour en faire un chef de famille, un chef de clan; il sera surnommé d’ailleurs Crozat le Riche en opposition à son frère Pierre qui l’a succédé chez Pennautier et qui sera appelé Crozat le Pauvre (tout relatif). Antoine est un rapiat alors que très vite Pierre, dès l’âge de 18 ans commencera sa prodigieuse collection d’art (500 toiles, 350 sculptures, pierres gravées, bagues de pierres précieuses, vint mille dessins).

L’ascension sociale des Crozat sera fulgurante. Antoine fera construire son palais rue des Victoires puis fera construire le Ritz, mais aussi un autre palais comme dot pour sa  fille, Marie-Anne, ce sera l’Elysée, faisant partie d’une dot fabuleuse afin qu’elle puisse épouser un vrai noble; après moult négociations ce sera Louis-Henri de La Tour d’Auvergne comte d’Evreux, quatrième fils du duc de Bouillon, une des plus prestigieuses familles du royaume et de 21 ans l’aîné de la fille Crozat. La lignée des La Tour d’Auvergne est horrifiée à l’idée de cette mésalliance et on ne cessera de l’humilier malgré une dot véritablement colossale, à tel point que le mari, une fois enrichi grâce aux négoces du beau-père et à sa spéculation sur la monnaie fiduciaire de Law, va demander le divorce et ira jusqu’à rembourser la dot afin de laver son sang de cette mésalliance.

A l’origine de l’immense fortune : les trafics en tout genre, le commerce d’esclaves, le négoce de marchandises exotiques (coton, épices, riz, thé, ivoire, encens, salpêtre, myrrhe, vitriol, camphre, ammoniac, bois de santal, cire, rotin et surtout de soieries), de l’argent et de l’or, la finance à outrance et l’achat de terres et de seigneuries en masse. L’usurier Crozat prête au Roi et sa condition de maltôtier, méprisée par l’aristocratie mais aussi le bas peuple, fera qu’il sera l’objet de libelles et de pamphlets en tout genre au XVIII siècle. Il sera le premier bailleur de fonds privé de la monarchie.

Il possédera la majeure partie de la Louisiane française, position stratégique et qui assure les positions françaises en Amérique. Le territoire concédé par Louis XIV est immense : il lui promet la propriété à perpétuité de tous les bâtiments qu’il y édifiera et de toutes les terres qu’il cultivera et l’autorise à faire venir une cargaison d’esclaves chaque année. Mais cette terre de Louisiane est une terre inculte, peuplée de sauvages et de vauriens, sans possibilité de commerce et administrée par des imbéciles (pg 238). Une ville sera fondée sous le nom de Nouvelle- Orléans en l’honneur du Régent.

A la mort de Louis XIV en 1715 c’est le dernier arrière petit fils du monarque âgé de 5 ans qui hérite du royaume sous le nom de Louis XV, règne qui sera précédé par la Régence en attendant la majorité de l’enfant. Au moment de la Régence Antoine Crozat est à l’apogée de sa fortune, appelé « Crésus-Crozat » par Voltaire, c’est la deuxième fortune du royaume après celle du Sieur Samuel Bernard et du prince de Condé. Pour se faire une idée « actualisée », des gens ont calculé qu’il serait encore plus riche que Bill Gates aujourd’hui !

Mais les finances du royaume vont très mal et la France est endettée jusqu’au trognon (tiens, déjà!). Le royaume va se retourner contre les financiers qui vont servir d’exutoire car ils sont le bouc émissaire idéal pour le bas peuple. Ils seront sommés de faire inventaire devant notaire de toutes leurs richesses et biens immobiliers. Crozat sera condamné à une taxe exorbitante de 6 660 000 livres, la plus lourde amende prononcée par la Chambre Royale. Mais il va négocier l’amende et il paiera moins…

Sa dernière spéculation sera sur le canal de Picardie reliant l’Oise à la Somme en passant par Saint-Quentin afin de donner un coup de fouet au commerce du nord de la France; a 82 ans il poursuit encore les travaux sur ce canal qui portera son nom, mais qui sera débaptisé pour prendre le nom de canal de Picardie.

L’homme Crozat aura connu 9 décennies, deux Rois, 8 guerres, 10 papes…Il aura accompli un incroyable destin, celui d’un homme a qui rien n’a résisté. Un financier de génie, un spéculateur talentueux, un bâtisseur qui, à force de volonté, d’intelligence et d’intrigues, aura réussi l’exploit de franchir toutes les barrières politiques et sociales (pg 388).

Aujourd’hui il ne reste de Crozat que son portrait par Belle (Alexis Simon Belle 1674-1734, portraitiste de la Cour), une petite rue à son nom à Saint-Quentin et quelques rues en Louisiane.

J’ai trouvé un excellent exergue en tête du chapitre 22, attribuée à Willy Brandt : Christophe Colomb était le premier socialiste :quand il est parti, il ne savait pas où il allait; quand il est arrivé, il ne savait pas où il était; et il a fait tout cela avec l’argent des autres.

LE FRANÇAIS QUI POSSÉDAIT, Le Cherche Midi 2017,  ISBN 978-2-7491-4829-8

Santiago Quiñones, tira de Boris Quercia (Les rues de Santiago)

Résultat de recherche d'images pour "boris quercia"  Boris Quercia es un actor, director, guionista, productor y escritor chileno (Santiago 1967). Es el autor de una película de mucho éxito « Sexo con amor » del 2003, ganadora del Premio Altazor 2004.

Santiago Quiñones, tira es su primera novela, de un género policial, publicada en 2010 (Les rues de Santiago en francés) y que será el objeto de una serie para la TV dirigida por Quercia con el rol estelar del tira Quiñones para el actor Tiago Correa (otro Santiago !).

Su segunda novela, Perro Muerto (aún no leída) le valdrá nada menos que el Premio de la Mejor Novela Policial Extranjera 2016, un Premio muy seguido en Francia donde las novelas del género policial tienen  un lectorado inmenso.

La definición de la palabra tira del título merece explicación, es una palabra que  emana del coa chileno para designar a un detective de investigaciones perteneciente a la PDI (Policía De Investigaciones). También se les llama rati porque en el lenguaje del coa suelen invertir las sílabas.

Es una novela que me gustó mucho porque me pasea por Santiago, porque el lenguaje es directo y muy visual, porque hay unas escenas tan jocosas y tremendas que me recuerdan a las películas de Tarantino

El tira Quiñones trabaja en Santiago y es poco decir que lleva la vida dura. Es un policía bastante típico : solitario, reflexivo,  dado a la bebida, ocasionalmente a la droga, a menudo al sexo sin amor. Es una personalidad compleja.

La novela empieza con una balacera de maleantes, sigue con el asesinato de un ex colega del tira Quiñones con toda la investigación rodeada de personajes y situaciones de todo pelaje, con un ritmo entre trepidante y reflexivo. Un acierto.

La historia tiene un vuelco después de la balacera porque Quiñones cruza en el camino a Ema,  una hembra de glúteos magníficos bajo una falda gris y ajustada, una vendedora de seguros con muchas cuerdas en su arco. Aunque no será este detalle anatómico que lo deslumbrará. No, porque como buen hombre Quiñones es fetichista y lo que lo descoloca son…los dientes chuecos de Ema. (Un día mi padre me dijo que lo primero que miraba en una mujer eran las piernas…)

Desde que Quiñones cruza en su camino a la bamboleante Ema, la novela ahonda hacia un mundo oscuro hecho de drogas, estafas, corrupción. La vida de un tira ocurre al límite de lo legal.

Tenemos pocas descripciones físicas del personaje de Quiñones; pero extrapolando el éxito que tiene con las féminas, es probable que sea muy apuesto. Lo divertido es que el tira Quiñones se hace pipi en los pantalones cuando está en situación crítica, anomalía que lo pinta muy humano.

No es el caso contar la trama de una novela policial porque sería spoiling para una novela de solo  150 páginas que se lee de un tirón. Tengo que leer la segunda y premiada novela (Perro Muerto) que espera sobre mis recargados anaqueles y me encantaría ver la serie televisiva.

SANTIAGO QUIÑONES, Roja y Negra 2010,  ISBN 978-956-9659-27-0

La symphonie du hasard de Douglas Kennedy

Résultat d’images pour douglas kennedyÉcrivain et journaliste américain (New York 1955), vrai globe-trotter et francophile: Dublin, Berlin, Londres, Paris, New York, etc. C’est un romancier à succès qui vend des millions d’exemplaires, dont 7 millions en France! L’attrait de ses romans réside dans leurs questionnements sur l’Amérique et ses défauts, sur l’humanité en général, sur les relations hommes/femmes, sur l’Art, bref, des topiques universels voire intéressants.

Il a souvent situé  ses romans dans des endroits  différents : par exemple Cet instant là à Berlin, un autre au Maroc; un peu à la manière de Woody Allen qui nous promène d’une ville européenne à une autre avec ses derniers films.

La symphonie du hasard (The Great Wide Open, Book 1) est le premier volet d’une trilogie annoncée dont les prochaines parutions sont pour mars et mai 2018, et ce AVANT même la publication en langue anglaise qui aura lieu fin 2018 seulement; voici un auteur à succès américain qui valorise (et domine parait-il) notre langue. Cette trilogie va donner un roman fleuve d’environ 1300 pages qui a nécessité 18 mois d’écriture intensive.

C’est une lecture aisée avec un roman bien construit qui narre l’histoire d’une famille américaine de classe moyenne dans les années 70. La narratrice est Alice Burns, la seule fille du ménage Burns qui est composé par le père, éternel absent, aux activités mystérieuses, psycho-rigide et irlandais catholique; la mère est d’origine juive, complètement hystérique et dépressive, en lutte permanente avec son mari et ayant de gros problèmes avec ses enfants. Les enfants sont au nombre de trois, l’ainé Peter qui prendra assez vite le large par rapport à cette famille déstabilisante; le cadet est Adam, beaucoup plus malléable, plus fragile, qui ne saura pas échapper aux griffes du père et qui est détenteur d’un secret qui l’accable; il deviendra un loup de la finance à Wall Street avec une chute vertigineuse; et puis notre héroïne et narratrice, Alice Burns.

Il est intéressant de constater que Douglas Kennedy s’est mis une nouvelle fois dans la peau d’une femme dans un roman, ce serait la huitième fois pour le romancier et je trouve que cela est assez bien réussi en superficie mais Alice manque de féminité sentimentale dans le récit. Aussi, ce personnage féminin a beaucoup de points communs avec Douglas, car si l’on regarde de près, elle est née à New York en 1955 comme lui, elle a grandi au sein d’une famille conflictuelle de 3 enfants comme lui; elle aurait un vécu scolaire tel que celui de l’écrivain; elle est un rat de bibliothèque comme lui le fût en son temps et last but not least, elle fréquente l’Université de Bowdoin comme Douglas Kennedy.

Douglas Kennedy se coule tellement bien dans cette peau féminine que, comme Flaubert, il se serait écrié « Alice c’est moi ».

Alice Burns est éditrice à New York et elle visite chaque semaine son frère Adam qui est en prison, c’est le début de ce premier tome où Alice va se remémorer son passé au sein de cette famille de dingues sur fond de seventies : la guerre du Viet Nam, la politique pourrie, les manifestations, les émeutes raciales, le hippisme, la compétivité permanente, la réussite à tout prix,  le début de l’emprise des drogues, le grégarisme, la musique, le Roi-baseball, la vie scolaire et universitaire parfois cruelle (un « campus novel » en partie ce tome 1). Il y a un sens poussé du détail dans ce roman concernant la nourriture, les vêtements, les lieux, etc.

J’ai beaucoup aimé ce descriptif foisonnant de détails variés qui, relativement au descriptif de la vie scolaire aux USA, m’ont rappelé tellement fort mon époque de lycéenne en Amérique.

Tous les personnages centraux de ce roman sont détestables. En commençant par les parents : le père est tout le temps absent, c’est un cachottier qui apparemment travaille pour la CIA au Chili; la mère est simplement insupportable, la vraie mamma juive qui se mêle de tout, agressive, définitivement castratrice. Les enfants sont perdus; l’aîné fuira la maison très tôt et il est « trop bien pensant », éloigné de sa fratrie; le cadet aura une adolescence difficile car il est taraudé par la culpabilité;  Alice aura beaucoup de mal à s’émanciper et partira faire des études universitaires à sa façon, avec beaucoup de succès et un vécu scolaire et universitaire très marquants.

Bonne lecture, très près d’une réalité encore assez proche. De toute évidence je suivrai la saga.

LA SYMPHONIE DU HASARD, Belfond 2017,  ISBN 978-2-7144-7403-2

Niebla en Tánger de Cristina López Barrio

Résultat d’images pour cristina lopez barrio  Cristina López Barrio (Madrid 1970) ejerció como abogado muchos años, ahora se dedica exclusivamente a la escritura.

Su libro Niebla en Tánger ha sido galardonado como Finalista del Premio Planeta 2017. Es un libro que se lee fácil con una doble intriga y con un libro dentro del libro; este principio de las cajas chinas que al parecer está a la moda porque me recuerda otro libro leído hace poco: Luisa y los espejos de Marta Robles (billete en enero 2018) también con una historia sentimental, mucho misterio, mucha mezcla entre ficción y realidad.

Esta vez tenemos una historia rocambolesca con Flora Gascón, una mujer que se muere de tedio en su matrimonio y que tras una aventura de una noche con un hombre que conoce en un bar, partirá en su búsqueda a Marruecos. Solo tiene dos pistas para dar con él, que desaparece del hotel donde se alojaba en Madrid: el nombre del libro que estaba leyendo y un colgante bereber. El titulo del libro es Niebla en Tánger de Bella Nur y Flora lo compra acuciada por la curiosidad; allí descubrirá que el personaje del libro se llama Paul Dingle exactamente el nombre que le dio su amante de una noche. Flora parte en pos de Paul Dingle y vivirá una serie de aventuras mezclando ficción y realidad; su búsqueda será incesante hasta conocer la verdad.

Flora tiene una psicoterapeuta argentina con la cual comunica con Skype, es un personaje muy divertido y aterrizado en la novela porque le está recordando a Flora permanentemente lo desatinada de su conducta.

Las dos historias de Niebla en Tánger (la actual y la del libro de Nur) transcurren en esta bella ciudad marroquí. Si la historia parece disparatada aunque entretenida, la descripción de Tánger es embrujadora y envolvente. La Tánger antigua de cuando era ciudad internacional (en la historia de Bella Nur) o la actual.

Al final del libro de López Barrio hay una nota de la autora donde cita el libro de Ángel Vázquez La vida perra de Juanita Narboni y que transcurre enteramente en Tánger. No pude procurarme el libro pero si vi la película entera en YouTube (de Farida Benlyasid, 2006) y la recomiendo, es una comedia dulce-amarga preciosa y muestra muy bien esta mezcla de diferentes culturas en un ámbito de tolerancia y de compenetración.

 

Juanita de Tanger Poster

NIEBLA EN TÁNGER, Planeta 2017,  ISBN 978-84-08-17895-8

Nos souvenirs sont des fragments de rêves de Kjell Westö

Résultat de recherche d'images pour "kjell westö den svavelgula himlen" Kjell Westö est un écrivain et journaliste finlandais (Helsinski 1961) de langue suédoise.

Nos souvenirs sont des fragments de rêves (2018) est son troisième livre traduit au français.

C’est un bildungsroman ou roman de formation puisque nous suivrons la saga d’un finlandais depuis son adolescence jusqu’à la soixantaine environ.

Le narrateur est issu de la classe prolétaire et toute sa vie il sera confronté à la riche famille  Rabell qu’il va côtoyer tout le long de son existence, avec des comparaisons incessantes entre leurs membres et lui même ou sa famille. Les membres de la famille Rabell sont nombreux : le grand père Poa, altier et méprisant, le père Jakob dont on cache la folie, la mère Clara qui mène sa vie, le fils Alex (son ami) qui a honte de la folie de son père et camoufle sa maladie en inventant une absence, la fille Stella qui sera l’amour de la vie du narrateur avec laquelle il aura une relation ayant des hauts et des bas et qui finira par se transformer en amitié.

La saga de cette famille ainsi que le devenir du narrateur baignent dans les évènements historiques de la Finlande des années 70 jusqu’à nos jours. Il est intéressant de constater et de comparer les différences manifestes entre une mentalité scandinave et une mentalité latine: par exemple si l’on compare une saga comme celle-ci à une saga méridionale comme celle proposée par Elena Ferrante. Les deux livres comportent pareillement une ribambelle de personnages mais ce sont des personnages au comportement si opposé qui évoluent dans des ambiances si différentes; la comparaison est enrichissante.

Le livre est un gros pavé de plus de 500 pages qui m’a semblé long par moments; j’ai trouvé que le personnage principal était particulièrement atone, assez veule; j’avais l’impression que sa vie lui passait par dessus la tête comme un rouleau compresseur sans qu’il arrive à imprimer aux évènements la tournure qu’il souhaitait.

La vie n’est pas un long fleuve tranquille, c’est clair. Ainsi passa la vie du narrateur, un peu terne, un peu solitaire en somme. Rien de bien marquant.

Tout à la fin du livre Stella Rabell donnera un sens au titre du roman, car lors d’énièmes retrouvailles, cette fois en pure amitié, elle dira la phrase suivante…j’ai toujours pensé que la sensation de déjà vu n’est qu’une sorte d’angoisse face à l’irréalité de la vie. Nos souvenirs sont des fragments de rêves…

NOS SOUVENIRS, Éditions Autrement 2018 (KW 2017),  ISBN 978-2-7467-4634-3