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L’étoile du diable (5) de Jo Nesbø

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Jo Nesbø est un écrivain et scénariste norvégien (Oslo 1960), auteur de polars et de livres pour la jeunesse. Son héros récurrent est l’inspecteur Harry Hole un stéréotype d’inspecteur de Police entre ours-alcoolo-tabagique et loup solitaire qui utilise des méthodes peu orthodoxes pour résoudre les cas, mais qui néanmoins est le meilleur dans sa branche. Les épisodes peuvent se dérouler en Norvège ou à l’étranger.

L’auteur Jo Nesbø a vendu plus de 34 millions d’exemplaires de par le monde et il a été traduit dans plus de 50 langues. C’est tout à fait impressionnant.

Un film est sorti en novembre 2017 sur son livre Le Bonhomme de neige (2007) avec Michael Fassbinder dans le rôle d’Harry Hole: cela correspond au septième opus avec le détective.

J’ai commenté en mars 2018 mon premier Jo Nesbø: La Soif (2017),  le 11ème de la série et je suis restée pas mal impressionnée  souhaitant en lire d’autres mais dans l’ordre chronologique car les histoires tournent surtout autour du personnage et de la personnalité de Harry Hole. L’homme chauve-souris (1997) est le premier de la série, commenté en avril 2018, un livre qui m’a plu moyennement car j’ai trouvé qu’il faisait un peu catalogue touristique sur l’Australie, brodé autour de l’assassinat d’une jeune norvégienne; dans ce livre on comprend pourquoi l’inspecteur Hole est envoyé aux antipodes par sa hiérarchie: c’est pour se faire pardonner une bourde professionnelle énorme qui a valu la mort d’un collègue alors que l’inspecteur était passablement imbibé d’alcool. En juillet 2018 j’ai commenté le N°2 Les cafards (1998), qui se déroule en Thaïlande où Harry Hole doit résoudre un cas délicat de meurtre d’un diplomate norvégien dans des conditions plus que louches. Le N° 3 Rouge-Gorge (2004) m’a plu moyennement car ce fut une lecture un peu laborieuse quoique sur un sujet intéressant (les soldats norvégiens engagés dans la Wehrmacht lors de la DGM), laborieuse car comportant trop de personnages et un rythme trop lent. Le Harry Hole N°4 est Rue Sans-Souci (2005), un opus pas mal du tout autour de braquages de banques et de mafia au niveau de l’Europe.

L’étoile du diable (2003) n’est pas mal non plus avec quelques réserves: la trame est un peu surchargée, la première partie un peu lente, mais cela vaut la peine d’attendre la fin…. Harry Hole se remet très mal de la mort de sa collègue Ellen Gjelten assassinée en pleine rue (la tête éclatée, il y a trois ans) alors qu’ils traquaient des bandits. Harry a des problèmes plus que sérieux avec l’alcool et c’est très étonnant que la hiérarchie supporte des débordements pareils. De plus Harry Hole est persuadé que son collègue Tom Waaler est un ripou et il passera une bonne partie du roman à la recherche de preuves. Le chef de la Police d’Oslo nommera ce Waaler chargé de l’enquête et Harry se verra proposer assez rapidement des affaires louches (dans le dessein de le compromettre ?).

Ce tome concerne des crimes perpétrés avec un rituel diabolique par un assassin en série lors d’un été torride à Oslo quand la police criminelle manque d’effectifs pour les filatures et autres actions. C’est en raison de ce manque d’effectifs que Hole est toléré dans le Service (Solitaire. poivrot. L’enfant terrible de la section. Mais- à côté de Tom Waaler- le meilleur enquêteur du cinquième étage).

La vie privée de Hole est un chaos perpétuel et les beuveries se succèdent. Sa compagne Rakel l’a largué malgré l’attachement que Harry profère au jeune enfant de sa compagne, le petit Oleg.

Le suspense et l’action sont débridés. Par moments cela sonne peu crédible, par moments l’action s’étire un peu trop avec moult explications. Les titres des chapitres m’ont paru superflus et difficiles à interpréter, déjà qu’avec tous les noms propres norvégiens c’est très difficile pour le lecteur.

J’ai trouvé que la scène finale  dans l’ascenseur (grandiose !)  avec la présence du petit Oleg est surréaliste: voici un enfant qui est présent à l’occasion d’un acte de violence inouï et les choses se passent comme s’il n’avait rien vu, sans explications ni aide psychologique.

Le côté intéressant est l’information fournie au sujet des assassins en série, ce qu’on appelle « le profilage » des tueurs : le tueur en série est un homme blanc, âgé de 24 à 40 ans. Il agit en général seul, mais il peut aussi s’entourer d’autres personnes, pour fonctionner en binôme. La mutilation des victimes est le signe qu’il est seul. Les victimes peuvent être n’importe qui mais elles sont en principe issues du même groupe ethnique que lui, et ce n’est qu’exceptionnellement qu’il les connaissait déjà. Il trouve généralement la première victime dans une zone qu’il connait bien. Quand on est en présence de rituels, il est souvent question de meurtres en série. On distingue deux types de tueurs en série : le psychopathe et le sociopathe. Seul le tueur en série psychopathe ne sait pas ce qu’il fait au moment du drame, il est souvent une personne inadaptée, sans travail, sans éducation, avec un casier judiciaire et toute une tapée de problèmes sociaux. Au contraire du sociopathe, qui est intelligent, apparemment adapté et qui mène une vie normale. Le psychopathe se distingue et devient rapidement un suspect potentiel, tandis que le sociopathe se fond dans la masse. C’est souvent un choc pour les voisins et les proches quand un sociopathe est démasqué. Pour un « profiler », connaitre l’heure du crime est important car si le crime est commis le WE ou les vacances, cela indique que le meurtrier est dans la vie active et cela augmente la probabilité qu’il soit un sociopathe, une catégorie souvent très sûrs d’eux, ils suivent l’enquête policière de près et profitent des occasions pour être physiquement proches de l’endroit où l’enquête a lieu.

Jo Nesbø sait créer le suspense et garde une dose d’humour noir tout le long du récit, ce qui est déjà une originalité dans la cohorte d’inspecteurs imbibés et anti-héros (Wallander, Bosch, Rebus, Heredia…).

L’ÉTOILE DU DIABLE, Folio Policier2009 (JN 2003),  ISBN 978-2-07-035872-4

Julius Winsome de Gerard Donovan

Résultat de recherche d'images pour "gerard donovan" Gerard Donovan est un écrivain, poète et nouvelliste irlandais (Wexford 1959). Il réside actuellement aux USA.

Julius Winsome (2006) est son premier livre traduit en français, un livre spécial dans un style très poétique avec une bonne balance entre la Nature et cette violence archaïque de l’homme, souvent associée à la chasse. Le personnage principal, Julius Winsome, est un taiseux de 50 ans qui vit tel un ermite au milieu de la forêt du Maine avec comme seul compagnon, son chien « Hobbes ».

Ceci me rappelle l’écriture de Franck Bouysse et sa belle flamboyance. Un hommage au traducteur qui a su rendre cette poésie: Georges-Michel Sarotte.

On va tuer son chien « Hobbes » à bout portant et Julius verra en chaque chasseur un possible assassin de son compagnon; ce roman est monté comme une tragédie classique avec l’unicité du lieu, un temps court (1 semaine) autour d’une action de vengeance. Le lieu est la forêt du Maine en hiver, un univers blanc qui voudrait symboliser la pureté, pureté violée par le meurtre gratuit d’Hobbes.

Julius vit ici en harmonie totale avec son habitat. Il a reçu cette cabane de son grand père et de son père, tous les deux réchappés de la Grande Guerre (1914-18) et de la DGM (1939-45). Il a surtout reçu en héritage une bibliothèque de plus de 3000 volumes qui lui tiennent compagnie durant le long hiver du Nord, spécialement les oeuvres de Shakespeare d’où il s’amuse à extirper de vieux mots d’anglais élisabéthain qu’il note sur des feuilles de papier.

Jusqu’au jour où il sera agressé directement par la mort de son chien.

A partir de ce moment, Julius sera une autre personne, il sera polarisé par un désir de vengeance aveugle, froid et calculé, et sans éprouver de remords. Les descriptions édéniques du lieu vont se transformer en thriller impitoyable d’une force tellurique et homérique inouïes.

C’est un texte puissant, tellement puissant que l’on arrive à ressentir beaucoup d’empathie pour ce tueur froid mais si juste.

A propos de Julius Winsome et de sa bibliothèque…étrangement, je me revoyais en train d’écrire ces mots en particulier, me rappelais l’odeur de la pièce, les objets aperçus au moment où je les traçais, la sensation éprouvée en formant les lettres, les vêtements portés, l’étroitesse et la sécurité du monde d’alors, la chaleur du feu, la tranquille affirmation de la part de mon père qu’il était important de posséder des livres mais qu’il importait encore plus de les lire. A présent que ce monde était parti au diable pour ne plus jamais revenir, ces souvenirs semblaient compter d’autant plus. Tout se trouve dans les livres, regarde tous ces livres, une existence entière anime ces murs (page 133).

JULIUS WINSOME, Points 2359 (GD 2006),  ISBN 978-2-7578-1751-3

Nunca es tarde de Jerónimo Tristante

Résultat de recherche d'images pour "nunca es tarde jeronimo tristante"  Jerónimo Salmerón Tristante es un escritor español (Murcia 1969) de novelas de misterio y aventuras, muy documentadas históricamente. Es el creador del personaje de Victor Ros, un detective de fines del siglo XIX con varios tomos y una adaptación para la TVE; miré la serie (2 temporadas) y me gustó bastante con unos decorados suntuosos y unos actores de primera.

Nunca es tarde (2017) le valió el Premio Ateneo de Sevilla de novela del mismo año. Es un libro que me resultó grato y ameno de leer, incluso si la trama era bastante evidente hacia el final. Pero no importa porque el libro está escrito en un estilo diáfano, con capítulos orquestados a la perfección y personajes perfectamente presentados al lector.

Se trata de una novela policial,bastante terrorífica y que lleva dos historias : asesinatos de 3 chicas perpetrados 41 años ha, nunca resueltos y la repetición de otros tres asesinatos a la manera de copycat. Todo acaece en el mismo pueblito de los Pirineos aragoneses, un verdadero lugar edénico donde todos se conocen y también se espían. El autor llama al pueblo El Valle y me parece que es un nombre inventado para situar la acción en cualquiera de aquellos numerosos valles que contiene la región que es muy turística en invierno gracias a la abundante nieve y en verano con la posibilidad de excursiones fantásticas.

Los personajes de la novela son entrañables, comenzando por la protagonista, Isabel, una cuarentona despechada y amarga porque el marido la engaña a todas luces y desde hace tiempo y los tres hijos han salido del nido. Isabel se encuentra gorda y se aborrece por ello; su gordura es la resultante de su tedio profundo y falta de centros de interés. De manera totalmente inesperada, Isabel se informará sobre los asesinatos acaecidos hace tiempo atrás y quedará asombrada porque en su casa nunca se habló del terrible suceso. La disponibilidad de Isabel y su curiosidad nata harán que investigue de una manera temeraria arriesgando el pellejo sin complejos ni miramientos.

Conocerá a un noruego que vive aislado en eremita en el monte y con él harán un duo espectacular para  la pesquisa.

Los diálogos son a veces muy divertidos, especialmente los de Isabel. Aunque la acción no tiene nada de divertida porque los muertos van en ristra. Hay una buena definición página 143 (profiler) de lo que es un asesino en serie :suele ser un varón de raza blanca, que vive en un país industrializado, que se declara heterosexual y que sabe simular una vida absolutamente normal, aunque carece de empatía. Ve a los demás como piezas de un tablero de ajedrez con las que puede jugar. Su inteligencia emocional es cero, pero ojo, sabe simular, ser amable cuando es necesario e incluso tener amistades. Muchos mantienen matrimonios aparentemente normales, tienen hijos y están integrados en su comunidad. Fingen muy bien.

Una lectura ágil, de lo más simpática, con buena escritura, un pasatiempo delectable. Qué premio tan merecido !

Uno de los numerosos valles pirenaicos.

NUNCA ES TARDE, Algaida 2017,  ISBN 978-84-9067-853-4

Rue Sans-Souci (4) de Jo Nesbø

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Jo Nesbø est un écrivain et scénariste norvégien (Oslo 1960), auteur de polars et de livres pour la jeunesse. Son héros récurrent est l’inspecteur Harry Hole, un stéréotype d’inspecteur entre ours-alcoolo-tabagique et loup solitaire qui utilise des méthodes peu orthodoxes pour résoudre les cas, mais qui néanmoins est le meilleur dans sa branche. Les épisodes peuvent se dérouler en Norvège ou à l’étranger.

L’auteur Jo Nesbø a vendu plus de 34 millions d’exemplaires de par le monde et il a été traduit dans plus de 50 langues. C’est tout à fait impressionnant.

Un film est sorti en novembre 2017 sur son livre Le Bonhomme de neige (2007) avec Michael Fassbinder dans le rôle d’Harry Hole: cela correspond au septième opus avec ce détective.

J’ai commenté en mars 2018 mon premier Jo Nesbø: La Soif (2017),  le 11ème de la série et je suis restée pas mal impressionnée  souhaitant en lire d’autres mais dans l’ordre. L’homme chauve-souris (1997) est le premier de la série, commenté en avril 2018, un livre qui m’a plu moyennement car j’ai trouvé qu’il faisait un peu catalogue touristique sur l’Australie, brodé autour de l’assassinat d’une jeune norvégienne; dans ce livre on comprend pourquoi l’inspecteur Hole est envoyé aux antipodes par sa hiérarchie: c’est pour se faire pardonner une bourde professionnelle énorme qui a valu la mort d’un collègue alors que l’inspecteur était passablement imbibé d’alcool. En juillet 2018 j’ai commenté le N°2 Les cafards (1998), qui se déroule en Thaïlande où Harry Hole doit résoudre un cas délicat de meurtre d’un diplomate norvégien dans des conditions plus que louches. Le N° 3 Rouge-Gorge (2004) m’a plu moyennement car ce fut une lecture un peu laborieuse quoique sur un sujet intéressant (les soldats norvégiens engagés dans la Wehrmacht lors de la DGM), laborieuse car comportant trop de personnages.

Nous voici  sur le Harry Hole N°4 ou Rue Sans -Souci (2005), un opus pas mal du tout qui se déroule en Norvège mais encore une fois avec pléthore de personnages qui nécessitent une lecture alerte pour ne pas se perdre dans la trame. Dans ce tome le pôvre Harry Hole est dans un pétrin qui paraît inextricable. Il fréquente la belle Rakel dont on avait fait la connaissance au tome 3 et qui se trouve à Moscou en plein procès pour la garde de son fils. Alors que Harry est engagé sentimentalement vis-à-vis de Rakel, il va revoir une ancienne amante et à partir de cet instant cela devient très-très compliqué pour lui. En même temps l’inspecteur Hole devra s’occuper d’une affaire qui fait grand bruit à Oslo : les braquages successifs de succursales de banque, préparés à la perfection. Cela va le mettre en rapport avec un ancien braqueur qui purge une peine de prison très lourde mais qui néanmoins mène les ficelles et les contacts avec toute une pègre à niveau européen ! Cette partie du récit est intéressante parce que les ramifications sont arachnéennes et redoutables entre des gens au profil mafieux.

Un bon Harry Hole, un peu épais encore une fois, mais qui maintient l’intérêt jusqu’au bout. On va laisser passer un peu de temps avant  d’attaquer le N°5…

RUE SANS-SOUCI, Folio Policier N° 480 (JN 2002)  ,  ISBN 978-2-07-270810-7

avancez masqués d’Hélène Bonafous-Murat

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Hélène Bonafous-Murat est normalienne et écrivain français (Lesneven 1968), experte en estampes anciennes et modernes. Ses livres précédents ont été plusieurs fois primés,  il faudra les lire car l’écriture est excellente et les sujets intéressants et documentés.

avancez masqués, 2018 (en minuscule comme sur la couverture du livre) est un roman que j’ai failli lâcher dès le départ, pensant à tort qu’il s’agissait d’une version améliorée du brûlot de E.L. James Cinquante nuances de grey…, mais non, une fois les choses bien éclaircies et limitées, force est de reconnaitre qu’il s’agit d’un livre bien écrit, assez bien construit et docte,  mené tambour battant comme un thriller coquin.

Une journaliste d’Art contemporain, Olivia Lespert,  se verra impliquée dans l’investigation du meurtre de la ministre de la Culture française dans un club très privé dans le Marais, fréquenté par du beau monde avide de sensations fortes. Car la dite ministre de la Culture avait des pratiques fort coquines.

La journaliste se fera inviter dans le cadre de l’Année du handicap à un happening ultra sélect avec un dîner dans le noir pour évoquer le supplice des non voyants. Au cours de ce dîner très particulier elle aura à sa gauche un voisin de table qui abusera de l’obscurité pour la tripoter à sa guise. Par la suite, elle trouvera sa trace et échangera avec lui sur Internet sur un site coquin connu comme « avancez masqués » car tous les participants se cachent derrière des avatars. Son ex voisin de table se cache derrière le nom de Pygmalion et veut tout de suite s’ériger en maitre dominateur de la belle.

Lorsque Olivia Lespert saura que la ministre fréquente le club du Marais, elle se fera recommander de Pygmalion pour accéder au club et mener son enquête et nous irons de surprise en surprise.

Le roman est pretexte pour nous décrire plusieurs milieux assez frelatés : celui de l’art, particulièrement de l’art moderne, celui de la presse du dit art, celui de la politique, celui des pratiques patibulaires. Et le résultat est assez instructif.

A propos de l’art, page 50…vous cherchez un sens, quelque chose qui vous parle de vous. N’oubliez pas qu’il y a autant de lectures que de lecteurs. De tableaux que de spectateurs. Tout est question d’interprétation. Car au fond, qui dit vrai? Le tout est de trouver le bon angle. Celui qui vous ramène à vous même, à vos sensations et à votre corps.

Et à propos de l’État, si justement malmené ces jours-ci, page 212…était-ce vraiment là la vie du gouvernement, une ribambelle de petites magouilles individuelles, de tractations illicites, une course effrénée de chacun et chacune vers le profit personnel ? Mais où donc était passé le sens de l’État et du bien public?

Un livre aussi documenté donne envie d’explorer les autres romans de l’écrivaine.

avancez masqués, Éditions Le Passage 2018,  978-2-84742-378-5

Famille parfaite de Lisa Gardner

Famille Parfaite de Lisa Gardner Format Poche  Lisa Gardner est une auteure américaine de polars (Oregon 1956) ayant aussi publié sous le nom de plume « Alicia Scott ». A son actif plusieurs séries : la série FBI profiler (8 titres), la série du Détective D.D. Warren (12 titres) et la série avec le Détective Tessa Leoni dont Famille Parfaite (Touch & Go, 2013) est le deuxième opus  pour le moment (sur 3).

Ce thriller m’a été chaudement recommandé mais je dois avouer que je ne suis pas très emballée par cette lecture. J’ai trouvé que les personnages étaient très antipathiques, très « cliché », caricaturaux et dénoués de valeur morale. J’ai ressenti aussi quelques longueurs dans le texte qui m’ont un peu exaspéré. Puis j’ai trouvé que le tout était un peu gros, peu vraisemblable.

En revanche, par moments le récit devient palpitant, c’est à dire qu’il y a un savoir faire certain de la part de l’auteure. Il y a du rythme et quelques revirements de situation qui captivent l’attention du lecteur.

L’histoire tourne autour de la famille Denbe, une famille américaine modèle et en apparence parfaite : ils sont beaux, ils sont riches, ils donnent l’impression d’être heureux. Lui est un ponte des BTP, à la tête d’une entreprise importante héritée de son père; un homme qui travaille beaucoup et s’absente souvent. Elle est une belle femme qui a fait un excellent mariage qui crée des bijoux en argent et s’occupe beaucoup de sa famille et de sa maison. La fille est une adolescente bien dans sa peau, pas idiote du tout. A la suite d’un adultère commis par le père tout l’édifice va s’écrouler. Peu de temps après ils seront pris en otage par un commando et ce sera la descente aux enfers et le démarrage du thriller.

Les personnages autour de la Police sont peu fouillés, juste esquissés. Par contre la détective Tessa Leoni  et le sheriff Wyatt sont des personnages intéressants; en particulier le sheriff Wyatt qui est un homme du cru,  a du charme et connait sa place. On sent que Leoni et lui se sentent attirés l’un vers l’autre.

C’est intéressant de découvrir l’arrière du décor des grandes entreprises de BTP nord-américaines qui travaillent pour l’État, cela sent la magouille à petite et grande échelle.

Ce polar m’a paru assez longuet et j’ai eu envie d’arrêter la lecture par moments.

FAMILLE PARFAITE, Livre de Poche 34819 (LG 2013),  ISBN 978-2-253-23708-2

No soy un monstruo de Carme Chaparro

Résultat de recherche d'images pour "no soy un monstruo carme chaparro"Carme Chaparro es una periodista, escritora y presentadora de TV española (Salamanca 1973).

No soy un monstruo, es su primer libro, un thriller, que le valió el Premio Primavera 2017, un premio de la editorial Espasa que ha sido un bombazo puesto que va en la 5a edición con 150 000 ejemplares vendidos. Los derechos han sido adquiridos por Mediaset y la novela será llevada a la pantalla chica.

No soy un monstruo ya tiene una secuela, se trata de  La química del odio, cuyo título encuentro estupendo y que no dejaré de leer porque me gustó mucho la protagonista policía, Ana Arén.

No es que el libro tenga gran valor literario, pero sí  tiene mucho « ángel »: es una novela de suspense que te atrapa desde la primera página y que va mejorando en interés a medida que se avanza en la lectura. Una buena novela  del género y muy entretenida.

La trama torna alrededor de la desaparición de un niño(s) de 4 años. A mi no me gustan las novelas que implican sufrimiento hacia los niños, les tengo tirria. Pero aquí la autora le da justo el morbo necesario con la consecuente empatía hacia el caso para que la lectora sensible no se espante.

Conoceremos un nuevo personaje protagónico y femenino ! La policía Ana Arén con su historia personal interesante y tremenda. El género policial abunda en detectives recios e interesantes, todos marcados por la vida, algunos entrañables (acabo de terminar la excelente serie TV avec Harry Bosch, personaje de Michel Connelly que me encanta), pero no abundan las mujeres y se entiende porque se lleva una vida de perros.

Ana Arén tiene una historia personal interesante y conmovedora. Es tan bonita y rubia que llegando a la Academia de Policía se tiñó el pelo de oscuro para hacerse respetar mejor. Es una excelente poli que no cuenta sus horas de trabajo, respeta a sus colaboradores y por ende, casi no tiene vida personal. Posee un alto nivel de inteligencia emocional, sabe ser empática. Pero sabe también enojarse con ganas, y tener mala leche cuando es necesario. (como no tener un pensamiento hacia otras entrañables policías femeninas como Petra Delicado (de Giménez Barttlet) y Amaia Salazar (de Dolores Redondo).

La trama, decía,  está construida alrededor de la desaparición de niños, todos cortados por la misma tijera : morenitos y alrededor de 4 años. Los personajes que transitan en torno a Arén, están muy bien descritos, especialmente su amiga la periodista Inés que probablemente conlleva mucho de la autora ya que ejerce la misma profesión, trabajo y centros de interés. El interés del libro (fuera del buen suspense porque el libro está muy bien « armado ») reside en el perfecto dominio por parte de la escritora de la interfase entre periodismo, actualidad, medias, redes sociales, técnicas numéricas, etc; se nota la facilidad con la que Chaparro escribe sobre ciertos temas. Interesante. Hay también bastante psicología.

Lectura recomendable para los que aprecian un buen policial bien actual.

NO SOY UN MONSTRUO, Espasa 2017,  ISBN 978-84-670-5247-3