Le dernier coyote de Michael Connelly

Résultat de recherche d'images pour "the last coyote michael connelly"

Michael Connelly est un très grand auteur de polars nord-américain (Philadelphie 1956) ; c’est le « père »  du  detective de LAPD Hyeronimus Bosch, alias Harry Bosch, que j’affectionne particulièrement parce que sa personnalité taciturne me plait. Connelly est un écrivain très prolifique avec une publication par an et parfois jusqu’à deux.  Je crois qu’à la date d’aujourd’hui il arrive à plus de 28 publications depuis 1992.

C’est le quatrième livre de Connelly publié dans ce blog après : La lune était noire (2000) en juillet 2013, Le cinquième témoin (2011) en février 2015 et Mariachi Plaza (2014) en août 2017.

Le dernier coyote (1995) est une relecture et je dois dire que j’ai davantage apprécié que la première fois, étant particulièrement interpellée par la douleur du personnage de Harry Bosch, par le profond bouleversement de son for intérieur, par les implications dans sa vie de l’assassinat de sa mère.

Dans ce tome, Harry Bosch est suspendu de ses fonctions et renvoyé chez la psychologue du Service après qu’il eut agressé physiquement un collègue en le faisant passer à travers une vitre (il aurait pu le tuer!), mais Harry Bosch, à très juste titre, est excédé par les positions et le jeu de sape de son collègue.

Cette suspension dans ses fonctions d’inspecteur dans le LAPD fait que Harry va réouvrir un dossier vieux de 33 ans, non résolu. C’est le dossier de l’assassinat de sa mère, une prostituée retrouvée dans une benne et dont le crime n’a pas été élucidé; en outre ce dossier montre des signes évidents de défaillance dans l’investigation.

L’histoire malheureuse de Harry Bosch, qui décide de devenir policier à la suite d’un passé lourd comme celui-ci, me rappelle un autre très bon roman policier à succès : Le Dahlia Noir de James Ellroy, une autre histoire de crime non élucidé  sur une starlette de LA, assassinée dans les années 50 (Elizabeth Short); la mère de James Ellroy sera aussi assassinée quelques 11 années après et le crime ne sera pas résolu non plus.

Dans Le dernier coyote Harry Bosch va ressortir le vieux dossier et essayer de reconstituer l’histoire. Très vite il va s’apercevoir que le cas gêne encore certains milieux politiques…Il aura le plus grand mal à réunir des preuves. Il recevra des menaces. Tout au long du roman on a l’impression que le sort s’acharne sur lui : radié du poste d’inspecteur, vilipendé par les collègues, sa maison détruite par le tremblement de terre de 1994 et vouée à la démolition, son histoire d’amour compliquée avec Jasmine…

Le titre du livre émane de l’apparition recurrente d’un coyote efflanqué qui vivote dans le canyon où Harry possède sa maison. Harry est littéralement hanté par la vision du coyote qui a l’air perdu et malheureux comme lui même.

Un excellent Connelly, pétri dans la douleur morale d’un Harry Bosch plus fragile que jamais, plus sauvage que jamais, plus déterminé que jamais et qui ira jusqu’au bout de l’affaire et dont la clef du mystère surprendra le lecteur. Un de mes préférés.

LE DERNIER COYOTE, Points Roman N° P781, (MC 1995), ISBN 978-2-02-043813-1

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s