La mémoire des embruns de Karen Viggers

Résultat de recherche d'images pour "karen viggers"  Karen Viggers est une écrivaine australienne née à Melbourne, vétérinaire de profession avec un doctorat et spécialiste de la faune australienne; elle a séjourné deux fois en Antarctique. Tout ceci explique la richesse des connaissances sur la flore et la faune dans ce roman.

Cette lecture m’a été chaudement recommandée par une bonne amie.

La mémoire des embruns (The Lightkeeper’s Wife 2011) est un roman qui a reçu un accueil très favorable de la part de la majorité des lecteurs. Le livre s’est vendu à 200 000 exemplaires en France ; il a été couronné par le Prix Découverte 2016 et a été finaliste du Prix des Lecteurs 2016 (Livre de Poche). Pour le peaufiner, l’écrivain a vécu une semaine dans la maison du gardien de phare sur l’île de Bruny, ce qui contribue grandement à la crédibilité des scènes d’extérieur.

Je suis désolée mais je n’ai pas réussi à être captivée par le roman et j’ai dû lire quelques 150 pages avant de pouvoir être intéressée. D’abord, j’a été agacée par le côté roman sentimental au dénuement si prévisible. C’est de la chick-lit dans toute sa splendeur, cherchant l’émotion chez le lecteur: une histoire familiale avec ses secrets et ses aspérités, comme des milliers d’autres.

En revanche, ce qui est remarquable c’est le descriptif de l’environnement, cette île de Tasmanie, un état australien à  240 Km au sud-est de l’Australie et qui comprend quelques 1000 autres îles et dont la capitale est Hobart, ville où se situe une partie de l’histoire…Dans le roman, l’action se passe aussi à l’île de Bruny où Jack Mason est le gardien du phare dans les années 50. Il y réside avec sa famille, sa femme Mary et ses deux enfants. Leur vie dans cet isolement sauvage, rythmée par le temps souvent inclément et hostile, a fait que les deux ainés se sont échappés dès qu’ils ont pu le faire.  Un dernier enfant est né sur le tard, Tom, mais il n’a pas côtoyé du tout ses deux ainés et il a été élevé comme un petit sauvage devenant plus tard un adulte assez taciturne.

Tom, qui est mécanicien, partira dans une mission en Antarctique où il hivernera. Il reviendra de cette expérience changé à jamais et avec un mariage brisé. La description des missions sur l’Antarctique sont très intéressantes car elles mettent en relief  le caractère des gens en profondeur. Les gens n’ont pas du tout le même comportement dans un environnement isolé que dans la vie ordinaire. Et le retour à la réalité est très difficile. Les gens ont perdu les codes sociaux et manquent d’espace.

Mary à 77 ans, elle est veuve depuis 9 ans et elle sait qu’elle va mourir. Elle a des remords vis-à-vis de son défunt époux, elle regrette de ne pas l’avoir aimé suffisamment et décide de finir sa vie à Bruny, envers et contre tous; le seul qui la comprend un peu est son dernier, Tom, tellement différent des  deux autres enfants.

Mais Mary a un secret et ce secret ravage sa fin de vie…

Ce sont des gens qui ont eu une belle et rude vie. Mais qui ont vécu dans un cadre tellement difficile qu’ils sont en quelque sorte formatés, ils sont taciturnes et mélancoliques.

Un livre baignant dans une sentimentalité exacerbée qui m’a plutôt agacé.

LA MÉMOIRE DES EMBRUNS, Livre de Poche 34096 (KV 2011),  ISBN 978-2-253-06621-7

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