Une place à prendre de J.K. Rowling

Joanne Kathleen Rowling, plus connue comme J.K. Rowling est une romancière anglaise (Gloucestershire 1965) qui a réalisé une vente planétaire avec plus de 450 millions d’exemplaires vendus de la saga d’Harry Potter, saga qui comporte en tout 7 tomes !

Ce livre,  Une place à prendre (The casual vacancy) est paru en 2012 ; c’est son premier livre hors série d’Harry Potter; puis  en 2013 est paru un premier polar L’appel du coucou ( The cuckoo’s calling) sous le pseudonyme de Robert Gailbraith qui devrait être suivi d’un deuxième tome en septembre 2014, The silkworm.

Une place à prendre est un roman fleuve de plus de 700 pages; l’intérêt du lecteur est pris dès le premier paragraphe parce que l’écrivain possède le talent de raconter une histoire qui se tient parfaitement. Ici, elle nous délimite l’action dans une petite bourgade anglaise typique, Pagford, qui fonctionne en vase clos car tout le monde se connaît et se situe parfaitement dans l’échelle sociale. La trame est diaphane: un membre éminent du Conseil paroissial (seize membres) vient à décéder brutalement de rupture d’anévrysme. Sa place est vacante au sein de la communauté et plusieurs membres de celle-ci se porteraient candidats pour le remplacer. La lutte est âpre et nous assisterons au fil des pages à une véritable campagne de calomnies autour des uns et des autres.

Ceci est prétexte pour nous décrire par le menu  la bassesse des gens, leur cupidité, leur ambition démesurée, leur fausseté, la jalousie des uns envers les autres. Aussi J.K. Rowling nous délimite assez bien les strates sociales.

C’est un roman moderne, d’un intérêt sociologique: drogue, inceste, viol, racisme, sexe, magouilles, conflits d’intérêts, religion, argent, services sociaux, éducation, etc, dans une petite communauté anglaise.

Bien que ce livre se lise très facilement et que le lecteur soit attrapé dès la première page, j’ai trouvé que le sujet était assez souvent traité de façon vulgaire et par moments carrément ordurière, confinant parfois en situations nauséabondes, immondes. Est-ce un sujet recherché par le lecteur, déjà si accablé par la triste réalité d’un quotidien le plus souvent minable? Nous sommes loin d’une fiction littéraire qui nous grandisse et nous fasse meilleurs. Nous sommes ici face  à des problèmes quotidiens d’une société en phase de déliquescence. Dévastateur et désolant.

Les personnages sont nombreux et c’est parfois difficile pour le lecteur de passer de l’un à l’autre; cela nécessite concentration afin de reprendre le récit et l’action. Il y a aussi quelques longueurs dans le texte qui aurait gagné à être un peu plus concis: elle a voulu trop en faire pour sa première fiction hors Harry Potter !

 

UNE PLACE A PRENDRE, Livre de Poche N° 33115,  ISBN 978-2-253-17649- 7

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