Noticia de un secuestro de Gabriel García Márquez

Résultat de recherche d'images pour "garcia marquez novela de un secuestro"  Gabriel García Márquez  fue un gran escritor colombiano (Aracataca 1927-México 2014),  también un guionista, periodista, editor y hombre político. Recibió el Premio Nobel de Literatura en 1982. Se le relaciona como el adalid del realismo mágico;  su obra más conocida es la novela Cien años de soledad (1967), uno de los grandes clásicos hispánicos de todos los tiempos.

Le he leído varias obras y todo me ha gustado. No las voy a enumerar porque resultaría fastidioso. Creo que el último que le leí fue Memoria de mis putas tristes (2004) un opúsculo simpaticón.

Noticia de un secuestro (1996) es un libro algo especial y bastante interesante porque combina reportaje periodístico con un buen estilo narrativo. Y nada de realismo mágico, sino un realismo pútrido sobre las guerrillas colombianas. Es un testimonio del período de violencia inaudita que vivió Colombia con secuestros y asesinatos por parte del narco-terrorismo de los años 90 con un grupo  que se hizo llamar Los Extraditables, un grupo que emanaba del cartel de Medellín con Pablo Escobar a la cabeza.

Los Extraditables eran capos de la droga que lucharon contra la extradición de colombianos a los EEUU porque eran juzgados de manera muy dura. Como medio de presión utilizaron a la clase política y a los periodistas con raptos y asesinatos. Colombia se convirtió en un estado de guerra contra la mafia con redes de corrupción y de colusión evidentes y a todo nivel.

Para darse una idea de la hecatombe colombiana, se dice que entre 1958 y 2012 unas 220 000 personas murieron asesinadas, unas 25 000 desaparecieron y más de 4 millones fueron desplazadas por causa de los conflictos armados (narcotráfico o guerrillas). De los 220 000 asesinatos documentados, el 82 % atañe a civiles y unos 48 000 a los combatientes.

Tristes cifras para un país.

Página 29 se lee…Colombia no había sido consciente de su importancia en el tráfico mundial de drogas mientras los narcos no irrumpieron en la alta política del país por la puerta de atrás, primero con su creciente poder de corrupción y soborno, y después con aspiraciones propias….El motivo principal de esa guerra era el terror de los narco-traficantes ante la posibilidad de ser extraditados a los EEUU, donde podían juzgarlos por delitos cometidos allí, y someterlos a condenas descomunales. Uno de los gremios más afectados por aquella guerra ciega fueron los periodistas, víctimas de asesinatos y secuestros, aunque también de deserción por amenazas y corrupción. Entre setiembre de 1983 y enero de 1991 fueron asesinados por los carteles de la droga 26 periodistas de distintos medios del país.

El libro de García Márquez se centra sobre el rapto de periodistas o allegados a periodistas, con meses de detención en pésimas condiciones, pero con relativo buen trato y que servía de moneda de cambio. Solo he retenido los detalles de los secuestros porque los nombres de la gente me dicen poco o nada. Pero el operativo es francamente increíble. Es también interesante el retrato que se hace de Pablo Escobar, un desalmado que se enriqueció con la droga de una manera abismante, pero que sabía comprar a la gente y era muy apegado a su familia. Al parecer fue un hombre de honor que siempre cumplió su palabra aunque no daba su confianza a nadie. Los secuestrados desarrollan, unos más y otros menos, el síndrome de Estocolmo.

Una vez leí en algún texto que el peor de los monstruos lleva en sí algo de humano cuando se le mira de cerca…

NOTICIA DE UN SECUESTRO, Grupo Editorial Norma 1996,  ISBN 958-04-3427-1

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Un amour au long cours de Jean-Sébastien Hongre

Résultat de recherche d'images pour "jean sebastien hongre"  Jean-Sébastien Hongre est un écrivain français d’origine Picarde né en 1967; il est aussi entrepreneur sur Internet. Un amour au long cours (2017) est son troisième roman.

C’est un roman qui a été lu à quatre yeux : deux de mon côté  et deux d’un côté masculin que je suis allée chercher. L’acceptation du partner masculin ne s’est pas faite de prime abord; il a fallu expliquer et négocier. Ce que je peux dire sur ce partner masculin c’est qu’il lit très peu, mais que son avis, lorsqu’il est sollicité, m’a paru toujours d’une grande justesse et pertinence dans l’analyse. Nous allons chacun lire le livre et coucher par écrit notre avis sans nous concerter afin que les choses restent authentiques. On y va…

L’AVIS FÉMININ :

C’est un roman dans l’air du temps qui ne peut pas laisser indifférent parce qu’à un moment ou un autre le lecteur se sent interpellé par le vécu du couple formé par Anaïs et Franck. Ce couple décidera d’établir un Code d’honneur en 10 Articles afin de s’analyser, se confier et essayer de tenir dans le temps. Chaque code est commenté par Anaïs et Franck, séparément en se lisant mutuellement et en s’expliquant quand il faut s’expliquer.

Cette idée d’établir un code est une bonne idée en soi mais qui me paraît quelque peu théorique et réductrice…Dans la vraie vie il y a plus d’impondérables, plus de situations inextricables, moins de franchise et de lucidité. L’excès d’affect nui à l’analyse.

J’ai bien senti que le livre était écrit par un esprit masculin, trouvant le personnage d’Anaïs un peu caricatural par moments, la note féminine un peu forcée.

Ce qui est sûr c’est que la vie de couple n’est pas un long fleuve tranquille et qu’il faut admettre assez tôt que les choses vont évoluer dans le temps et qu’il faudra s’adapter;  le chemin est long et périlleux, semé d’embûches.

Pour revenir à Anaïs et Franck, leur couple a souffert avec l’arrivée des deux filles, très proches dans le temps. Ceci a pris beaucoup trop d’énergie à la mère, cela l’a déstabilisée parce que elle s’est sentie seule, cela l’a éloigné de son couple pendant les années de la croissance. Puis, à nouveau le couple a été déstabilisé lorsque les deux filles sont devenues adolescentes avec des personnalités émergentes et conflictuelles; cette période les a rapprochés du père  ce qui est bien normal puisqu’elles étaient en compétition œdipienne avec la mère.  Nouvelle fissure du couple. En filigrane sont abordés des problèmes de société actuels concernant l’éducation des enfants qu’on tire vers le bas depuis quelques années;  j’ai bien noté le tact avec lequel l’écrivain dit les choses sans jamais les nommer,  mais  les parents concernés savent exactement de quoi il parle.

La décision d’Anaïs de faire lire son « journal » à son aînée m’a dérangé. Je trouve que l’on se doit de protéger ses enfants et ne pas les prendre pour confidents ni pour des amis. Les histoires des parents ce sont des histoires de couple qui ne concernent pas les enfants en aucune façon.

Le choix de l’écrivain pour la maladie d’Anaïs est très à la pointe : car la maladie de Lyme, cette maladie infectieuse à Borrelia serait assez répandue en Europe, transmise par certaines tiques. Je crois savoir qu’elle est l’objet d’un scandale sanitaire parce qu’elle est insuffisamment diagnostiquée pour la forme chronique. Elle est bien choisie car une fois que le diagnostic est fait, on peut guérir.

Bref, un livre pertinent sur la vie de couple (sur 20 ans d’évolution environ) car il évoque des problèmes que nous avons généralement connu à un moment ou à un autre de notre vie.

L’AVIS MASCULIN :

« Un amour au long cours » est il un roman ? Non, c’est à mon avis un témoignage de vie. Ce n’est pas la vie de Saint X, c’est le vécu d’un couple uni dans un projet de fidélité ; un projet formalisé par un règlement intérieur, dit « constitution », dont le but est de canaliser la vie du couple.

Le sujet est courageux car au lieu de céder au sensationnel comme le font les articles de presse relatant les prouesses des « people », il rappelle des valeurs morales fondamentales comme le partage, résister aux tentations, et d’autres, en étant quelque peu critique de l’éducation publique. Enfin, bien des choses qui méritent d’être dites. Un livre qui nous appelle à un examen de conscience : c’était eux et nous, qu’en est il ?

J’ai trouvé que le ressenti de la vie du couple était décrit avec une sensibilité principalement féminine et il me semble que l’animalité mâle était un peu effacée et ne s’exprimait pas autant que les actes décrits le suggèrent.

 

UN AMOUR AU LONG COURS, Éditions Anne Carrière 2017,  ISBN 978-2-8433-7878-2

Derecho natural de Ignacio Martínez de Pisón

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Ignacio Martínez de Pisón es un escritor y guionista español (Zaragoza 1960), licenciado en Filología Hispánica y Filología Italiana, residente en Barcelona desde 1982; ha sido traducido en varios idiomas. Es el gran especialista del período llamado la « transición democrática española », o sea, los años 1974-1982.

La familia es la columna vertebral en la obra del escritor, así como la infancia y el final del franquismo; sus libros muestran un gran realismo social y político, dándonos un cuadro coherente de la vida sentimental y política de la España de la segunda mitad del siglo XX. En una entrevista Martínez de Pisón decía que la familia es el terreno de la tragedia y que buena parte de la buena literatura surge de las heridas ; es en la familia donde se producen muchas de las heridas. La familia es al tiempo un refugio y una cárcel. Es el lugar del que quieres escapar, pero al que siempre quieres volver. La familia nos transmite actitudes, gestos que luego reproducimos y transmitimos a nuestros hijos.

Ignacio Martínez de Pisón es un autor que me gusta mucho por su manera de escribir, tan llana y correcta, que parece fácil, pero que en realidad está muy trabajada. Esta es la décima reseña de un libro suyo en mi blog. Casi todos me han gustado.

Derecho natural (2017) es otra buena novela del autor zaragozano aunque me pareció algo larga por momentos… globalmente es un testimonio impresionante de la vida española de los años 70-80 entre Barcelona (años 70) y Madrid (años 80). Es una novela clásica de aprendizaje de un gran realismo, donde el lector seguirá la vida de Ángel Ortega desde su prima infancia hasta su adultez.

El título de la novela hace referencia a la disciplina del Derecho natural, es decir, el derecho que dio una significación universal a cierta norma moral. No es casual tampoco que el protagonista curse una carrera de Derecho nada menos que en el departamento de Filosofía del Derecho. Hay también en el libro numerosas referencias materiales, culturales y políticas de este período clave en la literatura de Martínez de Pisón : los nuevos tiempos con la ley del divorcio, la irrupción de las drogas, la Movida madrileña. Estamos en las postrimerías del franquismo hasta el segundo gobierno socialista de Felipe González.

El punto culminante de esta novela reside en el hecho que Martínez de Pisón, a través de la parte humana de sus personajes, vemos la paulatina transformación de un estado dictatorial en joven democracia llena de exageraciones que los españoles llaman púdicamente la Movida, pero que en realidad fue un verdadero Destape.

La novela consta de dos partes :  1) la infancia en Barcelona del protagonista, Ángel Ortega en los años 70 y 2)   la entrada en la adultez del mismo personaje en los años 80 en Madrid.

Ángel es el personaje sabio del relato, que analiza el caso de cada uno en esta familia sencilla pero bastante anómala formada  por el padre, un actor de zona B también llamado Ángel Ortega, un ser ególatra al limite del sinvergüenza, que deja a su familia sin prevenir y sin ayuda. La madre es una mujer versátil, entre dos aguas, que lucha por su familia entre las desapariciones del padre y que ofrece la imagen de la mujer dedicada a su casa, pero también a una nueva clase de mujeres ejecutivas que no existían en la sociedad española. El hermano Manolo que deriva en la cleptomanía como una manera de llamar la atención sobre él, al mismo tiempo que distanciarse de esta familia que no soporta. Y las dos hermanas : la verdadera es Cristina, una chica que ha crecido en el halo de felicidad que se ha hecho ella misma, y Paloma, la media hermana que perdió a su madre en un accidente de coche y que la madre de Ángel recogió como una hija; esta chica sufre en silencio y se auto mutila con cortes en los bracitos, un problema que se ha individualizado en la juventud actual, un verdadero problema de sociedad.

Nuestro protagonista se trasladará a Madrid para seguir estudios de Derecho al mismo tiempo que reanudará lazos con Irene, un amor de juventud que tiene problemas serios con la droga. A pesar de todo, Ángel seguirá ocupándose de su familia y luchando contra un padre tarambana y desestabilizador; es el sabio de la familia, el responsable.

Una novela terrible que muestra la complejidad de las relaciones en el seno de las familias. ¿Cómo no recordar el grito desesperado de André Gide : « Familias, os odio »!

 DERECHO NATURAL, Seix Barral 2017,  ISBN 978-84-)322-3222-0

Un curé d’enfer de Jørn Riel

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Jørn Riel est un écrivain Danois (Odense 1931) qui vécut 16 années au Groenland sur l’île d’Ella avec une mission scientifique. De ce séjour, il publiera une dizaine de tomes humoristiques sur l’Arctique. (il est préférable de les lire dans l’ordre car les personnages sont introduits peu à peu et les aventures font allusion aux aventures précédentes). Il a été couronné en 2010 par le Prix de l’Académie Danoise.

Ce livre, Des racontars arctiques de la collection 10/18 est une compilation de 4 tomes comportant chacun plusieurs histoires assez courtes. J’ai publié un billet en avril 2017 sur La Vierge froide et autres racontars (1974), en mai 2017 sur Safari en Arctique (1976), en juin 2017 sur La passion secrète de Fjordur (1976) et voici le dernier de cette compilation.

Un curé d’enfer (1977) ce sont encore des histoires désopilantes avec ces chasseurs du nord du Groenland, des hommes aguerris qui bravent des conditions extrêmes pendant des mois. Malgré leur isolement énorme, ce sont des gens qui baignent dans une grande humanité et tolérance parce que cet isolement les rend solidaires, même si les différences entre les uns et les autres sont bien perçues.

Ce sont sept histoires dont quelques unes assez fortes tout de même. Dans ces histoires, le capitaine Olsen aura un rôle très secondaire et effacé.

UN CADAVRE BIEN CONSERVÉ est désopilante et dramatique à la fois car le camarade décédé pose un problème de conservation malgré la fraîcheur climatique. Le dénuement bon enfant est tellement drôle quoique dramatique.

LE CHIEN QUI PERDIT LA VOIX est une belle histoire terriblement émouvante qui montre bien la symbiose qui existe entre les chiens de cordée et le trappeur, surtout avec le chien de tête de cordée. Ici c’est l’histoire du couple inséparable de Fjordur et sa chienne Miss Dietrich.

EL DEDO DEL DIABLO est très drôle avec ce mec qui débarque d’un pays chaud et qui se prend pour Indiana Jones sauf qu’on est dans l’Arctique. La fin est inénarrable, tellement elle est inattendue.

LE PETIT PEDERSEN est une histoire pleine d’humanité et de psychologie. Comment le chevronné Lodvig arrivera à faire mûrir le petit Pedersen, tellement complexé.

UNE ÉPOPÉE LITTÉRAIRE se pourrait qu’elle mette en lumière le cas de Riel qui commence à écrire ses histoires vraies sur l’Arctique et les chasseurs, dans l’histoire il se fait appeler Anton. La fin est très drôle.

LA PUCE est une histoire désopilante car narrée par la puce elle même. Toute une saga pour arriver jusqu’aux chasseurs et la puce peut mener une vie de patachon. Ce que l’histoire ne nous raconte pas, c’est comment cette puce s’est fait engrosser…

UN CURÉ D’ENFER est la dernière histoire et elle finit de façon tout à fait inattendue. Franchement, il faut qu’elle soit vraie parce qu’une histoire comme celle là, c’est difficile à inventer. On dirait un dessin animé.

Un pur régal que ces histoires arctiques. Elles font oublier la morosité ambiante et bien des malheurs.

UN CURÉ D’ENFER, 10/18 2012 (JR 1977),  ISBN 978-2-264-05851-5

Formas de volver a casa de Alejandro Zambra

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Alejandro Zambra Infantas es un poeta y narrador chileno (Santiago 1975) que fue destacado como uno de los 39 mejores escritores latinoamericanos menores de 39 años en Bogotá en 2007 (sólo 2 chilenos, el otro es Álvaro Bisama) y también como uno de los 22 mejores escritores de lengua española de menos de 35 años (junto con otro chileno, Carlos Labbé), por la Revista británica Granta en 2010 (Cambridge). Zambra es Licenciado en Literatura Hispánica con un Magister en España en filología . Hace parte  de la que llaman « generación Bogotá 39″.

Ha sido  varias veces premiado : Premio de la Crítica  y Premio del Consejo del Libro en Chile en 2006, Premio Altazor en 2012.

Comenté en este blog cinco libros suyos que me gustaron porque encuentro que escribe bien sin ser  complicado, plantea bien sus temas y puede ser muy « visual » y hasta a veces divertido, siempre coloquial. En febrero 2015 publiqué un billete sobre Bonsái,  en julio 2015 sobre La vida privada de los árboles en febrero 2017 sobre Mis documentosen avril 2017 sobre Facsímil y en septiembre 2017 sobre No leer.  Todas estas lecturas me han resultado interesantes y permiten apreciar el estilo muy sui-generis de Zambra en el ámbito literario chileno, el último título no es una novela sino un ensayo sobre libros y lecturas.

Formas de volver a casa es su tercera novela (2011) con dos premios en Chile y tres veces finalista para premios fuera del ámbito chileno y no de los menores :Premio Las Américas y Médicis Étranger en 2012 y el Rómulo Gallegos en 2013.

Es una novela que me ha gustado algo menos que las otras porque le encontré un yo-no-sé-qué de inacabado. Es una obra donde se reconoce el estilo particular del autor :  minimalista  en el plano lexical y por otro lado, un maestro de la auto-ficción donde nos cuenta su vida y sus cuitas con una mezcla sutil entre  las dos.

La novela está bien armada con dos planos temporales : una primera parte narra la infancia del personaje y una segunda parte toma al mismo personaje ya adulto que trata de escribir sobre su infancia buscando la significación de muchas cosas.

Destaca el hecho que la corta novela va de terremoto a terremoto : comienza con el de marzo del 85 y termina con el de febrero del 2010. Durante el primer terremoto, con la promiscuidad que resulta después de un sismo de tal magnitud, el protagonista de 9 años, conocerá a Claudia, una vecina dos años mayor que le pedirá que espíe a un vecino, anotando todo lo que sucede alrededor de su domicilio. Con esta misión el chico va a ampliar su perímetro de acción y su conocimiento del ancho mundo santiaguino.

Pero Claudia va a desaparecer del barrio y muchos años después nuestro narrador la volverá a cruzar. Ya es un hombre sumido en la literatura, en vías de una separación con su mujer y para quien la lectura y la escritura son una « manera de volver a casa » porque escribiendo quisiera esclarecer lo que fue su infancia en la época de la dictadura. Tiene el libro una excelente frase en el estilo lapidario de Zambra que nos da luces sobre su motivación : « leer es taparse la cara. Escribir es mostrarla ».

Los padres del narrador pudieron vivir sin grandes sobresaltos durante los años de la dictadura. Y mientras muchos vivían con problemas, él tuvo una infancia protegida porque sus padres pudieron salir adelante como muchos otros chilenos. En todo caso el narrador puede estar agradecido de que nadie le robó su infancia y que la pudo vivir en la tranquilidad de un hogar.

Hay en esta corta novela un juego muy sutil entre realidad y ficción. Es su punto interesante.

FORMAS DE VOLVER, Anagrama 2011,  ISBN 978-84-339-7743-4

Lignes de feu de Jeffery Deaver

Burning Wire  Jeffery Deaver est un auteur américain (Chicago 1950) de polars  à succès, traduit dans plus de 25 langues et ayant récolté de nombreux prix. Il est à l’origine de la série avec le criminologue Lincoln Rhyme avec aujourd’hui 13 titres et déjà le titre du prochain : The Cutting Eye annoncé pour 2018; cela va faire les délices des suiveurs car j’avoue que l’ayant découvert avec ce tome, je ferai tout mon possible pour en lire d’autres et notamment son (paraît-il) magnifique premier tome Le Désosseur qui fait l’unanimité pour la qualité du polar.

Lignes de feu (The Burning Wire, 2010) est le neuvième opus avec le criminologue new-yorkais Lincoln Rhyme, devenu paraplégique suite à un accident de travail. Il est en couple avec sa co-équipière Amelia Sachs.

Je vais faire quelques remarques qui pourraient servir à d’autres lecteurs qui abordent l’oeuvre avec ce tome : 1) il est préférable de lire ce tome en ayant lu  Clair de Lune (N° 7) puisque le tueur à gages appelé L’Horloger va réapparaitre et le lecteur qui ne le connait pas, peut être désarçonné par la méconnaissance d’un sacré back-ground; 2)  il y a pléthore de personnages et par moments le lecteur se demande qui est qui. Si je l’avais su, j’aurais pris des notes en mettant un nom à côté de la fonction, mais quand j’y ai pensé,  j’ai eu la flemme de revenir en arrière; 3) j’ai beaucoup aimé ce polar mais j’ai été un peu déçue par la fin : trop emberlificotée, elle m’a semblé peu vraisemblable par moments même si le puzzle s’ajuste impeccablement.

C’est un polar trépidant caractérisé par Lincoln Rhyme , un criminologue consultant de la police de NY, qui vit en couple  avec Amelia Sachs, aussi de la police de NY, une jolie rousse souffrant d’arthrose mais faisant un très bon binôme avec Rhyme: elle, c’est les jambes sur le terrain munie d’une caméra frontale qui filme pour Rhyme les scènes du crime et lui, c’est le cerveau qui essaie de relier les indices. Le moins que l’on puisse dire c’est que nous avons là un couple très atypique.

Ce cas est difficile : un fou-assassin veut couler la compagnie d’électricité qui alimente la vorace ville de New York en exigeant que l’on coupe le courant dans toute la ville afin de montrer que l’on peut se passer du courant électrique (et sans réfléchir un instant aux conséquences collatérales sur des milliers d’individus…) tout en programmant des attentats meurtriers très proches dans le temps.

Ces attentats sont perpétrés avec le courant électrique en provoquant des arcs électriques ou des électrocutions. Tous les acteurs de la sécurité nord-américaine sont sur les dents et contre la montre. La tension du lecteur est au maximum. Les chapitres sont courts et efficaces, très à l’américaine, comme un script de film.

Thomas Alva Edison est à l’honneur dans ce livre, le pionnier de l’électricité. Voilà le parfait polar pour un ingénieur Supélec, tellement ici l’électricité est le nerf de la guerre (mais en fait c’est l’argent, hélas, comme souvent). C’est aussi très instructif sur la façon dont tout ceci fonctionne et c’est assez inquiétant.

Il y a en parallèle une autre intrigue puisque l’assassin dit L’Horloger réapparait, mais loin et au Mexique…cela tourmente Rhyme car c’est le seul assassin qui lui ait échappé jusqu’à maintenant. Et de fil en aiguille…mais pardi ! je ne vais pas faire la spoiler d’un roman  aussi captivant.

LIGNES DE FEU, Éditions des Deux Terres 2013 (JD 2010),  ISBN 978-2-84893-143-2

Falcó de Arturo Pérez-Reverte

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Arturo Pérez-Reverte (Murcia 1951), es un valor  de las letras hispánicas, es el autor español de más tirada. Es un escritor, periodista y reporter de guerra. Hace parte de la RAE desde 2003.

Su estupenda novela El maestro de esgrima (1988), la comenté en este blog en diciembre 2012 y El francotirador paciente (2013) en enero 2014, una novela que no me sedujo porque la encontré underground, algo decadente. Por supuesto que le he leído otros libros, pero como en aquella época no hacía fichas de lectura, no me siento autorizada para argumentarlos. Sobre mis cargados anaqueles espera lectura La Reina del Sur (2002).

Falcó (2016) es el primer tomo de una serie por venir involucrando al espía español Lorenzo Falcó ; ya está anunciado un segundo tomo para mañana (17/10/17) que se llamará Eva, un personaje equívoco que aparece en este primer tomo y que narrará nuevas aventuras con Falcó en Tánger.. Ya se han vendido más de 300 000 ejemplares en español de Falcó.

Pérez-Reverte inaugura otra serie ágil como fue aquella del capitán Alatriste.

Falcó es una novela corta ambientada en los principios de la guerra civil, cuando José Antonio Primo de Rivera, el caudillo y fundador de Falange española fue apresado en Madrid y luego trasladado a Salamanca donde fue ejecutado en noviembre 1936. Fue el principal mártir del régimen franquista y una teoría circula arguyendo que Franco habría hecho un sabotaje a la posibilidad de liberarlo porque la personalidad carismática de Primo de Rivera, en algún momento, hubiese entorpecido su caudillismo.

Como ficción de la novela, tenemos una tentativa de evasión de Primo de Rivera desde la prisión de Salamanca preparada por los servicios secretos, que eran numerosos y variados, en este caso preciso por el SNIO (Servicio Nacional de Informaciones y Operaciones) dirigido por el « Almirante » y supervisado por Nicolás Franco, hermano del Caudillo. El Almirante es el jefe directo de Lorenzo Falcó : un hombre de 37 años, ex-señorito jerezano que se buscaba la vida en el tráfico de armas y en el espionaje de los años 20-40, un cínico y un desalmado, un pistolero « chic », un sicario con aplomo y desenvoltura, que sufre de migrañas recurrentes y que está al servicio  del Almirante que lo define como un « hampón elegante ».

Su actitud cínica es interesante porque el personaje no se pronuncia por ninguno de los dos bandos, criticándolos separadamente. Es un hombre sans Dieu ni Maître, pero confiable a 100% en sus misiones. Tiene hábitos de lujo y cambia de mujeres como de camisa sin involucrarse nunca. Hete aquí como lo define Pérez-Reverte : para Falcó, palabras como patria, amor o futuro no tenían ningún sentido. Era un hombre del momento, entrenado para serlo. Un lobo en la sombra. Ávido y peligroso. Para Pérez-Reverte la Guerra Civil Española acabó con empate en hijos de puta. Qué bien dicho !

En este opus, el Almirante confiará a Falcó la dirección del comando que llegará a Salamanca por mar para liberar a Primo de Rivera de la cárcel. Todo ha sido calculado con minucia, hay mucha gente involucrada, muchos falangistas y simpatizantes, pero a última hora se anula el proyecto y Falcó comprende que todo el comando fue « entregado » a los rojos y que sólo él podrá salvar el pellejo junto con Eva, una cómplice del grupo y gracias a la intervención del Almirante.

Es un libro ágil que se lee bien porque la acción es trepidante y porque el tal Falcó es carismático a rabiar a pesar de ser un ser en apariencia inmoral, pero con códigos de honor nada despreciables.

Sigamos la aventura con Eva !

FALCÓ, Alfaguara 2016,  ISBN 978-84-2304-1968-8