La herida de Jorge Fernández Díaz

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Jorge Fernández Díaz es un periodista y escritor argentino, nacido  en Buenos Aires en 1960 (barrio de Palermo) . Fundador de la revista cultural « adnCultura » junto con otro periodista y amigo, hoy día fallecido,  Tomás Eloy Martínez; esta revista fue  reconocida en 2009 con el Premio Atlántida.

El escritor Jorge Fernández Díaz Tiene un estilo muy personal, irónico y  sentimental, lo que me gusta. Su formación de periodista hace que sus escritos sean muy informativos.

Ya fueron comentados en este blog 4 libros de JFD: « Las mujeres más solas del mundo » en enero de 2013, « Alguien quiere ver muerto » a Emilio Malbrán » en junio 2013, « El puñal » en abril 2015 y « Te amaré locamente » en agosto 2016.

La herida (2017) es una secuela de El puñal con el protagonismo de Remil, el pistolero a sueldo de los servicios secretos argentinos, Remil como hijo de las remil putas como lo calificaban durante la guerra de las Malvinas. es un esbirro despiadado aunque sentimental a la orden del coronel Cálgaris que lo maltrata y desprecia. Es una novela que se ha vendido a más de 65 000 ejemplares en Argentina y que va por la tercera edición. Una película se prepara de El puñal.

Este tomo me ha gustado muchísimo menos que el primero por denso y algo verboso, por enrevesado hasta sentirme por momentos perdida entre los personajes y la acción.

Hay 2 líneas directivas en esta novela :  1) la búsqueda de una monja de origen italiano desaparecida de los barrios bajos de Buenos Aires donde ella tenía una permanencia en medio del narcotráfico comanditado por unos gangs peruanos. Remil partirá en busca de la monja a Italia, pero en Nápoles será el objeto de una encerrona que lo va a ridiculizar totalmente ante su cuerpo laboral, lo que indignará al coronel Cálgaris que lo mandará a la Patagonia y 2)  tendrá que proteger en Patagonia a dos señoras que trabajarán la imagen pública de un gobernador: una es estratega en comunicación y la otra es una diva del cine, dos personajes muy bien perfilados. De esta manera tendremos una descripción detallada de lo que puede ser la corrupción, la colusión en política (aquí y en la quebrada del ají…). El periodista utiliza la ficción para darnos un panorama atroz de una realidad quizás peor…

El final de la novela es algo abierto por lo que habrá probablemente otra entrega.

LA HERIDA, Destino 2017,  ISBN 978-84-233-5319-4

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Mélodie de Vienne d’Ernst Lothar

Résultat de recherche d'images pour "ernst lothar"  Ernst Lothar, de son vrai nom Lothar Ernst Müller est un écrivain, directeur de théâtre et scénariste autrichien (Moldavie 1890-Vienne 1974). La famille Müller s’installe à Vienne en 1897 où Lothar suivra des études de Droit. Il va se consacrer à l’écriture à partir de 1925 et fréquentera Stefan Zweig, Robert Musil, Joseph Roth. Ce livre, Mélodie de Vienne fut publié en Anglais en 1944 sous le titre L’ange à la trompette. Histoire d’une maison et en Allemand en 1946, lors du retour à Vienne de l’auteur qui avait fui le nazisme en 1938, s’installant à New York.

Ce vaste roman n’avait pas été réédité depuis 1963 et l’oeuvre a été redécouverte en Italie en 2013. C’est un bijou littéraire.

Dans les années d’après-guerre ce livre fut un best seller et il a été porté à l’écran en 1948 par Karl Hartl avec un grand succès populaire, on peut le voir sur Youtube en Allemand sous le titre Der Engel mit der Posaune ( youtu.be/QR7WcFd8uqc).  Une deuxième version cinématographique en 1950 fut filmée par le britannique Anthony Bushell.

Ce vaste roman est la saga de la famille Alt, des facteurs de pianos de père en fils et le livre s’articule autour de leur vaste demeure sise au 10 Sielerstätte, au coeur de Vienne. L’ancêtre Christophe Alt avait fabriqué un piano sur lequel a joué Mozart et la famille garde cette pièce comme un trésor dans leur salon jaune, une salle réservée aux réceptions.

La famille Alt au complet reside dans cette maison qui est divisée en appartements. Tous les personnages de cette vaste famille sont intéressants et bien esquissés. Nous serons les témoins privilégiés des avatars d’une  famille autrichienne mais derrière la saga des Alt l’auteur nous livre l’histoire de l’Autriche entre 1890 et 1940 environ.

L’ascension sociale de cette famille dans le cadre rigide de la société impériale austro-hongroise du XIXè siècle, oblige les Alt à se conformer aux règles de la Haute Société Viennoise.

Franz Alt est issu de la troisième génération, il tombera amoureux de la belle Henriette Stein qui a des origines juives, ce qui déplaira au clan Alt. Le mariage se fera contre tous et ce sera un mariage mal assorti malgré la naissance de quatre enfants dont le dernier est adultérin. Henriette a des moeurs trop libres pour l’époque. Les deux fils ainés son totalement différents : l’aîné, Hans sera le préféré de sa mère et deviendra un patriote; le deuxième Hermann s’opposera à la famille et deviendra pro nazi.

La fabrique de pianos va subir les temps nouveaux avec la révolte des ouvriers puis la réquisition par les nazis dans le cadre de la réorganisation des milieux d’affaires en raison des deux ascendances juives (la mère de Hans et Selma son épouse).

Le choc culturel fut particulièrement violent en Autriche à la fin du XIXè siècle, ce qui va secouer toutes les classes sociales mettant en cause les fondements même du pouvoir et de la légitimité. Ceci explique l’exceptionnelle éclosion culturelle de Vienne à cette époque.

Derrière la saga de la famille Alt défilent des faits historiques de premier plan tels que la fin de l’Empire austro-hongrois avec François-Joseph qui, au cours de 70 ans de règne, ne vit pas venir les changements, puis le suicide du Prince héritier Rodolphe (amant d’ Henriette dans le roman), l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, la Première Guerre Mondiale, l’essor du mouvement ouvrier, la montée du nazisme et l’Anschluss de l’Autriche…

Drôle de pays cette Autriche. Dans le roman page 288 Fritz Alt , frère de Hans, opine ainsi…D’accord, ailleurs qu’en Autriche on dirait que c’est de la folie ! Mais en Autriche, la folie procède de la méthode. L’Autriche est une communauté obligée, ça ne t’avait jamais frappé? Une cohabitation d’éléments disparates ! Les Tchèques détestent les Allemands. Les Polonais les Tchèques. Les Italiens les Allemands. Les Polonais les Tchèques. Les Italiens les Allemands. Les Slovaques les Tchèques. Les Slovènes les Slovaques. Les Ruthènes les Slovènes. Les Serbes les Italiens. Les Roumains les Ruthènes. Et les Hongrois tout ce qui n’est pas eux…Ceci donne une idée du rempart qui a constitué l’Autriche face à tant d’identités différentes, sans compter que l’Autriche est une frontière occidentale de l’Europe.

L’Autriche vue du dedans donne l’ampleur de la décadence dans laquelle elle s’est peu à peu enlisée. L’héritier de l’Empire, l’Archiduc Rodolphe, ne voulait pas régner car malgré une névrose, il percevait  ce qu’il y avait de faux et d’apprêté dans le système. Page 85 on peut lire des choses terribles de la part de Rodolphe envers l’Empereur, son père…La médiocrité, oui! Voilà ce qu’il adore! Surtout ne pas attirer l’attention! Sauver les apparences! Une amie pour causer, rien d’autre-bien entendu! Il aime tellement l’art! Et soigne sans aucun préjugé les relations avec les personnes de rang inférieur! Et n’a jamais, jamais eu de maitresse – un homme comme lui, irréprochable, si pieux! Laissez-moi rire! Quand je pense que le monde est encore dupe de cette comédie de décence et de popularité jouée par un homme que personne ne supporte: ni sa femme-qui le fuit-, ni ses enfants-pour qui il n’a pas l’ombre d’un sentiment-, ni ses ministres-qui le craignent, ni ses sujets-qu’il ne voit jamais! Un aveugle-sourd, fier d’être en retard sur son époque, et qui ferme la bouche à ceux qui voudraient lui ouvrir les yeux et les oreilles-pas avec passion, non, la passion lui est inconnue, mais avec cette morgue qui vous glace les sangs! Un homme qui se fie au  grand-oncle Albrecht complètement sclérosé, à cette nullité de Kálnoky et ne jure que par ce Taaffe encore plus incapable s’il est possible, et par Beck! Un homme sans imagination, sur qui tout glisse comme sur une pierre! Un homme atroce! Un homme auprès de qui il est impossible de vivre !

C’est une pépite, un livre intéressant et facile à lire dont le sujet recoupe un peu celui de l’oeuvre maitresse de son contemporain Robert Musil, de seulement 10 ans son aîné L’homme sans qualités, un autre roman sur le même thème mais difficile à lire car avant-gardiste et comportant plus de 2000 pages; ce livre n’a été disponible en français que depuis 2011  (deux tomes en Allemand parus en 1930 et 1933).

Une saga d’une ampleur comparable à Les Buddenbrook de Thomas Mann (1901) et à La famille Karnovski d’Israel Joshua Singer (1943).

MÉLODIE DE VIENNE, Liana Levi-piccolo 2016 (EL 1944),  ISBN 978-2-86746-972-5

La otra casa de Jorge Edwards

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Jorge Edwards Valdés es un gran escritor chileno (Santiago 1931) con estudios de leyes y de Filosofía en Princeton, siguiendo después la carrera diplomática que culminó con el puesto de Embajador de Chile en Paris. Ha recibido numerosos premios siendo el Cervantes 1999 el más prestigioso. Hace parte de la Generación del 50 chilena, aunque él se considera algo marginal a este movimiento. Actualmente reside en Madrid.

He comentado en este blog gran parte de su bibliografía (13 libros, catorce con éste) porque es un escritor que me gusta como escribe. No todos los libros me  han gustado de la misma manera, sino que he sentido una neta preferencia por algunos títulos.

La otra casa (Ensayos sobre escritores chilenos),  es un libro algo aparte puesto que reúne crónicas de Edwards sobre otros escritores, un sujeto deleitoso para  la rata de biblioteca que soy. El libro fue editado por la Universidad Diego Portales en 2006 y concierne muchos literatos, entre prosistas y poetas.

Los artículos de Edwards son muy interesantes porque al mismo tiempo que cita  notas biográficas, cita y analiza la obra y da opiniones sobre el autor y su contexto. Hace pasarelas entre el autor y otros temas, lo que enriquece. Vale decir que Jorge Edwards conoció a muchos y que frecuentó a no pocos lo que agrega una nota intimista al relato. El estilo es muy « edwardesco », muy correcto, con algunos pinchazos de lo más elegantes. Nadie sale mal parado, ni siquiera el « niño Bolaño » que ya ha ascendido a las esferas de santo-mártir de las letras, que no chilenas, sino internacionales…(Chile le quedó chico al niño Bolaño).

Las crónicas sabrosas de Edwards conciernen los escritores chilenos siguientes : Alberto Blest Gana (considerado como el padre de la novela chilena), Federico Gana, Gabriela Mistral, José Santos González Vera, Joaquín Edwards Bello (tío de este Edwards Valdés), Vicente Huidobro, Neftalí Reyes alias Pablo Neruda, Gonzalo Rojas, Nicanor Parra, Francisco Coloanne, Jorge Millas, Luis Oyarzún, José Donoso, Enrique Lihn, Alberto Rubio, Luis Alberto Heiremans, Claudio Giaconi, Roberto Torretti, Jorge Teillier, Óscar Hahn, Mauricio Wacquez. Hay muchos otros citados.

La verdad es que después de leer este ensayo enjundioso me han quedado muchas ganas de leer a varios de ellos que jamás soñé  poder hacerlo, sencillamente porque no sabía nada al respecto. Don Jorge Edwards Valdés ha vivido, ha leído, ha compartido, ha comparado y ha reflexionado sobre muchos escritores contemporáneos o no. Y ello se nota en estas crónicas sabrosas de las letras chilenas y del tiempo que pasa.

LA OTRA CASA, Ediciones Universidad Diego Portales 2006 (Colección Huellas),  ISBN 956-7397-94-5

Dernier jour à Budapest de Sándor Márai

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Sándor Márai est un  écrivain et journaliste hongrois né en 1900; il s’est donné la mort à San Diego, USA, en 1989 où il vivait exilé depuis 1980 (il avait pris la nationalité américaine). Márai s’est exilé en 1948 lors de l’entrée des chars russes à Budapest, d’abord en Suisse puis en Italie et ensuite aux USA.

Pendant son exil et à partir de 1948, l’écrivain avait été totalement oublié en Europe où il sera redécouvert en 1990 après sa mort  grâce aux Éditions Albin Michel.

Aujourd’hui l’œuvre de Márai est considérée comme faisant partie du patrimoine européen avec une réputation à l’égal d’un Stefan Zweig, Joseph Roth, Arthur Schnitzler, Musil, Rilke, Kafka, Kundera,  etc. Ce sont des écrivains consacrés de la Mitteleuropa et Márai est l’un des derniers représentants de la culture brillante et cosmopolite de cette Mitteleuropa emportée par la chute de l’Empire austro-hongrois et par les totalitarismes. L’écrivain croyait sur la victoire de la morale sur les instincts, en la force de l’esprit et en sa capacité de maitriser les pulsions meurtrières de la horde. L’homme s’est tristement trompé.

 C’est un écrivain qui n’est pas facile à lire, son oeuvre est profonde, psychologique et désenchantée car elle reflète bien la fin d’un monde civilisé et cosmopolite qui s’est effondré avec l’arrivée des communistes en Europe de l’Est; de fait, ses livres furent brûlés par les communistes en place publique car ils représentaient une certaine idée de la bourgeoisie.

J’ai lu plusieurs livres de Márai et c’est déjà le cinquième livre commenté dans ce blog ! Mes préférences vont à Les braises (1942) parce que c’est un condensé de ce que représente le savoir faire de Márai : la confrontation de deux personnages dans un contexte très psychologique, très intellectuel.

Dernier jour à Budapest a été écrit en 1940 en hommage à l’écrivain Gyula Krúdy (1878-1933) et à la Hongrie d’entre-deux-guerres. Gyula Krúdy fut le maître de Sándor Márai.

C’est un roman que j’ai eu le plus grand mal à finir, je me suis ennuyée et agacée devant tant de références totalement hermétiques pour moi. Je crois que c’est une oeuvre pour hongrois cultivés.

Dans le livre, l’alter ego de Krúdy apparaît sous le sobriquet de Sindbad, c’est un chant désespéré de la part de Márai (dans sa veine désenchantée), un roman mélancolique avec un style désuet fait de longues phrases rythmées par des anaphores ad libitum (=reprise du même mot au début de phrases successives).

Ce Sindbad du roman est un écrivain hongrois disparu et un vrai anti-héros: c’est un sybarite qui recherche une atmosphère, des lieux, des odeurs…Il erre dans les cafés et les gargotes, les hôtels, le bain turc, il fuit la ville moderne. C’est un réac et un passéiste. Il mène une quête névrotique des souvenirs sur un passé révolu.

Sándor Márai a construit probablement un être pétri avec du réel mais aussi avec de la fiction : Sindbad est un dandy ténébreux, une légende de la bohème littéraire de Budapest d’entre-deux-guerres.

Sindbad savait tout des Hongrois et, toute la journée, il se disputait avec eux, il leur cherchait querelle, il critiquait leur terreur de la vie, leur tendance à l’excès, leur pudeur prudente; il critiquait tout ce qui avait trait à eux, parce qu’il les aimait. Et, surtout, il écrivait parce qu’il aimait sa patrie, qu’il avait besoin de pester contre elle et qu’il aurait aimé raviver les forces de sa nation. Il écrivait parce que ces forces, il les sentait partout, dans la façon de boire et de manger, dans l’attitude, la vision des choses, l’humeur, la conduite, le caractère. Il écrivait parce qu’il éprouvait de la compassion pour les Hongrois, pour ce peuple singulier et taciturne dont le destin était peut-être de posséder un système nerveux, un caractère et un goût plus subtils que le caractère et le système nerveux des peuples alentour. Le Hongrois pouvait être sévère, excessif et farouche mais cruel, jamais. Il était capable de rêver; il reste très peu de gens qui savent rêver dans le monde. Le Hongrois était capable de mourir pour sa retraite, tellement il la désirait, mais il était incapable, même pour elle, de se livrer à une malhonnêteté. Les Hongrois étaient solitaires; et Sindbad les aimait parce qu’il se sentait apparenté à chacun d’entre eux (page 146).

D’après la traductrice spécialisée dans Márai, Catherine Fay, (dont ce livre est la huitième traduction !), Sándor Márai a réussi à rentrer dans le souffle de Krúdy (considéré comme « un écrivain pour écrivains », pour vous situer la complexité de lecture) et à rendre, entre autres détails, l’importance que revêt le fleuve Danube dans l’âme d’un Hongrois car c’est une véritable colonne vertébrale de la Hongrie. Page 48…Sindbad entretenait de bonnes relations avec le Danube. Autant que possible, il avait toujours habité à proximité de ce corps immense et paresseux, il en connaissait chaque variation et chaque caprice, il connaissait sa voix et ses couleurs, ses oiseaux et ses humains, ainsi que ses mystères nocturnes, lorsque les suicidés font la course avec les mouettes rêveuses en direction de Paks, il connaissait la clameur de ses étés, sa blondeur et ses lubies de soie bleue, il connaissait le fleuve impatient comme un poète vagabond, le fleuve noir et tragique, porteur des secrets les plus abjects et des sanglantes menaces de la ville.

Oui un livre assez abscons pour qui n’a pas les clés des lieux et des personnages évoqués. J’ai trouvé page 228 un paragraphe qui résume assez bien la problématique soulevée par la lecture de cet ouvrage :Sindbad était descendu en ville à la recherche des souvenirs de sa vie et d’un monde disparu, et il y avait quelque chose de profond, d’élégant et de chevaleresque que seuls les connaisseurs étaient capables d’apprécier…Dame, oui, seuls les connaisseurs !

DERNIER JOUR À BUDAPEST, Albin Michel 2107 (SM 1979),  ISBN 978-2-226-39640-2

El cielo ha vuelto de Clara Sánchez

Résultat de recherche d'images pour " clara sanchez" Clara Sánchez es una profesora y escritora española (Guadalajara 1955) que ha obtenido los tres premios literarios más populares de España : el Alfaguara 2000 por Últimas noticias del paraíso; el Nadal 2010 por Lo que esconde tu nombre y el Planeta 2013 por este libro, El cielo ha vuelto.

Le leí Últimas noticias del paraíso (Alfaguara 2000) al cual encontré un tono innovador para aquellos años, un retrato de los tiempos modernos con la historia de un chico de clase media que crece y se desarrolla en medio de su urbanización conviviendo con gente variopinta. La novela habla de amor, de droga, de Internet, del tiempo libre y tiene un desenlace completamente amoral aunque positivo. Lo que sorprende es el tono nuevo, la mirada poética y reflexiva del protagonista, Fran, en medio de tanta mediocridad. Clara Sánchez explora una contundente realidad y demuestra que sólo se cumplen los sueños de quien los tiene y que creer en la suerte, es creer en la vida con todas sus infinitas posibilidades…

También le leí Lo que esconde tu nombre (Nadal 2010), una historia de suspense : una chica joven y madre soltera se refugia en un balneario español y conoce a una simpática pareja de ancianos noruegos que residen desde hace tiempo en el lugar; ellos la van a proteger, pero la chica se dará cuenta de que son antiguos nazis, buscados por un viejo sabueso argentino que ha dedicado su vida a rastrear a los asesinos del campo de Mauthausen…

Otra novela leída a Clara Sánchez es Entra en mi vida (2012), un thriller entorno a un rapto/robo de recién nacido; la verdadera madre está convencida al cabo de los años de que su criatura está viva. La novela tiene cortos y ágiles capítulos y aunque la trama no parece del todo verosímil, está bien narrada.

El libro El cielo ha vuelto ha sido galardonado con el Premio Planeta, el premio mejor dotado económicamente de España; no  me explico este premio porque ni la historia ni el estilo del libro tienen gran interés. Como lectora me siento timada. Por ahí leí esta frase impresa « Premio Planeta, premio chaveta« .

Es una novela desangelada con personajes carentes de empatía: la historia de Patricia relatada a la primera persona, una preciosa modelo de 26 años (¿acaso se puede ser modelo sin ser preciosa? perdonen la obviedad), casada, que ha ganado mucho dinero y cuya familia estima que debe acarrear con todos los gastos. El marido es un pintor sin estilo ni renombre que vive  enteramente a cuestas de ella. Los padres y la hermana le exigen dinero permanentemente.

Durante un ajetreado vuelo internacional, Patricia conoce a una extraña mujer medio bruja que le da a entender que alguien de su entorno le desea la muerte.  Patricia se auto-sugestiona y comienza a tener accidentes y a dudar de toda la gente que la rodea, incluida su interesada familia. Es una novela sobre la desconfianza.

El personaje de Patricia es bastante plano, no tiene materia: todos los otros personajes son como calcomanías que permiten el avance de la trama.

El libro podría tener cierto interés con el descriptivo del medio  de las pasarelas : su ruindad, los abusos sexuales, las drogas, las envidias y la sempiterna anorexia de fondo impuesta a las modelos. El final es algo sorprendente y abierto con un mensaje poco claro : Patricia toma unas gotas de un elixir preparado por su amiga bruja y al cabo de 10 minutos comienza a ver todo azul…ahora el cielo había vuelto...(¿Qué quiso decir la escritora?)

Una novela floja para un premio Planeta o es el premio que es flojo?

EL CIELO HA VUELTO, Booket 2014 (CS 2013),  ISBN 978-84-08-13248-6

Ragdoll de Daniel Cole

Résultat de recherche d'images pour "daniel cole ragdoll" Daniel Cole est un écrivain britannique né en 1984 qui vit à Bournemouth. Ragdoll est son premier roman avec déjà une suite en librairie L’appât (Hangman, 2018).

Ragdoll est un thriller écrit comme un script de cinéma, trépidant et assez compliqué par moments. L’on ne s’ennuie pas mais on peut par moments se sentir agacé par une intrigue assez compliquée. Le titre resume le noeud gordien de ce polar : poupée de chiffon (ragdoll), le cadavre en 6 morceaux autour duquel s’emmanche l’action.

Nous sommes à Londres, au sein de la Police qui s’occupe des homicides. Une vedette de cette police c’est William-Oliver Layton-Fawkes, alias Wolf, qui a été suspendu de ses fonctions lorsque à la fin d’un procès retentissant, l’accusé (27 meurtres de 27 gamines en 27 jours) est déclaré innocent . Alors Wolf, persuadé de sa culpabilité lui saute à la gorge et essaye de le tuer ce qui lui vaudra 4 années de suspension et l’internement dans un hôpital psychiatrique…Et l’innocenté accusé va récidiver…Ce qui vaudra à Wolf d’être réintégré au sein de sa brigade.

Cette brigade de police londonienne est bien particulière car ils sont tous des anti-héros patentés, tous.

Déjà le pauvre Wolf n’est pas en odeur de sainteté. Sa co-équipière Emily Baxter non plus, avec son mauvais caractère, son penchant pour la divine bouteille et son amour non partagé pour Wolf…Les autres aussi  sont tous des personnages extrêmes : à la base, ils peinent au boulot et vers le haut de la hiérarchie, la seule chose qui compte est l’image que la police donne aux politiciens (contenter tout le monde coûte que coûte, ô démagogie des temps modernes). De plus, l’ex femme de Wolf, Andrea Hall, est une journaliste prête à tout pour grimper dans le métier, avide de scoops et tiraillée entre éthique personnelle et intérêt professionnel.

Puis, très rapidement surgit un nouveau cas (qui donnera le titre au polar): un cadavre grossièrement recousu comportant 6 morceaux différents en provenance de six personnes différentes. La tête émane du serial killer innocenté par la justice 4 années auparavant ( chic, il y a justice immanente, alors?). Ce qui est confondant c’est que le cadavre recomposé darde un doigt accusateur vers l’appartement de ce pauvre Wolf qui habite, comme par hasard, juste en face dans un quartier plutôt pourri.

Andrea Hall va recevoir une enveloppe contenant des photos macabres et aussi une liste de 6 personnages que le tueur en série condamne à mourir en précisant la date et l’heure. De la part des forces de police,il va s’engager une course contre la montre pour trouver le tueur et ce d’autant que la sixième personne sur la liste est Wolf ! (18 jours chrono pour résoudre le cas).

Le thriller n’est pas du tout gore et en général les scènes sont assez correctes et ne dégoûtent pas le lecteur. Tout au plus on lira qu’il y avait une « mare de sang », ce sera le maximum de l’évidence. En revanche, et c’est là que le thriller est sympathique, il y a beaucoup d’humour et le lecteur a l’occasion de se dilater la rate.

L’auteur, Cole, fera réfléchir le lecteur en essayant de le mener dans des sentiers tortueux et finalement les découvertes des crimes et du tueur seront révélées à la fin.

On ne s’ennuie pas dans ce roman mais il reste des énigmes non expliqués comme par exemple où son passés les 6 macchabées servant au montage de la poupée de chiffon? Tout de même, six corps disparus…Le serial killer à la fin du livre apparaît comme sorti de la cuisse de Jupiter, personne ne l’attendait celui-là…Le serial killer semblait trop bien informé sur les mouvements de la police; qui en était l’informateur ?

RAGDOLL, Pocket 17007(DC 2017),  ISBN 978-2-266-27657-3

Bagual de Felipe Becerra

Résultat de recherche d'images pour "felipe becerra" Felipe Becerra Calderón es un escritor chileno (Valdivia 1985) con diploma en Literatura de la Universidad Católica de Chile, de la Columbia University y de Paris VIII.

Bagual (2006) es su primera novela, traducida al francés en 2011 como Chiens féraux. La novela ha sido galardonada con el Premio Roberto Bolaño de novela 2006.

Bagual es el nombre que se les da a los animales que regresan a una vida salvaje.

Es una novela polifónica corta de 170 páginas, bastante extraña y perturbadora porque mezcla una perfecta y pedestre realidad con alucinaciones y estados oníricos.

La novela parte con la llegada a Huara, una localidad perdida en el altiplano chileno, de Carlos y Rocío, joven matrimonio. El es teniente de Carabineros (Policía) y ella, una ex-estudiante de Medicina que tuvo traumas durante sus estudios con los cadáveres que sirven para estudiar la Anatomía. Rocío y Carlos se instalan en este caserío donde no hay estrictamente nada que hacer y poco a poco, Rocío tendrá alucinaciones auditivas y visuales y su estado psíquico será alarmante. Carlos se aburre tanto que comienza a anotar en libretas todo lo que ve y hace y empezará también a tener alucinaciones visuales.

La pareja de jóvenes vive esta experiencia en los años 80, o sea, durante la dictadura del General Pinochet, pero la parte política de la novela queda como en tela de fondo sin precisiones aunque el lector presiente que suceden cosas porque los uniformados se mueven mucho, pero nada es evocado abiertamente. Los perros errantes, baguales, viven escondidos tras las « tortas de salitre » de la pampa y se acercan al pueblo de Huara en pos de comida, resultan amenazantes y dan el tono misterioso y ambiguo a esta novela.

Resalta por otro lado el sentimiento anti-chileno que prima en el altiplano porque los escasos habitantes de  la zona no se dan por aludidos con la fiesta nacional.

Un libro bastante sobrecogedor y misterioso en un estilo diferente, entre coloquial-chileno y minimalista.

BAGUAL, Sangria 2014,  ISBN 978-956-8681-34-0