La gaieté de Justine Lévy

Afficher l'image d'origineJustine Lévy est une femme de lettres française (Paris 1972) ayant fait des études de philosophie et travaillant actuellement dans le milieu de l’édition; elle est la fille de parents célèbres: Bernard- Henri Lévy et Isabelle Doutreluigne; cette dernière fut une belle top model des années 60-70.

J’ai publié un billet sur Mauvaise fille il y a quelques jours, livre qui m’a impressionné par le ton et la détresse de l’écrivaine dans une oeuvre d’auto-fiction.  Et « l‘occasion faisant le larron » comme on dit, la disponibilité de La gaieté à la bibliothèque que je fréquente, a fait que j’ai foncé dessus, quitte à tomber dans la répétition. Je crois que c’est néfaste de lire deux livres suivis du même auteur, c’est gâcher quelque part la lecture qui peut perdre en objectivité.

Une nouvelle fois, le charme a opéré et j’ai bien apprécié ce  livre paru 5 années après le précédent et qui en est la parfaite suite puisque nous retrouvons la narratrice Justine-Louise, neuf années après la mort de sa mère avec deux enfants. Elle commence tout juste à faire son deuil, mais elle est taraudée par toutes sortes de névroses. Son angoisse principale est de bien élever ses enfants et de les rendre heureux. Pour cela elle s’aide comme elle peut, avec des mantras qu’elle répète à longueur de temps. Elle veut échapper à la tristesse qui lui tombe dessus en permanence. Son univers est rempli d’anxiété, son manque d’assurance est flagrant, mais sa personnalité est très forte et peut se révéler avec fracas si on ose lui marcher sus ses plate-bandes (j’ai ri aux éclats avec la scène où elle fonce comme une furie sur la bonne femme qui vampait son mari à l’occasion  d’un raout).

L’émotion passe encore une fois, et encore une fois j’ai trouvé que certains passages sont très drôles car très « nature », pas calculés. Justine Lévy sait se mettre à nu sans jamais tomber dans la vulgarité. C’est touchant, c’est frais, c’est drôle.

Dans La gaieté, Justine-Louise est toujours aussi bienveillante vis-à-vis de cette mère excentrique et profondément perturbée et sur laquelle on apprendra un peu plus, ce qui permettra d’appréhender un peu mieux la détresse de Justine-Louise pendant son enfance chaotique. Cette fois je l’ai trouvée un peu plus critique vis-à-vis de ce père qui, certes, s’est occupé d’elle mais en déléguant beaucoup trop aux belles-mères du moment.

C’est de l’auto-fiction avec de forts relents de psychanalyse. Tant mieux si de coucher ses traumatismes sur le papier cela lui sert d’exutoire afin d’échapper à la mélancolie.

LA GAIETÉ, Éditions Stock 2015,  ISBN 978-2-234-07026-4 

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