Un bonheur si fragile :L’engagement de Michel David

Michel David est un auteur québécois (Montréal 1944 -Drummond 2010), linguiste de formation et connu autrefois  pour ses manuels scolaires; il est devenu ensuite un romancier très prolifique, connu  pour ses sagas historiques qui dépeignent  l’histoire du Canada . Il est l’auteur de 5 sagas québécoises de 4 tomes chacune.  Michel David est l’auteur le plus lu de sa génération; ses livres se sont vendus à plus d’un million d’exemplaires et ce sont des livres qui se lisent bien car  il a un réel talent de conteur. En juin 2000 le gouvernement français lui a accordé la médaille du Rayonnement Culturel et de la Renaissance Française.

« Un bonheur si fragile » est une saga publiée en 2009 comportant 4 volumes ; une BD a été aussi tirée de la saga et illustrée par Régis Loisel et Jean-Louis Tripp; la BD a servi pour orner la première de couverture de ce gros pavé de plus de 500 pages, je n’ai pas trop aimé la couverture, la trouvant un peu kitsch, trop colorée.

Ce billet concerne le premier tome de la saga intitulé « L’engagement ». L’histoire est construite autour de Corinne Joyal, une jeune fille d’à peine 18 ans au caractère bien trempé. Elle habite avec sa famille (très unie) un village où les parents exploitent une petite ferme; la famille est composé du père, de la mère (une maîtresse femme !) et de trois frères (deux soeurs sont mariées et ont quitté la ferme). Tout ce monde participe au travail et le lecteur peut se rendre compte combien cela est rude dans les conditions climatiques canadiennes où l’hiver est interminable.

Dans ce premier tome Corinne Joyal va se marier avec Laurent Boisvert, le fils d’une famille d’un autre bourg, famille représentée par un père odieux et radin et d’autres membres de la famille, tous plus désagréables les uns que les autres; le lecteur se rendra compte très vite que Corinne a fait une bêtise énorme en épousant ce garçon peu sérieux et qui boit déjà trop.

Le jeune couple va s’installer dans une petite propriété que Laurent achètera à son père, mais c’est Corinne qui tient le ménage. Dans ces contrées la belle saison sert à prévoir le long hiver en emmagasinant des denrées pour cette période; mais  le jeune couple démarre l’installation à la ferme et ils ne peuvent survivre que grâce à l’aide de la famille de Corinne ou à la bienveillance de certains voisins.

« Un bonheur si fragile » c’est de la littérature de terroir. C’est très bien écrit, de façon claire et didactique avec un langage qui met en valeur l’action qui est permanente. Le sujet ferait un très bon feuilleton télévisé. C’est riche en parler québécois, mais pas excessif.

C’est tellement bien écrit qu’en refermant le livre, on a envie de connaitre la suite parce que l’on s’attend à plein de rebondissements.

Cette lecture m’a été proposée dans le cadre de Masse Critique de Babelio que je remercie ici, ainsi que l’éditeur belge Kennes. Ce fut une lecture sympathique et une  découverte intéressante.

UN BONHEUR, Kennes Éditions 2015,  ISBN 287-580-0884

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