Promenades avec les hommes d’Ann Beattie

Ann Beattie est une romancière et nouvelliste américaine (Washington D.C. 1947). Actuellement elle enseigne le « creative writing » à l’Université de Virginie où elle détient aussi la chaire Edgar Allan Poe en littérature.

Un bon ami m’a recommandé, depuis le Chili, le premier roman d’Anne Beattie de 1976 Chilly scenes of winter, mais je ne l’ai pas trouvé en bibliothèque. A la place j’ai trouvé celui-ci Promenades avec les hommes ( Walks with Men, 2010), et je me suis dite que ce serait l’occasion de faire connaissance avec l’écriture de cette américaine. De plus le format poche et les 100 pages étaient alléchants…et vogue la galère !

C’est un drôle de roman, sans queue ni tête. C’est l’histoire d’une nana de 22 ans, fraîchement émoulue d’Harvard (ceci classe déjà la nana au rang des nanas brillantes). Cette dernière va oser « cracher dans la soupe » et publier un livre sur les causes de la désillusion de sa génération (l’Amérique en crise, même avec les diplômés d’Harvard ? aïe,aïe, aïe). Cette incongruité lui vaudra une entrevue au New York Times, où elle fera la connaissance de Neil, un écrivain de 44 ans, séducteur patenté qui va lui proposer un marché.

Il s’occupera d’elle mais elle  doit faire en sorte que personne puisse remonter jusqu’à lui.

Ici on tombe d’un coup dans une bluette monumentale: une fille brillante qui se fait proposer un marché stupide par un pseudo-Pygmalion de pacotille en mal d’amours…De plus il ment comme un arracheur de dents. Et notre nana brillante? Elle marche…

Franchement c’est navrant. C’est plein de clichés : codes vestimentaires, mots à prononcer, mais surtout à ne pas prononcer [Mademoiselle, ne demandez pas un verre de vin, mais « un verre » car il n’est pas convenable d’annoncer ce que l’on va boire…]. Il y a aussi cette description de New York avec un nombre tellement élevé de frappadingues au mètre carré, que cela devient préoccupant, moi qui pensais que Paris battait des records…

Et cette nunuche qui se laisse faire…Est-ce que Harvard aurait abaissé le QI des étudiants ?

Et  » last but not least », le roman finit en queue de poisson laissant la lectrice ébaubie avec la question cruciale in petto: mais il racontait quoi ce roman, hein ?

PROMENADES,Collection Points N° 3148,  ISBN 978-2-7578-3461-9

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