La sculpture du vivant de Jean Claude Ameisen

La vie avec Jean Claude AmeisenJean Claude Ameisen (New York 1951) est un médecin français,  immunologiste et chercheur en Biologie. Il fit ses études secondaires à Louis-le-Grand et à l’École alsacienne puis sa Médecine à Cochin, Paris VII.

Il est connu principalement par ses travaux sur les processus de mort cellulaire programmée ou apoptose, en physiopathologie et au cours de l’évolution.

L’apoptose ou la révélation du suicide cellulaire est bien autre chose que la nécrose ou la mort cellulaire par maladie, par éclatement et qui va se propager alentour par vagues successives. C’est un anatomopathologiste, John Kerr associé à un biologiste, Andrew Wyllie, qui en 1972 analysent et décrivent minutieusement le visage de la mort cellulaire programmée ou apoptose, processus tellement  différent de la nécrose, et qu’ ils baptisent apoptose mot qui vient du grec ancien et qui veut dire « chute » : c’est   un acte d’autodestruction, d’effacement ordonné de soi.

Ce livre La sculpture du vivant a reçu le Prix Biguet de philosophie de l’Académie Française et le Prix Jean- Rostand 2000. C’est mon ami Robert F. qui me l’a recommandé,  il y a déjà un certain temps. [Vois-tu Robert, le temps que j’ai mis à le lire ? Mais je t’ai écouté.]

C’est un ouvrage de vulgarisation, qui devrait se situer entre littérature et science, mais qui penche carrément du côté de la science. J’ai eu du mal  avec cette lecture, un peu trop dense, confuse, avec pas mal de répétitions. Le message qui se devrait d’être clair, ne passe pas bien, l’intérêt n’est pas soutenu. C’est un ouvrage pas assez littéraire  ni franchement scientifique . Disons qu’il peut être lu par le béotien, car à force de répétitions c’est compréhensible.

Que des questions…que des questions…que des questions…A cela on reconnaît que nous avons à faire à un vrai chercheur. Plus de questions que de réponses. Les véritables splendeurs de la science ne sont pas dans les réponses-éphémères- qu’elle procure, mais dans le questionnement permanent qu’elle fait naître (page 22 ).

Deux cents familles cellulaires composent notre corps. D’une cellule de notre peau, de notre cœur, de notre foie, de notre cerveau, ne pourra pas, durant toute notre existence, naître en nous un embryon.

La sculpture du vivant vient du fait que dès les premiers jours qui suivent notre conception, le suicide cellulaire joue un rôle essentiel dans notre corps en train de se construire, sculptant  les métamorphoses  successives de notre forme en devenir. Chaque jour, plusieurs dizaines de milliards de nos cellules s’ autodétruisent, et sont remplacées par des cellules nouvelles.

Lecture -réflexion, par moments peu claire, pas assez didactique.

En colophon je retiens une belle citation de François Jacob: … »la principale découverte apportée par ce siècle de recherche et de science, c’est probablement la profondeur de notre ignorance de la nature…Pour la première fois, nous pouvons contempler notre ignorance en face »…

 

LA SCULPTURE DU VIVANT, Collection Points Sciences N° 151, 2003 (Éd. du Seuil 1999),ISBN 978-2-02-057374-0

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