Beau monstre de Peter Robinson

Écrivain canadien d’origine britannique (Yorkshire 1950) avec des études supérieures à l’Université de Leeds. Il a été enseignant au Canada avant de se consacrer exclusivement à l’écriture de polars avec l’Inspecteur Alan Banks d’Eastvale comme interprète principal. Le premier tome date de 1987 et celui-ci, Beau monstre (Aftermath de 2001,  cet opus est déjà le treizième titre  avec 8 autres  qui ont suivi. La consécration vint en 2000 avec Saison sèche qui obtint l’Anthony Award et, en France, le Grand Prix de Littérature Policière.

Pour moi,  c’est le premier livre que je lis de Peter Robinson, prêté par ma copine Françoise, docteur ès polars.

En ce moment même , une série télévisive DCI  Banks vient de commencer sur la chaîne Arte les jeudis a 20h50, quelle  coincidence ! Le premier épisode est passé le jeudi 9 janvier,  Ne jouez pas avec le feu avec Stephen Tompkinson  dans le rôle fétiche de Alan Banks, un rôle qui lui va comme un gant. Mais je dois dire que ce premier épisode télévisuel m’a paru assez abscons, avec une intrigue compliquée, quelque peu difficile à suivre,  mais avec une image de toute beauté de ce Yorkshire  avec ces cieux changeants à la Turner.

Voici un polar que je n’ai pas aimé par son côté trop scabreux, qui fouille dans la vase et la fange humaines les plus sombres. De plus, je ne supporte pas les histoires que comportent des sévices envers les enfants, et dans ce roman il y en a trop.

En revanche le livre fourmille de détails, rendant l’histoire plausible; et il y a un parti pris d’écriture assez original puisque dès le départ nous connaissons les principaux aboutissants de l’histoire que le talentueux Robinson va mettre 500 pages à développer, pas à pas, sans laisser aucun interstice. Beau travail, mais avec un sujet trop malsain pour moi.

C’est une histoire de meurtres en série, d’abus sur mineurs, de violences conjugales, de déviations diverses, avec une vision sociologique du Yorkshire anglais et la difficulté d’exercice de la police . Comment ne pas s’attacher à cet inspecteur si seul, malheureux depuis que sa femme l’a quitté, qui doute, qui se bat, qui se console en écoutant du jazz et en buvant son whisky préféré le Laphroaig, au bord du burn-out syndrome en permanence, soumis perpétuellement à des stress et des  pressions. Impossible de mener une vie de famille dans ces conditions, c’est le prix (douloureux) à payer.

Il me rappelle cet autre inspecteur, le suédois Kurt Wallander crée par Henning Mankell, qui se débat dans un contexte similaire.

J’ai regardé l’adaptation (libre) qu’on a fait du roman pour la télé britannique et je suis sidérée par la quantité de changements qu’ils on fait par rapport au livre, incroyable. C’est très différent et il y a des personnages qui n’apparaissent pas dans le télé film comme par exemple la psychologue consultante, Jenny Fuller, qui en pince sérieusement pour Banks. Mais le film se laisse regarder et permet surtout de mettre un visage sur tous ces  personnages qui vous ont accompagné tant de pages. Je préfère le livre, plus détaillé et compréhensible pour l’intrigue.

Voici un lien pour voir en VO avec l’accent du Yorkshire, grâce à Youtube, ce que le réalisateur a fait du livre de Robinson, Aftermath, bonne séance (45 minutes).

http://www.youtube.com/watch?v=NMixPB7Sthc

BEAU MONSTRE, Le Livre de Poche 37071 (Albin Michel 2001)  ISBN 978-2-253-11292-1

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