La dormeuse de Naples de Adrien Goetz

Le romancier Adrien Goetz
Adrien Goetz ( Caen 1966  ), agrégé d’Histoire avec un doctorat en Histoire de l’Art (période romantique); il a reçu en 2007 le prix de l’Académie Française pour l’ensemble de son oeuvre. Il publie depuis longtemps des livres autour de l’art, ayant inventé un  nouveau genre le pol-Art (polar autour de l’art) car très souvent les livres offrent une ou plusieurs énigmes. J’avais acheté un de ses livres  parlant de Venise, pour ma collection de livres sur cette ville fascinante: Intrigue à Venise, ce livre a été commenté en juillet 2012, tiens ! il y a juste un an.

Celui-ci est un  petit livre d’ à peine plus de 100 pages. Il a reçu le Prix Deux Magots 2004 et la même année le Prix Roger Nimier ex-aequo avec David Foenkinos (Le potentiel érotique de ma femme). Le mystère tourne autour d’un tableau que Ingres  va peindre à Naples et où le modèle représentera à ses yeux l’ idéal féminin. La première partie nous narre le vécu d’Ingres qui va rencontrer une belle napolitaine et dès lors, il n’aura cesse que de la peindre, il  ne la fera pas sienne, mais il l’aimera:...personne non plus qui se souvienne du jeune homme que j’étais, entre le palais royal et la promenade de Capodimonte. Plus que Rome, plus que Florence, j’ai aimé Naples. À Rome, j’ai aimé Raphaël, à Florence Masaccio, à Naples, j’ai aimé. Ce fut la seule fois…. Le bonhomme est déjà marié avec Madeleine Chapelle, une modiste de Guéret. Entre autres choses nous apprendrons que Ingres était féru de musique et notamment de violon, dont il n’était pas virtuose, d’où l’expression  » avoir un violon d’Ingres » c’est à dire s’intéresser secondairement à quelque chose en dehors de sa profession.

La deuxième partie décrit Camille Corot et la troisième partie Géricault, tous les deux par rapport au tableau d’Ingres, disparu de la circulation. Prétexte pour nous livrer quelques réflexions assez cocasses sur le milieu de l’art. Sur Camille Corot, un passage drôle pg 62:...dès que j’avais raté un portrait, je m’empressais de réussir au moins sept études de paysage. Je choisissais dans la campagne des morceaux qui ne disaient rien au voyageur, aux perfides Anglais collectionneurs de « vues » pour mettre de la couleur dans leurs manoirs où même les fantômes sont gris…

Un petit livre charmant qui se lit rapidement, mais s’oublie vite car trop chargé de références en tous genres et le fil du sujet est somme toute assez simple.

Le tableau mythique d’Ingres a fait couler beaucoup d’encre, lisez l’intéressant article de La Tribune de l’Art au sujet du livre de Véronique Burnod Le tableau disparu, de 2006, article qui fait allusion, à la fin, au livre d’Adrien Goetz.

http://www.latribunedelart.com/le-tableau-disparu-a-la-recherche-de-la-dormeuse-de-naples-de-jean-auguste-dominique-ingres

LA DORMEUSE DE NAPLES,  Le Passage 2004,  ISBN 2-84742-041-X

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