Virginia et Vita de Christine Orban

Lorsque j’ai entendu la délicieuse Eve Ruggieri parler de ce livre sur Radio Classique, j’ai eu envie de le lire.

J’avais lu  » Mrs Dalloway » de Virginia Woolf  il y a peu de temps et ce roman m’avait  beaucoup plu. A l’origine » Mrs Dalloway »  devait s’ appeler  » The hours« , comme le film de Daldry ( en 2001 , avec Nicole Kidman , méconnaissable car affublée d’ un faux nez , dans le rôle de Virginia Woolf, rôle que lui a valu l’ Oscar d ‘interprétation). Puis l’ américain Michael Cunningham sortit son roman «  The hours » en 1998 ce qui lui a valu le prestigieux Prix Pulitzer en 1999.

Afficher l'image d'origineLe  livre de Christine Orban,  » Virginia et Vita« ,  est le premier ouvrage que j’ai lu d’elle. Elle avait publié ce livre en 1990 sous le titre de «  Une année  amoureuse de Virginia Woolf »  par Christine Duhon. Elle a complètement revu et corrigé l ‘édition de 1990.

Christine Orban est une femme brillante, belle et élégante, archétype de la parisienne. Je l’imagine en égérie de salon , brillant autour de son mari , l’éditeur Olivier Orban et d’une partie de l’intelligentsia parisienne.

Le livre de Madame Orban se cantonne à la seule année 1927 et  raconte la liaison tumultueuse  de deux femmes vouées à la littérature : Virginia Woolf , mariée avec un éditeur et Vita Sackville-West aristocrate , mariée avec un diplomate et mère de deux garçons. Virginia, d’un milieu un peu bohème était fascinée par la pétillante, mais inconstante et volage Vita qui la fit souffrir les affres de la passion et de la jalousie.  C’est pour rompre avec Vita que Virginia eut l’idée de la prendre comme héroïne de son prochain roman, Orlando, où Vita incarne un personnage « homme – femme »   né de l’amour et de la frustration, de la jalousie et de la complicité de deux femmes exceptionnelles. Ainsi , Virginia sut métamorphoser sa relation amoureuse en création littéraire.

Ces deux femmes, bien que ayant un penchant sans ambiguïté pour les amours saphiques , surent s’attacher chacune un mari jusque la fin de leur vie.

Virginia était atteinte  d’une probable maladie bipolaire, et avait un fort  penchant suicidaire . Elle se donnera la mort par noyade en 1941.

Le livre de Christine Orban se lit très bien : le ton est très féminin et les situations décrites sont compliquées, ce qui est en général les cas de l’univers féminin.

Nous pouvons écouter la voix cristalline de Virginia Woolf dans un enregistrement radiophonique de la BBC en 1937 et en même temps voir défiler quelques images de cette femme à la figure racée et profondément  triste :

http://www.youtube.com/watch?v=E8czs8v6PuI

Et voici un video de Babelio vantant ce livre excellent:

http://www.babelio.com/auteur/Vita-Sackville-West/3141

VIRGINIA ET VITA, Albin Michel 2012,  ISBN 978-2-226-23845-0

Une réflexion sur “Virginia et Vita de Christine Orban

  1. Pingback: Le pays de l’absence de Christine Orban | Pasion De La Lectura

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