Le masque de Dimitrios de Eric Ambler

Je Eric Ambler ne sais plus qui m’a recommandé ce livre d’espionnage il y a déjà un certain temps. Je regrette cet oubli car pour moi c’est important de savoir pourquoi j’ai été amenée à lire un livre, il y a derrière toujours une petite histoire.

Le roman d’ espionnage  n’est  pas un genre littéraire que j’ affectionne , mais j’admets  que ici nous sommes devant un chef d’oeuvre. De plus, ce livre est magistralement  traduit par  Gabriel  Véraldi.

Gabriel Véraldi est suisse, c’est un écrivain important : romancier , essayiste, traducteur de l’ anglais ET spécialiste du roman d’ espionnage . Il obtint le Prix Femina en  1954  pour  » La machine humaine ». Il traduit Eric Ambler depuis 1984.

Eric Ambler était britannique, il est considéré comme l’un des maîtres du roman d’espionnage et comme le père fondateur du thriller moderne, spécialiste des personnages ambigus;  il a publié le gros de ses romans entre 1930 et 1940 ;   » Le masque de Dimitrios » est son cinquième livre,  remarquablement  bien écrit,  avec des personnages qui ont une vraie épaisseur;  l’action se situe  entre les deux guerres et elle est très compliquée. Le suspense est maintenu grâce aux péripéties des personnages dans toute l’ Europe avec une immersion dans la pègre internationale. .

Ce qui est effarant est le fait que le milieu de l ‘ espionnage touche en fait  tout un milieu interlope qui va plus loin que les affaires d’ espionnage : ce milieu mêle les trafics en tout genre :   la drogue ,  la prostitution, les armes, le trafic des blanches,  la politique,  la jet-set,  la police, le banditisme tous azimuts.

Eric Ambler porte un regard vertigineux, à bien des égards prophétique sur la manière dont l’argent faisait tourner le monde.

En résume  son personnage principal, Latimer, est un écrivain anglais qui rencontre à Istambul le colonel Haki des services secrets turcs. Haki lui raconte l’étrange histoire de Dimitrios Makropoulos, un grec, dangereux criminel qui a commis des forfaits multiples à travers l’ Europe, vendant ses services aux plus offrants, ayant plusieurs vies et plusieurs masques. Latimer, très intrigué va s’embarquer dans une étrange aventure : retracer les dix dernières années de Dimitrios pour son prochain roman.

Ce livre est consideré par certains comme le meilleur livre de Ambler. Il y a une anecdote amusante : ce roman est cité dans un James Bond où Ian Fleming écrit : »…Bond détacha sa ceinture, alluma une cigarette. Il sortit de son élégant attaché-case  » Le masque de Dimitrios« …

A la page 250 du livre, alors que l’action se déroule à Paris , est cité le commissariat de la rue Amélie dans le VII ème arrondissement , endroit à quelques mètres de mon lieu de travail et que je connais bien pour y  avoir déposé deux plaintes pour vol ( de  sac à main). Il est toujours au même endroit, mais il a été rénové récemment.

Un film fut tourné aux Etats Unis en 1944 par Jean Negulesco avec , entre autres,  l’acteur Peter Lorre.  Je vous offre une courte séquence du film , grâce à YouTube  la scène se situe à la fin du livre dans le métro parisien, la ligne 8 ,  qui à l’époque était la ligne Balard-Charenton, aujourd’hui Balard- Créteil:

http://www.youtube.com/watch?v=jMho3jrhec8

LE MASQUE DE …, Rivages,  ISBN 978-27-436-17899

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